samedi 27 juin 2009

Rasta Rockett

Cet article vous étonnera peut-être. En effet, à quoi bon parler encore d'un film clé des années 90 sur lequel tout a déjà été dit et redit ? Seulement voilà, ce film est terriblement d'actualité, et je vais tout de suite vous dire pourquoi. Une récente étude scientifique américaine très sérieuse menée à l'université du South Dakota, dans le Dakota du Sud, vient de prouver la chose suivante par A+B : tout le monde, dans sa vie, a vu ou verra au moins un film de Jon Turteltaub. Il s'agit donc de savoir lequel ! Et il s'agit souvent de l'inévitable Rasta Rockett. Pour ma part, j'ai fait un peu de zèle, j'ai vu 4 de ces films, rien que ça !

Rasta Rockett est, de loin, son chef d'oeuvre, son film phare, celui qui nous donne la grille de lecture essentielle pour comprendre l'artiste qu'est Turteltaub. L'idée est simple : on va créer une équipe de bobsleigh en Jamaïque. Le succés : planétaire ! Je l'ai vu en CM2, en fin d'année. On nous avait dit "Bon, vous avez plus de devoirs, mais venez quand même à l'école pour pas faire chier vos parents chez eux ! Vous avez le droit d'amener chacun une k7 qu'on matera ensemble." Le lendemain, on avait tous amené notre exemplaire de Rasta Rockett. On l'a donc vu 28 fois. 28 fois en une journée, ça dépasse la journée, et ça te la pourri sévèrement. 28 jours plus tard, on y était encore. C'est l'un de mes films cultes. Y'a un nombre de répliques mythiques à faire pâlir Jean-Marie Poirée.

Je l'ai revu en 2nde. Véridique. Notre prof principal d'hist-géo, un grand gaillard nommé Porquétébas, nous avait dit "Bon, demain, c'est le 20 juin, date fatidique pour moi autant que pour vous : plus rien à foutre des cours et rengaine habituelle ; vous remplacez vos trousses par le dvd de votre choix, un film qui vous tient à coeur en particulier. Faites-moi rêver, j'ai pas foutu les pieds au cinoche depuis que ma femme daltonienne a choppé un bus à travers la tonche et ne peut plus se déplacer toute seule. Je veux voir un film de cinéma. Car au cinéma, je ne peux plus y aller". Le lendemain, sur 12 élèves (les autres ayant pris des vacances anticipées), 11 exemplaires de Rasta Rockett "édition Prestige" et 1 documentaire sur le skate. On a maté le docu sur le skate puis Rasta Rockett qui, à côté, paraissait encore mieux ! Le prof avait des larmes de gros crocos !

Je l'ai revu en Terminale, 5 ans plus tard (la Première fut pour moi une année qui a duré 4 fois 365 jours, dont peut-être une fois 366, il faudra que je vérifie ça sur mon calendar ! Mais je suis plus à un jour près !). Ma prof principale d'SES (SiencES), une fillette de 21 ans nommée Pascale Weeks, à la veille des vacances d'été, nous avait annoncé "Pendant les révisions du bac, faites donc des pauses, videz-vous la gueule, effacez-vous la tronche ! Matez les films qui vous évadent le plus ! Vous serez encore plus efficaces lors du bachot, croyez-moi !". Résultat : mes révisions du bac ont consisté en une étude en long, en large et surtout en travers de l'oeuvre Rasta Gémini Cricket. Je connais ce film sur le bout des doigts, et j'ai eu mon bachot au repêchage, grâce à une excellente note obtenue en espagnole à l'oral (coeff 3, j'avais 8 points à rattraper, j'ai eu 3.25/20, 4x3.25, le calcul est vite fait, 8 points allègrement dépassés Claude, j'ai eu mon diplôme comme ma grand-mère a paumé ses dernières dents : sans bouger les doigts !).
Je vais ptêtre me le revoir d'ici peu. On est fin juin. C'est pile la période où j'ai envie de Rasta Rockett.

Pour en revenir rapidement aux autres films de Jon Turtelteub, histoire de parler de ce que je connais le mieux : sachez donc que oui, Phenomenom est bel et bien un phénomène. Le jeu de mot est simple, alors je m'y vautre comme un clébard.

Quant à la série des Benjamin Gates, elle enterre tout simplement Indiana Jones et ses arches perdues. Récemment, Indy aurait même perdu ses couilles. Deux grosses boules violacées et particulièrement veineuses. Assez peu velues. Si vous les retrouvez, merci de contacter "TONTON SPIELBY, 31000 MON CUL C'EST DU POULET, BIEN SÛR QUE NON JE CONNAIS PAS L'ADRESSE DE SPIELBERG". Nicolas Cage EST le nouvel aventurier. C'est Lara Crof, mais avec deux grosses bites à la place de chacun des nibards ! C'est le pied !

