31 octobre 2011

Le meilleur de l'horreur



Pour réaliser cet article il nous fallait faire des choix, ces choix qui nous pourrissent la vie et qui peuvent facilement déboucher sur des affrontements d'abord verbaux puis physiques (façon José Anigo / Didier Deschamps). Le choix fatidique porte sur la question suivante : "Qu'est-ce qu'un film d'horreur et que peut-on ranger dans cette vaste catégorie en vue de vous soumettre une rétrospective perso ?". A la base, faire un classement, c'est quelque chose que l'on fait avec passion, mais c'est avant tout très ludique et amusant, et c'est la principale raison pour laquelle tous les blogs et autres magazines s'adonnent à cette pratique (notamment en fin d'année). Mais avec la question sus-citée, l'amusement fout vite le camp pour des gens comme nous. On s'est donc foutu sur la gueule à propos de tout un tas de films équivoques que l'un considérait comme potentiellement horrifiques tandis que l'autre les rangeait dans les snuff porn et autres comédies musicales, et puis après moult coups de boule on a décidé d'arrêter de se faire chier et de commencer par vous demander votre avis en vous laissant toute latitude dans le choix des heureux élus. C'est ainsi que certains parmi vous nous ont déballé Aliens 2, d'autres Le Voyeur, d'aucuns ont cité Black Swan, d'autres Gremlins ou Les Dents de la mer, en passant par L'Heure du loup, SOS Fantômes et Inland Empire. Comme quoi le genre est élastique et peut rassembler l'âne et le cochon. Voici donc venue la liste des 20 meilleurs films d'horreur de tous les temps selon vous, lecteurs du blog et cinéphiles de tout poil, qui avez participé en grand nombre à ce vote :


1) Shining de Stanley Kubrick (1980)


2) The Thing de John Carpenter (1982)


3) L'Exorciste de William Friedkin (1973)


4) Halloween de John Carpenter (1978)


5) Psychose d'Alfred Hitchcock (1960)


6) Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper (1974)


7) La Nuit des morts-vivants de George Romero (1968)


8) L'Antre de la folie de John Carpenter (1994)


9) Les Dents de la mer de Steven Spielberg (1975)


10) Alien de Ridley Scott (1979)

11) Suspiria de Dario Argento (1977)
12)
Braindead de Peter Jackson (1992)
13)
Zombie de George Romero (1978)
14) La Mouche de David Cronenberg (1986)
15)
Les Yeux sans visage de Georges Franju (1959)
16)
Rosemary's Baby de Roman Polanski (1968)
17)
Les Griffes de la nuit de Wes Craven (1984)
18)
La Féline de Jacques Tourneur (1942)
19)
Prince des ténèbres de John Carpenter (1987)
20)
Evil Dead de Sam Raimi (1981)

La première chose que l'on observe devant ce beau classement, c'est l'absence cruelle de films récents, disons des années 2000. De là à dire que le cinéma d'horreur traverse une période "sans", il n'y a qu'un pas que nous sommes tentés de franchir. A la décharge des cinéastes contemporains on peut alléguer qu'il faut du temps à certains films pour devenir cultes. Quid en effet des insuccès fréquents de John Carpenter au moment de la sortie de ses films, et notamment du four rencontré par The Thing, qui tutoie aujourd'hui les sommets du genre... Néanmoins qui pourrait honnêtement affirmer, même en faisant preuve d'un optimisme démesuré, qu'un avatar contemporain de Carpenter sort actuellement ses films dans une injuste indifférence générale et que nous passons en ce moment même à côté d'un cinéaste de génie produisant des chefs-d’œuvres de la trempe de ceux de Big John ? Personne... A moins que le génie en question soit si discret et finalement si invisible que personne ne le connaisse, mais si ma tante en avait on l’appellerait Tonton... Autre constat immédiat : il faut attendre la 11ème place du classement et Suspiria pour trouver un premier film qui ne soit pas "américain". Certes Albert Hitchcock, David Cronenberg et surtout Jacques Tourneur ne sont pas de nationalité américaine, mais leurs films le sont. Les États-Unis sont de toute évidence le gros fournisseur de films du genre, un genre (comme la plupart des "genres" cinématographiques d'ailleurs, très codifiés et facilement abordables par le grand public) qui est presque par essence américain puisque voué avant-tout à attirer les foules par le sensationnel et à remuer le public pour mieux récupérer son fric, même si on note dans vos préférences personnelles quelques exceptions qui suffisent à donner envie d'aller voir ailleurs et surtout dans le passé (Nosferatu, Les Yeux sans visage, La Main du diable...). Surtout en ces temps actuels où le cinéma d'horreur américain nous semble au fond du gouffre, victime d'une infantilisation néfaste (comme du reste tout le cinéma populaire américain contemporain), doublée d'une dérision constante qui ne l'aide pas à fournir de l'ambition (ou pire, de l'auto-dérision, voir la triste série des Scream) ; de vagues incessantes de reboots, remakes, prequels et autres sequels ; d'une déferlante infinie de "found footage" (Cloverfield, Rec, Paranormal Activity, etc. autant de films si pourris qu'on repenserait presque avec nostalgie à leur précurseur, le pourtant maigre Blair Witch) ; et d'une veine "torture porn" franchement désolante : que l'on pense à Saw, Hostel et compagnie, qui semblent ne s'adresser qu'aux amateurs de tripailles... Nous avons droit à des torture porns en France aussi (les Pays-bas on leur lot avec l'accablant Human Centipede), via un certain nombre de films qui, sous couvert de renouer avec le premier degré, y restent désespérément scotchés, se contentant de nous présenter de longues minutes de gore pur et dur, de viols, séances de tortures, massacres scabreux, bains de sang et ainsi de suite, dans un gloubi-boulga gerbant et sans intérêt : Martyrs, A l'intérieur, Frontière(s), etc.

Parmi les films récents cités dans vos tops, on constate la présence de plusieurs "métrages" (comme ils disent chez Mad Movies) américains réalisés par un frenchy, Alexandre Aja, aka le fils, rappelons-le, on ne le rappelle jamais assez, d'Alexandre Arcady, le réalisateur de K (si vous vous souvenez de ce film, envoyez-nous un mail à l'adresse à laquelle vous avez adressé votre top, vous gagnerez peut-être un dvd volé du Grand Pardon, si seulement il existe en dvd). Alexandre Aja, considéré par certains comme un des jeunes talents du cinéma d'horreur, est le détenteur d'un CV en or, dont le premier jalon n'est autre que Haute tension, film dont la seule version disponible est en streaming sur le site Mr. Skin car on y voit Cécile de France en train de se "doigter" (le choix de ce mot hideux est voulu), et film qui avait l'originalité stupéfiante de se conclure sur une révélation toute nouvelle : le personnage est schizo ! Et c'était elle en réalité la tueuse quand bien même elle ressemblait à un gros camionneur deux fois plus grand et large que Cécile de France pendant toutes les scènes de massacre qui ont précédé. Au palmarès d'Aja on note aussi un remake et une sorte de reboot américains donc, et tous deux merdiques : La Coline a des yeux et Piranhas 3D. Dans la veine de ces continuels retours vers le passé où les réalisateurs et les producteurs actuels cherchent désespérément les idées qu'ils n'ont pas et s'assurent par la même occasion des succès sans prendre de risques, on pourra aussi déplorer la mode grindhouse, tristement lancée par l'infernal duo Tarantino-Rodriguez, qui consiste à singer des films de série B idéalement nuls à chier tout en caressant le spectateur dans le sens du poil en lui présentant soit ce qu'il connaît déjà, soit ce qu'il n'a pas le privilège de connaître et qui se veut d'un mauvais goût très "cool" (Machete, Planet Terror et cie). Dans le genre on notera une belle exception récemment, The House of the Devil, qui, bien qu'il soit tourné vers le passé, s'inspire de glorieux ancêtres : Polanski et Carpenter, pour proposer un film qui paradoxalement sent le neuf à côté de toutes les redites qu'on nous sert chaque semaine. Ce film est d'ailleurs l'un des produits du cinéma (très) indépendant américain dont on peut souligner qu'il nous réserve parfois des petits films rafraîchissants et osés, qui apparaissent comme autant d'éclaircis au milieu de ce marasme : on pense par exemple à des films comme Session 9, que nous avons déjà salué sur ce blog, mais aussi Pontypool, huis-clos très audacieux qui renoue un peu avec l'esprit des meilleurs films de Carpenter,




Quand ils ne sont pas simplement rendus muets par la conjoncture actuelle et le diktat des studios (on pense à Carpenter), les anciennes gloires de l'horror flick, ces "masters of horror" dont certains ont tâché de s'entre-stimuler via une série ainsi nommée et plutôt pathétique, à savoir Argento, Romero, Craven, Joe Dante et d'autres, sont réduits à se répéter sans cesse dans leur coin. Au point que le prochain film de Romero s’appellera sans doute "Movie of the dead". D'ailleurs Argento vient de sortir Giallo, avec Emmanuelle Seigner s'il vous plaît et Adrien Brody non merci, qui a demandé à ce que son nom soit rayé de l'affiche et qui vient d'intenter un procès en cassation avec à la barre des accusés Dario Argento himself, qui n'a eu de cesse tout au long de l'audience de répéter à son accusateur : "Tu étais d'accord au départ...", et Brody de répondre : "Mais c'est pas contre toi Giallo Argento ! Nous sommes en bons termes, c'est le film qui pose problème, c'est mon nom sur ta jaquette et ma grosse tête sur ton affiche qui me foutent dans la merde, je veux juste ne plus y être". Affaire à suivre. Le cinéaste et son acteur sont encore au tribunal à l'heure où vous lisez ces lignes. Mais pour revenir au sujet, Dario Argento a donc quand même réalisé un film qui s'intitule "Giallo", mot qui, rappelons-le, est le nom d'un genre cinématographique, principalement italien, un genre horrifique qui tend vers le polar, le fantastique et l'érotique pour le dire vite. C'est comme si Nora Ephron, arrivée au bout de son rouleau, réalisait : "Romantic comedy with Meg Ryan", ou si Hayao Miyazaki, qui a fait le tour de son sujet et qui n'en finit plus de nous chier toujours le même dessin animé, sortait "に へのプリンスの子 いそしで ハタが行いました", soit, traduit en français : "Hentaï avec une princesse enfant totoro à poil et un château qui flotte, qui vole et qui nous les brise". Bref, pas grand chose à espérer des vieux de la vieille de l'épouvante, mâchés par le système et éreintés par des exigences financières de plus en plus liberticides, à l'image de John Carpenter lui-même, que l'on peut considérer comme le grand lauréat parfaitement légitime de votre classement, et qui vient, après tant d'années de silence forcé, de réaliser The Ward, un film certes pas honteux mais sans saveur et qui n'arrive pas à la cheville de ce qu'il a pu faire auparavant.

