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13 mars 2015

Birdman

Cette année, bonne limonade, l'Oscar du meilleur film a leaké avant son sacre et sa sortie officielle en salles. Qualité bluray. Merci à Yify. Sous-titres impec'. Ni trop longs, ni trop concis, qui permettent de bien se concentrer sur la mise en scène maraboutante du fou volant Alejandro Gonzalez Iñarritu. On peut dire (si vous connaissez le blog, vous le savez) qu'on ne l'aime pas, malgré beaucoup d'intérêt pour la péninsule ibérique, la paëlla, la civilisation maya, le Machu Picchu, les empañadas, sa sainteté Popocatépetl, le Quetzatcoatl, Fernando Pessoa, Pablo Ñeruda, Brazilia la ville-avion et les bruits de Recife. On a pourtant vu absolument tous les films du génie des favellas de Mexico (sauf Amours de chiennes, plus vieux fichier sur notre disque dur, preuve d'un nez creux, quand même, et d'un certain feeling, en prime).




21 grammes, Babel, depuis ses débuts Iñarritu alterne le moins bon et le moins bon, et Birdman ne déroge pas à la règle. Sacrer ce film est une erreur historique de la part de l'Académie des Sciences et des Oscars, historique ! Comme chaque année. Ceux qui s'étaient indignés de voir Kevin Spacey recevoir l'Oscar du meilleur acteur au nez et à la barbe d'Haley Joel Osment (et pour quel résultat ? deux carrières brisées net...), ont encore de quoi chialer avec ce braquage organisé par un sylphe bigleux venu nous cracher toute sa prétention au visage dès les premières images. S'inspirant de Truffaut et de Cassavetes pour mieux tringler leurs fantômes, Iñarritu change de registre et veut définitivement s'installer dans le paysage du cinéma contemporain. Jusqu'à présent gens du voyage, le cinéaste à la réussite insolente semble avoir décidé de planter sa tente et de camper dans le salon d'Hollywood. Il s'achète une respectabilité avec Birdman. Sur le papelard, on a tous bavé : Michael Keaton dans un métafilm, incarnant un acteur sur le retour hanté par des succès passés (sommes-nous les seuls à avoir fait le rapprochement entre "Birdman" et "Batman" ? à ce jour nous ne l'avons lu nulle part. So obvious...). Le personnage de Michael Keaton essaie lui aussi de s'acheter une crédibilité dans le film, en montant une pièce de Raymond Carver à Broadway. Il s'entoure d'une galerie de personnages censés nous délivrer un message sur l'industrie du rêve, ce qui nous vaut un défilé d'acteurs qui nous imposent tour à tour leur ptit numéro : Edward Norton, Naomi Watts, Zach Galifianakis ou Emma Stone.




Edward Norton parlons-en. Voilà quelques années qu'il est là. Souvent dans des films qu'on ne regarde pas. Vive les roux. On n'a rien contre les taches de rousseur ni contre le teint diaphane. Les yeux chassieux ne nous répugnent pas spécialement. Mais Edward Norton est la preuve sur pattes qu'on peut tout à fait correspondre aux tags cochés pour aboutir à un résultat rageant. Invitez-nous dans une banque du sperme, proposez-nous deux supports pour remplir la mission, l'un est une photo de plain pied d'Edward Norton, l'autre un portrait A4 de Morgan Freeman : notre choix est fait. On préfèrera toujours partir de la base Morgan Freeman, quitte à ce que notre imagination doive franchir quelques haies. L'acteur de Fight Club a son moment de bravoure, soit une scène où il hurle ses quatre vérités à son père, Michael Keaton, en tirant une tronche pas possible, à tel point que le spectateur inattentif croira qu'Iñarritu a tourné la scène en fish-eye. Sur le plateau seule Emma Stone possède des fish eyes.




Un mot, au passage, sur la mise en scène d'Iñarritu. Tout le film se présente comme un seul et unique plan-séquence, qui se veut une mise à sac du spectateur éberlué, un tour de force admirable et monumental. On a repéré les coupes (là encore, sommes-nous les seuls cons à avoir ponctué l'avant-première au Grand Rex en hurlant toutes les cinq secondes : "Là ça a dû couper ! Là ça a dû couper !"). Ne jetons pas bébé avec l'eau du bain, Iñarritu a une petite idée sympa (on en compte toujours une dans la copie des purs cancres), celle de ménager des ellipses étonnantes comme autant de coutures temporelles improbables dans la supposée continuité de ses longs plans-séquences. Mais quitte à ne pas jeter bébé, on peut dire qu'il a globalement une sale tronche. Les mouvements de caméra incessants et tape-à-l’œil nous épuisent rapidement, d'autant qu'ils sont au service d'un discours très lourd et d'acteurs peut-être sympathiques mais qui en font somme toute des caisses. On a par exemple déjà hâte de réhabiliter Zach Galifianakis et Naomi Watts, même si on commence à perdre espoir pour la seconde. Quant à Norton, sa fameuse baston en slip ne fait pas le buzz par chez nous. Nous ne sommes pas dans ton délire Edward, pas plus que dans celui d'Iñarritu, qui était plus à l'aise dans ses baskets quand il bossait chez Taco Bell | Your Destination for Tacos and Burritos All Day.


