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31 mars 2020

Ça : chapitre 2

J'avais choisi de voir le verre à moitié plein devant le chapitre inaugural de l'adaptation du roman fleuve de Stephen King, en faisant preuve d'une grande mansuétude, histoire de ne pas encore passer pour le type qui tombe systématiquement à bras raccourcis sur un film qui a fait le buzz à sa sortie. Impossible d'adopter la même "positive attitude" devant sa suite, réalisée dans la foulée par le même Andy Muschietti, après un casting quasiment effectué par les fans sur internet. Enthousiasmés par le premier volet, ces derniers s'étaient en effet amusés à trouver des ressemblances physiques entre les jeunes acteurs composant la bande des Losers et des stars établies toutes désignées pour les incarner à l'âge adulte. C'est ainsi que la rouquine au centre de toutes les convoitises prend désormais les traits de Jessica Chastain, non mécontente de satisfaire ses followers en validant le choix des réseaux sociaux, de retrouver le réalisateur avec lequel elle avait déjà collaboré pour le médiocre Mama et d'ajouter, au bout du compte, une nouvelle erreur de parcours à sa filmographie. A ses côtés, nous retrouvons également James McAvoy, en leader mollasson du groupe, bégayant et sans charisme, avec toujours au moins une main dans la poche, Bill Hader, imbuvable dans le rôle du boute-en-train de service, et d'autres tocards embarqués dans la même galère.




Ce deuxième chapitre commence très très mal, continue ainsi pendant plus de deux plombes, et se termine de la pire des manières, dans un grand n'importe quoi épouvantable qui réussit à dépasser toutes les saloperies scénaristiques, toutes les épreuves visuelles et auditives subies précédemment. J'éprouve un sincère et immense respect à tous les courageux qui ont subi, du début à la fin, ce spectacle interminable et d'une laideur inouïe sur grand écran, sans perdre leur calme ni quitter la salle prématurément. Ce film dure 2h49. Deux heures et quarante-neuf minutes. Vous m'avez bien lu. C'est intenable. D'autant plus que cela ne s'enfonce pas de façon progressive dans la nullité la plus crasse, ça l'est immédiatement, d'entrée de jeu. J'ai utilisé la très pratique fonction de mon lecteur qui me permet de faire des bonds dans le temps de 15 secondes. Puis 30. Puis 1 minute, etc. Je le reconnais. C'était trop pour moi, désolé. Ça reste bénévole tout ce que je fais là, faut pas pousser, d'autant plus que mon intérêt initial était déjà très relatif et ne tenait à pas grand chose. Ma curiosité morbide, encore et toujours... Et, pour être tout à fait honnête avec vous, peut-être la présence de Jessica Chastain, qui ici se ridiculise totalement.




Alors qu'ils étaient des gamins vaguement attachants et sympatoches dans le premier film, les Losers sont à présent des adultes méprisables qui rivalisent de connerie et dont les échanges sont une vraie épreuve pour les nerfs. Leurs retrouvailles dans un resto chinois miteux annoncent parfaitement la couleur. Ils sont tous hystériques, chacun enfoncé dans le stéréotype qu'il est supposé incarner, la palme revenant sans doute à Bill Hader, dont on se met à souhaiter la mort immédiate (de son personnage). Avant cela, on s'était déjà farci une succession de scènes minables et grotesques où le black de la bande, le seul à être resté dans la ville où frappe Ca, appelle ses anciens potes les uns après les autres pour leur demander d'honorer une promesse dont aucun ne se souvient. Ces petits coups de fil occasionnent vomissements, accidents de bagnole, crises de panique... Tout y passe. Le spectateur découvrant ainsi les situations de chaque personnage, 27 ans plus tard. Andrés Muschietti donne dans la psychologie de bas étage, c'en est désespérant. Beverly qui, gamine, se faisait battre par son père, vit désormais sous la domination d'un mari hyper violent, évidemment, et l'appel de son vieil ami occasionne une correction impressionnante dont elle ne devrait pas pouvoir se relever. Comme elle reste une rebelle dans l'âme, elle porte tout de même encore des jeans troués. Tout ces portraits d'adultes au marteau-piqueur viennent probablement du bouquin de King, mais ils auraient pu être plus finement amenés.




