Affichage des articles dont le libellé est Terrence Howard. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Terrence Howard. Afficher tous les articles

13 septembre 2013

Sous surveillance

Quand tu t'appelles Bobby Redford, tu peux avoir un casting en or malgré un scénar' en contreplaqué, il suffit de claquer des doigts. C'est ce que prouve son dernier film en tant que réalisateur, acteur et producteur exécutif : Sous surveillance (The Company we keep en VO, soit "La société que nous gardons"). Visez un peu l'affiche. Treize noms qui ont bien du mal à tous y contenir. De vieilles gloires du passé y côtoient de jeunes acteurs qui montent qui montent. Si le film, qui paraît déjà bien long, avait duré deux heures de plus, on imagine que le défilé de vieilles gueules cassées et de jeunes loups aux dents qui rayent le parquet aurait duré encore plus longtemps. Heureusement, la mégalomanie de Bob Redford a des limites !


Moment de malaise sur le tournage quand Susan Sarandon décide de mimer la position sexuelle préférée qu'elle réalisait naguère avec Tim Robbins, surnommé The Black Donkey dans la profession.

On suit donc ici le pâle Shia LaBoeuf, jeune journaliste désireux de faire ses preuves, en pleine enquête sur un vieil avocat (Robert Redford) dont le trouble passé ressurgit suite à l'arrestation d'une membre du Weather Underground (joué par Susan Sarandon), groupe d'activistes de gauche radicale ayant marqué les années 70 et considéré comme une organisation terroriste par le FBI. En deux temps trois mouvements, Shia (prononcez comme ça vous chante, "Who really cares ?!" répète-t-il à longueurs d'interviews, blasé) parvient à dépasser plus de 30 années de recherches acharnées menées par le FBI et expose au grand jour la véritable identité de Bob Redford. Ce dernier prend alors la fuite, Shia et le FBI se lancent donc immédiatement sur ses traces ; mais attention, n'allez pas imaginer une course-poursuite haletante au sein d'un thriller parano comme on n'en fait plus, non, pensez plutôt à un escargot fatigué et tout ridé (Redford) inspecté à la loupe par un enfant laid à moitié aveugle (LaBoeuf) entouré d'une bande d'incapables qui regardent du mauvais côté, dirigée par le toujours désagréable Terrence Howard.


Malaise encore sur le tournage lorsque Shia LaBoeuf décide d'aller sur généalogie.net pour retrouver ses ancêtre aveyronnais alors qu'il a une ligne de dialogue de la plus haute importance à placer face à Bob Redford (qui regrette à ce moment là de ne pas avoir choisi Mouloud Achour pour le rôle).

Comme il a du temps à paumer et que les énergumènes à ses trousses sont tous des purs zonards, Bob Redford profite de cette petite virée pour renouer les liens avec de vieux amis qui ne l'accueillent pas toujours avec le sourire. Le film prend alors des allures d'anti-Expendables, ces réunions musclées d'anciens collabos toujours fachos organisées par Sly, puisqu'il nous propose une morne galerie de portraits de gauchos ancestraux mal dans leurs peaux ayant tiré un trait sur leur passé un brin trop engagé. Ce film-là, c'est donc un peu le Expendables des soixante-huitards grabataires, sauf qu'ici les acteurs sont tous en déambulateurs et, à la place de mitraillettes et autres kalachnikovs, ce sont leurs idéaux en berne qu'ils traînent partout avec eux. Bien sûr, le rapprochement avec le film de Stallone n'est pas à prendre comme un compliment.


Malaise toujours sur le tournage de ce film en bois entouré de moquette sans âge lorsque Bob Redford lâche un pet cinglant sur le coin de la veste en velours côtelé de Dick Jenkins qui ne peut retenir un rictus de dégoût et un regard furtif et interloqué en direction de son interlocuteur censé être un gentleman.