Birdman d'Alejandro Gonzalez Innaritu avec Michael Keaton, Edward Norton, Naomi Watts, Emma Stone, Zach Galifianakis et Amy Ryan (2015)

18 novembre 2012

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

Qui peut dire qu'il est passé entre les gouttes ? Qui peut certifier que le phénomène Harry Potter ne l'a pas directement ou indirectement atteint ? Qui n'a pas eu son petit frère, sa petite nièce ou son petit petit petit fillot pour le traîner devant un épisode au moins de la saga ? Nous on a eu le petit Poulpard qui nous a suppliés de l'emmener voir le troisième opus au cinéma et on a dû céder, la mort dans l'âme. C'était en juillet 2004 ou quelque chose comme ça. Lors d'une fête du cinéma, argument massue pour qu'on accepte de supporter ce spectacle en salle. Harry Potter 3 Prisonniers d'Escaflowne est de loin le meilleur des neuf films. Les producteurs de la série, après avoir confié les deux premiers volets à Chris Columbus, le yesman le plus docile et inoffensif de la planète Hollywood, eurent l'idée de remettre le projet entre les mains de J.K. Rowling himself, l'auteur des bouquins. Mais un rapport médical établi la veille du tournage a révélé une insuffisance cardiaque chez l'écrivain, de fait incapable d'assurer un tournage de trois mois minimum impliquant de manœuvrer une colonie de vacances pour gosses de riches. Après un petit brainstorming, c'est le nom de Guillermo del Toro qui est sorti du chapeau, un sombrero en l'occurrence, cinéaste dont le C.V. semblait correspondre au cahier des charges. S'étant justement perdu dans le labyrinthe de Pan's, Del Toro n'a pas pu répondre présent et le studio s'est logiquement rabattu sur Alfonso Cuaron, le seul autre chicanos disponible ce jour-là. L'auteur de Y Tu Mama Tambien allait apporter un nouveau souffle au cinéma espagnol en traçant sa route au pays de l'Oncle Sam pour diriger le troisième épisode tant attendu des aventures d'Harry Potter.


Alphonse Cuaron, réalisateur d'Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban et lui-même ex-prisonnier d'Alcatraz.

Harry Potter, magicien orphelin appelé à l'école de Pouddlar pour masteriser ses dons, est ici confronté au prisonnier d'Azkabans. Le film débute quand Harry voit sa troisième année de licence de magie à Pouddlar interrompue par quelques impayés au Crous. Voldemort (Alan Rickman), dont le nom trahit quelque peu le penchant pour la méchanceté, organise alors un concours de hockey sur gazon sur balais, aka le poudling, dans lequel Harry triomphe, aidé par son copain rouquin à tronche de merde (nous ne voyons pas comment le dire autrement) et sa copine Hermione à croupe de feu (copine du rouquin s'entend). Le scénario commence vraiment avec les premières emmerdes sérieuses d'Harry : Sirius Black (Gary Oldman), dont le patronyme révèle également un goût prononcé pour la noirceur de sentiments, s'échappe d'Azkabans, le pénitencier des sorciers, et kidnappe les parents adoptifs d'Harry pour les revendre à Voldemort et ensuite tuer le petit illusionniste. Seule une alliance de nos trois apprentis magiciens préférés pourra empêcher Voldemor et Serious Black de mettre fin au monde. On ne va pas vous raconter tous les épisodes et autres rebondissements terribles du script, lisez la liste des chapitres du bouquin sur wikipédia : Hibou Express, La Grosse erreur de tante Marge, Un épouvantard dans la penderie, Un gros colombin dans la cuvette, Une taupe sur le seuil, Boursier échelon 0 au Cnous, Le Baiser du détraqué, Le sombre PACS de Sirius Black et Voldemor, etc. Autant de petits cailloux dans les souliers d'Harry Potier. Mais le clou du film, c'est ce moment où nos trois prestidigitateurs de malade utilisent le "retourneur de temps", un collier de perles en or pesant dix kilos mais rendant de sacrés services, qu'il leur suffit d'enfiler pour littéralement "retourner le temps" (?). Hermione avouera s'en être servie tout au long de son cursus universitaire pour déglinguer ses partiels et faire en sorte que son copain rouquin demeuré cartonne aussi et sorte majordome de sa promo. Les trois illusionnistes de folie assistent alors en spectateurs aux scènes qu'ils ont déjà vécues et parviennent à changer le cours des évènements en modifiant de minuscules détails ici ou là, tel geste à tel moment, tel pet lâché à tel endroit et ainsi de suite. Cette séquence est la plus belle jamais tournée. Non seulement dans la saga Harry Potter mais sans doute dans l'histoire du cinéma.


