11 février 2008

Shallow Ground

Shyamalan, qui ressort d'un long procès de 3 jours et 5 nuits suite à l'incendie d'un monastère en Corée, sera peut-être remis en selle à cause de ce plagiat honteux de l'affiche d'un film de série B caustique, quasi identique à celle de la daube intitulée Lady in the Water. Bref. Laissons entrevoir ce qui se cache derrière le mystérieux titre Shallow Ground... Une petite série b bien frappée sortie y'a 4 ans.

Le pitch, la storyline et le synospsis ne font pas de doute : nous nageons en plein horror flick, dans un zombie-like improbable, aux effets gore punshy et où le nemesis ne conserve aucune sorte de pitié à l'égard du héros et de son sidekick. Je vous raconte l'histoire avec brièveté. Un homme perd sa femme dans un étang. Le verdict est sans appel : ses poumons sont remplis d'eau, elle ne réagit pas aux multiples pontages, elle s'est donc noyée. Désespéré, le mari effectue un rite vaudou dans le but de ramener à la vie la défunte. Mais malgré lui, ce n'est pas seulement sa femme qu'il ramène à la vie, mais toute une bande d'indiens ancestraux, enterrés là depuis des siècles et qui ont soif de vengeance après tout ce que les blancs leur ont fait subir. Ils sont armés et collectionnent les scalps. Le village le plus proche est pris pour cible. On assiste à une véritable boucherie. Les habitants s'auto-séquestrent dans leur maison, se barricadant et éteignant les lumières pour ne pas être vus. Un véritable huis-clos se met en place, où la police sera appelée en renfort.

Je n'en dévoile pas trop pour laisser le twist à l'abri, mais sachez que twist il y a et que surprendra il vous. C'est bien simple, j'ai dû me repasser le dernier acte trois fois de suite pour comprendre un peu le pourquoi et le comment d'un tel dénouement. La rumeur raconte que le scénario était un tel pavé qu'il ne rentrait même pas dans la boîte aux lettres du producteur Bob Weinstein, qui le transforma en feu de cheminée aussitôt.



Droit au but : ce film fait tout simplement partie de ceux qu'on espérait même plus voir sur un écran. Ça gicle, ça éclabousse, ça jailli, ça trésaille, ça ondule, ça se corse, ça se tord, ça mord et ça me plait ! En effet, il n'en faut pas davantage pour plaire à un amateur de fracture ouverte, de barbaque explosée et de chair étalée. Ici, il y en a pour tous les goûts :
- Oui, la jeune femme se fera violer puis massacrer à l'aide d'un marteau-piqueur emprunté au maçon du village, sans son autorisation.
- Oui, le chien sera écrasé, et bien écrasé, sous la roue de la moto Suzuki du leader des très méchants.
- Oui, le nouveau-né ne connaîtra pas sa maman.
- Oui, le nouveau-né n'aura plus rien de neuf lorsqu'il sera écrabouillé par la basket d'un zombie récalcitrant.
- Oui, le jeune albinos sera évidemment exposé aux UV les plus directs, en plein désert texan, sous un soleil écrasant.
- Oui, le sans-abri n'accueillera pas une pièce de monnaie dans sa gamelle mais bel et bien une grenade flash qui l'aveuglera à vie.
- Oui, la grenade flash sera suivie d'une simple grenade à défragmentation qui aura le mérite d'envoyer valser le bras du sans-abri sur le toit de l'hôtel de ville.
- Oui, le petit sera empoisonné et finira jeté en pâture à un troupeau de béliers charmois particulièrement agressifs car n'ayant pas vu d'anus depuis des lustres.
- Oui oui et oui, la maîtresse de maison terminera enfournée avec son gratin.

Que de promesses tenues, pour un film qui ne déçoit jamais. Un film d'horreur modèle, qui ne fait pas pâle figure dans ma collection, aux côtés de Psycho Sisters et Penetrator 3.


Shallow Ground de Sheldon Wilson. Genre : gore démonstratif soutenu, sous-genre : violence gratos perpétrée par une ethnie vengeresse / génocide inversé (2004)

4 commentaires:

  1. Trois ans après cet article rencontre enfin son public !

    Je garde donc de l'espoir pour ma critique de Big !

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