
Ce film produit par Francis Ford Coppola en 1982, est un film tourné sans acteurs, sans scénario, sans directeur de la photo, sans metteur en scène et sans pellicule. C'est une suite d'images de haut vol, de grands espaces ou bien de minuscule détails de notre monde filmés en accéléré ou ralentis à l'extrême. Un film qui se veut très environnementaliste, darwinien, ce que vous voudrez. Ne cherchez pas la signification du titre il n'y en a pas. Godfrey Reggio a déclaré avoir cherché un titre issu d'un langage oublié qui ne veuille rien dire même dans cette langue ancienne afin qu'il ne nous évoque strictement rien. C'est réussi. Il semblerait que ce film soit le premier épisode d'une trilogie. Le second, tourné en 88 s'intitule
Powasqqatsi et fût réalisé sous les auspices de George Lucas, le troisième,
Naquoyqatsi, supervisé par Steven Soderbergh, est sorti en 2002, mais il y a fort à parier connaissant l'homme qu'il ne s'agisse là que d'un sombre remake des deux premiers.

En regardant ce premier opus donc, il y a déjà quelques temps, j'avais pris quelques notes que voici, en vrac : l'infiniment grand côtoie l'infiniment petit. L'immense est miniaturisé et vice et versa. La relation espace-temps n'a plus de valeur. Le monde est sens dessus dessous. Le monde est sans dessus dessous. Vagues et nuages ne sont qu'un. L'hémorragie d'images de la télé. On devient soi-même un produit des images. L’œil ne discerne plus l'être humain d'une saucisse un peu comme le Charlot des temps modernes. Fascination pour un monde qui s'échappe, toujours, et donc jamais. Un monde qui nous échappe et que seul le mécanisme d'une caméra peut enregistrer. C'est pas mal non ? Le film est méga chiant.
Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio (1982)