Comme souvent dans les romans d'heroic fantasy, le vieux magicien est pédéraste. On se rappelle de Gandalf le gland dans Le Seigneur des anneaux qui trippait sur les gros pieds plats des Hobbits. Ici c'est l'ami rouquin d'Harry, incarné par l'acteur-réalisateur Ron Howard, qui se fait tripoter le capiton plantaire par Dumbassdore.

C'est durant la promo de ce film que Daniel Radcliffe eut la sale idée de poser nu entouré de chevaux, allongé dans le foin. Radcliffe en tête d'affiche, c'est le choix de Columbus, qui avait déjà repéré Macaulay Culkin dans Maman j'ai raté l'avion. Columbus a le don de dénicher des purs freaks en devenir puisque c'est également lui qui a repéré la star de la sitcom Malcolm et qui a conseillé Haley Joel Osment à Shyamalan pour Sixième sens. Columbus a toujours pensé qu'il fallait choisir des enfants expressifs et aux visages déjà taillés à la serpe pour faire de bons acteurs. Découpez la tête d'Haley Joel Osment dans Un Monde meilleur et collez-là sur le corps de Bruce Willis dans Die Hard 3 et vous obtenez un adulte tout à fait accompli, plutôt boloss. Sauf que l'adolescence passe par là et vient dynamiter ces ébauches prometteuses. Pour les petites filles futures starlettes c'est Luc Besson le spécialiste, l'homme qui a repéré Natalie Portman puis qui a chuchoté le nom d'Alyssa Milano à Tony Danza pour Madame est servie. Concernant ces demoiselles, il vaut toujours mieux choisir des gamines aux visages doux et innocents puis croiser les doigts pour que la magie opère. Or la baguette d'Harry Potter a manifestement fait son effet sur Emma Watson, qui n'est pas devenue la Elizabeth Taylor ou la Jodie Foster des temps modernes mais qui a tapé dans l’œil d'une quantité astronomique de fans plus ou moins dérangés d'Heroïc Fantasy. Le malaise survient quand on se rend compte que les fans harcore actuels de la jeune actrice, née, rappelons-le, fin décembre 1990, avaient déjà pour un certain nombre d'entre eux 23 piges en 2001, sachant qu'Emma Watson avait la bagatelle pour un massacre de 11 ans cette année-là. Du coup qu'est-ce qui excite ces gens-là ? Et surtout, comment on enchaîne là-dessus ?


Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban d'Alfonso Cuaron avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Gary Oldman et Alan Rickman (2004)

17 janvier 2012

Intouchables

Les gros chiffres atteints par Sixième sens en son temps sont compréhensibles. C'est le film que tu vas forcément REvoir. Donc chaque spectateur compte double, voire triple pour les plus demeurés ou pour la famille de Haley Joel Osment. Du coup à la base il a fait un chiffre tout juste honnête qui, multiplié par deux, a foutu tout le monde sur le cul et Shyamalan sur orbite. Mais là ? Va-t-on voir Intouchables deux fois en salles ? Quand on le conseille avec toute la meilleure volonté du monde à son patron ou à sa tante, est-ce qu'on va le revoir avec eux ? Non. Parce qu'on ne peut pas les sentir... Mais au-delà de ces considérations ? Va-t-on revoir ce film ? Revoir quoi au juste ? Accompagne-t-on sa tante aveugle pour se taper double ration de la soi-disant comédie de l'année ? Les gros chiffres atteints par Usual Suspects en son temps nous sont compréhensibles. On pourrait trouver d'autres exemples de films malins qui sur le scrabble géant du box office ont eu la bonne idée de placer leurs jetons sur une case compte double. Quid de Fight Club et de Titanic. Certes, le second exemple est un peu foireux, tout le monde est retourné voir le film de Cameron au moins trois fois sur grand écran parce qu'il nous en foutait plein la vue, pas pour mieux comprendre la fin, mais on le cite quand même, pour foutre un lien, on s'auto-backlink et c'est ainsi qu'on va grimper dans le classement ebuzzing feu classement wikio des blogs de ciné, balec' ! De son côté, Omar Sy (troisième dans le classement des français préférés des français, derrière Noah et Zidane, mais Le Pen sera quand même au second tour en 2012, va piger) ne se gêne pas pour se rendre méprisable en s'auto-congratulant et en se faisant une pub d'enfer tous les soirs en prime time dans le SAV des émissions (avec l'appui de cet enfoiré de Chabat, le cul encore enfoui dans les dollars que lui a rapportés Asterix et Obélix : Mission Cléopatre), comme si le film en avait besoin...