Cette mise en place laborieuse est ponctuée de flashbacks inutiles qui ont le don de nous montrer que Muschietti prend son audience pour une masse d'imbéciles complets. Malgré la longueur extrême, le scénario est truffé de raccourcis, d'incohérences, de facilités. La séquence qui nous retrace les origines de Ça est particulièrement douloureuse, pour l'intellect comme pour les sens. Pour nous réveiller, on se paye de temps en temps une scène de trouille complètement foirée qui donne systématiquement lieu à un déluge d'effets spéciaux hideux. Fort du succès retentissant du chapitre 1, Muschietti a semble-t-il bénéficié d'un free pass de ses producteurs, il a pu se faire plaisir et mettre en scène toutes ses visions. Il ne fallait pas... Cette imagination qui se veut débridée, imprévisible, accouche simplement de choses très laides et de situations répétitives. Cela impressionnera peut-être les enfants, fera, au mieux, rire les ados et exaspérera les plus grands. Andy Muschietti confirme qu'il est un guignol XXL du cinéma d'horreur actuel en nous resservant des motifs dont il abusait dès son tout premier long métrage. Ce type-là a dû être traumatisé par une vieille sorcière décharnée dans son enfance et nous en payons les pots cassés.




Le film étale sa richesse en nous proposant aussi quelques guest stars de pacotille. Dans l'ordre, on se tape donc Xavier Dolan, dans le rôle de la première victime, un homosexuel pris pour cible par des péquenauds et achevé par le clown tueur (l'acteur-réalisateur québécois a dû être enchanté de jouer dans la suite d'un film qu'il avait ardemment défendu sur instagram via un post dispensable et ridicule où il mettait sa notoriété au service d'une production qui jouissait déjà d'une visibilité hors norme). C'est ensuite le revenant Peter Bogdanovitch qui joue son propre rôle, un vieux metteur en scène à la ramasse qui adapte un des scénarios pourris inventés par le perso campé par McAvoy, pour une apparition qui n'ajoute rien à sa légende... Et c'est enfin le King himself, Stephen de son prénom, qui vient faire son petit numéro en brocanteur mal luné, preuve en images que cette adaptation est totalement adoubée par l'écrivain. On se rappelle alors que cela n'a jamais été un gage de qualité, bien au contraire : il n'y a qu'à jeter un coup d'œil à ses tops annuels ou juste l'écouter un peu dès qu'il l'ouvre et donne son avis sur le cinoche pour s'en assurer. Le type est dans le gaz complet. Reconnaissons tout de même qu'il est la créature la plus flippante que l'on croise ici... non mais quel freak ! Je sais qu'il ne faut pas s'en prendre au physique, encore moins quand il s'agit d'un vieillard sénile au bout du rouleau, mais connaissant l'animal, peut-être ressent-il une espèce de plaisir malsain à être devenu lui-même si effrayant. L'écrivain s'adonne à l'autodérision quand il reproche à son interlocuteur et alter ego à l'écran (McAvoy) de ne jamais réussir les fins de ses livres. Ce clin d’œil lourdaud et métadébile pourrait nous faire sourire s'il ne correspondait pas à la stricte vérité, que nous confirme ce si pénible Ça chapitre 2, dont la puanteur contamine et fait définitivement oublier les modestes et à peine décelables qualités du précédent opus. 


Ça : chapitre 2 d'Andrès Muschietti avec Jessica Chastain, James McAvoy et Bill Hader (2019)

10 avril 2018

Ça

700 millions de dollars accumulés dans le monde. Plus de 2 millions d'entrées en France. En dépassant le record depuis longtemps détenu par L'Exorciste de William Friedkin, Ça est devenu le plus grand succès du cinéma d'horreur au box office. Une donnée à relativiser puisqu'il faudrait plutôt considérer la rentabilité réelle d'un tel film, d'autant plus dans le genre horrifique, où les productions peuvent être peu coûteuses et rapporter très gros (ne serait-ce qu'en 2017, il est fort probable que Get Out le dépasse aisément). Au-delà de ces considérations sans grande importance, cette nouvelle adaptation très attendue du pavé de Stephen King demeure l'un des films d'horreur les plus remarqués de l'an passé. Nous étions très curieux de découvrir ça, quand bien même le précédent long métrage d'Andrés Muschietti, Mama, ne nous avait guère convaincus et n'encourageait pas à l'optimisme.




