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3 septembre 2019

Criminal Squad

Criminal Squad est long (2h30 !), se passe à Los Angeles et oppose une petite équipe de flics à cran à une bande de braqueurs de banques particulièrement méthodiques. Devinez donc à quel autre film policier américain celui-ci est systématiquement comparé ? Facile ! Heat, bien sûr ! Le film de Michael Mann est clairement la plus grande source d'inspiration de Christian Gudegast, qui cherche aussi à s'intéresser aux vies intimes et familiales de ses personnages, qu'ils se situent du bon ou du mauvais côté de la loi (la frontière est mince, nous apprend le cinéaste, merci pour ce scoop d'enfer, a-t-on envie de lui répondre). A la tête de la team de la LAPD, nous retrouvons le gros Gerad Butler en flic alcoolo, au visage plus buriné que jamais. Le mec est en plein divorce et traverse une bien mauvaise passe. L'acteur écossais trouve peut-être là son meilleur rôle, ce qui en dit très long sur sa brillante carrière...





Curieusement, les meilleures scènes du film sont justement celles qui nous proposent d'assister à quelques épisodes glaçants de la vie de ces hommes, des vrais durs. Chris Gudegast nous offre alors quelques beaux moments d'un humour (plus ou moins volontaire) réjouissant. Je repense par exemple à ce gangster (auquel un énorme Fifty Cent prête ses traits délicats) qui surveille sa fille de très près et met en garde son nouveau petit-copain aux dangers auxquels il s'expose en cas de mauvaise conduite en lui présentant ses potes ultra baraqués. C'est d'un niveau... Bien entendu, la femme est toujours réduite à un rôle merveilleux, là-dedans. Elles compliquent seulement la vie de ces types absorbés par leur tâches et qui ont des problèmes bien plus sérieux à régler. Dans un registre plus grave mais tout aussi amusant, les altercations entre Gerard Butler et sa femme sont de purs moments de bonheur. Butler fout tout le monde mal à l'aise, toujours à deux doigts d'exploser, de péter les plombs pour de bon !





Côté action, le film déçoit lourdement. Le climax de ces 2h30 laborieuses est une pauvre fusillade sur le périph', en plein bouchon, très statique et pauvre en tension. Assez peu à l'aise quand il s'agit de faire autre chose que des plans aériens de la cité des anges, Chris Gudegast se contente alors de nous montrer un tireur vider son chargeur, puis un autre, et ainsi de suite, sans le moindre effet sur le spectateur. En revanche, côté sonore, il n'y va pas de main morte ! Ça pétarade sec, les bruitages sont soignés, on sent qu'il s'agit des détonations propres à chaque type de flingue. Les experts pourront confirmer ! Ça participera peut-être à contenter les moins exigeants... Le film a longtemps flirté avec le 8/10 sur IMDb !





Criminal Squad se veut ample, épique, réaliste, dur. Christian Gudegast, pour son premier long métrage, a beau s'appliquer par intermittence, en filmant notamment Los Angeles avec une certaine fascination, il ne parvient pas bien longtemps à faire illusion, faute à un scénario finalement très mince et à de trop nombreux plot holes. Un twist assez crétin vient même transformer tout ça en une simple histoire d'arnaque à la con. Au bout du compte, on est plus proche d'un Fast & Furious moins cylindré et plus urbain, voire d'un Triple Nine de sinistre mémoire, que d'un digne rejeton du sacro-saint Heat. Le film ayant toutefois bien marché, une suite est d'ores et déjà en chantier. Je ne répondrai sans doute pas présent. J'ai eu la désagréable sensation d'avoir perdu beaucoup de temps devant ça. Je suis un cinéphage, je me nourris littéralement de films, j'en suis accro, et Christian Gudegast a réussi à me mettre à la diète pendant deux jours.