Comment expliquer le succès de ce film qui succède à La Grande vadrouille, Blanche-neige et les septs nains (on ne le dit jamais assez) ou Bienvenue chez les ch'tis dans l'histoire du box office français et qui tutoie les Avortons et autres Twitanic (cliquez sur le titre) de l'intouchable Cameroon. Je laisse ce mystère entre les pattes des meilleurs sociologues : Pierre Bourdieu et Alain Finkielkraut, si vous m'entendez ! De notre côté on va se contenter de vous faire part de notre ressenti sur ce film, comme on fait régulièrement, une fois tous les deux jours. Il faut préciser que nous sommes au départ plutôt acquis à la cause des dénommés Francis Cluzet et Omar Sy (prononcez Sy, si si). Le premier est devenu un pylône du cinéma français, il est au top en ce moment, quantitativement en tout cas puisque chaque mois les amateurs de Cluzet ne savent plus où donner de la tête : Cluzet sera bientôt le cheval dans Cheval de Guerre du grand Spielberg, l'intrus dans Intruders de l'allemand Juan Carlos Fresnadillo, et il sera aussi en tête d'affiche du Projet Nim. Qualitativement il a déjà été mieux dans ses baskets puisque les films qui l'ont fait exploser aux yeux du grand public ces dernières années sont entre autres les deux infâmes taudis réalisés par Guillaume Canet : Ne le dis à personne et Les petits choirmous. Nous serions étonnés de revoir Cluzet briller dans un film d'Assayas ou de Chabrol (et pour cause). L'acteur a changé de monde, y'a pas à dire. Mais on ne lui jettera pas vraiment la pierre car il reste bon acteur, sympathique comme tout, et grandiose en interview tv où il est l'auteur d'un certain nombres de "sorties" (comme on dit) de haute volée. On se rappellera avec émotion de sa "sortie" terrible sur les handicapés à Cannes l'année dernière, ironie du sort : il fait aujourd'hui fortune en jouant un tétraplégique de la tête aux pieds. A vrai dire, nous jetons un œil à sa filmographie tout en tapant ces lignes, et il faut avouer que si Cluzet a certes explosé en vol récemment dans des navets, il a toujours pissé le chaud et le froid, il a toujours alterné bons films et groooooosses purges. Bref, alternons nous aussi et passons à Omar Sy, en road to the Césars à l'heure actuelle. Et pourtant... On l'a toujours bien aimé dans le SAV, où son rire communicatif et ses différents personnages emportaient le morceau, même si le plus drôle de la troupe reste Sylvie Testot (dont la filmographie est une décharge où Gardiens de l'ordre passe pour une pépite). Comme son collègue, Omar se repose un peu sur ses lauriers mais son parcours fait rêver les français : parti des banlieues le voici intouchable ; son service trois pièces fait quant à lui rêver les françaises, mais ça c'est un peu facile.



Malgré les acteurs en présence, le film n'est pas vraiment drôle. On pouffe cinq ou six fois en tout et pour tout. Certaines vannes ont été faites pour la première fois il y a sans doute 50 ans (comme celle des Assédics et des "deux ans d'attente"), d'autres tombent à l'eau (comme quand Omar Sy brûle les jambes insensibles de Cluzet à coup de thé vert bouillant, on est gêné pour lui), d'autres ne sont pas faites et on le regrette. Par exemple, si le personnage d'Omar Sy se lâche sur les handicapés, son vis-à-vis ne lui renvoie jamais la pareille avec une quelconque vanne sur les noirs (comme celle que nous nous sommes permise quelques lignes plus haut sur le probable Calamar géant d'Homard pas vraiment connu pour être un Bernard l'Hermite) et c'est un peu dommage. D'autant que Cluzet est donc réduit à un rôle aussi éteint que le corpus du type qu'il incarne, il se charge du pendant vaguement sentimental du film tandis que Sy essaie de rayonner de mille feux en solo, ce qui n'aide pas à nous faire croire en l'amitié improbable des deux personnages. La plausibilité de l'histoire (que le film soit inspiré d'une histoire vraie ne change rien au problème) est également mise à rude épreuve par la richesse extravagante du tétraplégique, qui est un rempart à l'identification du spectateur face à une amitié qui paraît d'autant plus surprenante. Autre rempart : la tendresse qu'éprouve Cluzet pour un type qui s'amuse à lui cramer les gambas paraît un peu factice, surtout quand le même personnage prend en grippe son nouvel auxiliaire de vie, remplaçant temporaire d'Omar à la fin du film, qui a juste eu le tort d'inverser ses pantoufles. On ne parle que pour nous bien sûr étant donné que le rempart n'a visiblement pas été difficile à franchir pour 17 millions de spectateurs and counting. Cependant, disons-le comme on le pense, la relation qui unit les deux personnages n'est pas très bien travaillée. Nakache et Toledano (qui restent les co-auteurs de l'infâme Je Préfère qu'on reste amis...) échouent à nous rendre vraiment tangibles les sentiments réciproques qui unissent leurs deux protagonistes, et leurs échanges tout au long du script ne sont pas glorieux. Par exemple, là où Cluzet essaie en vain d'initier Omar à la musique classique et à la peinture moderne (il foire aussi dans ce domaine puisqu'Omar ne se met à la gouache façon Pollock que pour l'appât du gain et fait dans son froc à la première note jouée par Chopin), son nouveau compagnon issu des banlieues ne le convertit qu'aux putes et aux joints, voire à la disco...