Dans le finalement peu reluisant panel des films d'horreur actuels, on peut considérer quelques exceptions qu'il faudra aller dénicher avec patience en détournant le regard des milliers de sorties américaines décevantes ou carrément affligeantes pour zieuter dans le reste du monde. On a connu un petit renouveau apporté par le cinéma d'horreur asiatique il y a quelques années - dont les étendards Ring et Dark Water, tous deux réalisés par Hideo Nakata, ont parfois reçu les honneurs de vos suffrages -, qui a su foutre les jetons à pas mal de gens entre autres en exploitant puis en popularisant l'imagerie très nippone de la sempiternelle jeune fille fantomatique vêtue de blanc et au visage recouvert par de longs cheveux noirs. Mais cette "nouvelle vague" de l'horreur asiatique s'est un peu essoufflée par la suite, notamment quand un certain nombre de réalisateurs sont allés réaliser les remakes de leur propres films à Hollywood suite au succès critique et public rencontrés chez eux comme en Occident. Une pratique assez désolante, dont Takashi Shimizu est le plus triste exemple vivant : réalisateur japonais de Ju-On et Ju-On 2, il est allé tourner The Grudge, The Grudge 2 puis The Grudge 3 aux States, les mêmes films où des putes américaines remplaçaient les actrices nipponnes d'origine... Toujours est-il qu'à cette éphémère échappée japonaise désormais relativement éteinte succèdent quelques espoirs en Europe, dans des pays plus proches de nous (qui sommes décidément à la traîne avec nos boucheries à ras des pâquerettes ou notre récente purge horrifico-sociale, j'ai nommé Propriété interdite). Parmi ces tentatives de renouvellement plutôt réussies, il faut compter outre-manche des films tels que The Descent, Isolation et Triangle, parangons d'une timide nouvelle vague horrifique britannique qui ne vole pas toujours bien haut mais qui a le mérite de proposer des œuvres plutôt maîtrisées, qui recèlent quelques idées, et qui sont ô combien plus ambitieuses que la majorité des films américains cités précédemment et dont on nous rebat les oreilles. On espère que Christopher Smith (jeune et prolifique réalisateur de Triangle, Creep, Severance ou Black Death), confirmera par la suite le talent qu'on peut pressentir dans certaines de ses créations. Plus récemment, un petit vent de fraîcheur sur le cinéma d'horreur semble provenir des productions nordiques et scandinaves qui, bien qu'elles bercent souvent dans l'humour et n'aient pas encore proposé de vrais chefs d’œuvre, fournissent néanmoins des films d'une certaine originalité tels que Rare Exports ou The Troll Hunter. C'est également de la Suède que nous est parvenu le remarquable Morse, qui est toutefois loin du pur film d'horreur. On pourra aussi trouver une bouffée d'air plus ou moins frais du côté du cinéma de genre espagnol qui, avec des œuvres plus portées vers un certain classicisme, et désormais souvent produites par une vache-à-lait nommée Guillermo Del Toro (auquel on doit l'inégal mais intéressant L’Échine du diable), parvient à régulièrement fournir des films fantastiques d'une qualité clairement au-dessus de la moyenne et qui rencontrent souvent un succès étonnant. On pense d'abord à L'Orphelinat, qui a explosé les records au box office ibérique, mais aussi à d'autres longs métrages horrifiques tels que La Secte sans nom ou Les Yeux de Julia. Ces réalisateurs espagnols, à l'image de Jaume Balaguero, sont ensuite souvent appelés par les studios américains, attirés par leur savoir-faire en la matière, et au passage, leurs films perdent hélas un peu de leur singularité et de leur qualité (Darkness, Fragiles, mais aussi Esther, 28 semaines plus tard, etc...). De sorte que dès qu'un pays se veut le vivier d'une nouvelle génération de réalisateurs de films de genre plus ou moins inspirés, Hollywood met le grappin dessus pour standardiser des œuvres dont les producteurs américains avaient justement aimé l'originalité... La volonté de réaliser des films différents et plus intelligents que la moyenne est ainsi rapidement escamotée et c'est peut-être une autre cause à la disette que semble traverser actuellement le cinéma d'horreur. Difficile en effet de citer de jeunes réalisateurs de films de genre prometteurs et dont on attend les prochaines sorties avec envie. A part peut-être Darren Aronofsky, dont on aimerait qu'il réalise un pur film d'horreur (ce qui est loin d'être improbable après Black Swan et étant donné les influences qui l'inspirent, Polanski et Cronenberg en tête), car il ne fait aucun doute qu'il saurait ouvrir le genre et le dépasser, or c'est souvent quand ce type d'ouverture se produit que le genre horrifique permet de grandes réussites, comme nous le constatons avec certains des grands fleurons du genre que vous avez plébiscités (à l'image de Shining, réalisé par un cinéaste de l'ouverture par excellence, ouvert en particulier à tous les genres, et qui trône fièrement sur le classement), dont nous allons essayer de parler, tout en nous penchant sur d'autres films que nous aimons tout particulièrement, bien qu'ils ne soient parfois pas parvenus à se hisser en haut de vos préférences collectives.



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Après ce petit bilan et ce bref état des lieux du cinéma d'horreur (observé de notre point de vue personnel et subjectif), nous allons vous parler du cinéaste que vous avez le plus aimé, et à juste titre, John Carpenter (cité quatre fois dans le classement !), LE cinéaste du genre, que nous aimons autant que vous ; puis d'un autre réalisateur moins immédiatement apparenté au film d'horreur mais qui en a réalisé quatre et de très très fameux, Roman Polanski :


JOHN CARPENTER, LE MAÎTRE DE L’HORREUR
par Félix


Ce sous-titre peut paraître bidon, mais votre top sonne comme un plébiscite, et il n’y a rien d’étonnant à cela. Qui d’autre ? Qui d’autre que John Carpenter pourrait être affublé d’un tel titre honorifique ? Quatre fois présent dans le top 20, il est aussi celui dont vous avez cité le plus de films différents. Logique, du coup, de consacrer une partie de notre article à ce cinéaste unique.

Aux USA, c’est un raté ; en Angleterre, un réalisateur de films d’horreur ; en Allemagne, un cinéaste ; en France, un auteur. John Carpenter établit souvent ce constat empreint d’amertume en introduction de chacune de ses interviews, avec un petit sourire en coin qui trahit le fait qu’il semble peut-être aussi se contenter de cette situation, de ce statut de cinéaste maudit. Ça doit effectivement lui plaire de faire partie de ces nombreux artistes mésestimés dans leurs propres pays, l’Amérique, à l’image d’écrivains comme Poe ou Lovecraft, pour lesquels il voue une admiration sans limite plus ou moins perceptible dans ses œuvres.

Un raté, un réalisateur de films d’horreur, un cinéaste et un auteur, John Carpenter est tout ça à la fois. D’abord un raté, parce que ses succès furent assez rares, ses désillusions nombreuses, et ses films ne sont pas tous des réussites. Mais ce sont presque toujours ses films, et c’est peut-être déjà l’essentiel. Carpenter, c’est une patte, une signature, un style immédiatement reconnaissable qui fut à son apogée de la fin des années 70 jusqu’au milieu des années 90. Il a souvent su faire preuve d’une ambition portée par un talent qui dépasse le genre dans lequel il a choisi d’officier par simple amour, parce que ses premiers émois cinématographiques et donc son envie même de devenir cinéaste sont nés des premiers films qu’il a vus, et qui étaient, d’une façon ou d’une autre, des films dits « de genre » : son film culte n’est autre que Rio Bravo (le western par excellence), et celui qui l’a peut-être le plus marqué dans sa jeunesse est Forbidden Planet (le film de science-fiction par excellence, pourrait-on aussi dire). Il est le réalisateur qui a su élever et transcender le genre. John Carpenter jouit aujourd’hui d’un statut enviable de cinéaste culte dont la plupart des films ont, avec le temps, gagné le même statut. Les meilleurs exemples sont The Thing, Big Trouble in Little China et They Live, qui ont tous les trois été reconnus très tard. Ces films ont bénéficié de belles éditions DVD qui se sont très bien vendues, alors qu’ils ont tous été de cinglants échecs à leurs sorties en salle deux dizaines d’années plus tôt. Il est amusant, en ce sens, de voir apparaître L’Antre de la folie en très bonne position dans le top, ce film fascinant qui semble à son tour prendre de la valeur avec l’âge et qui est le plus bel hommage cinématographique adressé à HPL.

Chez nous, sur Il a osé !, Carpenter est un méga pote, en très bonne place dans notre Hall of Fame personnel ! On l’aime pour la personne très attachante et passionnante qu'il semble être, ce qui est décelable dans ses interviews, les commentaires audio croustillants qu'il a fait sur la plupart de ses films pour les besoins de ces fameuses éditions DVDs, ou même de ses tweets sympathiques. Et, comme vous, nous l'aimons évidemment pour des films comme The Thing ou Halloween, deux chefs d’œuvre de l’horreur. L'ironie du sort veut que le premier, huis-clos glacial et parano traversé par les plus tarés effets spéciaux jamais réalisés, soit déjà un remake d'un film de 1951, The Thing from another world, réalisé par Christian Nyby et Howard Hawks ; mais The Thing est aussi le parfait exemple d'un remake qui transcende et fait oublier le film original (rien à voir, sans doute, avec le film récemment sorti, profitant de la renommée acquise au fil des ans par le classique de Carpenter). Quant au second, on risque de vous en reparler très bientôt dans le cadre d'une critique toute personnelle car il s'agit, ni plus ni moins, du film qui a fait aimer tout particulièrement le cinéma fantastique et d'horreur à l'un de vos deux serviteurs (Félix). Le brillant They Live est un autre de nos chouchous, mais se rapprochant davantage de la satire sociale que de l'horreur pure, il est tout à fait logique qu'il ne se soit pas retrouvé dans votre top et qu'on ne fasse là que mentionner la belle place qu'il occupe dans nos préférences personnelles.

En avant-dernière place de votre top 20 apparaît aussi Prince des Ténèbres, le film qui, avec The Thing et L'Antre de la folie, complète ce que Big John appelle lui-même sa "trilogie de l'Apocalypse". Dégoûté des échecs successifs de ses précédents films, tous incompris et descendus en flèche à leurs sorties, Carpenter décida de tourner un long métrage à petit budget et de revenir à l'essentiel. Il coinça une bande de scientifiques et un prêtre (incarné par son ami, le regretté Donald Pleasance) dans une vieille église pourrie de la banlieue de LA, les obligeant à veiller sur le retour d'une menace indicible, le mal ultime. Un pitch minimaliste qui est simplement l'occasion pour Carpenter de faire étalage de toute sa maîtrise dans la mise en place d'une tension allant crescendo, vers un final des plus pessimistes, et où la plus démesurée des ambitions (c'est à la fin du monde que l'on assiste - comme dans tous les autres films de cette trilogie) côtoie encore les moyens les plus rudimentaires, à nouveau magnifiés et sublimés par son talent. On pense par exemple à la musique du film, qui est là encore un modèle du genre, d'un style inimitable (des amis spécialistes ont déjà très bien décrit son art en la matière). Ce film traite aussi du thème clé de la filmographie de Big John, celui de la contagion du mal et de la folie.

Prenons enfin l'exemple de The Fog, un Carpenter "mineur", coincé entre Halloween et New York 1997, mais qui eut également droit à un remake de la pire espèce récemment. La scène d'ouverture du film, où un vieux pêcheur raconte des histories morbides à une bande de jeunes réunie autour d'un feu de camp, est l'occasion d'illustrer les deux grands types d'histoires horrifiques chères à Carpenter : le mal peut venir de l'extérieur, de l'obscurité invisible aux abords du feu, ou, pire encore, il est en chacun de nous, il bout dans chaque personne présente autour du feu. Dans cette introduction sublime et forcément captivante, Carpenter n'est autre que ce vieux pêcheur qui s'amuse à nous foutre les j'tons, en mêlant le plus souvent ces deux idées qui lui sont chères, pour rendre l'angoisse permanente, toujours avec la manière et avec sérieux, mais surtout, avec un plaisir très communicatif. L'histoire de The Fog, celle de ces fantômes vengeurs avançant dans un brouillard épais et redoutablement cinégénique, est par ailleurs plutôt fameuse car joliment vieillotte : on a l'impression qu'il s'agit de l'adaptation d'une nouvelle de Poe, Lovecraft, Machen, ce genre d'auteurs, ou d'une vieille légende. Il y a une scène sur laquelle nous aimerons revenir, car elle symbolise toute la grandeur que peut atteindre le cinéma de John Carpenter. Dans cette scène située au début du film, nous voyons un petit garçon courir sur la plage et trouver, amené par les vagues, un morceau du bateau au centre du terrifiant secret vieux de 100 ans que renferme le petit village côtier où il habite ; il le ramène ensuite chez lui pour le montrer fièrement à sa maman, sans savoir de quoi il s'agit. C'est peut-être bête mais c'est dans ces détails que résident l'essentiel et le plus précieux d'une histoire terrifiante. Ici on s'imagine ensuite pouvoir faire ce genre de découvertes, on se dit qu'il doit exister partout des secrets terribles qui se cachent dans le moindre objet ancien retrouvé, etc. C'est le genre de détails qui, quand il est mis en scène avec tant de maîtrise, vient souffler tout doucement sur les braises parfois endormies de notre imagination macabre ; et c'est ce qui fait le charme et l'attrait des meilleures histoires fantastiques. Ça stimule énormément l'imagination. Et c'est là tout l'art de John Carpenter, dont les films, débordant d'images marquantes, ne peuvent plus jamais quitter notre imaginaire quand on les a vus, comme un délicieux poison qui nous dépayse avant de nous effrayer.

On ne peut que espérer que John Carpenter retrouve l'inspiration et l'énergie qui l'animaient par le passé pour nous proposer à nouveau quelques chefs d’œuvre du genre. Un genre qu'il a, dans tous les cas, déjà marqué de son empreinte, reconnaissable entre toutes.