Criminal Squad (Den of Thieves) de Christian Gudegast avec Gerad Butler, Pablo Schreiber, O'Shea Jackson Jr. et 50 Cent (2018)

17 juillet 2014

Grace is Gone

J'ai vu le seul film dont Clint Eastwood a composé la musique originale sans en avoir écrit le scénario ni assuré la mise en scène. Je ne pouvais pas garder ça pour moi ! Sous l'insistance des frères Weinstein, l'ancien maire de Carmel a en effet charitablement envoyé au jeune cinéaste James C. Strouse les chutes d'enregistrement de la musique de Million Dollar Baby. Après une journée passée à s'arracher les cheveux sur Fruity Loops avec l'aide indispensable de son cousin troubadour, James C. Strouse est parvenu à tirer une mignonne petite balade au piano à partir des déchets d'Eastwood. C'est ce morceau très lacrymal que l'on entend à différents moments du film, recyclé à toutes les sauces, ma préférée étant sa version la plus minimaliste où l'on devine seulement les râles du "mage de Carmel", s'essayant sur son piano, sans oser accoucher de la moindre note. Un remix techno house réalisé par le groupe Crazy Monkeys, disponible en libre écoute sur Deezer, enrichit simplement le morceau original d'un rythme dansant qui l'égaye considérablement mais il est hélas absent du long métrage. Il a en effet été jugé qu'il ne collait guère à l'ambiance déprimante et cafardeuse de l’œuvre très personnelle signée James C. Strouse, également auteur du scénario.




John Cusack a refusé 300 pour ce rôle, au plus grand bonheur de l'opportuniste Gerard Butler. L'acteur, très impliqué dans la vie de son pays, voulait ici démontrer son engagement politique. Il souhaitait s'élever face à George W. Bush dans, disait-il, "la crainte d'une deuxième réélection", réélection qui était de toute façon rendue impossible par le XXIIème amendement de la Constitution des États-Unis. Cusack l'ignorait et, quand on le lui faisait remarquer, il se défendait d'être simplement acteur, et non historien. Plus largement, cela lui tenait à cœur de prendre position contre la guerre en Irak et contre la guerre de manière générale, son grand cheval de bataille. C'est ainsi qu'il accepta le rôle de cet homme s'occupant seul de ses deux filles tandis que sa femme est engagée en Irak dans l'infanterie américaine. Alors qu'il prépare des cordons bleus de la marque Père Dodu (le meilleur rapport qualité-prix) à ses filles en attendant leur retour de l'école, Cusack apprend par la bouche de deux soldats en costards et au look de croque-mort que sa femme a trouvé la mort dans une attaque surprise menée par les troupes de Saddam Hussein. On est à peine au quart d'heure du film et John Cusack affiche dès lors un masque de cire qu'il n'abandonnera plus jamais.




Ne demandant pas plus de précision à ses deux oiseaux de malheur, Cusack leur referme la porte au nez, retourne mécaniquement à ses cordons bleus, les retourne une fois ou deux pour qu'ils soient dorés de chaque côté, consulte l'emballage pour être sûr d'appliquer strictement la recette, puis lâche sa spatule en bois, le regard perdu dans le vide. Il se dirige ensuite vers son salon où il échoue sur un ignoble fauteuil tapissier. Au meilleur de sa forme, l'acteur choisit alors de saisir sa tête entre ses mains pour nous montrer toute la tristesse et le désespoir de son personnage. Il en profite pour arranger discrètement sa coupe de cheveux et faire le beau gosse (marque de fabrique de l'acteur). A l'arrivée de ses deux filles, il n'aura pas bougé d'un iota, les mains littéralement vissées sur le haut du crâne, le séant bien enfoncé dans son fauteuil. Dans un réflexe d'auto-défense compréhensible, il choisira de ne rien dire à ses filles et de repousser au plus tard le moment de leur annoncer la terrible nouvelle. Il préfèrera les inviter soudainement à prendre la voiture (un 4x4 Volvo) et à filer vers un parc d'attraction à l'autre bout des États-Unis, Walibi Florida, pour leur faire plaisir, les amuser, et mieux chasser l'insupportable réalité. Et nous voilà partis pour un road movie sous morphine... 