Quand on essaie de ne pas s'arrêter à un visionnage au pur premier degré, on se heurte à quelques défauts notoires. Le premier, et pas des moindres, c'est l'aspect très télévisuel du film, qui ressemble de loin à un épisode de Louis la brocante saison 3 (dite "la saison maudite" par Victor Lanoux lui-même, aka Louis la trocante, appuyé sur ce coup-là par le second couteau Armand Chagot aka Raymond le gendarme). Au rayon des choix faciles et assez tristes de mise en scène, on peut évoquer le flash-back par lequel commence le film via une scène assez médiocre qu'on se retape à la fin (on n'évoquera que celle-là vu que précisément il n'y a pas de mise en scène)... Au niveau du discours, on pourra tiquer sur quelque démagogie de bas étage, qui passe d'abord par la quête immédiate d'une connivence avec le spectateur à travers le doux dédain des flics et par une sorte de mépris non-déguisé des classes supérieures quand Omar Sy, grand black de banlieue, secoue ou malmène violemment des bourgeois chevelus et passe pour un Dieu en usant de sa force, y compris aux yeux de Cluzet qui déclare fièrement : "C'est comme ça qu'il faut faire !". Idem pour le faux politiquement incorrect dont le film se revendique, avec les vannes sur les handicapés donc, du type "pas de bras pas de chocolat", vannes bien gentillettes au final et qui s'attirent la sympathie du public en décomplexant tout le monde alors que le film est par ailleurs bien huilé pour ne vexer personne, et l'absence totale de blague sur les noirs participe de cela. Les seuls qui seront peut-être vexés au final ce sont les amateurs d'art contemporain, car Intouchables est également très populiste quand, entre trois vannes pasteurisées, il fait ouvertement et sans vergogne l'anathème de l'art et de ses pseudo exigences intellectuelles onanistes, se plaisant à sournoisement piétiner d'un seul coup tout l'art moderne et à conforter le grand public dans sa bienheureuse ignorance des grands chefs-d’œuvre de la musique classique considérés comme autant de jingle publicitaires. Cet aspect du film est indéniable et à relativiser dans le même temps, car on a bien conscience que le film n'a pas pour visée de dénigrer réellement la musique classique, c'est plus une facilité qu'autre chose, un raccourci bien pratique, avec à la clé un clin d’œil très daté qui n'aura bientôt plus aucun sens puisqu'on aura oublié de quoi parle Omar quand il fait référence à telle ou telle pub. C'est de l'humour avec date de péremption, comme ce film qui, à l'image de Bienvenue chez les Ch'tis ou d'Astérix et Obélix : Mission Cléopatre, sera oublié et enterré d'ici trois mois, y compris par nos pères qui disent avoir "passé un vrai bon moment". Flag of our fathers...


Intouchables d'Olivier Nakache et Eric Toledano avec Omar Sy et François Cluzet (2011 - 2012, RIP)

2 février 2011

L'Étrange histoire de Benjamin Button

David Fincher. Fincher David. Retirez toutes les voyelles de ce blaze et vous obtenez Dvd, soit le nom de ce qu'il nous vend, ce qui prouve bien que cet homme est un produit manufacturé, un pantin à la solde d'Uncle Sam. Ce type-là il a une gueule de dentiste. Et les dentistes, je ne les fréquente pas. Moins j'en vois mieux je me porte. J'ai une dentition de merde, je suis laid comme un cageot, je collectionne les chicots, j'ai un danger de râtelier, mais tant que je peux bouffer de l'aligot, de la purée, du hachis parmentier, rira bien qui rira le dernier. On m'a dit qu'un intestin humain, étalé par terre, recouvrirait la surface d'un terrain de foot. La surface d'un terrain de foot ! Il y a en chacun de nous un carré vert de boyaux, 90x90 de tripailles avec les cages (nos deux poumons) et le rond central (nombril, ou trou duc, c'est selon si vous êtes un homme ou une femme, mettons que je n'ai rien dit), un gazon maudit de viscères et autres abats. Ce petit rigolo de David Fincher, passionné par ces effets spéciaux miteux qui consistent à nous faire croire que sa caméra passe à travers les murs, les serrures, les anses de carafes d'eau, et autres tissus serrés de slims celio*, ce grand comique au sommet de sa gloire, j'attends avec impatience de le voir entrer dans le trou du cul de son prochain héros pour faire des voltiges numériques dans un intestin grêle. J'aurais aimé que ce fut Brid Patt dans Benji Button, car j'ai toujours bandé pour ce blondinet, pour ce Bob Redford du miséricordieux, même si miséricordieux ne veut rien dire dans ce contexte. Mais faut avouer que d'un bout à l'autre du trou de balle jusqu'au gosier, y'a de quoi gâcher 1h30 de pelloche dans un véritable tunnel cafardeux de merde, l'équivalent de la surface d'un terrain de foot.