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ROMAN POLANSKI, LA PEUR AU VENTRE
par Rémi



Roman Polanski n'a pas été particulièrement mis en avant par les votes de nos chers lecteurs (si ce n'est pour son film peut-être le plus célèbre, en tout cas le plus adoré, j'ai nommé Rosemary's baby), il est pourtant l'auteur d'une superbe trilogie horrifique (Répulsion, Rosemary's baby et Le Locataire) ainsi que d'un grand film d'horreur teinté de comédie burlesque, voire empreint d'une forte volonté de to-urner le genre en dérision, ce genre tant aimé par le cinéaste. Réalisé en 1967, Le Bal des vampires est un bel objet, très finement stylisé et qui témoigne de tout l'amour de son réalisateur pour les films d'horreur. La première image qui revient en mémoire quand on songe à ce film, c'est sans doute celle d'une sublime rousse à belle poitrine convoitée par un vampire aux dents longues… On se rappellera indéfiniment de feu la sublime épouse de Polanski dans ce film, Sharon Tate, notamment dans la fameuse scène du bain… Après avoir dirigé les soeurs Deneuve/Dorléac dans Cul-de-sac et Répulsion, le cinéaste confirmait alors son goût très sûr pour les très belles femmes (même si son goût moins sûr pour les très jeunes femmes l'aura par la suite foutu dans la grooooosse mouise). En outre Le Bal des vampires reste l'un des rares cas de parodie réussie du film d'horreur, quand bien même il n'est pas ce qu'on peut appeler une pure parodie, contrairement à l'hilarant Frankenstein Junior de Mel Brooks qui, avec un Gene Wilder en très grande forme, reste LA référence en matière de parodie horrifique.

Aujourd'hui la pratique consistant à faire de l'humour sur le dos du cinéma de genre a fait florès dans des films pathétiquement ironiques (Scream 4…), quand il ne s'agit pas de simples parodies lourdes à mourir de ces mêmes films déjà écrits au second degré, qui nous inondent de leur bêtise lourdingue et qui ne sont produites que dans le but d'amasser toujours plus de pognon sur le dos des œuvres populaires dont ils se moquent et qui avaient déjà ramassé de gros pacsons de blé avant eux (Scary Movie est l'exemple type). Mais il faut noter une belle exception récemment : le film Tucker & Dale Vs Evil, qui a redonné de l'intérêt à la parodie horrifique en se révélant une vraie réussite par sa volonté de constituer un film à part entière, et non une simple suite sans queue ni tête de sketches huileux et de clins d’œil miteux à des films à succès.

Le Bal des vampires affichait déjà en son temps la volonté d'être un vrai film d'horreur réalisé avec application et talent avant d'être une simple pochade, ce dans quoi le film ne tombe jamais. Il parvient en somme à être la chose et sa parodie, l'objet d'art sérieux et foncièrement travaillé et sa propre tournure ironique au second degré. Réputé pour être l'un des chefs-d'œuvre de Polanski, Le Bal des vampires est un film de qualité, empreint certes de quelques défauts et manquant peut-être parfois d'efficacité, il n'en est pas moins excellent et, s'il gagne sans doute à être découvert enfant, il s'apprécie cependant à tout âge pour de nouvelles raisons. Le film a parfois le cul entre deux chaises, oscillant entre la virtuosité chaplinesque de certains gags éminemment visuels (voir la course en rond du personnage incarné par Polanski lui-même dans la cour intérieure de l'auberge), et un humour potache un peu plus balourd par moments, mais avoir le cul entre deux chaises n'est pas forcément un défaut quand le cul appartient à un réalisateur de talent. Pour prendre un autre exemple, je ne citerais qu'Arthur Penn et son Little Big Man, avec l'inénarrable Dustin Hoffman, qui réussissait le prodige d'être à la fois une comédie pleine d'humour et de dérision et un film sérieux, sur l'Histoire des Indiens d'Amérique, réalisé avec conviction et dressant un constat terrible avec une violence nécessaire. Le Bal des vampires assume avec une même bravoure sa double tonalité et fait le grand-écart entre la beauté mémorable de certaines scènes rendues fascinantes par leurs seules qualités formelles, et de longues séquences plus sérieuses, hésitant peut-être entre la parodie grotesque et la très (trop ?) longue exploration sérieuse des stéréotypes d'un genre plus que balisé. Le risque était grand d'allier hommage sincère et passionné au film d'épouvante et appropriation semi-comique de ses codes les plus appréciés, mais Polanski s'en tire bien avec ce film devenu un classique avant tout très plaisant et témoignant d'un amour du cinéma plus que magnifiquement partagé.



Mais au-delà de cette belle œuvre presque naïve, et touchante par cette naïveté même, Roman Polanski a réalisé trois grands films d'horreur qui composent en fin de compte une véritable trilogie cohérente et d'une grande richesse, dont la constante thématique pourrait être résumée en des termes comme "horreur urbaine". Avec Répulsion (1965), son deuxième film, Polanski entame ce qui sera donc sa trilogie informelle de l'horreur ayant pour ambition, dans le sillage d'Hitchcock entre autres, de déplacer l'horreur en ville, et si possible de jour. Ce premier film d'horreur, avec Catherine Deneuve dans le rôle principal, racontait l'histoire d'une jeune femme étrange passant un week-end seule dans l'appartement de sa sœur et gagnée peu à peu par la folie, au point de commettre un meurtre de sang froid. Inutile de préciser que Polanski est l'un des plus grands cinéastes de la folie paranoïaque et dans ce film comme dans les deux autres de la trilogie, Rosemary's baby (1968) et Le Locataire (1976), il n'aura eu de cesse de mettre en scène avec un talent inouïe la folie de la persécution de ses personnages de citadins harcelés chez eux, terrifiés par la seule idée d'intrusion et de viol. Quand on sait ce qu'a vécu l'épouse du cinéaste, et actrice du Bal des vampires, Sharon Tate, massacrée par la "Famille" de Charles Manson alors qu'elle était enceinte, l'obsession de Polanski pour la terreur de la violation de domicile et pour le viol tout court prend un triste tour ironique… Toujours est-il que ce sont là les thèmes de prédilection du cinéaste, exploités avec brio dans cette trilogie géniale qui trouva son point d'acmé dans Rosemary's baby, sans doute le plus riche et le plus efficace des trois films, qui remporta un fier succès populaire et fut nommé aux Oscars.


C'est ainsi en pleine gloire que Polanski est frappé par la terrible mort de son épouse, après quoi il met un certain temps avant de revenir à ses démons avec Le Locataire, dont il incarne lui-même le héros, un jeune polonais investissant un appartement au passé douteux et victime, encore une fois, de voisins inquiétants. Ce film quant à lui ne rencontra pas le succès escompté, bien qu'il fut reconnu à sa juste et grande valeur avec le temps. Après ça Polanski a rencontré de nouveaux fours commerciaux, notamment avec le populaire et somme toute excellent Pirates, puis la consécration est venue en 2002 avec la palme d'or du Pianiste. Depuis ce grand film historique et quasiment autobiographique, le cinéaste a tourné un très sobre Oliver Twist, puis le décevant The Ghost Writer, et bientôt paraîtra son nouveau film, Carnage, une comédie dramatique apparemment sans grande ambition mais avec un casting quatre étoiles. Polanski n'est plus vraiment revenu à ce cinéma d'horreur qu'il avait si bien investi, même s'il a réalisé avec un bonheur inégal quelques autres films plus ou moins sombres et angoissants, dans une veine plus proche du thriller, et notamment un huis-clos terrible, l'excellent La Jeune fille et la mort. Rien que pour Rosemary's baby, que l'on peut considérer comme le chef-d'oeuvre de Polanski, film absolument brillant, avec Mia Farrow et John Cassavetes dans les rôles principaux, qui racontait la psychose d'une future maman bien décidée à protéger son nourrisson convoité par des voisins membres d'une secte de sorciers satanistes, et qui se finissait sur une note terrible, dans une scène capable de susciter dans l'esprit des spectateurs une image horrible pourtant absente du film, rien que pour ça, Polanski peut sans conteste être considéré comme un des plus grands cinéastes de l'horreur, mais ce serait oublier que ce film s'inscrit dans une trilogie constituée de trois variations sur un même thème absolument remarquables de bout en bout, qui a proposé une vision bien particulière du film d'horreur, des thématiques passionnantes retravaillées avec ambition et inspiration - dont la principale n'est autre que la psychose légitime ou non de l'autre, considéré comme une menace, un rapace dévoyé venu dévorer les brebis égarées -, et qui nous a surtout offert des images inoubliables à jamais terrifiantes. Ces œuvres auront marqué à tout jamais leurs spectateurs et influencé nombre de réalisateurs, de David Lynch à Darren Aronofsky. Si l'on ajoute à ces trois grands films le non moins grand Bal des vampires, il n'y a plus grand chose à ajouter pour affirmer que Roman Polanski est un des grands cinéastes de l'horreur et qu'il en a fourni quelques uns des plus beaux spécimens. Espérons qu'il reviendra un jour au genre pour nous régaler à nouveau de son savoir-faire sans pareil. Sur Il a osé!, nous aimons passionnément bon nombre de films du cinéaste, et en premier lieu ceux que nous avons résumés ici, aussi lui consacrerons-nous un dossier complet à la fin du mois de novembre, le rendez-vous est pris !


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Voila pour nos petits portraits succincts de ces cinéastes que nous aimons tant. Place désormais à quelques critiques de films d'horreur que nous apprécions particulièrement, parmi lesquels certains que vous avez sollicités par vos votes, d'autres qui n'ont pas forcément reçu vos honneurs mais que nous avons le désir de mettre en avant, bref voici une très libre sélection de films d'horreur de qualité que nous vous recommandons en cet heureux jour d'Halloween :


L'Invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel (1956)
par Félix

Elle est quand même assez bizarre cette histoire de cosses géantes venues d'ailleurs qui se mettent à reproduire les êtres humains à l'identique pendant leur sommeil pour mieux les remplacer par des individus dénués de toute émotion, vous trouvez pas ? Aussi simple que bizarre, cette histoire inventée par Jack Finney semble aussi pouvoir se décliner à l'infini, pour mieux se réadapter à différents contextes tout en conservant son potentiel horrifique. Elle a ainsi connu de nombreuses adaptations. La première, celle réalisée par Don Siegel en 1956 et dont le titre français est d’une fascinante absurdité (L’Invasion des profanateurs de sépultures) est de toute évidence la plus réussie. En nous contant une histoire diablement efficace aux résonances historiques passionnantes (on est en pleine Guerre Froide et le personnage principal du film s'appelle McCarthy), Don Siegel nous livre un film d'horreur et de SF paranoïaque très en avance sur son temps, mené tambour battant et ponctué par des scènes tout simplement géniales. Son film est un pur régal à découvrir, encore aujourd'hui, et même pris en dehors de son contexte, même en ignorant celui-ci totalement, et c'est là sa grande force, car il s’agit avant tout d’un véritable chef d’œuvre du genre. Invasion of the Body Snatchers nous propose aussi une romance qui fonctionne très bien entre un couple de personnages se détachant largement, par quelques détails bien sentis, des caricatures hantant la plupart des films d'horreur de cette époque. Le but était en effet de rendre ces personnages plus humains, pour mieux souligner pendant la majeure partie du film leur différence avec ces envahisseurs vides de toutes émotions. Les scènes où naît leur amour sont parmi les plus savoureuses du film. Que dire de celle où notre héros s'empare de l'élue de son cœur pendant son sommeil, la portant dans ses bras pour l'éloigner des cosses, descendant les escaliers et l'amenant vers sa voiture dans une succession de plans sublimes, d'un noir et blanc magnifique, soulignant un jeu d'ombres prodigieux. Dans ce passage comme dans d'autres, la tension sexuelle entre les deux protagonistes est palpable, et ce notamment grâce au charme divin de l'actrice Dana Wynter, grâce à son regard de femme fatale terriblement attirant et proche, paradoxalement, de ceux des extra-terrestres dénués d'émotion qu'il faut fuir à tout prix.