Grace is Gone n'est pas un mauvais film, c'est un film totalement anodin que l'on regarde sans passion mais sans être dérangé, en attendant patiemment cet instant fatidique où les deux petites gamines sauront enfin. Quand ce moment arrive, à la toute fin bien entendu, nous sommes plutôt agréablement surpris par son traitement, sans toutefois trouver ça formidable, loin de là. Disons que Grace is Gone parvient à ne jamais trop tomber dans le pathos, ce qui, pour les canons hollywoodiens, est déjà pas trop mal vu son sujet. James C. Strouse dépeint le deuil de Cusack sans prendre de risque, timidement, comme s'il n'osait pas. Sans rien faire de notable ni de désagréable. Finalement, on se souviendra de Grace is Gone comme l'un de ces nombreux films anti-Bush sortis à cette période et on le rangera par exemple aux côtés du nettement plus mauvais Dans la vallée d'Elah de Paul Haggis ou du médiocre The Messenger d'Oren Moverman. Les performances des deux gamines sont bien plus à saluer que celle de John Cusack, qui en fait parfois des caisses dans ce rôle taillé sur mesures. L'acteur a notamment eu la sale idée de s'inventer une démarche ridicule pour donner vie à son personnage. Il marche en canard et les jambes totalement rigides, à tel point que j'ai d'abord cru qu'il avait deux jambes en bois ! Comme à leur habitude, les frères Weinstein ont organisé une campagne acharnée autour de l'acteur pour que celui-ci finisse par obtenir le Saint Graal, un Oscar. Il ne fut même pas nominé et ce n'est que justice ! Par contre, la bande originale pourtant tout à fait moisie de Clint Eastwood décrocha de nombreuses récompenses, mais aucune ne fut jugée suffisamment prestigieuse par la star pour que celle-ci ne daigne se déplacer et la recevoir en mains propres. On ne se refait pas... 


Grace is Gone de James C. Strouse avec John Cusack, Shélan O'Keefe, Gracie Bednarczyk et Alessandro Nivola (2008)

25 avril 2014

Lara Croft - Tomb Raider : Le Berceau de la vie

Il est rare qu'une affiche pose autant de problèmes. Au-delà de la laideur graphique à l’œuvre, le titre n'est tout simplement pas lisible. Le sous-titre encore moins. "Le blaireau de la vie ?", "Le bureau de la vie ?", "Le bahut de la vie ?", "Le barbu de la vie ?". Autant de questions sans réponse. Après les échecs successifs de Speed 2 puis de Hantise, Jan de Bont, d'ordinaire si affable et si heureux, n'est plus que l'ombre de lui-même. Pensant à une reconversion dans le fromage, la peinture, les putes ou la drogue, soit dans l'une des spécialités de son cher pays hollandais, De Bont n'y croit plus quand on lui tend le scénario du second opus de Tomb Raider, scénario aux tranches salies par toutes les mains (et quelques pieds) desquelles il est tombé avant d'arriver sur le bureau immaculé de notre maître du cinéma d'action en flagrante perte de vitesse.




Lara Croft, après avoir affronté Daniel Craig, le bad guy de Tomb Raider 1, et après lui avoir pété au nez en guise de conclusion à une première adaptation un peu olé-olé, se retrouve en tenue de plongée sur les bords de la mer Caspienne. Sur son lit de mort, son père à la vie comme à l'écran, Jon Voigt, lui a indiqué dans un dernier éclat de rire l'emplacement d'un trésor secret, en pointant son doigt vers l'un des murs de sa chambre d'hôpital. Un trésor ou plutôt une statue. Une statue d'Alexandre le Grand contenant dans son crâne la clé de la sulfureuse Boîte de Pandore. Cette boîte, Lara Croft veut mettre la main dessus pour mieux la foutre à l'abri de son ennemi juré, Chen Lo, le frère chinois de Daniel Craig. Ce dernier aimerait littéralement ouvrir la Boîte de Pandore afin de nettoyer la Terre de ses péchés et repartir, selon ses propres mots, "comme en 40". Aidée dans ses pérégrinations par Gerard Butler, acteur tout en bas de l'échelle sociale en 2003, Angelina Jolie s'apprête à nouveau à combattre les forces du mal en sautant de caillasse en caillasse et en arborant les différentes tenues vestimentaires dessinées par quelques malades dans le jeu éponyme, propres à mettre en avant une poitrine peut-être pas assez démesurée pour correspondre aux attentes du gamer et subvenir à ses besoins péniens.