Turteltaub, Turteltaub, prononcez son nom à plusieurs reprises et vous comprendrez que cet homme-là n'a pas eu la carrière qu'il méritait !


Rasta Rockett de Jon Turteltaub (1993)

mardi 23 juin 2009

American Beauty

J'étais persuadé d'avoir téléchargé American Booty, le fameux introuvable, indisponible à la BU, emprunté depuis des lustres à MediaPorn, la médiathèque Porno de Toulouse ! C'est l'affiche qui m'a trompé. C'était osé de la part de l'équipe marketing du film de coller un gros trou du cul (certes impeccable) à côté d'une rose sur le poster du film. Finalement c'était donc American Beauty, pour lequel Sam Mendes a obtenu l'oscar du meilleur film. C'est d'autant plus fort que c'était le tout premier film réalisé par Eva Mendes. Cette année-là American Beauty était en concurrence avec Sixième sens pour l'ultime récompense de ce cinéma Hollywoodien moribond depuis près de 15 ans. Ces deux films ont en commun d'avoir engendré, ou d'avoir ravivé des modes tout à fait détestables, insupportables aujourd'hui. Concernant Sixième sens : le film fantastique pour tout public, ambitieux et modeste ainsi que l'usage abusif du twist final perçu comme la clé d'un succès assuré ; sans oublier le retour sur le devant de la scène des enfants autistes, personnages aussi fascinants que têtes à bouffes (Haley Joel Osment, aujourd'hui condamné à donner sa voix aux films Pixar tant l'adolescence s'est avérée pour lui l'équivalent d'une guerre mondiale, rivalisait dans ce domaine avec Sean Penn).

Concernant American Beauty, de Sam Karman, qui nous intéresse aujourd'hui, il a peut-être fait pire, car plus sournois. En effet, American Beauty, c'est l'épanouissement d'un certain genre de films indépendants, pasteurisés, demi-écrémés, sans sucre ajouté, dénués d'apports journaliers. Si ce film était un produit de consommation ce serait de l'Actimel, un petit truc qui ne sert à rien mais qui fait le bonheur de ces dames. Ma phrase n'a aucun sens puisque American Beauty est un produit de consommation. Sam "Je suis Sam" Mendosa a lancé toute une vague de films indés manufacturés, produits à la chaîne, ayant pour sujet la petite famille Américaine et ses petits tracas, toujours pleine aux as mais rarement épanouie.

Toujours le même père de famille en pleine crise de la cinquantaine, déconnecté de ses gamins, plus vraiment excité par sa femme, aigri par son boulot "de bureau", attiré par de nouvelles sensations de type pédophiles et désireux de rattraper sa jeunesse perdue. Toujours la même mère, désintéressée de ses enfants, encore bonne mais totalement asséchée, qui rêve d'un gang-bang avec dix blacks fraîchement échappés de taule, d'une sorte de gros nettoyage de printemps. Toujours la même fille à la sexualité récemment inondée, aux seins qui poussent plus vite que la musique, brillante au lycée mais peu motivée, en guerre contre ses parents avec sur les écoutilles un discman diffusant The Shins en boucle. Elle aussi rêve d'un gang-bang avec dix blacks fraîchement échappés de taule (même si sur sa liste de noël elle précise qu'un seul suffirait, dans une lettre adressée à un Santa Claus qui fondra sur place en lisant ses mails). Toujours le même petit-ami mal vu par les parents, car synonyme d'une virginité bientôt rencardée au rang de souvenir, un type sombre, cynique, torturé, qui fait un peu de cinéma avec sa Super 8, qu'est fan de Lynch, qui a toujours les volets tirés et qui sait révéler sa pute de copine à elle-même en employant parfois des ustensiles de cuisine.


Sam Mendosa avec tous ces ingrédients de merde, a pondu le prototype de ce cinéma qui nous pourrit la vie depuis quinze longues années. Ce prototype c'est un film d'une banalité confondante, con comme ses pieds, qui croit dénicher l'Amérique dans ses petits secrets, filmé le plus platement et le plus scolairement possible (Dawson Creek n'est pas loin), avec un fond de chansons sympas, et parfois une touche soi-disant provocante ou "osée", tandis que Kevin Spacey se branle sous la douche de dos en nous saoulant de sa voix-off la moins inspirée. L'acteur reconnaîtra plus tard avoir davantage pris son pied en doublant "Monsters Inc.", le bébé de Pixar.

Encore cette semaine sortait Smart People, un film directement calqué sur ce prototype affreux lancé par Sam Mendes. La seule originalité dans ce dernier film c'est le personnage du tonton qui rêve de s'enculer sa nièce.

