13 février 2008

Planet Terror

Halloween 2008 était pas top alors on a mis Planet Proof de Michelle Rodriguez. Comme prévu c'est une énorme daube.

Trois adjectifs:

- Ridicule
- Chiant
- Laid

Je pourrais continuer pendant 10 lignes comme ça. Ça ferait 13 adjectifs. Si encore il faisait juste un film hommage, je le trouverais pourrave mais bon je comprendrais à la limite l'envie du gars (ça vaut pareil pour Tarantino) aussi pourri soit le film en lui-même. Mais le simple fait qu'il mette une fausse bande annonce avant, des titres et des logos écrits comme à l'époque et qu'il raye la pellicule, mette des faux collages et interrompe le film avec "désolé bande manquante", ça me le rend ultra détestable. Ça rend toute la chose absolument minable. C'est un petit fan de merde, un collectionneur à la manque. Comment se contenter de ce goût superficiel du passé, de cette fausse nostalgie ridicule, cette passion non pas pour le contenu des œuvres passées mais bien pour le contenant, au sens strictement matériel du terme, cette débilité qui consiste à ressortir sa gameboy ou son walkman cassette aujourd'hui sous prétexte que parce que c'est démodé c'est méga cool, alors qu'à l'époque où on passait au cd on était bien content de jeter l'auto reverse à la poubelle. Je hais ce rapport de connard au passé. Un mot sur Rose McGowan : clebs.


Planet Terror de Robert Rodriguez avec Josh Brolin et Quentin Tarantino (2007)

10 commentaires:

  1. Je suis fan de la prose de Rémi, presqu'autant que de celle de Pélix !

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  2. Planet terror: "Comment se contenter de ce goût superficiel du passé, de cette fausse nostalgie ridicule, cette passion non pas pour le contenu des œuvres passées mais bien pour le contenant" [...]"Je hais ce rapport de connard au passé."

    Superman: "J'ai découvert Superman quand j'étais enfant, il m'a fait rêver (je rêvais d'ailleurs moins de pouvoir voler, d'être invincible et doté d'une force surhumaine que de travailler comme journaliste au Daily Planet), et c'est parce qu'il m'a fait rêver que j'aime énormément ce film."

    Comment dire... Monsieur Rémi semble le seul a avoir le droit d'entretenir un rapport affectif avec des films qu'il a adoré jeune. Se revendiquant journaliste, il l'écrit. Mr Rodriguez se revendiquant réalisateur, il réalise. Conclusion?
    La première règle d'un critique, c'est l'honnêteté intellectuelle. A défaut de pouvoir entendre parler de cinéma, on aurait au moins souhaité que cet aspect-là soit respecté.
    Comme le dit indirectement l'auteur, il n'y a parfois pas à attendre grand-chose d'un créateur. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a rien à tirer d'un diseur.

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    1. Et toi tu peux
      1) Changer de disque
      2) Faire autre chose que de t'envoyer la totalité des articles du blog pour y retrouver les contradictions de ses auteurs.
      Merci

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  3. Cher Conrad,

    je ne pense pas qu'il s'agisse tellement de contradictions. Ce qui me gêne plus, c'est qu'il y a une part de malhonnêteté à tirer à boulets rouges sans respecter les créateurs (ceux qui osent faire donc, et qui procurent du plaisir à certains spectateurs - même Roland Emmerich a un public lol, puisqu'on ose lui confier encore des films -, lesquels doivent se sentir indirectement visés comme étant aussi dignes de mépris que les auteurs de l'oeuvre), et surtout à estimer qu'on détient l'entière et unique vérité, partant du principe que tous les avis contraires ne peuvent venir que des gens qui ne savent pas réfléchir ou voir un film.
    Je ne parle pas de celui-là en particulier, encore qu'il faille considérer l'aspect divertissement et second degré sans prise de tête, ce qui est au moins aussi respectable qu'un film ambitieux raté.
    Par ailleurs, je n'hésite pas à dire à Rémi lorsque son analyse est plus juste: je l'ai remise en question sur Dark Knight, et je l'ai approuvé quand il élargissait son point de vue. Je n'ai rien contre les gens qui expriment une force de conviction, c'est même louable, mais pas quand elle ne se remet jamais en question.
    Ce qui me gêne encore, c'est l'état d'esprit agressif que cela génère. On peut donner un avis tranché sans pour autant être insultant. A partir du moment où on ouvre la voie, personne ne peut en sortir grandi.
    Ce qui me gêne enfin, c'est de critiquer unilatéralement le parti pris d'un film (celui-là par exemple), simplement parce qu'on déteste ce parti pris, et s'en tenir là, faire comme si rien d'autre n'existait.
    Maintenant, pour répondre à ta question (ton agression verbale?), je ne me tape pas toutes les critiques pour y relever des contradictions, j'essaie d'y trouver mon compte (puisque Rémi se présente comme un cinéphile averti, qu'il est certainement), et si je partage ses goûts sur David Lynch par exemple, je le trouve moins en verve sur un Mulholland Drive que sur nombre d'autres, et je regrette que la dithyrambe ne soit pas à la hauteur des remarques assassines constatées sur la plupart des autres films.