Pourquoi Angelina Jolie ? Le casting, vrai serpent de mer, a duré des lustres. C'était d'abord Vanessa Demouy, qui a elle-même lancé la rumeur de son embauche en diffusant des photos où, certes, son corps faisait l'affaire, malgré une tronche de dix pieds de long. C'était ensuite Rhona Mitra, victime peu pudique d'un autre détraqué hollandais nommé Verhoeven dans Hollow Man. Puis Catherine Zeta-Jones, pote de De Bont depuis Hantise et déjà rodée aux tractions du train arrière sous le regard tout suant de Sean Connery depuis Haute Voltige. On ne vous cite que les trois plus connues mais à l'époque c'était à chaque jour un nom nouveau, une roue de la fortune qui a fini par tomber sur le blaze d'Angelina Jolie, au plus grand désarroi de nombreux haters (parmi lesquels nous nous comptons) qui reprochaient à l'actrice son visage. De Bont a fait durer le casting pour faire tourner, et pour multiplier les tentatives de conquêtes, lui qui avait instauré une règle selon laquelle chaque bout d'essai devait se terminer par la mesure des mensurations de ces dames ad hominem. Il se considérait alors comme l'homme le plus chanceux de Hollywood, lui qui se dirigeait pourtant droit contre un mur sous la forme d'un scénario fatal, sans doute les pires mots jamais assemblés sur du papier (à l'image du titre, non-sensique, qui se fait un plaisir de mêler des mots-clés au pifomètre).




La pire idée du film est peut-être d'avoir fait de Lara Croft un mec (Angelina Jolie a été nominée aux Oscars pour le meilleur rôle masculin), un garçon manqué avec de gros nibards, alors que tout le jeu consistait à manipuler une pure femme simplement douée pour l'acro-gym. Jan de Bont n'a jamais plus rien tourné après ça. Il considère que le projet lui a échappé au moment même où il a dit "moteur !" pour la première fois. Lui qui comme toujours partait plein de bonnes intentions, des idées plein la tronche, et le sourire collé aux nuages, on ne l'a plus jamais revu sourire depuis, et il nous manque fort, le hollandais imprévisible à la filmographie en forme de flèche sur-aiguisée tirée à pleine force dans son propre pied. Il nous manque fort.


Lara Croft - Tomb Raider : Le Berceau de la vie de Jan de Bont avec Angelina Jolie et Gerard Butler (2003)

17 janvier 2011

Que justice soit faite

Il est facile de torcher un papelard à partir d’un film comme ça. Un film qui en dit plus que ce qu'il montre, un film âpre et dégoulinant. Dire qu'à cause du titre (Law Abiding Citizen, en version originale), je m'attendais à un long-métrage sur la loi Veil... Moi je prends le taureau par les cornes, je mets les pieds dans le plat et je m'avance la bouche en cœur. Je ne ferai pas dans la simplicité, je vais seulement me contenter de vous conter l’histoire, avec mes propres mots. Toute l'histoire. Préparez-vous à parcourir le pitch que F. Gary Gray a vendu à des producteurs tétanisés devant cette énième histoire de Vigilante cherchant à venger la mort d'un proche contre vents et marées tandis que la police ne daigne mouvoir son auriculaire bardé de cérumen. Première scène du film : Gérard Butler, l’acteur écossais au charme très rural et au talent inexistant (« the rough blue-eyed scottish moron » d'après Ralph Fiennes) , est peinard dans sa cuisine en train de préparer l’un de ces clafoutis aux cerises dont il a le secret. Il est en compagnie de sa fille qui s'amuse avec amour à confectionner des colliers et bracelets de perles à ses parents, le genre qu’on porte deux minutes puis qu’on jette aux chiens une fois que le gosse qui nous l’a donné nous a enfin lâché la grappe. Elle en fait un avec écrit « Daddy » qu’elle tend à son père. Grandiose. Tout ça est filmé avec un halo lumineux qui est là pour nous faire comprendre que ce bonheur total ne va pas durer... Toc toc toc. Même pas le temps de répondre « Qui est là ? » que Gérard Butler, dont on apprendra plus tard qu’il est une sorte d’agent spécial surentraîné, se prend un coup de batte de baseball dans la tronche et derrière le genou. KO (« Knives Out » en anglais), il assistera impuissant au viol et à l’assassinat de sa femme ET de sa fille, auxquels il faut ajouter le recel de quelques-uns de ses bibelots par deux hommes apparemment coutumiers du fait. Les méchants sont de sacrés salops, des pourris, des tarés. Fondu au noir. Nous suivons Jamie Foxx dans le rôle d’un avocat véreux, en plein travail, accompagné de son assistante incarnée par l’actrice blonde en plastique déjà vue dans Talladega Nights et Iron Man qui porte le doux nom de Leslie Boobs et qui ranked #51 on the Maxim magazine Hot 100 of 2008 list devant la famille Kardashian mais derrière Dustin Hoffman. Jamie Foxx est procureur dans l’affaire Butler, il se réjouit d’avoir trouvé un accord avec l’un des deux méchants qui, en reconnaissant ses crimes, s’en sort avec une courte peine de prison, tandis que son compère écope de la peine capitale. Allez comprendre. Avant que le verdict ne soit rendu, Jamie Foxx décide tout de même d’en toucher deux mots au principal intéressé : Gérard Butler, que nous retrouvons amaigri, les yeux rougis par le chagrin, errant dans les rues de Boston, Détroit, Philadelphie, que-sais-je ? Ce dernier ne déborde pas d’enthousiasme à l’annonce de la trouvaille juridique de Foxx, et il s’ensuit une violente dispute faite de bastons de regards durant laquelle Butler tapera trois fois du poing sur la table en s’écriant « Qu’est devenue la justice ? Qu’est devenu le peuple ? Qu’est devenue la loi ? ». Foxx décide de faire fi de ces remarques et, lors du procès, tout se déroule comme il l’a programmé. A la sortie du tribunal, Gérard Butler adresse un bras d’honneur à un Jamie Foxx assis sur ses principes et droit dans ses bottes. C’est ainsi que se termine la première partie du film, laissant le spectateur exsangue, littéralement.