La pire scène du film reste celle où le petit ami de ThoraBirch lui montre un des milliards de films "torchent-cul" qu'il a capté avec sa caméra Super 8, celui qu'il préfère. Dans ce film il tente de capter toute la beauté du monde en filmant un sac plastique qui flotte et virevolte au gré d'un petit tourbillon du vent dans une rue de banlieue. C'est Mendes qui nous parle à travers ce personnage auquel il s'identifie sûrement. Ce même Mendes qui en 1999 a vécu une "année noire" puisqu'il s'est fait plaquer par sa femme et ses dix gosses. Il veut nous rappeler que la vie n'est pas toujours très gaie mais qu'un sac plastique ça reste beau. Avec cette scène (littéralement) au ras du sol, Mendes donne sa définition du cinéma, et résume en une séquence cette tendance actuelle qui consiste à vénérer la médiocrité et l'insignifiance.

Au final Kevin Spacey a obtenu un oscar en laissant libre cours à sa libido endiablée le temps d'un tournage. Les regards qu'il lance à ce poiscaille qu'est Mena Suvari, c'est tout ce qu'on lui demande, mais ils n'ont rien d'artificiel. C'est l'acteur qui zieute à ce moment-là. Sam Mendes a la curieuse habitude de nettoyer ses lunettes avec son calebarre, il ne s'étonne plus d'avoir les yeux qui puent la queue. Depuis ce film il s'est vautré dans Les Sentiers de la perdition. Et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne jamais tomber sur Jarhead Leto. Tout dernièrement il a eu la brillante idée de réunir Kate Winslet et Dicaprio, sans même être au courant que les deux acteurs s'était déjà noyés ensemble dans le Titanic. Un sacré coup marketing inconscient ! Ceci dit la petite histoire ne raconte pas qu'aujourd'hui Mendes est plongé dans son manuel du Droit de la propriété Intellectuelle, et il essaye de "coincer" un James Cameron plutôt intouchable sur ce coup, puisque c'est bien lui qui a eu l'idée de créer ce couple en premier, et dix années d'écart entre les deux films donnent raison à Cameron. A la barre seront appelées les dix piges et les milliards de témoins ayant fait de James Cameron le Picsou des temps modernes, le maître du monde.


American Beauty de Sam Mendes avec Kevin Spacey, Mena Suvari et Annette Bening (2000)

vendredi 19 juin 2009

Barton Fink

J'ai toujours confondu - et je confonds encore - trois films : Barry Lyndon, Barton Fink et Larry Flint. Pourtant, rien à voir... Le premier cause d'un duelliste aux prises avec son mousquet, le second parle d'un débile figé sur son stylo plume, et le troisième raconte l'histoire d'un con tout entier accaparé par sa propre queue. Barry Lyndon était interprété par Barry Pepper dans le film de Stanislav Kubrick, Larry Flint était interprété par Woody Goldberg dans le film de Milos Forman, et Barton Fink, qui nous intéresse aujourd'hui, était interprété par John Turturro dans le film des frères Coen. John Turturro je le connais bien puisqu'il a pendant longtemps été mon voisin de palier. C'était mon voisin Turturro et une entente cordiale régnait entre nous. Sauf quelques soirs où ce fameux John Turtleteub se mettait à hurler des insanités que je pouvais entendre depuis ma chambre et qui m'empêchaient de fermer l'oeil. La cloison qui séparait nos deux appartements était si fine que la nuit venue, quand les bruits de la rue s'étaient tus, je pouvais distinctement entendre chaque mot qu'il prononçait depuis chez lui.

En réalité, au bout de quelques semaines, il aurait aussi bien pu arrêter de les prononcer... Je les aurais entendus quand même puisque je les avais enregistrés dans ma mémoire, ces mots, invariables, qu'il répétait de soir en soir, inlassablement. En fait il était au téléphone avec sa copine, ou bien sa femme - j'ignorais les détails de sa "situation" - et ils terminaient chacune de leurs discussions par le sempiternel "Raccroche - Non toi d'abord". Ce jeu qui sert d'interminables adieux téléphoniques aux couples les plus puérils. Sauf que dans le cas de mon voisin Billy Bob Turturro, ce jeu "mignon" typique des amours enfantines tournait systématiquement court tandis que le ton s'emballait pour monter dans les décibels. Tous les soirs, j'entendais mon voisin John Totoro dire à sa femme "Allez bye...", puis quelques secondes de silence plus tard: "Raccroche... Non toi... Non toi d'abord... Allez quoi raccroche, ça va bien maintenant... Allez raccroche ma parole !... Ta gueule ! Raccroche. TA GUEULE ! TA GUEULE ! Raccroche, TA GUEULE !" et ainsi de suite...


Drôle de mec ce Turturro quand j'y repense. Mais c'est quand même une chance d'avoir vécu près de lui, même si j'y ai perdu des milliards d'heures de sommeil. Ma vie est devenue celle d'un gros loir à cause de John Turturro. A chaque fois que je pionce je fais le tour du cadran et j'y perds autant de temps que d'argent; mais j'ai été le voisin, le "girl next door", de Johnny Turturro.