    Cordialement,

    Dann

    PS: Rémi, j'ai bien conscience que tu n'en as rien à foutre, cependant je serais ravi de lire ta critique sur Rambo (celui de Ted Kotchev, évidemment). Tu as bien fait Superman...

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  4. Tu changes de sujet. Tu dis que tu n'as pas voulu pointer une contradiction dans ton premier commentaire, alors que tu y opposais deux phrases tirées de deux articles différents clairement pour les mettre en contradiction, et puis tu oublies ces deux phrases pour parler du fait de critiquer sévèrement des films. Alors revenons à cette contradiction que tu as cru fièrement déceler dans mes phrases (que je te remercie de lire avec tant d'attention et d'aller piocher dans tel article pour en attaquer un autre, tu fais preuve d'une application qui force mon respect et qui prouve quelque part le tien). J'aime donc Superman pour le contenu de l’œuvre, pour son humour, pour sa photographie, entre autres choses, et principalement pour son idée finale, aussi poétique que profondément absurde (si tu as si bien lu l'article tu vois forcément de quoi je parle). Je ne l'aime pas pour tel défaut de pellicule, pour l'hypothétique laideur de ses effets spéciaux, ou pour telle tâche dans le coin de l'image à la 49ème minute. Donc je ne vois décidément pas en quoi les deux phrases mises en lumière se contredisent. Je n'ai jamais dit qu'on ne pouvait pas avoir de goût pour les choses de notre enfance, j'ai dit que je ne partage pas la religion matérialiste des vieux appareils miteux, des technologies anciennes et foireuses réutilisées pour leur basse qualité, et que j'ai du mal avec ceux qui en font non pas de l'art mais un vulgaire commerce abrutissant. Alors certes on peut aimer se "divertir sans prise de tête" devant un film comme Planet Terror, on peut adorer se vider la tronche au karsher un bon coup devant un film complètement débile et nul, mais tu m'accorderas le droit de penser que ce film-là ne parvient même pas - à mes yeux évidemment, tout cela est purement personnel - à me "divertir", tant il est laid, creux, vulgaire et misérable (et par pitié n'en tire pas une conclusion générale de mon point de vue sur les films de divertissement, car j'ai remarqué que tu aimes à décider de ce que pensent les gens en te fiant à leur jugement d'un seul film). Et quand bien même je me serais contredit, si pour toi aimer un "film d'enfance" et le dire est strictement identique au fait de réaliser un film esthétiquement basé sur les défauts de pellicule des séries B des années 50, tu souffres d'un problème de discernement qui n'est pas de mon ressort...

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  5. ... Pour continuer sur Planet Terror, je te reconnais, par une sorte d'honnêteté intellectuelle réelle et entière, que cet article, publié un peu par provocation (comme le dénotent le mot sur Rose McGowan et la liste des adjectifs pour qualifier le film, inspirée avec ironie par un autre blog) il y a plus de quatre ans, au commencement d'Il a osé!, n'est pas celui qui parle le plus de cinéma. Si je devais l'écrire aujourd'hui, ce dont je n'ai aucune envie, je développerais davantage pour en faire une critique moins "unilatérale" et qui n'oublierait pas que d'autres choses existent malheureusement dans ce film que le parti pris de la pathétique mode grindhouse (oui car la juger ou la mépriser est mon droit le plus strict, et développer un point de vue personnel plus ou moins tranché est le but d'un blog de critique par définition subjectives, j'ajoute enfin que critiquer parfois le comportement d'un certain public n'est pas toujours misanthrope, cela peut même être bienveillant) mais je parlerais aussi plus directement de l'indigence du film, de son triste défaut d'humour, de la nullité fascinante de son récit, de sa vulgarité crasse et de sa si médiocre mise en scène, toutes choses qui en font un pet dans la brume des séries B et des gros navets, oublié sitôt que fait, et qui n'intéresse plus aujourd'hui, en 2012, que quelques fans hardcore de Robert Rodriguez (oh je sais que ça n'est pas complètement ton cas, par pitié n'y reviens pas), partis à sa recherche sur des blogs dépourvus de sens critique pour le défendre sans le faire...