En 1978, Philip Kaufman s’est attelé à une nouvelle adaptation de l’histoire de Jack Finney. Un film hautement recommandable là encore, un véritable thriller horrifique parano d’une noirceur rare que l’on ne pourrait plus jamais revoir dans un film américain. Reprenant la fin pessimiste qui n’avait pas été acceptée pour la première version de Don Siegel, Philip Kaufman nous entraîne vers un point de non-retour dans une atmosphère de plus en plus lourde et irrespirable. Ce remake génial du film de Don Siegel est porté par un casting impeccable où se croisent les remarquables Donald Sutherland, Brooke Adams, Jeff Goldblum et Leonard Nimoy. Philip Kaufman insiste brillamment sur la bizarrerie physique de ses acteurs, la rendant tour à tour naturelle ou étrangère, profondément humaine ou terriblement inquiétante. Un film souffrant peut-être de quelques petites longueurs, mais néanmoins excellent, et à redécouvrir absolument. Quelques années plus tard, en 1993, Abel Ferrara s’est aussi risqué à une nouvelle adaptation de ce classique de la science-fiction, avec hélas beaucoup moins de bonheur et d'inspiration. Et tout récemment, on a touché le fond, avec The Invasion, le premier film hollywoodien du réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel, dont le seul intérêt était de nous laisser voir une Nicole Kidman encore toute pimpante déambuler en pyjus blanc transparent…


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Les yeux sans visage de Georges Franju (1959)
par Rémi

Les Yeux sans visage est un film d'horreur à condition que l'on accepte le terme dans son sens le plus large. Filmant dans un noir et blanc extrêmement beau, qui participe à l'élaboration d'une ambiance tendue et inquiétante, Franju nous raconte l'histoire, pour résumer - car j'hésite presque à en dire ne serait-ce qu'un mot qui risquerait de gâcher le plaisir à ceux qui doivent encore le découvrir - d'un homme qui va tout faire, et il est prêt à tout, pour redonner un visage à sa fille défigurée dans un accident de voiture. Le générique d'ouverture plante merveilleusement le décor tandis que les phares d'un véhicule balayent le côté de la route sur une musique foraine grinçante bien typique des films d'épouvantes d'antan. Puis la conductrice apparemment angoissée (jouée par l'effrayante Alida Valli, déjà effrayante dans Le Procès Paradine d'Hitchcock, et effrayante aussi dans le Senso de Visconti, mais là c'était pas voulu... cette femme faisait peur, disons-le), regarde dans son rétroviseur un corps assis et balloté par les chaos du sentier, dont le visage est dissimulé par un chapeau et qui fout d'ores et déjà les glandes au spectateur. C'est bien un film "d'horreur" que nous regardons mais qui fait moins peur qu'il ne met terriblement et délicieusement mal à l'aise, physiquement, notamment avec la séquence de l'opération, très osée (Nip Tuck peut aller se rhabiller, et se faire enculer par la même occasion, série de merde), mais psychologiquement aussi, car nous sommes en porte-à-faux devant la fille du chirurgien, qui accepte de voir son père aller trop loin pour lui redonner une identité… Le film, d'une maîtrise absolu, passionnant à suivre et envoûtant à plus d'un égard, est bourré d'images obsédantes (ces plans sur la fille quand elle porte son masque, qui a sans doute inspiré celui du tueur d'Halloween), et interprété à merveille par Pierre Brasseur, son fiston Claude, et Edith Scob entre autres.

Découvrir ce film après avoir vu La Piel que habito, qui s'en est largement et très intelligemment servi, est particulièrement intéressant, car l'on reconnaît petit à petit les éléments repris par Almodovar (la présentation du personnage principal lors d'un colloque où il expose ses avancées scientifiques, le fameux escalier rectangulaire, etc.). Les deux films ont beaucoup de points communs, même s'ils divergent tout de même. Au rang des similitudes, comme dans le film d'Almodovar, il y a un moment où l'on se demande qui l'on aimerait voir triompher au terme de l'histoire et au bout de l'enquête qui la rythme. Ce n'est pas comme chez Hitchcock, où on sait pour qui on se positionne, ou pour qui le maître nous positionne (pour le criminel en général), là on se le demande bel et bien et il est bien difficile de trancher.

Le final est très judicieux car il ouvre à tout un imaginaire d'une bien belle façon. La décharge de violence cède rapidement le pas à une image digne d'un conte pour enfants, un conte effrayant dont l'héroïne sans identité s'enfonce lentement au cœur de la forêt, dans le royaume animal, avec sa gestuelle de marionnette fluidement articulée, sans que l'on puisse deviner ce qui va lui arriver, de sorte que le film laisse libre cours aux spéculations imaginatives du spectateur et donc à une dimension fantastique bienvenue qui prend le pas sur l'horrible réalité chirurgicale qui a précédé, pour conclure un film d'horreur particulier et superbe, qui redonne peut-être un sens à la notion galvaudée de "beauté tranchante".


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Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper (1974)
par Félix

En très bonne place dans votre top figure un film connu de tous mais sur lequel nous aimerions bien revenir, j'ai nommé The Texas Chainsaw Massacre aka le film phare de Tobe Hooper. Pourquoi y revenir ? Pour rappeler à quel point ce film est important dans l'histoire du cinéma d'horreur et pour chasser les idées reçues. Massacre à la tronçonneuse est en effet annonciateur de tout un tas de films qui ont cherché à s'inspirer de sa force, pensant qu'elle résidait surtout dans le côté "inspiré de faits réels", alors qu'elle n'est pas là, mais bien dans le génie de Tobe Hooper et dans la façon qu'il a choisie de mettre en scène cette famille de dégénérés. Ce qu'il y a d'un peu triste, c'est que ce film est doté d'une réputation très fausse, car il ne s'agit pas d'un film gore rempli de scènes visuellement dégoutantes comme peut logiquement le laisser imaginer son titre tapageur. Pas de bains de sang, pas d'explosions gores à l'écran, non, rien de tel, mais plutôt une débauche de folie filmée de façon quasi documentaire par un forcené. Une débauche qui culmine dans le dernier tiers du film, où nous assistons à l'un des repas de famille les plus atroces jamais filmé, pour finir en apothéose, sur une image finale qui restera forcément imprimée sur vos rétines : celle d'un malade travesti, dansant sur la musique de son arme favorite, l'une des plus obsédante du cinéma d'horreur, éclairé par un soleil orange annonciateur d'un nouveau jour de cauchemar.

Malgré sa réputation encombrante et le fait que tout le monde connaisse forcément ce film avant de l'avoir vu, Massacre à la tronçonneuse ne déçoit jamais. Sans doute animé par une rage et une détermination peu communes, Tobe Hooper signait là une œuvre profondément dérangeante, férocement engagée et d'une horreur rarement égalée. Le film de Tobe Hooper, son seul chef d’œuvre, est un de ces rares classiques du cinéma d'horreur américain des années 70-80 qui n'a pas pris une ride et qui conserve aujourd'hui toute sa force.


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Les Innocents de Jack Clayton (1961)
Par Rémi

Absent du classement, Les Innocents, film britannique de Jack Clayton avec Deborah Kerr, adapté d'une nouvelle d'Henry James par William Archibald et Truman Capote, est un excellent film d'horreur, qui peine peut-être à s'imposer au moment d'un tel bilan en raison de sa forte dimension non seulement fantastique mais surtout psychologique, qui tend possiblement à l'éloigner en substance d'un pur film du genre. Et pourtant il baigne complètement dans l'univers du film d'horreur et joue superbement de toutes ses composantes les plus marquées en nous racontant l'histoire d'une jeune institutrice de la fin du XIXème siècle engagée pour s'occuper de deux enfants orphelins vivant dans un manoir immense à la campagne. D'abord ravie de découvrir ces deux charmants enfants, le petit Miles et la petite Flora, Miss Giddens est vite troublée par l'atmosphère étrange des lieux et par le comportement inquiétant de ses petits protégés, dont elle finira par comprendre qu'ils sont en réalité possédés par l'esprit de deux fantômes, ceux de l'ancienne gouvernante et du valet, autrefois amants, morts dans des circonstances tragiques. Les apparitions successives de ce couple fantomatique sont particulièrement frappantes, qu'ils s'agisse du valet qui se présente au devant de Miss Giddens derrière la porte vitrée du manoir, ou de la gouvernante, apparaissant debout dans les hautes herbes près du lac. Ces images ont de quoi mettre très mal à l'aise et le film use par ailleurs abondamment des ressorts horrifiques les plus célèbres (grincements de portes, murmures dans le vide, cris stridents, grondements du tonnerre, etc.), notamment dans une très longue et très belle séquence où l'héroïne parcourt le manoir en quête de réponses, se retournant sur elle-même comme une danseuse dans un plan en plongée verticale d'une grande beauté, harcelée par ces présences qui se manifestent de plus en plus lourdement jusqu'à atteindre une cacophonie assourdissante.

Tourné dans un noir et blanc qui renforce les oppositions et augmente l'obscurité du scénario, le film présente de nombreux plans assez magnifiques, tout en profondeur de champ, où les visages, également nets, se détachent sur plusieurs niveaux de réalité. Au rayon de l'élégance cinématographique il faut noter une séquence onirique de très haute volée. La musique est également envoûtante, basée sur une berceuse que la petite fille chantonne de façon très inquiétante. Les deux jeunes acteurs - et surtout le petit garçon - sont prodigieux. A propos des enfants, il faut rappeler que ce film a massivement inspiré Alejandro Amenabar pour le film Les Autres (il y a cette réplique géniale prononcée par Deborah Kerr en réponse à l'enfant qui lui dit : "Nous avons toute la maison rien que pour nous ! - Plus ou moins, il y a nous et il y a... les autres."), dont nous vous avions déjà parlé, qui est l'un des derniers grands films d'horreur américains en date, soit dit en passant, et qui a su tirer profit des éléments en présence dans Les Innocents sans pour autant appuyer ses références et sans refaire le même film. Pour revenir à Jack Clayton, le cinéaste utilise savamment le monde de l'enfance pour lui donner un tour suspect (la berceuse donc, mais aussi les cachotteries, les jeux cruels, et ainsi de suite). C'est dans la relation entre Miss Giddens et le petit Miles que se joue sans doute tout le film, dès le moment où ce dernier, après avoir sciemment foutu les foies à son institutrice, l'embrasse longuement sur la bouche pour lui souhaiter bonne nuit, possédé je le rappelle par l'esprit d'un valet "beau et hideux à la fois" qu'on nous a présenté comme jadis ivrogne et violent. Ce baiser est terriblement gênant à regarder, et plus encore par la façon dont le réalisateur focalise ensuite sur les lèvres ouvertes de la jeune institutrice dévote, surprise et contrainte d'abdiquer, réduite à accepter le geste par amour pour l'enfant manipulé. Certains diront qu'elle est alors soumise à la tentation diabolique et que le film s'emploie à représenter sa frustration face au plaisir charnel… Difficile d'avoir cette interprétation de la scène et du plan au moment où on l'observe, difficile en fait de se ranger derrière cette analyse intéressante mais sans doute un peu poussive. La fin du film, d'une ambiguïté totale, a de quoi surprendre encore plus et achève de susciter le désir de rationalisation du spectateur, et puisqu'il est de toute évidence interdit d'en dévoiler le contenu, contentons-nous de dire qu'elle a de quoi laisser pantois par son pessimisme terrible, et que si elle ouvre bel et bien à toutes les interprétations, il est peut-être encore préférable de ne pas en choisir une définitive, car le film n'en sera que plus mystérieux et plus beau encore.


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Carnival of Souls de Herk Harvey (1962)
par Félix

Référence avouée de cinéastes aussi divers que David Lynch, Claude Chabrol, Tim Burton, George Romero ou John Carpenter, Carnival of Souls est une petite pépite du cinéma d’épouvante et le seul long métrage de son réalisateur Herk Harvey. Son histoire est des plus minimalistes : après un accident de voiture dont elle est la seule rescapée, une jeune femme décide de changer de vie et de s'installer dans une nouvelle ville, mais elle est très vite en proie à de terribles visions. Inutile de dire qu’aujourd’hui, après la sortie de quelques films à succès aux twists désormais connus de tous, on aura tôt fait d'échafauder un scénario expliquant de façon tout fait rationnelle le pourquoi du comment. Peut-être avons-nous ce réflexe parce que nous recherchons des repères devant ce film troublant, car en réalité Herk Harvey ne donne pas d'explication claire et l'intérêt principal de son œuvre ne réside certainement pas dans son scénario et sa capacité à surprendre. Non, loin de là. Ce qui fait le charme de ce film devenu culte, c'est l'ambiance unique que le cinéaste parvient à mettre en place à partir de trois fois rien, le sentiment de malaise diffus qu'il entretient du début à la fin. Ce sentiment culmine lors de scènes magnifiques, d'une poésie rare et précieuse, comme celle où l'héroïne, plongée dans un silence oppressant, devient invisible au monde qui l'entoure et erre désespérément comme une âme damnée, pour n'être rappelée à la réalité que par le chant d'un oiseau. Comment aussi ne pas évoquer le climax final qui se déroule dans le Saltair Pavilion, un parc d'attraction en bord de lac offrant un décor surréaliste, comme coincé entre deux mondes, à l'image de la belle Candace Hilligoss, où les fantômes entraînent son personnage dans une ultime danse macabre. On ne peut donc que vous conseiller ce film au charme désuet et à la fois infiniment moderne, qui eut une influence considérable sur le cinéma fantastique.