Concernant le film j'en ai vu qu'une petite demi heure, mon sommeil m'ayant très vite rattrapé. C'est une sorte de critique d'Hollywood, un peu onirique, un peu fantastique. Un mélange entre Lynch et Terry Gilliam. Un film cafi de rêves. Je ne verrai donc jamais l'heure manquante. Je fais suffisamment de rêves en pionçant des journées entières pour mater des films qui m'en montrent d'autres, et de forts laids. Faut que je pionce, je suis vraiment fa


Barton Fink de Joel et Ethan Coen avec John Turturro (1991)

lundi 15 juin 2009

Terminator Renaissance

Terminator Renaissance est un film avec des terminators réalisé par un tocard aidé dans son travail par toute une équipe de tocards, interprété par une bande de tocards et produit par des gros tocards dépourvus de cojones. Ce film est court mais paraît long, il est propre sur lui mais si on marche dedans du pied gauche ça porte chance, il est rempli de références pour ses glorieux prédécesseurs (je ne parle pas du 3) mais c'est pour mieux les rendre ridicules.

Les deux exemples suivants se passent de commentaires :
Femme de John (un tromblon) : "Fais attention John", réponse de John "Je reviendrai".
Première rencontre entre Marcus Wright et Kyle Reese => "Viens avec moi si tu veux vivre".


Ode à la tristesse :
Tristesse, tristesse, lorsqu'elle sourd, elle m'accompagne lors de mes nuits d'effroi
Tristesse, tristesse, lorsqu'elle se manifeste, je ressens une douleur jusque dans mon foie
Tristesse, tristesse, pourquoi as-tu mis sur mon chemin une telle ineptie faite de bruit et de vide ?
Tristesse, tristesse, toi et moi c'est pour la vie si tu continues à rendre ces moments si perfides

S'il existait un royaume des tocards, ce type-là aurait un duché

Les clins d'oeil aux précédents Terminator, dont le point d'orgue est l'apparition inopinée d'un T-800 doté de son revêtement charnel, sont tous plus idiots les uns que les autres. Une manière insultante et dénuée de subtilité de forcer la filiation et de faire plaisir aux fans. En tant que fan de Terminator (pas le 3 !), je n'ai ressenti aucune joie à voir Schwarzy rendre l'intrigue plus absurde par son apparition. Ok on est pas loin de la chaîne de fabrication des tous nouveaux prototypes de T-800, mais pourquoi on se retrouve avec un seul d'entre eux à poil et fini en liberté dans les coursives de la prison pour humains du building de Skynet ? Et tu l'as fait péter à la fin Skynet ou pas, hein, John ? Il est fini l'ordi ? Y a pas de T5 alors (s'il vous plaît) ? Qu'en est-il de nos amours ? T'as tout fait péter mais qu'est-ce que t'as fait péter au juste ? Et Marcus qui a un mal de chien à te charrier jusqu'à l'hélico alors qu'il vient de bousiller à mains nues un T-800, c'est plus un robot ? Il est robot quand ça lui dit ? Il fait un rôt pendant que John Connor dit "bo" ? Dis-moi John, pourquoi tu fais tout péter autour de ta base secrète au moment où tu courses Marcus, c'est pour que les machines la découvrent plus facilement ? T'en as marre de vivre ? T'en as marre de voir la tête de tromblon de Bryce Dallas Howard quand tu te lèves le matin ? Et les grands hangars dans lesquels toi et tes potes résistants vous rangez vos avions et hélicos, vous faites comment pour que Skynet qui contrôle tous les satellites autour de la Terre et possède des tas de vaisseaux espions ne les voit pas ? Vous les couvrez avec des branches d'arbres coupés à la serpe tels les chasseurs avec leur cabanes à oiseaux ? Et vos communications, vous les brouillez ? Vous les codez ? Vous n'avez que faire d'être entendus et espionnés par les robots ? Dis-moi tout John.

Entre recherche de filiation maladroite et "trahison nécessaire pour pouvoir partir sur de nouvelles bases", on obtient un film souvent incohérent, absurde, rempli de scènes d'action et de SFX rocambolesques pour masquer la peau de chagrin d'un scénario hâve réécrit à la hâte par des gens qui auraient dû pratiquer un autre activité professionnelle. Profiter d'un nom de franchise de qualité pour surfer sur la vague de sa réputation avec un résultat aussi médiocre, c'est malhonnête. Y a pas mort d'homme c'est sûr, mais mes 5,60€ iront en partie dans la poche de ces gens qui en feront usage pour pondre d'autres saloperies et salir les salles de cinéma avec leurs chaussures pleines de boue. Le jour du jugement dernier, 3 milliards d'êtres humains mourront sous le feu nucléaire provoqué par un ordinateur susceptible et rancunier. J'espère que ce jour-là, McG et ses copains auront décidé d'aller dans un square profiter du beau temps pas très loin de l'épicentre de l'explosion. Si James Cameron, cet homme si sensible, a eu l'occasion de voir ce film, il a probablement pleuré, il s'est réfugié seul dans sa salle de bain, a fait couler l'eau froide, il s'est mis tout nu au fond de la douche dans une position foetale, il a hurlé, les voisins ont appelé les flics, il est maintenant dans un institut spécialisé, il réapprend à marcher, à manger, à communiquer avec ses semblables, il essaie d'oublier son univers trainé dans la boue, tous les écueils qu'il avait évités et dans lesquels McG et ses potes se sont vautrés dès les premières minutes de T4. De toute manière, ce McG n'est surement pas capable de faire mieux, il a probablement tout donné dans ce film, un tocard reste un tocard.

