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23 janvier 2016

Bringing Up Bobby

Première critique écrite en anglais, car on aimerait que la première intéressée parvienne à nous lire, même si nous savons les américains plus susceptibles, et plus prompts à traîner leur prochain en justice. First article in english because we would like to be read by our human target : Famke Janssen. In France, to pronounce her name correctly, you have to hit a dog twice in the stomach and pray it suffers a lot. Famke Janssen is a hottie. She was born on november 5, 1964, in Amsterdam, but she looks like she was actually born on april 1st, 1802, in a bad place of evil. Everybody think she is a half-norwegian half-caraibean woman, but the truth is less funny. She comes from a low-lying country, a land as flat as her boobs (that are unpleasant to look at). She studied economics and mathematics (which she called "the stupidest thing she ever heard") for a year in Nam and for another year in her homeland countryside. Then, she decided to look further and went to L.A. (Los Angeles), California, to realize her true dream : become an actress, or at least a supermodel for supermarkets.




Her first film was a long feature crime drama movie called Fathers & Sons. She played the father, a man who had big problems of identity. This movie was a failure, to her and her relatives. So she came back to Amsterdam, with her tail between her legs. Out there, mummy Janssen told her daughter to pull herself together and move back to California to choose a better part. For instance, the part of a mother. After a three months headache in the Desert Valley, she won a leading role in an untitled movie, in which she was the love interest of Jeff Goldblum (who back then was called Jeffrey). This film was not a big success but two or three journalists liked her perfomance and praised it in the columns of their wallpapers. The best was not yet to come.




Her breakout year was undoubtely 1995, when she appeared as the James Bond's enemy in GoldenEye opposite the very handsome but also very selfish Pierce Brosnan. Famke received strong critical acclaim for her electrifying performance as the so-called "femme fatale" Xenia Onatopp (this tremendous name was a direct suggestion made by the actress). Pierce Brosnan told his best friend that she was, from his point of view, one of the biggest "femme fatale" he ever saw. He thought that she made a honest James Bond girl and, one night, he proposed Framke to be his wife for the evening. She refused and it was a very surprising heartbreak for Pierce, who was at this moment the number one fucker of L.A.. However, Framke's career was now on track. Destination Graceland.




Her filmography is the actual proof that God doesn't exist. Or, if he does, he doesn't give a fuck about mankind. Framke Janssen exploded in such films as La Maison de l'horreur, Celebrity and The Faculty : a lot of secondhand movies that cannot be seen whitout one decalitre of alcohol in the blood. Her career was well established but she needed a second breath, a new wind. She accepted to play again a guy nammed Jean Grey in X-Men and it was, as she told newspapers, "the biggest luck (she) had since the day (her) dog Titi Henry avoided a fast riding truck in the motorway". In fact, X-Men was an international success. The kind of movie even your uncle Scefo has seen. Framke Janssen bought a castle in Spain and a house in New Orleans. 




But the natural brunette has more than one trick up her leather handbag and now her idea is to go behind the camera, she wants to make her own movie. Here comes Bringing Up Bobby ! Her first and last film. The story is simple as a "bonjour" : a european con artist (played by the destroyed Famke's lookalike Milla Jovovich) moves with her son to a conservative neighborhood in Oklahoma in an effort to build a better future in the compagny of Great Guy's wallet (Great Guy is the name of the character, who is being played by Bill Pullman), but it doesn't take long for her past to catch up with her, and for her son's behavior to cause problems of their own. To say the truth without lying, Bringing Up Bobby is an OK movie to watch but there is nothing amazing. A nothing type movie that feels like it was made just to make a movie. Let's say "B-", as english people use to say.


Bringing up Bobby by Famke Janssen with Milla Jovovich and Bill Pullman (2011)

14 décembre 2008

Taken

Voici le nouveau bébé de Luc Besson, qui s'est planqué sous le pseudonyme de Pierre Morel pour ne pas qu'on l'accuse d'avoir non seulement produit mais aussi réalisé ce film. C'est forcément Luc lui-même qui se cache sous ce faux nom, sinon comment expliquer que Liam Neeson ait accepté le rôle ? Et quel rôle... Un personnage de comic book, un personnage à mi-chemin entre Batman, L'homme qui tombe à pic, The Sentinel et Le Caméléon. Surtout Le Caméléon en fait puisque Liam Neeson change littéralement de couleur en fonction du mur contre lequel il s'appuie. Sans parler des dizaines de mouches qu'il gobe au vol au moyen d'une langue pourtant tout à fait normale, quoiqu'un peu engourdie à la fin du film. Ce super-héros du quotidien va devoir secourir sa fille kidnappée lors d'un voyage à Paris, ville absolument infestée de gens du voyage abonnés au rapt de touristes et adeptes de la traite des femmes, comme on l'apprend dans ce film. Ce commerce de femmes enlevées semble être cautionné sinon encouragé par la police municipale ainsi que par des hommes politiques directement inspirés de ceux qui nous régissent (le film semble viser Jean-François Copé), qui sont eux-même clients de ces ventes aux enchères de touristes américaines.