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  6. Sans le faire oui, car en matière d'honnêteté intellectuelle, que dire de l'anonyme qui vient et revient sur un blog qu'il n'aime manifestement pas beaucoup (et c'est pas ton "approbation" très suffisante sur l'élargissement de mon point de vue sur Dark Knight qui me donnera l'impression du contraire) pour ne choisir de commenter que les articles les moins sérieux en les prenant pour représentatifs de l'ensemble de près de 580 critiques publiées (dont beaucoup sont extrêmement dithyrambiques, crois-moi), en reprochant à leurs auteurs, pour résumer, de donner des leçons dans un abîme inintéressant de vacuité et de fatuité où le cinéma serait oublié, pour lui-même venir donner des leçons à ces auteurs dans un abîme inintéressant de vacuité et de fatuité où le cinéma n'a jamais droit de cité (à part pour dire que Planet Terror est quand même pas mal pour un "divertissement sans prise de tête", bravo). La première règle du "commentateur de diseurs", c'est l'honnêteté intellectuelle, et à défauts de commentaires constructifs et éclairants, on aurait pu espérer au moins ça. Tu as beau jeu ensuite de jeter aux autres des "Quelle argumentation !", quand tu te complais à venir poster des commentaires non pas "pour" les films que tu veux défendre (et j'espère que ces choix ne dessinent pas la carte de tes goûts : The Reader, Planet Terror...), mais "contre" ceux qui en disent du mal. Quelle argumentation en effet. L'honnêteté intellectuelle en prend encore une gifle. Rebelote quand tu viens nous reprocher de tirer à boulets rouges sur Roland Emmerich et consorts (mais qui sont ces gens qui tombent malades dès qu'un critique, pire, un blogueur, "tire à boulets rouges" sur de mauvais films ? Pas étonnant qu'on en vienne à une auto-censure journalistique, pas étonnante la tiédeur mollassonne de la plupart des revues de cinéma, et pas étonnant que même les pires films de mise en scène et les pires tracts idéologiques passent pour la "Nouvelle nouvelle vague" aux yeux mêmes des professionnels), en prétextant qu'on ne dit pas du mal de quelqu'un qui ose faire un film parce que c'est méchant pour le réalisateur et parce que c'est insulter ceux qui l'ont aimé, pour ensuite laisser entendre par une ironie et trois points de suspension parfois plus insultants que bien des mots, que faire Superman, en parler et l'aimer se veut quand même assez ridicule. Certains des premiers articles du blog étaient parfois un peu trop violemment grossiers, à l'époque nous n'étions lus que par une poignée d'amis, mais en plus de quatre ans le ton a changé (pas la ligne générale du point de vue, ni les boulets rouges) pour des avis toujours aussi tranchés mais plus argumentés, même si certains grands défenseurs devant l'éternel des stars et de leur petite fierté trouveront parfois de quoi s'offusquer. Je te recommande donc soit de te tourner vers d'autres horizons où "l'esprit critique" te paraîtra plus florissant, soit de continuer ta lecture du blog pour tâcher d'y rencontrer les très nombreux articles positifs voire extrêmement laudatifs qui le composent aussi et de plus en plus, et pour remplir tes commentaires du cinéma qui semble manquer ici ou là et d'autre chose que de la supériorité insultante et agressive que tu nous reproches.

    Cordialement.