On croise donc avec plus ou moins de plaisir des vieux gars comme Nick Nolte, dans l'un de ses fort probables derniers rôles (cela me fait de la peine de l'écrire aussi), Brendan Gleeson, un pack de bière à la main, et le plus grand d'entre tous, toujours au top, toujours la même tronche depuis 20 ans, j'ai nommé Dick Jenkins, le seul de la bande à ne pas être sur le déclin, artistiquement parlant. J'aurais aimé y voir aussi le grand Robert Duvall, mais c'était oublier ses véritables opinions politiques... Côté vieillardes, on retrouve Susan Sarandon, fidèle à elle-même, et Julie Christie, que l'on pourra mettre un petit moment avant de reconnaître. Ce medical check-up platement filmé est souvent déprimant quand on découvre le gros coup de vieux pris par l'un ou la mauvaise mine affichée par l'autre, et parfois étonnant, comme lorsque l'on constate que Julie Christie et Robert Redford se ressemblent désormais étrangement. Ils doivent avoir le même chirurgien, un type qui fait du bon taff, ceci dit, bien que leur beauté de jadis ait bien du mal à percer derrière l'écran juvénile superficiel qu'il leur colle aux tronches.


Malaise bis repetita lorsque Bob Redford décide de jouer toutes les scènes avec Julie Christie en lui tournant le dos comme pour se venger d'une relation amoureuse terminée sur un point d'exclamation, le sang et les larmes. Une balle dans son propre pied !

Au milieu de tout ça, les jeunes pousses ont bien du mal à s'affirmer, y compris la sympathique Brit Marling, que son amour pour les thrillers américains des 70's doit amener à faire des choix de carrière pas toujours judicieux (on l'avait également vue dans Arbitrage, aux côtés d'un Dick Gere aux abois, un film du même tonneau, mais plus sobre et réussi). Le tristounet Shia LaBoeuf démontre quant à lui qu'il n'a toujours pas les épaules pour porter un film tel que celui-ci. Notons que pour faire taire les critiques français qui pointent systématiquement du doigt sa ressemblance frappante avec Karim Benzema, la star porte ici une moumoute ridicule et des lunettes triple foyer qui ne suffisent pas à le rendre crédible en journaliste.


Malaise final très palpable et ressenti douloureusement par tout le cast & crew au moment où Shia LaBoeuf demande effrontément à Brit Marling de tirer sur son doigt afin de pouvoir lâcher un pet issu de l'ingestion et la digestion malheureuse d'une fricassée de Limoux avariée.

Beaucoup ont parlé de nostalgie ou de mélancolie pour qualifier ce thriller mou du genou réalisé par un Robert Redford vraisemblablement soucieux de redorer son mythe et celui de quelques collègues en évoquant un glorieux passé d'activisme de gauche. Pour ma part, j'y vois plutôt un narcissisme déplacé de la part du Sundance Kid. Même si cette scène douloureuse, où la vieille star se montre faisant son jogging, laborieusement, en nage, courant comme une vieille gonzesse, vient quelque peu contredire mon hypothèse. Force est de constater que l'on s'ennuie ferme devant ce film qui paraît déjà très daté. Le climax, c'est tout de même une course à deux à l'heure de Robert Redford et Julie Christie dans les bois, poursuivis par les bergers allemands obèses du FBI. Ils trainent la patte et sont filmés ridiculement, de dos, en tenue de jogging, et presque invisibles derrière les gros sacs Quechua qu'ils trimballent avec eux. Quand elle ne fait pas mal aux yeux, la mise en scène est en mode pilote automatique. Redford aurait sans doute mieux fait de confier la tâche à quelqu'un d'autre, même si je ne vois personne, dans le cinéma américain du moment, capable de torcher un thriller correct à partir d'un tel script. Au bout du compte, Sous surveillance pourrait aisément être rattaché à cette petite vague de films commémoratifs rances qui sont produits depuis quelques années et nous foutent à chaque fois un petit peu mal à l'aise...