Dans le rôle de la fille kidnappée, Maggie Grace qui a soufflé sa 35ème bougie sur le tournage, posée sur un gros gâteau que Luc Besson à avalé tout rond. Vous serez peut-être étonnés de la rencontrer dans le rôle d'une fillette de 10 ans fan de U2. Alors évidemment plus personne n'est fan de U2 en 2008 mais c'est le seul groupe que connaisse Luc Besson. Dans son script original, le personnage de la fille était supposé être fan hystérique d'Eric Serra et s'envoler pour l'Europe dans l'idée de suivre sa nouvelle tournée : "Le grand bleu avec une chaussure noire 2008". Mais Liam Neeson raconte dans le making-of ses querelles avec Besson pour lui faire changer ce passage du scénario, lui rabâchant qu'Eric Serra n'est pas célèbre pour un sou, et que Maggie Grace serait de toute évidence incapable de prononcer Serra sans rouler les "r". Nous éviterons de rapporter l'anecdote selon laquelle dans le manuscrit de départ de Luc Besson, un plan séquence d'une heure et demi s'insérait au milieu du film, dans lequel Liam Neeson devait regarder Taxi 1 en entier en se poilant du début à la fin. Et que faire de cette idée finalement abandonnée selon laquelle le rôle d'Amanda (la copine de Maggie Grace qui l'accompagne à Paris) devait être tenu par Frédéric Diefenthal, que Luc avait renommé Freddy "Les Griffes de la nuit" Diefenthal dans son script pour les besoins d'une meilleure exportation à l'étranger. Dans le rôle de la mère, Famke Janssen (pour prononcer son nom aboyez deux fois, ou bien filez deux grands coups de pieds dans le flanc du chien le plus proche), terrible actrice qui semble heureuse de servir la soupe aux autres personnages. Et enfin, dans le rôle du père donc, le grand, le monumental, l'inénarrable Liam "two-headed dick" Neeson. Dans ce film, Liam "Stairs face" Neeson s'essaie au rôle de composition avant de camper Abraham Lincoln pour Spielberg. Dans ce film, Liam "counterbass" Neeson passe à travers les balles. Dans ce film, Liam "Le placard" Neeson met Paris à feu et à sang, à tel point que dans les prochains manuels d'histoire on pourra lire "2008 : mise à sac de Paris par Liam Neeson". Le making-of est d'ailleurs signé Denys "La malice" Arcand et il s'intitule "Les invasions barbares 2".



Une scène du film mérite particulièrement qu'on s'attarde dessus. C'est la scène à proprement parler du rapt. La fille de Liam, tandis qu'elle téléphonait à son père, a vu ses futurs ravisseurs pénétrer dans son appartement parisien de 800m² loué par papa et maman pour avoir un pied-à-terre le soir du concert de U2, et s'est planquée sous son lit sans se rendre compte que ses jambes de sauteuse à la perche dépassaient de moitié. Elle continue à parler avec son père en attendant que les gitans s'en prennent à elle après avoir déjà capturé son amie Amanda. Liam garde un calme Olympien et très professionnel, il prévient sa fille d'une voix monocorde : "Tu vas te faire enlever, mais reste au téléphone, tu vas peut-être te faire taper, violer et tuer, mais n'appuie pas sur le bouton rouge pour raccrocher, je veux entendre ça, et dis moi tout ce que tu peux voir de tes violeurs". Alors on se prend une seconde à imaginer une suite qui tournerait un poil plus mal, et cette pauvre fille, en ligne avec son père, en train de lui décrire ses bourreaux. Et devant cette scène, on pense à Luc Besson comme à l'incarnation du Malin.




Au finish, seuls 20% des bâtiments de la ville de Paris sont encore debout après la petite visite de Liam (dont la Tour Eiffel, qui sert d'accoudoir à l'immense Léo Neeson régulièrement dans le film), on déplore plusieurs milliers de morts, mais Léo Nessie a retrouvé sa fille, saine et sauve. Dans la dernière séquence, pour fêter sa victoire, Léo Messi fait un petit pont à l'Arc-de-Triomphe et s'en retourne au pays de la liberté.


Taken de Pierre Morel avec Liam Neeson, Maggie Grace et Famke Janssen (2008)