C'est donc avec une certaine méfiance que j'ai lancé Ça, mais cette crainte, heureuse surprise, s'est plutôt rapidement dissipée devant un film qui se présente d'emblée comme plutôt agréable à l’œil avec sa production particulièrement soignée. Dès la première scène, le film affiche aussi sa volonté de nous choquer gentiment en nous montrant un pauvre gosse se faire arracher le bras par le fameux clown maléfique. Premier drame d'une série de disparitions qui aura le mérite de resserrer les liens d'amitié entre quelques collégiens, "la bande des losers", bien décidés à percer le mystère de ces événements tragiques quittes à devoir affronter leurs plus grandes trouilles.




Si le film de Muschietti parvient à nous captiver, c'est d'abord parce que ses jeunes personnages sont plutôt sympathiques. Les gamins sont certes assez stéréotypés, puisque l'on retrouve l'inévitable binoclard blagueur, l'intello obèse, le bègue, le petit asthmatique, le feuj trouillard, le black (juste black), etc, mais ils sont suffisamment bien dessinés pour être un brin attachants. Certaines de leurs répliques sont parfois drôles, notamment celles de l'obsédé sexuel de la troupe au sens de la répartie bien aiguisé. Tous les garçons sont obnubilés par la seule fille de la bande, une mignonne rousse un peu plus âgée qu'eux, et les deux trois scènes nous montrant leur admiration pour elle sont d'ailleurs les plus réussies.




Le scénario a hélas le vilain défaut de charger un peu trop la barque. Pratiquement tous les gosses de la bande sont victimes de harcèlement, soit de leurs parents, soit d'une tripotée de durs à cuir infréquentables qui martyrise le collège. Harcèlement sexuel, psychologique, racial... tout y passe et personne n'en sort indemne. Il n'y a quasiment pas un seul adulte à sauver là-dedans. Absents ou amorphes, quand ils ne représentent pas une menace de plus, tous paraissent incapables de venir en aide aux gosses ou simplement de les écouter. Ça donne une drôle d'impression. Andrés Muschietti ose aussi nous montrer une violence et une brutalité étonnantes dans un film dont les personnages principaux sont tous des teen-agers, cela n'est pas déplaisant même si c'est bien inoffensif et qu'il n'y a rien de réellement subversif là-dedans.




Le film avance et des scènes de trouille généralement ratées s'enchaînent à un rythme de plus en plus soutenu. Elles viennent nous rappeler le talent tout de même limité du réalisateur argentin. Andrés Muschietti en fait souvent trop avec sa caméra qui ne tient jamais en place et il a recours à des effets sonores aussi bruyants que pénibles dans l'espoir de nous faire sursauter. C'est bien dommage car l'intérêt du film est bel et bien ailleurs, dans les moments plus calmes qui se consacrent aux jeunes héros et à leurs interactions. Quand il s'en éloigne, le cinéaste paraît contraint de remplir le cahier des charges pour un résultat pas toujours heureux, les effets visuels numériques sont souvent trop propres pour effrayer et ils manquent d'inventivité.




Soyons de bonne foi et notons quelques exceptions : je pense par exemple à l'apparition réussie du fantôme d'un petit garçon décapité descendant lentement les escaliers et que l'on découvre donc peu à peu. Une autre scène sort du lot : celle durant laquelle la petite troupe au grand complet regarde des diapositives dans un garage et que la machine s'emballe, affichant de plus en plus rapidement des images qui ont l'air de prendre vie et le fameux clown avec elles. Le réalisateur semble alors nous tendre un miroir, comme pour nous rappeler que son œuvre plaira avant tout au jeune public désireux de se faire peur et qui aura effectivement des raisons d'être satisfait.