Dave Fincher, pour avoir une tronche pareille il sort d'un carwash, pas d'une douche normale.

Un mot sur l'affiche du film que j'ai choisi de vous faire partager, et à propos de laquelle je voulais simplement signaler qu'on y trouve le fœtus d'une idée, chose absente durant les trois heures que dure ce film. L'afficheur a écrit le titre à l'envers pour correspondre à un film à rebours, backward, dont le personnage principal rajeunit à vue d'œil. Robert Redford devenant successivement la comète Haley Joel Osment, Max Von Sydow et Eddie Murphy dans un morphing de tous les diables. Une femme accouche un jour sans lune d'un quadra grabataire sosie de Bernard Pivot à la grande époque de Bouillon de culture pour le lendemain découvrir dans le même berceau un playboy toujours puceau. Ce film s'impose donc comme le jumeau maléfique du Jack de Coppola, biopic un peu guimauve du célèbre éventreur londonien.


De Bernard Pivot à la comète Haley en passant par un Bob Redford aveugle.

Un dernier paraphet pour finir d'épingler le film-somme de Dvd Fincher. Un film qui a coûté la bagatelle de 150 millions de dollars pour autant de jours de tournage. Un million de dollar par jour, rien que ça. Du coup c'est pas si étrange que ça d'arriver à faire vieillir un quidam. Donnez-moi 10,50$ et je prends un coup de vieux terrible, la tronche à même l'une de mes plaques chauffantes poussée à fond pour me cerner un bon coup. La nouvelle de Francis Scott Fitzgerald qui est à la base du film était réputée inadaptable. Beaucoup de réalisateurs se sont cassés les dents dessus. Mais il fallait dire à Fincher que c'était pas faute d'effets spéciaux, c'était juste parce que cette histoire pue la mort.


 Robert Redford prête ses traits à Benjamin Button jeune. Enfin, vieux.

Une scène de ce film m'a particulièrement dérangé, celle où un flash-back vient nous illustrer lourdement toutes les coïncidences malheureuses qui ont mené à l'accident de voiture de Cate Blanchett. Je profite d'avoir un blog et de payer 10€ par jour pour ça pour rappeler ici qu'il n'y a pas forcément besoin d'un grand concours de circonstances pour subir ce genre de drame. J'ai moi-même été victime d'un grave accident de bagnole, un terrible crashtest grandeur nature, or j'avais juste oublié d'allumer mes phares, et sur une autoroute à contre-sens en général ça pardonne pas. Pas besoin de mille hasards ou d'un destin tout tracé, il suffit juste d'être complètement con. On dit souvent qu'un battement d'aile de papillon à Dubaï provoque un tsunami à Taïpeï, chez moi ça se limite à une grosse tourista.


L'Étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher avec Brad Pitt et Cate Blanchett (2009)

23 juin 2009

American Beauty

J'étais persuadé d'avoir téléchargé American Booty, le fameux film introuvable, indisponible à la BU, emprunté depuis des lustres à MediaPorn, la médiathèque Porno de Toulouse. C'est l'affiche qui m'a trompé. C'était osé de la part de l'équipe marketing du film de coller un trou du cul (certes impeccable) à côté d'une rose sur le poster du film. Finalement c'était donc American Beauty, pour lequel Sam Mendes a obtenu l'Oscar du meilleur film. C'est d'autant plus fort que c'était le tout premier film réalisé par Sam Mendes. Cette année-là American Beauty était en concurrence avec Sixième sens pour l'ultime récompense de ce cinéma hollywoodien moribond depuis près de 15 ans. Ces deux films ont en commun d'avoir engendré, ou d'avoir ravivé des modes tout à fait détestables, insupportables aujourd'hui. Concernant Sixième sens : le film fantastique pour tout public, ambitieux et modeste, ainsi que l'usage abusif du twist final perçu comme la clé d'un succès assuré ; sans oublier le retour sur le devant de la scène des enfants portant la coupe au bol, personnages aussi fascinants que têtes à bouffes (Haley Joel Osment, aujourd'hui condamné à donner sa voix aux films Pixar, tant l'adolescence s'est avérée pour lui l'équivalent d'une guerre mondiale, rivalisait dans ce domaine avec Sean Penn).