Aucune clémence quand on a à sa disposition une telle base à exploiter et qu'on en fait un tel merdier.

"Tocard appelle la base, copy that ?"

C'est toi qui a commencé Georges Lucas ? C'est toi avec tes nouveaux Star Wars tout pourris sans queue ni tête mais avec des tas d'effets spéciaux agissant tel un arbre cachant la forêt d'un scénario anémié, débile et abscons ? Ou bien c'est toi Michael Bay à force de balancer tes films de merde dans nos gueules qui a décomplexé tout un tas d'idiots qui ont fait pareil mais n'arriveront jamais à la cheville de tes Transformers pour ce qui est de la médiocrité ? C'est toi le père spirituel de ces types-là ? C'est toi le Pape du nouvel Hollywood ? T'en es fier ? C'est toi le savant fou qui a lobotomisé Spielberg ?

Quand on met McTiernan en prison en l'ayant dégouté pour toujours de la réalisation après le 13ème Guerrier, quand on empêche James Cameron de faire ses films et qu'on remplace en cachette les cerveaux de Spielberg et de Zemeckis par les moitiés du cerveau de Dominic Sena, qu'on ne soit pas étonné. James Gray a raison, Hollywood ne sait plus raconter d'histoire. Je sens qu'en 2009, et comme les années précédentes, on va pouvoir se brosser dru pour avoir un blockbuster SF/Fantastique/Action digne de ce nom (quelqu'un a dit "Avatar" ?) ?


Terminator Renaissance de McG avec Christian Bale et Sam Worthington (2009)

Ca se Soigne ?

On pourrait douter qu'un seul acteur soit capable de faire aimer un film par ailleurs à la limite du néant. James Stewart, Jean Gabin, Gary Cooper, Marlon Brando et Mel Gibson l'ont fait, au moins une fois. Thierry Lhermitte s'ajoute définitivement à la liste grâce à ce film de Laurent Chouchan, le fils adoptif à peine caché des deux chansonniers inséparables et défigurés que sont Laurent Voulzy et Alain Chouchon. C'est d'ailleurs grâce à ses parents imposables sur la fortune que Laurent Chouchan a pu accomplir son rêve en donnant un rôle sur mesure à notre idole à tous: Thierry Lhermitte. Le film raconte l'histoire d'un type pour qui tout va bien et qui du jour au lendemain tombe en dépression. Autrement dit l'histoire est un gros prétexte pour que Lhermitte puisse déplier tout l'éventail de son si riche talent d'acteur, du comique au tragi-comique. Pour les fans de Lhermitte, c'est un "must have", pour les autres, c'est un "must have had" au moins. Pour les plus radins ou les plus pauvres, c'est un "must have had once and sold on e-bay the day after tomorrow to the first port-de-boucain connected on the web".

Quand je dis que Lhermitte suffit à faire aimer ce film, ça n'est pas peu dire. Tout ce qui se trame autour de lui a l'odeur typique d'un corps en putréfaction. Les seconds rôles qui servent la soupe à Lhermitte sont tous des cageots humains, des moins que rien, des cas sociaux abîmés par la vie. Avec en tête d'affiche Julie Ferrier, celle qui m'a rendu pédé et qui nous a tous violés le soir de la cérémonie des Césars en exhibant un sein monstrueux qui inspirerait sans doute une trilogie à Cronenberg intitulée "Le bourdon" (en VO: "The Bumble-bee") ; et François Xavier-Demaison, lui et sa tronche affreuse, son jeu d'acteur kafkaïen, et sa tristement célèbre imitation dite de la "Marmotte", lui qui ne sait pas qu'il imite un gros phoque 24h/24, et à la perfection, ce qui lui interdit de traîner en caleçon sur les plages de la côte d'Azur sous peine d'être harponné par un baleinier japonais perdu dans les eaux internationales.