Alors certes, ça n'est pas un très bon film mais c'est tout de même clairement au-dessus de la moyenne du genre. En fin de compte, nous sommes surtout en présence d'un produit malin, opportuniste, qui a bien su saisir l'air du temps et s'adapter aux modes du moment. L'action se déroule à la fin des années 80, les clins d’œils au cinéma de cette période sont nombreux (surtout la saga Freddy) et la bande son est à l'avenant, surfant ainsi sur la nostalgie pour les eighties qu'entretient également une série comme Strangers Things, auquel Ça fait inévitablement penser. Pour le réalisateur, toujours en proie à des tics de mise en scènes malheureux, c'est malgré tout une nette amélioration après le triste Mama. Nous regarderons la suite, sans dépenser le moindre centime, mais en l'attendant tranquillement. 


Ça d'Andrés Muschietti avec Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard, Sophia Lillis, Jack Dylan Grazer, Wyatt Oleff, Jeremy Ray Taylor et Chosen Jacobs (2017)

5 mai 2013

Mama

Lors du dernier festival du film fantastique de Gérardmer, le président du jury, Christophe Lambert, a parait-il prononcé un discours étonnant, mais plein de bon sens, où il se plaignait de la piètre qualité des films sélectionnés en compétition. Il est vrai que le festival, qui soufflait sa 20ème bougie, et que l'on annonce en perte de vitesse et sur le point de disparaître depuis toutes ces années, ne s'est jamais véritablement distingué par la pertinence de ses choix. Le discours de Christophe Lambert, assez osé et original pour un président du jury, faisait donc du bien à entendre, et son courage fut logiquement salué avec ferveur dans une revue comme Metaluna. La question que je me pose aujourd'hui est donc la suivante : après avoir établi un tel constat, comment peut-on décemment décerner le Grand Prix à un film comme Mama ? Comment peut-on ?




Mama est un nouvelle production de Guillermo Del Toro, décidément pas décidé à faire du bien au genre qu'il affectionne tant, après le déjà ultra merdique Don't Be Afraid of the Dark. Mama est le remake et l'extension, en long métrage, d'un court du même auteur, l'argentin Andrès Muschietti. Le court métrage aurait apparemment tapé dans l’œil, et pas le bon, du mexicain obèse fan de robotique, qui aurait aussitôt flairé les dollars et proposé à son nouveau poulain d'en faire un film d'une durée approximative d'1h40. Mama nous narre l'histoire de deux fillettes abandonnées dans la forêt et retrouvées des années après par leur oncle (Najat Vallaud-Belkacem), qui les accueille chez lui avec sa petite amie rockeuse (Jessica Chastain). Le couple ignore que les gamines sont désormais sous la protection d'une entité vengeresse qu'elles nomment ridiculement "Mama", un fantôme au caractère peu commode qui verra d'un très mauvais œil qu'on lui retire de façon très arbitraire la responsabilité parentale qu'il s'était lui-même attribué.




Derrière cette histoire faussement compliquée où l'on essaie timidement de nous faire douter de la personnalité des deux gamines, se cache finalement un bête film de fantôme insupportable, qui s'enlise immédiatement dans des situations déjà vues milles fois ailleurs. Il n'y a strictement rien à sauver. Bon, allez, je sauve un court passage où la mise en scène fait pour une fois preuve d'un peu d'intelligence : ce long plan fixe où l'une des gosses joue avec ce que l'on imagine être sa sœur, hors champ, avant que celle-ci apparaisse à côté dans le couloir. Je ne suis pas clair, mais ceux qui l'auront vu comprendront, et cela préservera aux autres aventureux le seul moment un peu malin du film. Car à part ça, RAS. Et on a droit à tous les clichés, de la petite vieille qui nous sort en trois répliques le b.a -ba des grands principes qui régissent l'existence des fantômes parmi nous, à la découverte du douloureux passé du fantôme en question, dans un flashback proprement hideux, où le comble du ridicule scénaristique et de la laideur visuelle sont atteints.