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Rendez-vous avec la peur de Jacques Tourneur (1957)
par Félix

Si vous avez hissé La Féline à la 17ème place de votre classement, permettez-nous de vous dire quelques mots d’un autre film de Jacques Tourneur : Rendez-vous avec la peur aka Night of the Demon. Un professeur tout ce qu'il y a de plus rationnel enquête sur la disparition d'un collègue qui dénonçait les pratiques démonologiques d'un docteur, une sorte de gourou illuminé. Ce dernier, pour se débarrasser du professeur et démontrer tous ses pouvoirs, lui remet un parchemin qui contient une malédiction ne lui laissant plus que trois jours à vivre...

Rendez-vous avec la peur est un classique du cinéma d'horreur des années 50. Un pur régal à découvrir pour les amateurs, réalisé par un spécialiste en la matière, un cinéaste alors en pleine maîtrise de son art. On appréciera tout particulièrement le héros du film incarné par le dandy Dana Andrews, un personnage assez amusant car plus skeptic que lui, tu meurs. On le suit avec grand plaisir en train de mener sa petite enquête, d'abord avec une certaine légèreté, puis en réalisant progressivement l'horreur de sa situation. Devant ce chef d’œuvre du genre, on pourra simplement regretter les quelques gros plans sur le démon du titre original, imposés à Jacques Tourneur par les studios : son apparence assez risible désamorce un peu le suspense construit avec minutie par le réalisateur franco-américain, mais cela participe néanmoins au charme parfois suranné de l'ensemble. L'idée de la malédiction contenue en un objet dont on doit se débarrasser à tout prix est un ressort scénaristique simplissime mais brillant, qui était déjà présent dans le formidable film La Main du diable de Maurice Tourneur, fleuron méconnu du cinéma fantastique français. Son fils Jacques exploite ici cette idée à la perfection lors d'un final époustouflant et terriblement jouissif. A noter que cette idée fut également reprise et traînée dans la boue par Sam Raimi dans Jusqu’en Enfer, un film abject qui doit beaucoup au classique de Jacques Tourneur.

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Kwaïdan de Masaki Kobayashi (1964)
par Félix

Les tops 10 que l'on a reçus nous ont démontré qu'il existe chez vous un intérêt non négligeable pour le cinéma d'horreur asiatique. Ring, Dark Water et quelques autres films ont en effet été cités à plus d'une reprise. Rien de plus normal étant donné la qualité de ces films. Ainsi, il nous semble nécessaire de vous conseiller la vision de Kwaïdan, l'un des chefs d’œuvre de Masaki Kobayashi. Il s'agit d'une anthologie d'histoires fantastiques issues du folklore traditionnel japonais, comprenant donc quatre courts films différents, d'une durée totale de plus de 3h. On pourrait donc parler de "film à sketchs", comme le cinéma d'horreur en produit régulièrement, mais cette expression ne semble pas du tout rendre hommage à l’œuvre de Kobayashi.

Chacune de ces histoires se déroule dans le Japon médiéval et nous propose une entrée différente, mais toujours subtile, dans la peur et l'effroi. Par sa simple maîtrise du vocabulaire cinématographique accompagnée d'une recherche visuelle constante aux résultats hallucinants, Masaki Kobayashi signe là une œuvre d'une beauté rare dont il serait très dommage de se priver. Les peintures surréalistes qui occupent généralement l'arrière-plan y sont pour beaucoup dans le caractère profondément envoûtant de l'univers fantastique et onirique dans lequel nous amène Kobayashi. Ces décors féériques participent grandement à l'ambiance hypnotique du film. Un film parfois délicatement morbide, joliment effrayant. La peur naît ici toujours de peu de choses, des petits détails visuels ou sonores parfaitement mis en avant par le montage. La bande son du film n'a d'ailleurs pas d'équivalent. La partition minimaliste du grand Tôru Takemitsu complète parfaitement la richesse des images de Kobayashi et participe subtilement à toute la beauté singulière du film. A cette incroyable beauté visuelle et sonore, qui constitue un véritable plaisir continu pour les sens, vient s'ajouter toute la poésie et le charme de ces vieux contes japonais, parfois terrifiants, emplis de fantômes, de démons et d'amours perdus, où le surnaturel semble côtoyer intimement le quotidien. Ces quatre histoires sont en réalité autant de poèmes magnifiques, retranscris à l'écran avec une virtuosité peu commune par le cinéaste japonais au sommet de son art. Profondément enraciné dans la culture japonaise, Kwaïdan est un film véritablement à part, sans pareil, un pur joyau du cinéma fantastique et du cinéma tout court. Tout simplement sublime et terriblement envoûtant.


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Nous remercions tout d'abord ceux qui auront eu suffisamment d'endurance pour s'attaquer à ce très long article, et nous remercions très chaleureusement tous ceux qui ont participé aux votes pour édifier ce fier et beau classement des 20 meilleurs films d'horreur de tous les temps.

Mille merci aux nombreux blogueurs qui nous ont envoyé leurs préférences, parmi lesquels nos chers et estimés collègues : Donc Acte ! ; L’univers et le reste ; Pausanias ; Sab fait son ciné ; Cineaster ; Drap-housse ; Gendar ; Shangols ; Chroniques du cinéphile stakhanoviste ; Empty orbit ; Celluloïdz ; Ca flim ; Zombiatarian ; Une fameuse gorgée de poison ; C'est entendu ; Géotoine ; Thibault, (si on a oublié quelqu'un, qu'il se manifeste et nous excuse !).

Merci aussi aux très nombreux lecteurs qui ont planché sur la question pour nous envoyer une foule de classements sympathiques et toujours passionnants. Rendez-vous à tous et à toutes dans les commentaires pour les plaintes du type : "Tel film n'y est PAS ?!", et pour tous les débats du monde sur le cinéma d'horreur tel qu'il est aujourd'hui et tel qu'il fut hier, tel que nous l'aimons, l'attaquons et le défendons toujours avec passion.

151 commentaires:

  1. Sacré dossier, complet, diversifié, passionnant à lire, bel hommage au genre, félicitations !
    Moi qui suis loin d'être une fana de films d'horreurs, vous donnez ENORMEMENT envie de voir tous ces films, beau boulot :)

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  2. Je dirais même AwEsome ^^
    J'ai pas encore tout lu (la partie avant les films) mais c'est déjà top ! Ca donne envie d'en revoir certains et de découvrir les autres. Énorme boulot les gars ! :D

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  3. Réponses
    1. Bonsoir Rémi tu a l'air de ti connaitre en film doreur c toi ki a fai larticle lol bravo moi je conai scream 1 2 3 Halloween 1 2 3 20 ans apré il revien (si ten conai avec des histoire de sorciere ou de de fantome ou dans le meme style que scream et hallowin merci de me les dire (mai bon pa tro sa mamuse comme scream mai pa tro horeur step pour moi je sui asser sensible peureu un peu lol voila merci car ji coné pa gran chose moi c la musique et ( le fon decren c pa ta biblioteke doreur ken meme lol tu mefrai lol voici mon mail car je sui de pasage par hazar pour me repondre merci,voila jai 20 ans et je sui de la cote dazur juste come sa lol
      (langetateum@gmail.com) Michael..

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  4. bien bizarre l'affiche d'Alien quand on y pense, c'est un oeuf cassé au dessus d'une gaufre au chocolat..

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  5. C'est un article somme, c'est un article awesome !

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  6. Petites précisions sur le top final et vos participations :
    - Shining et The Thing se tiennent à seulement 1 point d'écart, ce qui est assez fou étant donné le nombre de participations
    - Les trois premiers se détachent assez nettement, puis Halloween est assez loin devant Psychose, ensuite c'est plus resserré
    - Malgré sa troisième place finale, L'Exorciste est le film qui a le plus de fois été cité premier, devant The Thing et Shining
    - Le premier film des années 2000 est 28 Jours plus tard, qui arrive à la 26ème place
    - Joe a le top le plus "représentatif" du résultat final et Poulpard est le seul à avoir donné le même trio de tête, mais pas dans le même ordre
    - Vincent, Asketoner et Cineaster ont les tops les plus "originaux" :)

    Voilà si je trouve d'autres précisions intéressantes à donner, je les mettrais ! :)

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  7. super article vraiment !

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  8. Magnifique article, très bel hommage aux différents maîtres du genre !

    Je commence les festivités en disant que je ne suis pas tout à fait d'accord avec le top global. (Notamment sur le fait que je trouve l'Exorciste parfaitement surestimé mais également sur le fait que Halloween ne soit pas premier ! Bien que Shining soit un bon film, je ne le mettrais pas premier)

    Pour illustrer cela, je me permets de mettre mon propre top 10. (Et également mon flop 10) Chacun des deux étant illustrés de petits commentaires plutôt croustillants.

    Top :
    1. Halloween (John Carpenter – 1978) (Je frissonne quand je pense à la bouse de remake de l’autre tache de Rob Zombie...)
    2. The Thing (John Carpenter – 1982) (Vous et moi n’iront pas voir le remake/préquelle qui a l’air affreux)
    3. Une hache pour la lune de miel (Mario Bava – 1970) (J’en ai vu que 2 pour l’instant, malheureusement)
    4. La Mouche (David Cronenberg – 1986) (Le meilleur et de loin !)
    5. Zombie (Georges Romero – 1978) (Toujours pas vu la Nuit des Morts-Vivants... Il serait peut-être dans ce top sinon)
    6. The Fog (John Carpenter – 1980) (Idolâtrie, quand tu nous tiens...)
    7. Poltergeist (Tobe Hopper – 1982) (Pas vu Massacre à la tronçonneuse, dommage. On sent bien l’influence de Spielberg dans celui-ci quand même)
    8. Rosemary’s Baby (Roman Polanski – 1968) (Sans doute un des plus éprouvants et étranges de ce top...)
    9. Scanners (David Cronenberg – 1981) (Surement le meilleur Cronenberg, après la Mouche)
    10. Shining (Stanley Kubrick – 1980) (Très oppressant, malgré la divergence scénaristique lié au livre)

    Et le flop :
    1. Terreur point com (William Malone – 2002) (Difficile de faire pire, je pense !)
    2. Halloween II (Rob Zombie – 2009) (Je hais très profondément ce connard)
    3. The Devil’s Reject (Rob Zombie – 2005) (Quel affreux navet, j’attends encore de voir le dernier film de ce gland, La maison des 1000 morts. Il serait surement dans ce top si je l’avais vu, haha)
    4. Snuff 102 (Mariano Peralta – 2007) (Putain mais quelle merde. Pauvre torture porn à deux balles, mal filmé, absolument déguelasse et inutile)
    5. Urban Legend III – Bloody Mary (Mary Lambert – 2005) (La scène avec le miroir et les araignées est d’un ridicule incomparable à tout ce que j’ai pu voir)
    6. Hallowen I (Rob Zombie – 2007) (Je pouvais pas ne pas le mettre, tellement ma rage fut grande devant le massacre de l’oeuvre de Carpenter)
    7. The Unborn (David S. Goyer – 2009) (Ridicule et débile)
    8. Dreamcatcher (Lawrence Kashdan – 2003) (Putain, j’ai adoré le bouquin mais quelle adaptation foireuse ! La bestiole est moche à chier d’ailleurs)
    9. Belphégor, le fantôme du Louvre (Jean-Paul Salomé – 2001) (Enorme navet, avec l’autre conne de Sophie Marceau. Souvenir affreux.)
    10. Alien VS Predator – Requiem (Greg et Colin Strause – 2007) (À un moment donné, faut arrêter...)

    ça confirme ce que vous disiez dans l'article, à savoir les films des années 2000 absents du top mais représentant à eux seuls le flop.

    J'aurais aimé répondre à chaque point de l'article qui m'interpellait, me rendait curieux ou me plaisait, mais j'ai peur que çe soit un peu long et rébarbatif..

    Je me contenterais donc d'attendre les réactions des divers lecteurs à votre article mais également à mon top/flop. Cela promet de belles discussions passionnées (ou envenimées) d'ici peu.

    Messieurs/dames, à vos claviers !

    Gondebaud.

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    1. Je suis d'accord avec toi sur pas mal de points mais j'ai un coup de coeur pour les films de rob zombie où un coté malsain habite tout les personnages.
      De même que la relève des cinéastes du genre français peut être assuré par Alexandre Aja (haute tension,ainsi que le coté sea sex and sun largement assumé par notre intéressé) ainsi que Pascal Laugier ( martyrs et the secret).
      Mettre trois film d'un même réalisateur dans ton top 10 doit signifier que peu que c'est du Carpenter tu es client ben voila moi c'est la même pour rob zombie j'aime son univers fait d'acteurs avec des gueules cassées sortis tout droit de l'amérique profonde
      Mais c'est peut être du a mon jeune âge vu que je n'ai que 20 ans et du coup ma génération qui est déja bien tombé dans la banalisation de la pornographie/voyeurisme se retrouve avec torture porn found footage ce que je ne cautionne pas mais mon top 10 va te faire réagir.