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  7. Voilà qui me paraît beaucoup plus constructif Rémi, ça a quand même nettement plus de sens que simplement dire que tel ou tel réalisateur (ou acteur) est un raté. Je passe sur l'attitude cinglante et le mépris, car comme je l'ai dit, ça ne peut générer qu'un état d'esprit agressif qui n'amène rien de bon (après, si on se sent mieux comme ça, je n'ai pas vocation à changer la nature des gens, même si je n'arrive pas à croire qu'on puisse être comme ça par nature, alors partons du principe que ce n'est pas ton cas et que tu sais montrer un autre visage). Je ne vais pas réagir sur tout, juste quelques précisions qui te laisseront vraisemblablement indifférent, mais bon...
    L'idée générale était qu'il me semblait malhonnête de descendre une oeuvre sans argumenter (celle-ci ou une autre), et surtout d'énoncer des vérités qui n'en sont pas forcément et faire comme s'il ne pouvait en exister d'autres.
    Pour ce qui est du "fièrement", à vrai dire ça ne me fait ni chaud ni froid, l'objectif étant la remise en question de propos aussi crus et peu nuancés.
    Concernant Superman, je ne te reproche absolument rien, je l'ai revu dernièrement, sans émotion particulière. Loin de moi l'idée de vouloir reprocher à quelqu'un d'aimer un film, quel qu'il soit (c'est affaire de plaisir le cinéma, qu'est-ce qui importe plus que celui qu'en retire un spectateur?). On s'est mal compris (sûrement sur beaucoup de choses d'ailleurs).
    Pour en finir avec Planet terror (il faut je crois, non?), le rapprochement valait dans le sens où la démarche de Rodriguez relève de l'affectif, il n'est donc pas étonnant qu'on retrouve dans son film des éléments présents dans ceux qu'il regardait. Un spectateur se fait plaisir en revisionnant un vieux film avec lequel il entretient un rapport privilégié, un réalisateur le fait en réalisant. Quoi d'étonnant ou de condamnable sur le principe?
    Je comprends ce que tu veux dire sur "la religion matérialiste", mais enfin, ça ne devrait inspirer que de l'indifférence au pire, pourquoi être si hargneux et insultant envers ces personnes ("je hais ce rapport de connard au passé")? C'est un peu dérangeant, et ça dépasse le cadre d'une critique de film. Encore un mot sur les "quelques fans hardcore" de Rodriguez (qui a parlé de pitié? ;) )dont je ne fais pas partie: ils ont manifestement été assez nombreux pour inciter le réalisateur à faire un film à partir d'une bande-annonce potache (à peu près ce qu'il y a de mieux dans le film d'ailleurs).
    Concernant The reader, je ne l'ai jamais vu, j'ai posté au hasard après avoir lu une page d'avis sur laquelle je suis tombé. Si j'ai réagi, c'est à cause de cet aspect dérangeant que j'ai évoqué, et que j'ai trouvé récurrent (l'attaque personnelle contre Ben Stiller dans un autre film par exemple, non pas l'acteur mais la personne, là encore on s'écarte du cinéma je trouve).
    Je ne reprocherai jamais à personne de tirer à boulets rouges sur Roland Emmerich :) Et n'y reviens pas, par pitié.
    Concernant l'honnêteté intellectuelle, et le fait de ne pas réagir sur des critiques positives, il y a sûrement une part de vérité. A ma décharge, je n'en ai pas trouvé beaucoup (je n'ai parcouru que quelques articles, tu m'en vois navré), et que veux-tu que j'ajoute à "c'est un putain de chef d'oeuvre" quand tu parles d'un film de Lynch? Je pourrais te reprocher de ne pas développer, mais ce serait déplacé de gueuler encore sur un point où je suis enfin d'accord. Peut-être aussi que je cherche mal des films plus anciens. Je vais essayer de trouver Impitoyable par exemple, je comptais le revoir.
    Tu n'as pas réagi sur Rambo, je suis déçu. Tu as peut-être pensé que c'était ironique (rapport à Superman). Il y une critique sur le blog?

    Dann (je ne suis pas anonyme, je signe d'habitude, non?)

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  8. Sur le côté hargneux, ça fait partie du ton du blog sur certains articles, entre humour et réaction à vif. Pour certains films et certains réalisateurs c'est particulièrement légitime et approprié, m'est avis. Si cela te dérange profondément, eh bien tu peux faire ce que tu me conseillais de faire pour les films que je n'aime pas : ne pas lire...

    Comprends que tes remarques sur l'honnêteté intellectuelle peuvent être passablement ironiques quand tu les appuies en comparant deux phrases qui n'ont rien à voir et qui ne se contredisent absolument pas : on peut tout de même aimer un vieux film et, sans être malhonnête intellectuellement, ne pas aimer la pratique de certains cinéastes consistant à reproduire les maladresses et autres ratés techniques de films anciens sans le sou pour fabriquer des objets filmiques nullissimes. Il n'y a tellement aucun rapport entre ces deux positions que je cherche encore où tu trouves l'énergie de le fabriquer. Quand je dis que j'aime Superman je ne le refais pas à l'identique aujourd'hui, mieux, je n'en reproduis pas les effets spéciaux les plus risibles, ce que je dis là me paraît tellement évident voire absurde que j'ai même un peu honte de l'écrire.