Quel plaisir, quelle jouissance, de voir tous ces trous-du-cul, derniers rejetons maléfiques de la vieille maison Canal+, hantée du cellier au grenier, trainés dans la fange par un Lhermitte asocial, irrité jusqu'au bout des cheveux et bourré d'Omega 3. Car enfin il s'agit quand même de parler de lui. Lhermitte est le dernier des gars du Splendid à encore s'amuser et nous faire rire. C'est aussi le dernier de gauche, avec la grosse Balasko, qui vote à babord parce que si elle va à tribord le bateau chavire. Y'a aussi Anémone qui votait à gauche, mais depuis quelques années elle vote à droite, en fait depuis que Tiberi la croit morte, lui qui glane les voix des trépassés pour se faire réélire un peu partout.


Bref dans ce film on a droit à un festoche de Thierry Lhermitte. Il a toujours été un peu taré et il l'est de plus en plus en vieillissant. Combien d'émissions de télévision a-t-il soumises à son joug en y passant deux secondes avant d'être emporté par deux vigiles morts de rire. De même, il prend chaque scène du film de Chouchan à son compte, à bras le corps, pour en faire ce qu'il veut. Et ce que veut Thierry Lhermitte c'est nous faire marrer, tout en se marrant lui-même. Si Lhermitte plaît aux femmes, c'est notamment à cause de ses petites rides aux coins des yeux, celles qu'on appelle "rides d'expression". Ces rides-là naissent en riant. Merci Thierry. Tu m'as refilé tes rides et je n'ai que 12 ans ! Merci Titi !


Ca se Soigne ? de Laurent Chouchan avec Thierry Lhermitte (2008)

Home

Actualité oblige, nous nous devions de mater Home, le film de YAB, et de vous en toucher un mot. YAB c'est Yahn Arthus-Bertrand, aussi appelé YABI-YABON ou encore L'IlYAB et l'Odysée. Le petit trublion de la scène écologique française, et donc de la scène politique de notre pays. Il avait déjà foutu son grain de sable dans l'élection de Sarkozy en 2007 en dévoilant, pendant l'entre-deux tours, les kilos de papier cul épuisés par Ségolène Royal chaque jour et le nombre de phoques abattus pour décorer ses lèvres. Il avait prononcé la fameuse phrase "Pas très écolo tout ça Ségo", au micro d'un Pujadas depuis longtemps de droite. De quoi filer un coup de pouce à celui qui est désormais marié à la plus grosse pute de France, l'anorexique qui n'a même plus assez de place sur son dos long de 180cm pour tatouer le nom des "anciens combattants" qui l'ont déjà "tapée", celle qui s'est fait refaire la tronche dès son 25ème anniversaire parce qu'elle s'était découvert une fossette, ride dite "d'expression", quand elle riait*.

YAB est le Français préféré des Français, ce qui tend à faire de lui un gros connard. Petit retour en arrière sur YAB, qu'on confond trop souvent avec beaucoup d'autres. YAB c'est l'Île au trésor, c'est Faut pas rêver, c'est Talachia, c'est Téléfoot et c'est Ushuaïa. A la télé y'en a que pour lui, et c'est sur ce "média" qu'il a d'abord voulu rendre les gens sensibles à son souci majeur: l'écologie. Même si pour téléfoot, il s'est permis un petit écart, en signant les "Z'insolites" chaque semaine, où il cherchait avant tout à concilier ses deux passions: l'humour british et le ballon rond. Ce fan incorrigible des Monty Python s'est ensuite fait remarquer de tous en signant le best-seller des années 2000, le bouquin le plus vendu en librairie du 21ème siècle: Ma mère vue du ciel. Un classique des fêtes des pères. Le cadeau qu'on a tous offert à notre paternel. Il est aussi célèbre pour avoir animé "Le vrai journal" pendant des années sur la chaîne cryptée ; pour avoir présenté des objets métalleux en plastoque et autres inventions foireuses à Philippe Gildas (prononcez comme Poelvoorde: "Guildaze") dans Nulle Part Ailleurs ; pour avoir littéralement servi la soupe à Dechavanne (aka "K2R") dans toutes ses émissions ; et pour avoir gagné ses galons de trouble-fête auprès du grand public en promenant sa gueule rousse à la Kidman sur toutes les tribunes de la demi-révolution de Mai 68. Yahn Arthus-Bertrand, YAB, après avoir signé l'idée originale de la série télé JAG, a enfin lâché son sac-à-dos, ses doc marteens et sa caméra portative qui ont fait les belles heures d'Ushuaïa Nature, pour se lancer dans le cinéma militant, sérieux, de propagande, à échelle mondiale. C'est là qu'on en vient à Home, dont le sous-titre n'est autre que "Home Alone, Maman j'ai pas loupé l'avion vu que je suis calé dedans et que je prends des photos de ton gros cul vu d'ici, les sourcils collés à l'hublot".
Lien

A la copie, préférez l'original, allez voir du côté de Koyaanisqatsi. A Jean-Michel Jarre, préférez Philip Glass. A YAB préférez les sous de Coppola. Dommage tout de même pour les Verts. Si Koyaanisqatsi était sorti en même temps que Home ils auraient fait 40% aux dernières élections européennes au lieu de 20% (20% X 2).