Sous surveillance de Robert Redford avec Robert Redford, Shia LaBeouf, Richard Jenkins, Susan Sarandon, Chris Cooper, Brendan Gleeson, Stanley Tucci, Terrence Howard, Brit Marling, Anna Kendrick, Nick Nolte, et Julie Christie (2013)

11 février 2008

À vif

Près de 15 ans après avoir joué dans Nell, Jodie Foster décide de retrouver le bon vieux Neil Jordan. Déjà coupable d'Entretien avec un Vampire et de La Compagnie des Loups, elle compte sur ce réalisateur docile pour mettre en image un scénario qu'elle juge prometteur. Un scénario signé par les quatre panaris des bro' Roderick et Bruce A. Taylor intitulé "A Kick-Butt Tour De Force (working title)", visiblement très fiers d'eux. Après deux mois de development hell, le film sera bouclé et réintitulé The Brave One. The Brave One (aka À Vif en VF) raconte l'histoire d'une gonzesse jouée par Jodie Foster qui vit le plus beau des amours avec Saïd de Lost. Ceux qui suivent cette série en contreplaqué, dites-vous bien que ce film est donc peut-être un spin-off, un flash-forward ou un flash-back de Lost. Faudra l'avoir vu pour piger l'ultime épisode. Alors je vous mets en garde contre d'éventuels spoilers. Si vous avez tenu 3 saisons, ça serait dommage que je gâche tout !




Donc ce salop de Saïd est avec Jodie Foster et se l'envoie régulièrement. C'est cool pour lui, mais c'est quand même le film où Jodie Foster est la plus moche, alors on lui en veut pas trop. Saïd et Jodie Foster s'aiment tellement qu'ils causent sans cesse de leur futur mariage. Au début du film, on a droit à une scène de 3 plombes où Saïd choisit la future robe de mariée. "Ça sera donc couleur crème, c'est bien ça ?" demande-t-il tout haut chez Célio*, pas du tout au courant que ça porte la méga poisse quand le mari voit la robe de la mariée avant la cérémonie et que généralement ça ne se fait pas que ça soit lui qui l'achète 3 mois avant l'évènement, qui plus est chez Célio*. "Non ça c'est couleur vanille" rectifie la tancharde chargée de plier les robes une fois que les types comme Saïd les ont essayées et pu constater que ça leur allait pas. "Tant pis, j'achète !" Et voilà donc Saïd avec suffisamment de points Smiles sur la tronche pour emprunter gratos le Transsibérien à l'idée de faire la surprise à Jodie Foster. Il la rejoint à son boulot. Jodie Foster est animatrice radio. C'est pas top pour elle, vu que son capital corpus est assez sous-employé, mais elle se démerde plus ou moins bien et mène une vie de rêve vu que ça la passionne de faire ses émissions de merde qui consistent simplement à décrire la ville de New-York. C'est à base de récitations de poèmes hideux qu'elle apprend par coeur la veille pour le lendemain. C'est un rythme à prendre. Tu fais le même film avec le type de Memento et ça prend une autre tournure, forcément.




Bref, tout roule vachement bien pour le couple Saïd-Jodie et, le jour du choix vanille de la robe, ils comptent bien fêter ça en allant s'enculer du côté de Central Park. Comme c'est un coin assez tranquille, ils décident d'y aller la nuit tombée. Ils emmènent Ballzac, leur clebs, un dog allemand méga con et surexcité, qui s'appelle comme ça en référence au grand écrivain français et aux balles en caoutchouc qu'il ne manque jamais de leur ramener la bave aux lèvres, le vent en poupe. Hélas, ce soir-là, l'une des balles envoyées à l'aveugle par Saïd attérira en plein sur le front d'un caïd d'origine fort peu caucasienne, et le clebs ira la chercher en vitesse malgré tout ! Pour entamer une discussion avec ce genre de gars facilement sur les nerfs, on a connu mieux ; et Saïd aura bien du mal à expliquer son mauvais geste...