    Beaucoup de cinéastes ont un rapport affectif avec les films du passé et en font des choses plus ou moins intéressantes. Par exemple (et c'est loin d'être le meilleur exemple, lis plutôt ma critique du dernier Oliveira) récemment j'ai dit du bien (un bien très relatif) de "Super 8" (tu vois par un élan d'honnêteté intellectuelle fabuleux je donne même le bâton pour me faire battre) qui rend hommage aux films pour enfants des années 80 et qui reproduit le "lense flare", les reflets de lumière sur l'objectif des caméras à pellicule argentique. C'est aussi un rapport de connard au passé, que je n'aime pas des masses, sauf que dans ce film-là ça fait à peu près sens (vu le sujet, vu le titre) et sauf que ça donne quelque chose d'à peu près joli à l'image, qui crée une lumière et une ambiance particulières, sans compter que ça a le mérite d'être assez discret, contrairement aux mille sautes d'images chez Rodriguez, à la coupure de bobine, aux rayures exagérées et ainsi de suite. Du coup cette triste nostalgie matérialiste donne quelque chose de moins misérable et provoque moins de colère chez moi. Car encore une fois mon jugement du film de Rodriguez dans cet article est incomplet, je le trouve nul pour bien d'autres raisons que ce seul rapport idiot aux mauvaises technologies du passé. Mais je ne reviendrai pas là-dessus.

    Tu n'as pas suffisamment rencontré d'articles positifs (ta souris ne s'est bizarrement pas portée sur les bons films (un Rodriguez, un Stiller...), c'est en tout cas ce que dirait un esprit mesquin) et tu en tires des conclusions hâtives et pour le moins fausses. Mais quand tu croises un article positif tu ne fais toujours pas preuve d'honnêteté intellectuelle quand tu affirmes que je ne développe absolument rien sur Mulholland Drive. L'article est certes court (il s'inscrit dans un dossier où les articles se suivaient assez rapidement et n'a pas pour vocation d'analyser l'ensemble du film, ce que beaucoup ont fait déjà, et parfois très bien), mais il ne se contente pas pour autant de crier au chef-d’œuvre et point à la ligne. Si le contenu de la critique te paraît insuffisant (et il l'est, j'en ai conscience et c'est voulu), pourquoi ne pas commenter pour en dire tout le bien que tu en penses ? Ce serait tout de même plus intéressant que comparer des phrases sans rapport pour défendre Planet Terror et protéger la sensibilité de Monsieur Roberto Rodriguez des critiques malveillants à son endroit, non ?

    Il n'y a pas d'article sur Impitoyable (que j'aime beaucoup) ni sur Rambo, si ça peut t'épargner de nouvelles recherches et de nouvelles peines.

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  9. Encore une fois Rémi, il n'y a pas de contradiction entre ces deux phrases, je crois que tu t'appuies sur ce qu'en disait Konrad. Mon propos exposait plutôt une certaine (je nuance, puisque tu me sembles revenu à des formulations moins assassines ;) ) malhonnêteté à dénoncer une démarche qui moi me paraît relever de l'affectif, alors qu'un spectateur peut avoir la même démarche envers un film à l'envergure très limitée. La différence réside dans le fait que l'un réalise, et l'autre ne fait que regarder, mais le principe reste le même, il s'agit d'exprimer un plaisir, et ce n'est pas condamnable (pas sur ça en tout cas), même si c'est raté. On dormira bien tous les deux même si on ne se comprend pas.
    Super 8, j'attends avant de le regarder (j'attends de revoir une grosse bouse de Spielberg par exemple, histoire qu'Abrams puisse souffrir la comparaison). Pour l'instant j'ai encore A.I à l'esprit, et le début me fait tellement penser à Kubrick que celui-là a aussi failli souffrir de la comparaison avant que Spielberg ne se réapproprie le film. Du coup j'ai un peu peur de la descente de canyon en regardant tout de suite Super 8.
    Sinon je ne pensais pas à Mulholland drive (qui est mon préféré, ça ne s'explique pas), mais à Lost Highway. Mais là tu me coinces, je ne saurais pas quoi en dire de plus.
    Je viens de lire l'article sur Drive. Manque de bol, on est encore pas d'accord :) Je suis plutôt de l'avis de Félix (et je t'assure qu'il n'y a rien de personnel). Je suis aussi tombé sur l'Apollonide, j'avoue que ça m'a fichtrement donné envie de le voir. Promis je te félicite si la mise en scène est à la hauteur de ce que tu en dis.

    Dann

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