*Si je vais en taule pour ça, j'irai ganté de noir et avec un sourire fendu sur le visage.


Home de Yahn Arthus-Bertrand avec Jacques Gamblin (2009)

L'Emmerdeur

Y'a pas une heure, Félix était fier comme Artaban de m'annoncer qu'on pourrait enfin voir le dernier Weber, fraichement téléchargé. Francis Weber, on le connaît tous, on ne le présente plus. On l'appelle aussi Francis "The King of Comedy" Weber, ou bien "L'homme aux pistolets d'or". Francis Weber c'est la seconde fortune de France, juste derrière Yannick Noah. Weber c'est l'homme à la double carrière la plus fructueuse depuis Primo Levi qui avait su conjuguer littérature et blue jeans. Weber de son côté a su bâtir un empire sur un bouquin de science fiction populaire tâchant d'établir que les fourmis vivraient en société. Par ailleurs il a réalisé bon nombre de nos comédies frenchy les plus reconnues du 21ème siècle, allons-y franco. J'ai nommé La chèvre, Les compères, Les complices, Les converse, Le dîner de cons, Le placard des cons, Tais-toi gros con, et ainsi de suite. J'ai vu rouge quand Félix m'a montré le fichier .avi corrompu et bourré de trojan du film. Il l'avait déjà téléchargé au printemps dernier, juste après la sortie du film, et on avait déjà essayé de le mater du coin de l'œil en bouffant un énième plat de pâtes aux spaghettis (on les appelle comme ça histoire d'avoir l'impression que nos pâtes sont parfumées, étant donné qu'on n'a pas un rond à foutre dans une sauce quelconque).


Et déjà la première fois j'avais fait sauter les fusibles de l'appart pour arrêter le film dès le premier quart d'heure passé. Faut dire que c'est le premier film de l'histoire du cinoche tourné derrière une moustiquaire. Francine Weber n'a sans doute pas trouvé d'autre filtre pour donner une identité visuelle à son gros slapstick. Le problème c'est aussi que Patrick Timsit (prononcez Patsy Kensit), joue le rôle d'un gros dépressif, et Dieu sait qu'il est fait pour incarner des surexcités et autres hyperactifs. Quant à Richard Berry, et sa mèche folle et grasse, celle qui le précède toujours et qui dit presque les répliques avant lui, il est du genre à m'inspirer un gros caca nerveux, pour remettre au goût du jour une expression injustement tombée en désuétude. Pour terminer, elle est facile, mais je me suis emmerdé devant L'Emmerdeur. Tout comme j'ai massacré des gens à la tronçonneuse devant Massacre à la tronçonneuse, mais ça faut pas le dire, ça reste entre nous, je suis troisième sur la "most wanted list", derrière Jamiroquaï et Benjamin Laden.


L'Emmerdeur de Francis Weber avec Patrick Timsit et Richard Berry (2008)

mardi 9 juin 2009

Le Dernier Voyage du Juge Feng

Là vous vous dîtes "Oh putain j'en ai rien à foutre !". Rassurez-vous moi aussi. Vraiment. Je l'ai vu au cinéma ce film-là. C'était pas atroce. C'était même pas chiant. C'était juste une sorte de "black-out" dans ma journée, et dans ma vie. C'est un trou d'une heure et demi dans ma vie, dont j'ai tout oublié. J'en ai un autre qui a duré près de six heures mais c'était pour le Nouvel An 2007, suite à un abominable coma éthylique. J'en ai aussi un autre, qui a duré la bagatelle de trois heures, juste après ma naissance. J'ai cessé de respirer pendant trois plombes. Tout le monde était persuadé que j'étais mort et ils m'ont jeté à la poubelle. Trois heures après je devais revenir à la vie en crachant mes poumons, le cerveau oxydé et les yeux révulsés. J'ai été mort pendant trois heures. D'après les médecins c'est un miracle que je sois capable d'écrire ces lignes à l'heure qu'il est. Pas que je sois débile. Non simplement mon corps est partiellement atrophié depuis cet accident cérébral, et mes doigts sont des merdes. Ce que ces cons de docteurs ignorent c'est que je tape les touches avec mes deux couilles. Et vu qu'elles sont énormes, celle de gauche s'occupe de la partie "AZERT" de mon clavier, et la droite s'octroie la partie "YUIOP". A chaque fois que je fais un espace mes gros roustons font bravo en se ruinant l'un contre l'autre, mais je suis progressivement devenu insensible à la douleur. Frappez-moi en-dessous de la ceinture, je ne ressens rien. Mais faîtes une remarque sur mes crayons ou mes yeux exorbités, et je prends la mouche.