Les scènes de trouille sont très pauvres aussi, et sentent sacrément le rance. Je pense par exemple à cette scène où le docteur des gamines retourne dans la cabane où ses patientes ont grandi afin d'en savoir un peu plus sur Mama. Soudainement plongé dans le noir, le toubib se met à se servir du flash de son appareil photo pour voir ce qui l'entoure. Au fil des flashs successifs, Mama pointe le bout de son nez, et nous sommes supposés avoir les chocottes comme jamais, sauf que Muschietti semble ignorer qu'on a déjà vu exactement la même scène dans des titres bien connus tels Saw ou Shutter (pour ne citer qu'eux), avec une toute autre efficacité sur le spectateur, car les séquences en question étaient diablement mieux amenées et exécutées. Bref, c'est tout simplement navrant. Et ce n'est là qu'un exemple parmi tant d'autres...




Les 40 premières minutes de Mama se suivent d'un œil distrait, le rythme est tel que l'on regarde tout cela tant bien que mal, déjà passablement agacé, mais ça va encore. La deuxième partie du film est autrement plus terrible pour les nerfs, et je ne parle évidemment pas d'anxiété ni d'un quelconque effroi ressenti devant ce recyclage ignoble. Il devient alors évident qu'il n'y aura plus aucun retournement de situation capable de sauver les meubles. D'ailleurs, de surprise, il y en a finalement aucune, dans ce scénario où un revenant doit simplement accomplir un dernier méfait pour venger sa mort cruelle avant de décamper une bonne fois pour toute. Le pire du pire nous est réservé pour la toute fin, une conclusion grotesque qui nous propose une partie improvisée de tir à la corde opposant la terrible Mama à Jessica Chastain, sur une corniche, avec, au milieu, les deux gamines et, en guise de corde, la ceinture à nouer d'une robe de chambre. Et je ne raconte pas des blagues...




En parlant de Chastain, on se demande bien ce que la belle est venue faire dans cette galère. Affublée d'une tignasse noire qui ne lui sied guère, l'actrice assure le minimum syndical, et se contente d'arborer des tenues de rockeuse tutoyant trop souvent le ridicule. Certaines d'entre elles nous laissent cependant admirer une poitrine sautillante qu'on ne lui connaissait pas si volumineuse, tandis que d'autres s'avèrent impitoyables pour tout son bottom : moulée dans ses jeans grunges troués, la charmante Jessica a l'air d'avoir un gros cul et deux poteaux en guise de jambes ! C'est cruel ! On la préfère en rousse aérienne chez des cinéastes réellement inspirés par son visage si particulier, qu'en patate gothique dans cette horreur de film commis par un footballeur raté... Rien à dire des autres acteurs qui pataugent eux aussi là-dedans, notamment sur les deux petites, auxquelles j'avoue qu'on ne peut rien reprocher. Quoique si, j'ajouterai un mot sur ce dénommé Nikolaj Coster-Waldau : il est beau gosse, certes, y'a pas à dire, il ressemble à un surfeur viking, mais qu'il retourne donc chercher les vagues en Mer du Nord, il ne manquera à personne !




L'important succès rencontré par le film de Muschietti au box office américain doit laisser penser aux personnes peu curieuses que, cette année, Gérardmer ne s'est pas trompé. Et pourtant... Et pourtant ! Un festival comme celui-ci ne devrait-il pas plutôt mettre en avant des films moins faciles, plus exigeants et originaux, comme Berberian Sound Studio ou You're Next, qui concourraient aux côtés de Mama lors de cette sinistre édition ? Je n'ai pas vu ces deux films, je m'appuie seulement sur quelques avis de confiance, et je suis persuadé qu'ils sont infiniment mieux que la daube infâme de Muschietti. De toute façon, je me dis qu'on peut difficilement faire pire.

Pendant le générique d'ouverture, ma compagne a poussé un cri d'horreur lorsqu'elle a lu "Produced by Guillermo Del Toro". Elle se souvenait de Don't Be Afraid of the Dark. J'aurais dû l'écouter. Elle m'en veut encore. Elle m'en veut encore ! Meurs, Gérardmer !


Mama d'Andrés Muschietti avec Jessica Chastain, Nikolaj Coster-Waldau et Megan Charpentier (2013)