31 janvier 2016

Wasabi

Wasabi est le parangon d'une catégorie de films qu'on appellera "films-prétextes", tournés pour toute autre chose que faire un film. C'est l'histoire d'un inspecteur de police obligé d'aller au Japon pour résoudre une enquête alors qu'il n'en a aucune envie, il n'aime ni l'avion, ni les nippons et encore moins les enquêtes. Le flic est affublé pour l'occasion d'un side-kick interprété par un acteur qui aurait pu être victime d'une balle perdue durant le tournage de The Crow : Michel Muller. Mais voilà, l'inspecteur de police principal est incarné par Jean Reno, plus connu au Japon que Steven Seagal. Les Japonais le surnomment "Le Loup blanc". A cause d'un problème de calendrier, il n'a pas pu jouer comme c'était prévu dans Lost in translation, un rôle pourtant écrit pour lui, celui que Scarlett Johansson a finalement repris tant bien que mal. Imaginez le premier plan avec son gros cul dans une culotte rose...




Profiter de la notoriété exceptionnelle de ce triste acteur français de l'autre côté du Pacifique c'était déjà viser bas. Un prétexte supplémentaire pour tourner le film en trois jours et passer le reste du temps à bouffer des sushis, à jouir dans des petites japonaises en profitant de passer pour des beaux gosses parce qu'on n'a pas les yeux fendus, à se prendre des grosses vagues dans la tronche et à faire des soirées karaoké endiablées. Michel Muller a dit à propos de ce séjour : "J'ai pas réussi à m'asseoir pendant quinze jours, j'ai dû dormir debout". Le gros rond rouge sur l'affiche n'est pas une allusion au drapeau du Japon, c'est un clin d’œil à l'état du gland de Jean Reno à son retour en France, ou, selon des sources plus anonymes, à l'état du fion de Michel Muller à l'issue de ce voyage en terres nippones, ça dépend, mais à ce moment-là le rond aurait dû être violet et strié de veines dégueulasses. Wasabi, c'est pas le nom d'un piment, c'est le bruit de la fermeture éclair du futal de Jean Réno.


Wasabi de Gérard Krawzczyk avec Jean Réno et Michel Muller (2001)

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