Concernant American Beauty, de Sam Karman Mendes, qui nous intéresse aujourd'hui, il a peut-être fait pire, car plus sournois. En effet American Beauty c'est l'épanouissement d'un certain genre de films indépendants, pasteurisés, demi-écrémés, sans sucre ajouté, dénués d'apports journaliers. Si ce film était un produit de consommation ce serait de l'Actimel, un petit truc qui ne sert à rien mais qui fait le bonheur de ces messieurs dames. Ma phrase n'a aucun sens puisque American Beauty EST un pur produit de consommation. Sam "Je suis Sam" Mendosa a lancé toute une vague de films indés manufacturés, produits à la chaîne, ayant pour sujet la petite famille américaine et ses petits tracas, pleine aux as mais rarement épanouie. Toujours le même père de famille en pleine crise de la cinquantaine, déconnecté de ses gamins, plus vraiment excité par sa femme, aigri par son boulot (le sempiternel "bureau"), attiré par de nouvelles sensations de type pédophiles et désireux de rattraper sa jeunesse perdue. Toujours la même mère désintéressée de ses enfants, encore belle mais totalement asséchée par le manque d'intérêt de son époux, qui rêve d'une sorte de gros nettoyage de printemps. Toujours la même fille à la sexualité récemment épanouie, aux seins qui poussent plus vite que la musique, brillante au lycée mais peu motivée, en guerre contre ses parents et avec sur les écoutilles un discman diffusant The Shins en boucle. Elle aussi rêve d'une partie de Twister avec dix beaux garçons en quête d'exercices de motricité (même si sur sa liste de noël elle précise qu'un seul suffirait, dans une lettre adressée à un Santa Claus qui fondra sur place en lisant ses mails). Toujours le même petit-ami mal vu par les parents, car synonyme d'une virginité bientôt rencardée au rang de souvenir pour leur progéniture, un type sombre, cynique, torturé, vêtu de noir, qui fait un peu de cinéma avec sa Super 8, qu'est fan de Lynch, qui a toujours les volets tirés et qui sait révéler sa copine à elle-même en employant parfois des ustensiles de cuisine.



Sam Mendosa, avec tous ces ingrédients, a pondu le prototype de ce cinéma qui nous pourrit la vie depuis quinze longues années. Ce prototype c'est un film d'une banalité confondante qui croit dénicher l'Amérique dans ses petits secrets, filmé le plus platement et le plus scolairement possible (Dawson Creek n'est pas loin), avec un fond de chansons sympas, et parfois une touche soi-disant provocante ou "osée", tandis que Kevin Spacey se branle sous la douche de dos en nous saoulant de sa voix-off la moins inspirée. L'acteur reconnaîtra plus tard avoir davantage pris son pied en doublant Monsters Inc., le bébé de Pixar. Encore cette semaine sortait Smart People, un film directement calqué sur ce prototype affreux lancé par Sam Mendes. La seule originalité dans ce dernier film c'est le personnage du tonton qui rêve s'enfiler la vierge Marie.



La pire scène du film reste celle où le petit ami de Thora Birch lui montre un des milliards de torche-cul (qu'il appelle des "films") qu'il a capté avec sa caméra Super 8. Il lui présente celui qu'il préfère. Dans ce film il tente de capter toute la beauté du monde en filmant un sac plastique qui flotte et virevolte au gré d'un petit tourbillon du vent dans une rue de banlieue. C'est Mendes qui nous parle à travers ce personnage auquel il s'identifie sûrement. Ce même Mendes qui en 1999 a vécu une "année noire" malgré son Oscar puisqu'il s'est fait plaquer par sa femme et ses dix gosses, tragédie qui lui a inspiré le triste métrage qui aura fait son succès. Il veut nous rappeler que la vie n'est pas toujours très gaie mais qu'un sac plastique ça reste beau. Avec cette scène (littéralement) au ras du sol, Mendes donne sa définition du cinéma et résume en une séquence cette tendance actuelle qui consiste à vénérer la médiocrité et l'insignifiance.



Au final Kevin Spacey a obtenu un oscar en laissant libre cours à sa libido endiablée le temps d'un tournage. Les regards qu'il lance à Mena Suvari, c'est tout ce qu'on lui demande, mais ils n'ont rien d'artificiel. C'est l'acteur qui zieute à ce moment-là. Sam Mendes a la curieuse habitude de nettoyer ses lunettes avec son calebarre, il ne s'étonne plus d'avoir les yeux qui sentent la bite. Depuis ce film il s'est embourbé dans Les Sentiers de la perdition. Et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne jamais tomber sur Jarhead Leto. Tout dernièrement il a eu la brillante idée de réunir Kate Winslet et Dicaprio, sans même être au courant que les deux acteurs s'étaient déjà noyés ensemble dans le Titanic. Un sacré coup marketing inconscient ! Ceci dit la petite histoire ne raconte pas qu'aujourd'hui Mendes est plongé dans son manuel du Droit de la Propriété Intellectuelle, et qu'il essaye de "coincer" un James Cameron plutôt intouchable sur ce coup, puisque c'est bien lui qui a eu l'idée de créer ce couple en premier, et dix années d'écart entre les deux films donnent raison à Cameron. A la barre seront appelés les dix piges et les milliards de témoins ayant fait de James Cameron le Picsou des temps modernes, le maître du monde.