Ten years later... Dix mois plus tard donc... Jamie Foxx et son assistante sont conviés à la mise à mort du meurtrier malheureux. Celle-ci se passe mal puisque là où le condamné à mort aurait dû s’éteindre sans douleur, il est soudainement pris de convulsions et de spasmes affreux. L’audience est abasourdie et le Coyote est victime de son succès (ça fait deux heures que j'attends mon maxi-raclette). De son côté, Gerarld Butler s’est fixé pour seul but dans la vie de rétablir la justice lui-même en mettant au point une vengeance calculée au millimètre. Il a pris 17 kilos de muscle (voir photo ci-dessus) en usant d'anabolisants interdits même au Viet-Nam. Du coup, il choisit de piéger le deuxième meurtrier puis de se filmer en train de le découper en apéricubes. Il envoie ça par colissimo suivi avec accusé de réception à Jamie Foxx. Ça lui coûte un bras mais il est content de lui. Il s'en fiche parce que son tour de bras est maintenant équivalent au tour de cuisse de Roberto Carlos lorsqu'il était au faîte de sa gloire. Ensuite, comme il a mis sans réfléchir l'adresse de l'expéditeur et qu'il a fait assurer le bien par la poste, il se fait vite repérer par la police, il décide donc de retirer son t-shirt et d'attendre de se faire cueillir chez lui, histoire de ressortir la tête haute, et d'arborer ses biscotos sculptés à force de soulever de la Viet tout en bandant les muscles de son cou. Butter se laisse donc mettre en taule et interrogé par Jamie Flaxx pour mieux commander sa vengeance à distance et montrer à quel point il est malin. Raaaaaaaaaaaah j’en ai trop marre, j’arrête et je vous laisse mariner avec ce suspense de tous les diables ! Je m’étais fixé de tout vous raconter, de tout vous faire partager, mais ça fait mal et j’en peux plus. En plus on est qu’au tout début là. Je vous ai seulement conté la première demi-heure ! J’ai l’impression de revoir ce con de film, en tout cas sa première demi-heure. Voir ça une fois, c’est déjà trop. La raconter, c'est un calvaire, là je suis Jésus sur sa croix en train de me prendre un coup de lance par Saint Thomas. Si vous êtes moins débiles que moi, vous avez arrêté de me lire depuis un bail. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu envie de faire ça, de vous faire un peu revivre mon calvaire, mais c'est mal, c'est égoïste, et je ne recommencerai plus, promis. Je suis comme Indiana Jones dans le temple de Petra, je suis le pénitent... Le pénitent doit le passer, le pénitent doit le passer, le pénitent... Le pénitent est humble devant Dieu, le pénitent s’agenouille devant Dieu ! A genoux !


Que justice soit faite de F. Gary Gray avec Jamie Foxx et Gerard Butler (2009)

8 novembre 2010

Chasseur de Primes

Chasseur de prime, chasseur de rien. Je ne sais pas quel est l'intérêt de réaliser un tel tas de fumier. Jennifer Aniston est moche, Gerard Butler est bouffi de fatuité. Ces deux acteurs ont le même atout physique, leurs yeux d'un bleu perçant.




Chasseur de primes de Andy Tennant avec Jennifer Aniston et Gerard Butler (2010)