      1 The ring hideo nakata ( amène une certaine crispation qui met vraiment les nerfs à vif avec des bruits et une bande son proche d'une craie crissante sur un tableau noir)
      2 shinning
      3 rec
      4 la maison des 1000 corps
      5 martyrs
      6 la colline à des yeux (remake alexandre aja rien que pour la scène du PAPA PAPA etc
      7 jusqu'en enfer
      8 psychose
      9 the thing pour te faire plaisir nan je déconne il faut quand même saluer le génie de mr Carpenter
      10 Braindead

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  9. Pour ce qui est de L'Exorciste, bon on en pense ce qu'on veut, mais je sais que pas mal de participants ont élaboré leurs tops en choisissant "les films qui leur foutent le plus les j'tons", et en cela, sa troisième place correspond peut-être à une certaine réalité.

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  10. J'ai lu la première partie et je trouve déjà que c'est l'un de vos meilleurs articles EVER.

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  11. Joe "common man" G.31 octobre 2011 à 14:23

    J'ai jamais vu Scanners, tiens, tu me files envie Gondebaud !

    Sinon question aux auteurs : pas de flop des lecteurs ? (moi j'avais envoyé un flop 3 en même temps)

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  12. On en a reçu quelques-uns accompagnant les tops, mais pas beaucoup. Normal, d'ailleurs, car on voulait surtout des tops. Nous avons invité ceux qui en avait fait à les poster en commentaire à cet article (comme l'a astucieusement fait Gondebaud), histoire de faire croquer et que ça fasse causer aussi. :)

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  13. Je remate viteuf les quelques flops reçus du coup. Celui du Poulpe est le plus polémique.

    Quant à toi Joe, tu n'es pas le seul à citer Jusqu'en Enfer : Maeva est aussi sur le coup. :)

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  14. Ravie de voir que vous parlez de Carnival of souls!!

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  15. J'avais complètement zappé MORSE ! Sinon je l'aurais mis dans mon top 10. Tant pis...

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  16. Mon Top 10 de cet article !
    1. époque de merde, c'est bien vu
    2. torture porn, c'est de la merde, c'est bien vu
    3. torture porn français, c'est encore plus merdique, c'est mega bien vu (tellement chiatique que j'en ai oublié l'existence et ne l'ai pas inclus dans mon flop blindé par notre label franco-porcin du film d’horreur pourri : il y aurait eu Promenons-nous dans les bois, Brocéliande, Martyr(s) ou Frontière(s) je ne sais plus lequel est lequel (les 2), Sheitan, Vertiges, Ils, Bloody Mallory, Jeux d'enfants, La Horde, Haute Tension)
    4. pas de relève de génie, c'est bien vu et c'est triste
    5. found footage, c'est tout pourri, c'est bien vu (à part la comédie Troll Hunter)
    6. le passé est parfois mieux que le présent, c'est bien vu (La Main du diable, c'est moi ;D)
    7. Big Up pour Isolation, Morse et Triangle !
    8. Génial Carnival of Souls !

    Mon flop 10 de cet article :
    1. Albert Hitchcock s'appelle Alfred Hitchcock (§ 2), et si c'est une blague, elle n'est pas drôle ... et, si vous rectifiez l'erreur, elle a existé.
    2. Piranha 3D présente une jolie scène avec 2 meufs boobsées toutes nues qui s'embrassent sous l'eau. Piranha 3D ne peut donc pas être considéré comme un mauvais film. C'est inconcevable.
    3. Moi, j'ai complètement oublié dans mon top de mentionner La Nuit des Morts-vivants, Massacre à la tronçonneuse et Psycho (-qui est un thriller-) ... moi, j'ai laissé un top 6.
    4. The Innocents, incapable de savoir pourquoi, me fait chier ... je n'y trouve aucun intérêt
    5. 28 semaines plus tard est très réussie dans sa première partie -superbe Carlyle-
    6. Encore une fois The Shining (mais qu’est-ce qu’il a ce film ?)
    7. Spécial commentaire : je me répète un peu trop avec les « c’est bien vu »

    Et voilà, ma part de sublime est achevée.

    Salut à la prochaine !

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  17. Après lecture des commentaires, voici mon flop 5 des films :

    1 Saw
    2 The Shining
    3 Scream
    4 Jason X
    5 Vendredi 13

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  18. OH LE BEL ARTICLE JE VOUS AIME !
    Pour continuer cette belle ambiance dans les commentaires, je mets le top 10 avec lequel j'ai voté :

    -Zombie
    -The Thing
    -La dernière maison sur la gauche
    -Ring
    -Piranha 3D
    -Inland Empire
    -Evil Dead
    -The Toxic Avenger
    -Massacre à la tronçonneuse
    -Halloween


    Et totalement d'accord avec le 2. du flop d'Arnaud.

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  19. "Albert Hitchcock" est une "blague" dont j'assume la responsabilité. :)
    Et si ça avait véritablement été une erreur, ça n'aurait rien changé qu'elle ait "existée". A moins que tu dises ça pour rire toi aussi, auquel cas, ça t'arrive également de ne pas être drôle ! ;-)
    Je suis bien placé pour connaître son blaze, mon second prénom est Alfred à cause de ce gros type...

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  20. Et il y a aussi quelqu'un d'autre qui a cité La Main du diable dans son top. :)

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  21. Mais j'avais parfaitement conscience de ne pas être drôle ... j'en suis même fier, c'est ma marque de fabrique. Quant au fait de noter que "l'erreur" (oui, c'était une blague le "existé") a existé, c'est surtout pour ne pas passer pour un con d'avoir fait remarquer sur une "erreur" corrigée et donc invisible (car, moi, en plus d'être blasé par l'existence, je n'ai aucune foi en l'humanité et son intelligence ... et toc).

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  22. Non, c'est faux, il n'y a que moi qui ait cité La Main du diable :D mdr ... une preuve narcissique ? voilà mon top 6 :
    1. The Thing
    2. Ring (Japon)
    3. L'antre de la folie
    4. La Main du diable (français)
    5. The Exorcist
    6. Triangle

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  23. Héhé, ok Arnaud je comprends mieux le coup de "l'erreur a existé". :)

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  24. J'ai un avis consensuel, apparemment.

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  25. Et à quand un article sur Shining, Arnaud ? :D

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  26. C'est une superbe idée. Merci Félix. C'est vrai que je dois tailler ma réputation jusqu'au bout du bout, quitte à me faire des ennemis mortels.

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  27. Quelle gueule de con ce Polanski !

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  28. @ Felix :

    Effectivement, je conçois que certains aient eu peur devant l'Exorciste. Mais ce n'est pas du tout mon cas, d'où ma frustration ;) Je me suis au contraire, plutôt ennuyé. Enfin, je le considère quand même comme un sympathique divertissement, hein, je ne chie as sur l'Exorciste non plus. D'autant que j'apprécie un minimum Friedkin (French Connection).

    Et je persiste et signe en disant que Haute Tension n'est pas merdique !

    Gondebaud.

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  29. Arnaud > "Psycho (qui est un thriller)", tu mets le doigt sur une des possibles raisons de se bastonner sur un tel classement, à savoir la difficulté qu'il y a à délimiter les genres (car la plupart des films d'horreur sont AUSSI des films d'un autre genre, typiquement Alien ou The Thing, qui sont aussi de la SF, etc.). Et pour te répondre je dirais que Psycho est certes litigieux, n'empêche que c'est un des films qui font le plus peur (et il fait encore peur après l'avoir vu 20 fois), or en tant que film qui fout les j'tons comme pas deux, c'est un sacré film d'horreur :D

    Sur "Les innocents" j'espère répondre brièvement dans ma petite critique...

    Sur Shining > OUVRE TES YEUX :)


    Joe > En fait un flop film d'horreur c'est rude parce qu'il y en a TELLEMENT de pourris, que c'est impossible de faire des choix... car ça on ne l'a pas dit, mais on peut le dire maintenant, le film d'horreur est un des genres (sinon LE genre) qui compte le plus de films de merde, aussi est-ce difficile de faire un flop car il y a trop de saloperies, et il y en a toujours de pires à trouver... Ou alors faut le faire polémique et y mettre des films considérés comme fameux par d'autres, mais vous avez tout loisir de le faire ici :)

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  30. Dans Haute Tension, rappelons qu'il y a Maïwenn. On ne le rappelle jamais assez...

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  31. Haute Tension je ne le considère même pas comme "merdique". La partie "slasher", avec la scène dans la station service, est pas si mal même. Mais de là à en causer comme on a pu en entendre causer... :)

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  32. J'ai lu que la première partie, article de haut vol, vraiment, bravo les gars.

    Et Arnaud ouais, j'ai hâte de voir ce que tu vas pouvoir nous pondre pour démonter Shining ! :)

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  33. Superbe super-article que je n'ai fait qu'effleurer et dont le classement (et les articles) me font moins regretter de n'avoir pu y participer quand je vois que Psychose, Shining, Alien ou The Thing y figurent ou alors des super-classiques du slasher movie (Halloween de Carpenter, Massacre à la Tronçonneuse de Hooper).
    Et que vous avez aussi le bon goût de parler en détail des cultissimes "Innocents", "Rendez-vous avec la Peur" ou "Carnival Of Souls" que je suis content de voir figurer ici vu que j'y avais fortement songé !
    Bravo à vous :)

    Tiens, vite fait un top 10 conçu sans trop réfléchir... J'y ai mis perso "Deux Soeurs" de Kim Jee-won qui n'est pas réellement un film d'horreur mais une merveille de film asiatique et "Ne Vous Retournez pas", vieux souvenir de peur enfantine devant un écran, ça c'est sûr !

    1 Psychose - Alfred Hitchock
    2 Alien - Ridley Scott
    3 Shining - Stanley Kubrick
    4 Freaks - Tod Browning
    5 Les Frissons de L’Angoisse - Dario Argento
    6 Deux Soeurs - Kim Jee-won
    7 Les Innocents - Jack Clayton
    8 Carnival Of Souls - Herk Harvey
    9 Dark Water - Hideo Nakata
    10 Ne vous Retournez Pas - Nicholas Roeg

    L'article sur Kwaïdan donne envie de voir ce film que je ne connais pas et je vais lire ça en détail maintenant !

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  34. les 10 premiers films sont des chefs d'oeuvre! peu importe l'ordre. ça me va!!

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  35. @ Felix :

    Je réagissait juste au commentaire d'Arnaud qui a dit : "torture porn français [...] Promenons-nous dans les bois, Brocéliande, Martyr(s) ou Frontière(s) je ne sais plus lequel est lequel (les 2), Sheitan, Vertiges, Ils, Bloody Mallory, Jeux d'enfants, La Horde, Haute Tension)"

    D'où mon indignation à le voir figurer dans une liste remplie de films que je n'ais pas vu mais qui on l'air d'être de sacrées daubes. (Je n'en ai d'ailleurs lu que du mal) Par contre, je n'ai pas beaucoup entendu parler de Haute Tension, ce qui fait que je l'ai apprécié puisque je n'en attendais pas grand chose. (Ah, et pis bon Cécile de France a aussi rendu mon assistant érectile assez virulent, un bon point en plus...)

    Gondebaud.

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  36. Merci Blake ! Et très beau top ! :D
    "Deux soeurs" peut clairement être considéré comme un film d'horreur, je trouve. Et c'est vrai qu'il fait partie de ces très bons films de genre asiastiques récents.
    Quant à "Ne vous retournez pas" de Nicholas Roeg, je l'aime beaucoup aussi et j'aurais pu écrire dessus aussi.

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  37. Simon > Merci !

    Blake > Merci beaucoup et très joli top (juste pour l'anecdote, "Ne vous retournez pas" fait partie des films d'horreur limite limite sur lesquels Félix et moi on s'est bastonné avant de rédiger cet article :D)

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  38. Rémi :

    Pour Psycho, je l'aurais mis les yeux fermés s'il m'était venu à l'esprit de le considérer comme un film d'horreur. Il reste un thriller pour moi. Je suis ouvert d'esprit, j'émettais dans cette phrase le regret de ne pas avoir mentionné ce chef d’œuvre d'Hitchcock.

    Je vais lire l'article sur Les innocents (je m'étais arrêté à Polanski.

    Shining : ça va pas être possible ... et c'est pas faute d'avoir essayé ... je m'y suis repris à plusieurs fois : au moins 3. Et il y a rien à faire. Rien. Rien. Rien.