American Beauty de Sam Mendes avec Kevin Spacey, Mena Suvari et Annette Bening (2000)

10 février 2008

L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

2h30. Au début je trouvais ça plutôt bien, pendant même un certain temps. Puis après je me suis perdu. Il m'a paumé dans ses digressions inutiles et ses dialogues insipides et interminables. Puis 2h30. Y'en a pour 2h30 de Brad Pitt qui fait peur aux gens en leur parlant calmement et en leur faisant comprendre par des paraboles chiantes qu'il va sans doute les tuer. Mais à la fois je suis très fier de l'avoir vu jusqu'au bout tant j'ai réellement considéré ça comme une épreuve, étant donné la durée infinie du film. On dirait que le réalisateur s'est efforcé de l'allonger au maximum par une multitude de scènes ultra chiantes afin que son western rentre dans la même catégorie que ces autres longs westerns qui, eux, ont de chouettes choses à raconter (Impitoyable, Danse avec les Loups, pour n'en citer que des assez récents...) et sont portés par des personnages incroyables. Celui de Jesse James, tel qu'il est dépeint dans ce film, est lamentable, et on est bien heureux qu'il crève de la plus ridicule des manière (je sais c'est fait exprès, blabla, en attendant j'ai fêté ça poing levé en m'envoyant une large part de sauciflard et je sais pas si c'est ce que le scénariste aurait prévu). Le héros meurt sur un tabouret, dos tourné à son assassin, en nettoyant le portrait particulièrement hideux d'un cheval. Mais lui-même est un gros connard qui s'en prend même aux enfants et qui tue tout le monde dans le dos, tout en passant pour un grand bandit romantique et légendaire, fier de sa renommée. Le lâche du titre c'est lui. Je me demande bien comment le réalisateur espère qu'on éprouve un peu de compassion pour lui à sa mort, voire de la fascination pour ce personnage mythique tout au long du film.



En plus Brad Pitt en branle vraiment pas une pour l'interpréter, il est complètement statique, il est prêt à jouer chez Shyamalan ou à entrer au musée Grévin. Ou bien il pourrait rejoindre l'Olympique Lyonnais et être utilisé pour faire le mur quand Juninho s'entraîne aux coups francs les mercredis matins. Pitt Brad n'a jamais aussi mal joué. D'ailleurs au début du film on nous décrit les signes particuliers de Jesse James qu'on s'attend à voir déployés sous nos yeux par l'acteur, sauf qu'on nous dit qu'il avait une irritation des paupières qui le faisait cligner des yeux sans arrêt tandis que Brad Pitt s'échine à ne JAMAIS cligner des yeux tout au long du film, un peu comme Haley Joel Osment dans A.I.. Grosse perf Brad mais t'as pas lu le script ! Je comprends que ça l'emmerde d'avoir, sur un coup de tête, adopté 3 gosses avec cette immonde truie qu'est Angelina Jolie, mais on n'y est pour rien et ses problèmes personnels ne devraient pas envahir nos écrans. On sait que t'es dans la merde Brad, mais tu t'y es mis tout seul et ta femme c'est un sac à merde dégueulasse. Tu ne dois pas nous prendre en otage et nous rejeter la faute dessus en jouant comme ça. Retourne tourner avec Dave Fincher, au moins on n'aura jamais la mauvaise idée de mater tes daubes. Bref.



Casey Affleck est mieux, y'a quelques scènes que j'ai regardées avec plus d'attention, uniquement grâce à lui. Celle du repas où son frère lui fout la honte devant Jesse James, par exemple. Ensuite j'ai vraiment trouvé le film creux, il ne m'a rien raconté du tout. En le voyant au cinéma, je ne sais pas si mon calvaire aurait été encore plus grand ou si j'aurais apprécié le film en m'immergeant mieux dedans, mais cette dernière option m'étonnerait bien. Quant à la BO, elle est tout à fait quelconque, mais comme y'a écrit Nick Cave sur la pochette, on l'écoute et on l'apprécie. Y'a pourtant aucun thème à retenir, c'est vraiment très basique et tout à fait oubliable. Après c'est sûr que ça doit pas déranger une seule seconde d'écouter ça en révisant des cours d'économétrie ou en faisant mille autres choses à côté vu que ça ne retient l'attention à aucun moment. Écoutez la bande originale de Mémoires d'un Geisha alors, elle est du même tonneau.

Le dernier plan du film fut accompagné d'un soupir de soulagement.


L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford de Andrew Dominik avec Brad Pitt et Casey Affleck (2007)