Bref c'est pas de ça dont je voulais parler. C'est la partie intime de ma vie et j'ai autre chose à faire que l'étaler sur un blog. Ce que je voulais dire c'est que je ne parlerai pas de ce film, qui est absolument insignifiant. Je veux plutôt parler d'un phénomène que j'ai pu constater un certain nombre de fois et qui est agaçant. Le dernier voyage du juge Feng est un tout petit film Chinois sans prétention et sans importance, sorti en catimini en France et ailleurs. Personne n'en a parlé et c'est pas plus mal puisqu'il n'y a strictement rien à en dire. Quand je suis allé le voir, il y avait une dizaine de personnes dans la salle. Pour la plupart des gens entre deux âges, de bons parents délaissés par leurs étudiants d'enfants, des soixante-huitards attardés, des socialistes retraités et sympathiques. D'ailleurs Daniel Cohn-Bendit était assis à ma gauche, le vieux rouqmoute, avec ses boucles rousses, ses lunettes à triple foyers, son grain de beauté qui se fait la malle au coin du nez et son fameux t-shirt blanc décathlon planqué sous sa légendaire chemise ocre et blanc cassé. Il sentait la Mort dans ses frusques de révolutionnaire de mes deux, et la Mort je la connais pour avoir passé trois heures en tête à tête avec elle dès ma naissance, à débattre sur mon droit de vivre ou d'y passer. Il fait partie de ces gens-là qui vont souvent voir ce genre de films, intrigués par le petit film du terroir Chinois, dont Télérama a plus ou moins fait les louanges, en parlant de simplicité et de vérité profonde. En racontant l'histoire du film, celle de ce vieux Chinois parcourant à dos d'âne les montagnes reculées de la vieille Chine, encore miraculeusement épargnée par la mondialisation, voire même par toute forme de civilisation. L'histoire si touchante de ces gens de l'arrière pays qui vivent encore sans l'eau courante ni l'électricité et qui au font gardent un peu de ce qu'il reste en ce triste monde d'humanité, coincé avec un peu de crasse et de champignons entre leurs vieux doigts de pieds.


Ces gens-là riaient, régulièrement, à des faux gags, à des répliques pas vraiment drôles, très banales, dites sur un ton parfois particulièrement occidental, dénué des modulations chantantes qui font la spécificité de la langue chinoise. Et c'est précisément pour ça que ces gens-là riaient. Ils n'auraient même pas esquissé un sourire pour les mêmes dialogues ou pour les mêmes gestes s'ils avaient été prononcés ou faits par des occidentaux dans un film occidental. Ce qui les faisait pisser de rire c'était que des Chinois disent ou fassent ces choses-là. Ces situations étaient cocasses uniquement parce qu'elles étaient étonnamment chinoises.

Ces gens-là ne sont pas racistes. Et ils le sont encore moins en allant voir ce film. Mais un autre racisme est là, moins dangereux, plus vicieux, une sorte de seconde couche cachée bien profond et indépendante de la première, plus tacite, plus naturelle et plus banale, mais non moins grisante. Ces gens-là rient de voir que ces Chinois qu'ils supposaient si différents, si "autres", ne sont finalement pas éloignés de nous. Ces Chinois sont finalement si humains... Il y a une certaine malice à rire pour un oui pour un non afin de se sentir en connivence avec ces étrangers du fond du Népal. De la même façon que ces gens-là sortent de ce genre de film avec le sourire niais qu'impose le désir d'apprécier ces petites gens bridées mais si touchantes d'humanité. Leurs situations, leurs actes et leurs paroles sont plats, banals, voire redoutablement chiants, mais ce sont d'authentiques petits Chinois, alors les spectateurs, ces gens-là, sont d'office parés pour rire au premier semblant de gag ou pour s'émouvoir du premier avatar de sentiment. Il y a comme une urgence à accepter l'autre, et à se sentir accepté par cet autre, en riant et en pleurant à son film. Cette urgence que ces gens-là ont à bien s'entendre avec l'étranger, à faire la paix avec lui, révèle en réalité une certaine urgence à refouler les prémices d'une peur de cet autre dont on craint qu'il ne nous fasse ni rire ni pleurer. Si ces gens-là rient aux phrases les moins drôles de ces Chinois c'est moins parce qu'ils s'en sentent proches que parce qu'ils se rendent compte qu'ils ne sont au final pas si différents d'eux - ce dont ils doutaient au départ, et c'est pour ça qu'ils sont allés au cinéma, pour se rassurer. Ce genre de film permet de saisir le fond de racisme commun et latent qui sourd au fond des plus foncièrement innocents, ce racisme qui brille par son absence, ou plutôt par son revers irréprochable... Vous devez connaître la série des Livres dont vous êtes le héros ? On vient de m'offrir un livre anglais dont la couverture est blanche, censée être dessinée par ceux qui l'achèteront. Fameuse idée. Je vole le concept le temps d'un article. A vous d'écrire la fin. Moi je pars boulotter un gros tas de samosas !


Le Dernier Voyage du Juge Feng de Liu Jie avec Baotian Li (2007)