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  39. Faut avouer que "Ne Vous Retournez pas" est un film très inégal (comme d'ailleurs TOUTE la filmo de Nicholas Roeg) mais vu assez jeune, ça marque et on a rarement filmé Venise de façon aussi étrange, je trouve.
    Sinon, même si je fais partie de ceux qui ont peur en voyant "L'Exorciste" (encore un truc vu jeune!) je n'aime pas du tout ce film trop manipulateur.
    Alors que "Alien" par exemple, est une vraie splendeur et qu'à l'évoquer ici, ça donne envie de s'y replonger, le DVD m'attendant depuis bien longtemps.
    Merci aussi pour ça :D

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  40. Blake > Notre "discorde" ne portait pas sur la qualité de "Don't look now", que nous apprécions tous deux, mais sur son appartenance au genre du film d'horreur :)

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  41. De rien, Blake, tes commentaires nous font très plaisir. :)
    Je te rejoins sur le cas Nicholas Roeg. Dans sa filmographie, "Walkabout" me semble clairement être le plus abouti, le moins inégal. Il est vrai que "Ne vous retournez pas" l'est pas mal, mais je le trouve fameux quand même. :)

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  42. La main du diable, oui, c'est moi l'autre :

    Vampyr de Dreyer
    Carnival of souls de Harold Herk Harvey
    Riget de Lars von Trier
    The unknown de Tod Browning
    L'invasion des profanateurs de sépulture de Don Siegel
    Psychose de Alfred Hitchcock
    Les yeux sans visage de Georges Franju
    La main du diable de Maurice Tourneur
    Nosferatu de Murnau
    Les oiseaux de Alfred Hitchcock

    Et puis vraiment bel article. Pas tout lu mais j'en garde un peu pour demain. C'est bien que vous reveniez sur des films qui ne font pas partie du top10.

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  43. Très beau classement, qui me fait penser que je dois revoir Vampyr :)

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  44. Joe "samféra" G.1 novembre 2011 à 11:24

    Il faut VRAIMENT que je voie la Bal des Vampires !

    http://b.imdoc.fr/1/cinema-television/red-stars-70/photo/8844794884/4421110e4b/red-stars-70-sharon-tate-vampires-img.jpg

    http://farm2.static.flickr.com/1270/5188833473_a9f43780fd.jpg

    Quel connard Charles Manson ! Je le hais !

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  45. Super article, un régal à lire (et je l'ai pas fini)!! Je vais vite regarder les quelques films que j'ai pas vu! ça donne des idées^^

    Bon alors moi aussi je copie mon top ici:
    1. L'Exorciste
    2. The Thing
    3. Les Frissons de l'angoisse
    4. Suspiria
    5. Ne vous retournez pas
    6. L'Au-delà
    7. Santa Sangre
    8. Halloween
    9. Evil Dead 2
    10. Candyman

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  46. Joe "samféra" G.1 novembre 2011 à 11:36

    Bien vu de mentionner Tucker & Dale Vs Evil, je l'avais oublié ce movie, mais il était très cool. Et la partie sur Polanski est super, ça m'a donné envie de voir les quatre films d'horreur ! Vivement la fin Novembre. (je lis à mon rythme)

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  47. @Hutch : chouette top, très "italien" :)
    Il faut toujours que je regarde L'Au-delà, que j'ai de côté depuis un bail.

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  48. The Shining est un des plus faibles Kubrick.
    Qu'est-ce qu'il fait en numéro 1 ?

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  49. @zinjero : quel serait ton top 10 ? :)

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  50. Hutck et Joe > Merci !

    Zinjero > C'est marrant tous ces gens qui détestent Shining, marrant et bizarre. J'aimerais bien connaître vos arguments contre :)

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  51. Un top 10 sans ordre particulier :
    - The Thing de John Carpenter (1982)
    - Alien de Ridley Scott (1979)
    - Suspiria de Dario Argento (1977)
    - Zombie de George Romero (1978)
    - Videodrome de David Cronenberg (1983)
    - Rosemary's Baby de Roman Polanski (1968)
    - Night of the Demon de Jacques Tourneur (1957)
    - La maschera del demonio de Mario Bava (1960)
    - Ring d'Hideo Nakata (1998)
    - Les Dents de la mer de Steven Spielberg (1975)

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  52. Rémi, tu dis "C'est pas comme chez Hitchcock, où on sait pour qui on se positionne, ou pour qui le maître nous positionne (pour le criminel en général)"

    Peux-tu développer ?

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  53. Très bon article, mais j'aurai mis Carrie dans le top, bref...Shining, je l'ai vu (et lu), donc je pense que ma première réaction fût la déception, car je n'ai eu peur autant que je ne l'aurai cru. Mais le choix de Jack The Joker fût un choix très judicieux ^^ . Le film en lui même à son charme grâce au talent de Kubrick.

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  54. Très beau travail, passionné et complet, comme on en voit peu sur la blogosphère. Je n'étais pas vraiment au courant qu'il y avait un vote, c'est dommage, j'aurais bien participé... Cela dit j'aurais eu du mal à arriver à 10 titres, j'ai un retard assez considérable à rattraper dans le genre (Carpenter, Hooper, Tourneur...).

    Et merci de donner toute sa place à Polanski, qui la mérite : pour moi, "Le Locataire" arrive tout en haut du top (c'est officiellement le film qui m'a le plus terrifié de ma vie)

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  55. @zinjero : Très chouette top ! :)
    Si tu avais participé, Shining n'aurait pas été premier. :p

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  56. Shining m'a déçu aussi quand je l'ai découvert. Je ne l'aurai pas mis 1er, mais peut-être dans mes 10 quand même car c'est un très bon film d'horreur!! En fait c'est un peu le film d'horreur préféré de ceux qui n'aiment pas les films d'horreur, réalisé par Kubrick ça aide^^ Il ne serait pas 1er sur un site spécialisé dans le ciné d'horreur haha ^^

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  57. Joe G. > Quand je dis qu'Hitchcock nous fait prendre position pour le criminel "en général", le "en général" peut paraître excessif. Ce que je veux dire par là c'est non pas qu'il le fait tout le temps mais que c'est une de ses spécialités. Hitchcock pensait que le spectateur se positionnera très facilement et sans même y réfléchir pour le personnage qui est suivi par la caméra (à condition qu'il ne soit pas dépeint comme un gros salop cruel et ignoble, juste comme un criminel ou bien victime de sa condition pathologique ou bien sympathique et prompt à se sentir coupable). C'est ce qui se passe dans certains films, dans "The Rope" par exemple, où on espère pratiquement que personne ne découvrira le pot aux roses, et où on tremble que le coffre ne soit ouvert dans certaines séquences à suspense. C'est aussi le cas dans "Marnie", avec la fameuse scène du vol, où on vibre pour que la voleuse ne se fasse pas prendre, alors que c'est une "criminelle" en réalité. (Je parlerai bientôt de ce film ici). Il y a d'autres exemples, mais ce n'est pas non plus une généralité à proprement parler, il suffit pour s'en convaincre de repenser à "Frenzy", un contre-exemple flagrant.

    Fredastair > "Le Locataire" fout bien les j'tons oui, même si très personnellement et très subjectivement, c'est "Répulsion" que je considère comme son meilleur film (tout en sachant que Rosemary's baby est encore plus balèze).

    Anonyme > Après deux ou trois visions de Shining, je l'aimais modérément, mais je l'ai revu et revu encore et désormais je le considère vraiment comme un sacré film du genre, et j'avoue que personnellement, à l'instar de la moyenne des votants, je l'aurais également mis dans les 5 premiers, vers les sommets en tout cas.

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  58. Ma préférence vient sans doute du fait que j'ai découvert "Le Locataire" avant les deux autres. Cet impair étant maintenant corrigé, je trouve comme toi que c'est "Répulsion" le plus fort. "Rosemary's baby" est le plus lisse des trois (terme à prendre avec des pincettes concernant le film bien sûr), plus standardisé et moins viscéral, il m'a moins pris aux tripes, même si ça reste une redoutable machine paranoïaque.

    Je crois bien que j'ajouterais aussi "Carrie" sur mon podium. "Shining" m'avait moyennement impressionné, mais de nouvelles visions lui seront sûrement bénéfiques.

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  59. Ok. D'ailleurs, ça me fait penser au M de Fritz Lang, qui à la fin du film devient presque pitoyable de ce même point de vue.

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  60. Je vois ce que tu veux dire pour Rosemary's baby. C'est vrai qu'il est moins radical que Répulsion et donc moins continuellement puissant. Après son côté plus hollywoodien (si on peut dire... plus "standardisé", comme tu dis, c'est peut-être un meilleur terme) le rend aussi particulièrement agréable à suivre et à revoir régulièrement, donc l'un dans l'autre je l'adore tout autant :)

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  61. Je copie aussi mon top!

    1. Prince of Darkness
    2. Tenèbres
    3. Six Femmes pour l'Assassin
    4. L'Echine du Diable
    5. L'Exorciste
    6. Alien
    7. Carrie
    8. La Malédiction (l'original bien sûr)
    9. The Thing
    10. L'Antre de la Folie

    Pas décu par les résultats, même si j'aurais aimé voir un Carpenter devant!! j'aurais pu mettre ses trois films aux premières places mais pour pas choquer...

    Votre article est excellent, j'adore le retour sur Carpenter et les petites critiques (très bon choix de films).

    j'ajoute Carnival of souls et Kwaidan a ma liste de film a voir!

    Bravo a vous!

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  62. Pour qu'un Carpie soit au sommet ça s'est joué à un poil de cul dis-toi ! A un point !!! UN POINT ! :D

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  63. lol
    c'est pour ca que je regrette de pas avoir mis The Thing en 2ème!!!

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  64. un film sans femme, voyons^^

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  65. Mais si : la chose c'est une femme.

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  66. Très beau dossier qui donne envie de se plonger dans le genre!
    Un peu dégoûté que vous n'ayez pas parlé du meilleur film d'horreer français de tous les temps "promenons nous dans les bois" qui est peut être la pire bouze que j'ai jamais vu niveau ciné...
    Félicitations pour ce gros travail en tous cas!
    Et bravo pour Shining en première position qui prouve la qualités des lecteurs de ce site ;-)

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  67. Merci :)

    On ne pouvait pas évoquer toutes les daubes, il y en a trop et puis ça n'aurait pas été très agréable à lire, tu t'en doutes.

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  68. zinjero : tu crois vraiment qu'il y a quelque chose à interpréter dans ce sens-là ? :)

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  69. Superbe article, je confirme!

    -Le Top10 que j'ai envoyé:

    1. L'Exorciste de W. Friedkin
    2. The Thing de J. Carpenter
    3. La Nuit des Morts-vivants de G. Romero
    4. Suspiria de D. Argento
    5. Halloween de J. Carpenter
    6. Massacre à la tronçonneuse de T. Hooper
    7. Psychose de A. Hitchcock
    8. Morse de T. Alfredson
    9. L’Échelle de Jacob de A. Lyne
    10. The Changeling de P. Medak

    - le Flop10 (du pire au moins pire):

    1. Human Centipede d'un con!
    2. Hostel d'Eli Roth
    3. Paranormal Activity d'un autre con!
    4. Wolf d'encore un autre con!
    5. Hantise de J. De Bont
    6. Psycho de G. Van Sant
    7. The Faculty de R. Rodriguez
    8. Saw 2 de ???
    9. Grindhouse de Rodriguez et Tarantino
    10. Apparences de R. Zemeckis

    Voilà!
    J'avais découvert The Changeling grâce à vous et je crois que je vais en découvrir d'autres géniaux grâce à ce dossier! ;))
    Continuez!!!

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  70. @julien : Bien vu Morse de T. Alfredson, il peut avoir sa place.
    Il est récent, scandinave et apporte quelque chose de nouveau.

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  71. A propos de Body Snatchers, c'est fou comme les différentes adaptations vont decrescendo en terme de qualité. Abel Ferrara avait touché le fond mais Hirschbiegel a creusé encore... Par contre le premier est à voir absolument!

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  72. zinjero > intéressant : la chose est bien une femme.

    mdr
    ptdr
    expdr

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  73. ... ça explique qu'elle soit pourchassée dans la neige par deux hommes armés de fusils en hélicoptère.

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  74. C'est bizarre bizarre quand même, Cronenberg n'est pas cité dans le top ni dans votre super article (enfin rapidos par rapport à Black swan). J'ai vite fait parcouru les commentaires, pour m'apercevoir qu'il est mentionné deux fois seulement (Scanners et Vidéodrome). Dead zone, La mouche, Chromosome 3, Frissons, et même Faux semblants, rien de rien de chez rien.
    Cronenberg a été un maître de l'horreur (intérieure), moins maintenant vu qu'il fait n'importe quoi, et sa place et son empreinte sont quand même considérables dans ce genre-là (cité, recité, plagié, hommagé, etc.).
    Donc bon, je viens écrire au passage ma petite plainte de petit blogueur, mais je m'outre. Cronenberg méritait sa place, en tout cas celle de Polanski.