Il est 22h10 et on est en plein Central Perk quand le caïd et toute sa bande s'en prennent violemment au couple. L'un deux, visiblement fan de cinéma et de tout ce qui peut être rétro-projeté, filme le massacre avec son portable et envoie tout ça en MMS à ses meilleurs potes, également amateurs d'une certaine branche du septième art qu'on désigne généralement sous le terme "snuff movie". Bilan : 1 mort (Saïd), 1 méga blessée (Jodie Foster) et 1 chien perdu (Ballzac).




Quand, à son réveil d'un coma long de 4 mois, Jodie Foster apprend par la bouche de celle qu'elle espérait devenir sa belle-maman que le mariage est finalement annulé, l'ambiance du film se noircit un peu. Et comme si cela ne suffisait pas, elle apprend que l'enterrement aussi s'est fait sans elle, puisqu'il a eu lieu pendant son coma. Ça craint ! "Pouvez-vous seulement m'indiquer l'adresse de la tombe ?" demande t-elle. "On a choisit l'incinération", répond feu sa belle-mère. Ça commence à faire beaucoup, se dit notre héroïne. Suite à toutes ces désillusions, Jodie Foster change de coupe de cheveux et devient une vigilante, c'est à dire qu'elle pratique quotidiennement l'auto-justice. Cette auto-justice est parfois plus proche de la légitime défense puisque Jodie continue tout de même à manquer de chance : elle se retrouve deux fois de suite dans des situations périlleuses.




La première survient un mardi soir lambda dans une supérette de quartier. Jodie Foster est au rayon dvd, hésitant à acheter The Brave One (auto-clin d'oeil donc, assez osé), quand un type à l'aspect fort négligé rentre bruyamment et envoie sans prévenir 6 balles dans la poitrine de la caissière. Le gars pique le fric, mais il n'en trouve apparemment pas assez pour rembourser les 6 balles qu'il vient de dépenser étant donné son humeur toujours très mauvaise. C'est alors que la sonnerie du téléphone de Jodie Foster, jusque là planquée dans le rayon lezbdo (nouveau clin d’œil autobiographique donc), retentit. Soucieux de ne pas laisser d'être vivant derrière lui dans la supérette, le truand se met à la recherche de Jodie qui, heureusement, s'avèrera plus agile que lui à la gâchette.




La seconde situation survient le lendemain et elle est beaucoup plus drôle. Au milieu de la nuit, Jodie Foster est assise tranquillos dans le métro : sans casque sur les oreilles ni bouquins sous les yeux, elle décide pour une fois de profiter du paysage offert par le fameux subway new-yorkais. Dans la même rame qu'elle s'ennuient deux gros noirs habillés en basketteurs. Pour tuer le temps, ils décident d'essayer de communiquer avec un jeune gars blanc bec et abondement chevelu qui écoute de la zique sur son iPod. Curieux, les deux lui demandent ce qu'il écoute. Il ne répond pas. "Cause pas aux noirs peut-être", se disent-ils, alors ils insistent un peu. "Putain de merde dis-moi ce que t'écoutes ça mange pas de pain, si ?". Le jeune chevelu décide enfin d'ouvrir la bouche et lâche un timide et fébrile "Radiohead". Aussi sec, les noirs répondent "Tu veux que je t'en donne moi du Radiohead ?!" et finissent par clairement l'agresser. Jodie Foster, spectatrice, fait les gros yeux mais n'intervient pas. Finalement, le jeune fan de Radiohead parvient à fuir en descendant à la prochaine station mais doit céder son iPod Shuffle aux deux costauds qui, hélas, ne s'arrêtent pas là et ne prendront même pas la peine d'écouter les premières notes de Let Down. Ils ont en effet la sale idée de s'attaquer ensuite à Jodie Foster qui, très vite, sort son 9mm et place deux balles dans des endroits où ça fait plus que chatouiller. Elle sort ensuite du métro là où elle avait prévu d'aller (Fountain Lestang), laissant les cadavres derrière elle, et enfile quand même sa capuche pour passer incognito. 10 minutes après, les flics rappliquent et viennent enrober la station de ruban jaune "DO NOT TRESPASS", peut-être au cas où le tueur soit encore là et que ça le décourage de s'échapper. Une méthode assez peu efficace mais qu'on voit systématiquement dans les films américains. Une fois sur les lieux du crime, l'un des flics retrouve l'iPod sur le cadavre d'un des blacks et fouille tout de suite la tracklist en quête d'indice. C'est alors qu'il déclare, content de sa trouvaille, "Radiohead... U2... Coldplay... REM... Cet iPod n'est pas à lui, j'en mettrai ma main au feu !".




Plus tard dans le film, on retrouvera le jeune hippie amateur de Radiohead pour la deuxième meilleure scène. Un flic lui met le grappin dessus afin de l'interroger ; fastoche à trouver : ce petit connard était encore à Central Park en train de s'enrouler des joints ! Au commissariat, on lui demande d'aider à produire un portrait-robot de Jodie Foster. Il se retrouve donc face à une flic qui est elle sous photoshop, superbe logiciel qui permet de reconstituer le visage d'une personne en un seul clic. Le jeune se lâche un peu et donne des détails qu'il aurait très bien pu garder pour lui, comme par exemple "Elle avait des purs seins, pas gros mais méga beaux, genre Kate Moss un peu, mais pas ravagée par la cocaïne, je te jure !". La flic le regarde alors désespérée en pointant du doigt son écran, où apparait seulement une tête, histoire de lui faire piger qu'il s'agit uniquement de reconstituer un visage. Malgré ça, le fan de Radiohead enchaîne : "Elle avait aussi un méga cul, elle était assise mais, tu sais, j'ai quand même pu le deviner, ce genre de cul ça se flaire. Je sais pas comment l'expliquer. Tu mates les culs toi ? Bah le sien était trop bien, c'est dommage pour toi." La flic, agacée, lui dit d'arrêter car merde, ils dessinent seulement le visage là, et plus vite il en aura fini avec eux, plus vite il pourra retourner chez lui finir sa seigue. Le gosse redevient donc sérieux une minute et en termine avec photoshop. Un peu plus tard, la flic appuie donc sur "Print Screen" et apparait sur format A4 une photo bien connue de Jennifer Aniston. La photo vient jusqu'aux yeux des flics et le lieutenant tape du poing sur la table. "Merde, c'est Aniston, aka Rachel dans Friends, ce type est pas fiable, c'est un gros connard". Et la flic spécialiste des portraits-robots explique : "L'être humain assimile des images populaires et les remplace inconsciemment à celles des vrais gens". Ceci explique sûrement pourquoi des stars comme Micheal Jackson ou O-J Simpson sont souvent soupçonnées par le FBI. Fondu au noir, fin de la scène !




La suite du film est plus laborieuse. Peu de faits marquants. Le super flic, incarné par le très lisse Terrence Howard, héros du film dont je n'ai même pas parlé jusque-là, finit par aider et aiguiller Jodie Foster dans sa vengeance. Le film véhicule donc un message sur lequel je préfère ne pas m'attarder tant il pue la merde.

Avant la fin du film, on revoit le chien Ballzac, qui est en pleine forme car il avait finalement été adopté par les assassins de Saïd. A la toute fin, vu que ses proprios sont morts ou en état d'arrestation, Ballzac retourne se frotter à Jodie Foster. C'est une vraie girouette ce clebs. Le dernier plan du film c'est Jodie Foster qui caresse un berger allemand.


The Brave One (À vif) de Neil Jordan avec Jodie Foster et Terrence Howard (2007)