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  75. Il y a La Mouche dans le top. :)

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  76. Oui, à la 14ème place sur les 20 meilleurs films d'horreur "ever", c'est pas mal.

    Quant au fait qu'il aurait mérité la place de Polanski, c'est une affaire de goût. Il a peut-être réalisé plus de films du genre, et il a peut-être eu une plus grande influence sur le film d'horreur en général, mais personnellement j'aime infiniment moins ses films que ceux de Polanski.

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  77. Dead Zone de Crony est un chef d’œuvre. La Mouche est flippante. Mais ses films sont en général plus ragoutants qu'effrayants. Ils mettent mal à l'aise par leur profondeur cradingue. Cronenberg ne doit pas aimer le monde intérieur (comme celui des fantasmes avec plein de femmes toutes nues ... dommage pour lui). Ils ne transmettent pas ce plaisir d'avoir peur. Frissons, Videodrome et Rage sont des shockers anti-sexe. Chromosome 3 raconte une histoire "immonde" de maternité qui résulte de soins qui vont au-delà de la médecine psychiatrique. Je n'ai aucun souvenir de Faux Semblants et j'aime History of violence (je trouve donc qu'il ne fait pas n'importe quoi aujourd'hui, il reste intéressant tout en présentant quelque chose de différent). J'aime bien Crony mais il n'est pas un maître de l'horreur. Dans les années 1970 et 1980, un peu tout le monde qui mettait du gore et du liquide gluant dans ses films pouvaient devenir un spécialiste du genre sans donner dedans. L'époque à laquelle l'horreur est devenue respectable est la fin des 1990 (Scream & co).

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  78. Sinon, sur une note blogosphérienne, je me suis penché sur l'article de Shining dont il est question plus haut dans les commentaires. J'en ai écrit une bonne moitié. Il devrait sortir sous peu. Rester tuned, amigos y amigas ;)

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  79. Dans le genre horreur psychologique "The Wicker Man" (pas celui avec Nicolas Cage hein) aurait pu être cité. Seul bémol : la résistance aux appels de Britt, impossible à croire !
    Musique géniale, un Christopher Lee dément, une jolie patine et un scénario machiavélique...
    Nosferatu a son charme aussi.
    Donc top 13 :
    - Nosferatu de Murnau (1922)
    - Night of the Demon de Jacques Tourneur (1957)
    - La maschera del demonio de Mario Bava (1960)
    - Rosemary's Baby de Roman Polanski (1968)
    - The Wicker Man de Robin Hardy (1973)
    - Les Dents de la mer de Steven Spielberg (1975)
    - Suspiria de Dario Argento (1977)
    - Zombie de George Romero (1978)
    - Alien de Ridley Scott (1979)
    - The Thing de John Carpenter (1982)
    - Videodrome de David Cronenberg (1983)
    - Ring d'Hideo Nakata (1998)
    - Låt den rätte komma in de T. Alfredson (2008)
    Choukran

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  80. J'ai pas grand chose à dire à part que vous avez fait un très chouette dossier.

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  81. C'est pas bien de classer "Shining" comme film d'horreur. En fait, Kubrick se fout royalement de tout ce fatras idiot, la peur, tout ça. Dans "Shining", Kuku se moque de la culture américaine.

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  82. c'est bien de voir The Texas Chain Saw Massacre si haut!!!

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  83. Quand on sait que John Carpenter avait été traité de "pornographe de la violence" après la sortie de The Thing (ça l'avait bcp marqué et il en parle dans le commentaire audio)... avec les machins qui sortent aujourd'hui, ça fait réfléchir!!

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  84. :-) Si vous aimez Massacre à la tronçonneuse, je vous conseille vraiment la lecturee de l'ouvrage de J-B Thoret: "Massacre à la tronçonneuse, de Tobe Hopper - Une expérience américaine du chaos", très très intéressant!

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  85. Je serais curieux de lire ça, ouais !

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  86. J'imagine que ça doit valoir le coup, comme tout ce qu'écrit Thoret d'ailleurs :)

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  87. Ça y est ! C'est fait ! L'article assassin sur The Shining est écrit et publié. Sur Donc Acte !, si vous voulez vous marrer tout prenant connaissance de bonnes interrogations soulevées par le récit du film d'horreur le plus sur-estimé de tous les temps, c'est le lien ci-dessous :

    http://doncacte-nonmais.blogspot.com/2011/11/quelques-objections-the-shining.html

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  88. Ca y est ! J'ai terminé de tout lire et j'ai envie de tout voir ! D'ailleurs j'ai vu Les Yeux sans Visage l'autre jour, que j'ai beaucoup aimé. Merci ilatchompé !

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  89. Je suis déçu de ne pas voir Blair witch 2 dans votre article, car je l'ai trouvé excellent.

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  90. Excellent article très complet. Juste deux choses, concernant Aja vous avez oublié de citer Mirrors, un autre remake. Et je ne suis pas d'accord concernant votre opinion sur la vague actuelle des films d'horreur français. Face à la mégachiée de remakes pourris des grands classiques indeps produits à la chaine par Hollywood, certains films français se distinguent et renvoient direct aux mêmes classiques, même si A L'Intérieur, qui est un huis-clos dément, va trop loin dans le gore et les torrents de sang sur la fin, et même si Frontières est en effet une bouse sans nom. Mais Martyrs est un chef-d'oeuvre. Attendons de voir ce que les Ricains vont en faire.

    Autre chose, je pense que le film 'Les Diaboliques' de Henri-Georges Clouzot aurait mérité une petite parenthèse ici.

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  91. Merci !
    En effet, Mirrors aussi est un remake, on l'oublie trop souvent, tu fais bien de le rappeler !
    Pour ce qui est des films d'horreur français, c'est sûr qu'ils sont plus "intéressants" que la plupart des productions américaines, mais contrairement à toi aucun film n'a pour l'instant emporté mon adhésion totale, loin de là...
    Quant au chef d’œuvre d'Henri-Georges Clouzot, je pense qu'il a souffert du fait de ne pas être considéré comme un vrai film d'horreur.

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  92. << C'est comme si [...] Hayao Miyazaki, qui a fait le tour de son sujet et qui n'en finit plus de nous chier toujours le même dessin animé, sortait "に へのプリンスの子 いそしで ハタが行いました", soit, traduit en français : "Hentaï avec une princesse enfant totoro à poil et un château qui flotte, qui vole et qui nous les brise". >>

    Vous êtes les meilleurs. J'aimerais vous offrir pour Noël.

    (et pourtant j'adore papy Hayao)

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  93. Très chouette article. Nous avons fait il y a quelques semaines un sondage sur FB concernant le Top des films les plus terrifiants, nous avons eu plus de 500 votes et l'on arrive à peu prêt au même résultat ! :)
    http://www.mauvais-genres.com/fr/content/24-top-des-films-les-plus-terrifiants-1ere-partie
    Bonne continuation et encore une fois, très bon article.
    Lionel

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  94. Merci Lionel, je vais aller voir ça ! :)

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  95. Un chouette article de notre estimé collègue Arnaud sur une triste tendance du cinéma d'horreur français, à lire ici :
    http://doncacte-nonmais.blogspot.com/2012/01/le-cinema-dhorreur-francais-1ere-partie.html

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  96. C'est vrai qu'il n'y a que des films ricains dans ce classement. On aurait pu y glisser des films asiatiques tout de même. Par exemple Audition, qui selon moi est au-dessus de Dark water et de Ring évoqués dans l'article. Affaire de goût... Enfin c'est rassurant de voir que quel que soit le genre, les grands réalisateurs font toujours les films les plus marquants. Certes, ça n'a pas encore été prouvé pour les films de boules...

    Dann

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    1. Je préfère aussi Audition à Ring et Dark Water mais je pense qu'il est moins clairement considéré comme un "film d'horreur".

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    2. Il est peut-être "moins" considéré comme un film d'horreur mais je pense qu'il est quand même complètement considéré comme un film d'horreur, non ? Moi je le considère comme ça en tout cas.

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  97. Oui,en effet. C'est une erreur d'appréciation de ma part. :)

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  98. Un nouveau Top 100 paru récemment :
    http://www.timeout.com/london/feature/2494/best-horror-films

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  99. Encore un top 100 complétement coagulé.
    Revu Suspiria et Massacre à la tronçonneuse récemment.
    Trouvé ça minable. Un aspect fauché qui saute aux yeux et devient rédhibitoire. Qui amène à trouver grotesque ce qui devrait être horrifique.

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  100. J'ai revu The Texas Chain Saw Massacre cet aprèm' et je suis on ne peut plus d'accord avec mes propres mots, tout particulièrement mon dernier petit paraphet ; j'aurais toutefois pu en dire des choses bien plus intéressantes si j'avais revu le film avant.
    Du coup, je suis en profond désaccord avec le commentaire ci-dessus signé zinjero. :)

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  101. Je découvre ce Top 20 à l'instant, alors que nous sommes en train de publier un Top 20 de notre côté aussi, sur un principe à peu près similaire (nous avons sondé des blogueurs, qui sont toutefois pour la plupart différents de ceux ayant contribué à ce classement).
    On le verra, le résultat final est assez proche...

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  102. Excellent top aussi! Big John en force!!!

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  103. Kwaïdan est un film absolument merveilleux. Je le conseille chaudement aussi.

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  104. Le résultat final avec les Ingoruptibles est assez proche mais chez eux c'est The Thing qui arrive en tête. Sans ça le trio de tête est le même. Constatez:

    http://www.ingoruptibles.com/article-20-meilleurs-films-horreur-histoire-106749934.html

    beau classement!

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  105. Une petite coquille sur le prénom de monsieur Hitchcock, vous avez mis un "Albert" dans les premières lignes du dossier.

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  106. Vu sur le net : un concours de photographies où sera récompensé celui qui montrera le plus beau butt tattoo à l'effigie de l'univers de John Carpenter ! o_O

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  107. Bon, je suis à peu près d'accord sur tous les films cités dans l'article et les commentaires. Mais personne n'a évoqué le fameux Cannibal Holocaust (vu une fois avec Deodato à mes côtés en train de faire le zouave pendant tout le film, véridique!) et quelques Fulci non moins fameux (L'Au-Delà, L'Enfer des Zombies, Frayeurs, La Maison Près Du Cimetière). Pas des chefs-d'oeuvres mais des fleurons, si.

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    1. Mon acolyte te répondra mieux que moi mais j'ai vu Cannibal Holocaust et j'ai trouvé ça profondément sans intérêt. Tu as aimé ?

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    2. On aurait pu parler de Cannibal Holocaust quand on a évoqué la triste mode des "found footage", car il s'agit peut-être du premier film d'horreur ayant utilisé ce concept. C'est d'ailleurs en cela que je pourrais le juger "important" pour le genre, car autrement je n'en suis pas fan du tout.
      Quant à Lucio Fulci, j'ai déjà essayé, sans jamais accrocher. Fulci, Argento, même combat, autant de maîtres reconnus qui, pour le moment, me laissent froid.

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    3. Cannibal Holocaust a pu choqué à sa sortie, mais aujourd'hui le film a terriblement mal vieilli. Notamment la scène du viol dont la musique m'a fait assez rire....
      Et si le film a connu la censure, c'est juste parce que c'était tres incorrect politiquement x)


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    4. Bref, je pense aussi qu'il n'a pas sa place la dedans.

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    5. Je suis du même avis que toi.

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  108. Oui, j'ai aimé malgré tout. Ce qui m'étonne c'est d'être le seul à le citer ici.

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  109. Tenez, pour vous les amateurs: http://cinema.madmoizelle.com/quizz/de-quel-film-dhorreur-vient-ce-gif/

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    1. 9/10 ! Et j'en suis pas fier vu les films proposés !

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  110. Super article. En revanche, dire que Piranha 3D est un mauvais film d'horreur est un pléonasme. C'est du Comico-gore qui est davantage fait pour rire, tripper avec une certaine classe visuelle. Et puis c'est évidemment en hommage aux vieux nanars des 70's.
    On peut me répondre que "Evil Dead aussi est drôle et nanardesque" et qu'il mérite sa place (ce que j'approuve) mais à la différence que l'origine d'Evil Dead est qu'ils jouent tous mals quasi involontairements, que ce sont juste des potes qu'ont voulu faire un film avec aucun budget, pour se marrer.
    Piranhas 3D c'est un esprit smilaire, et c'est décalé trippant, du film pop corn de grande classe. Le film est irrésistiblement con, mais on est pas non plus dans l'Attaque de la Moussaka Géante xD
    Donc bref, j'ai pas trop compris l'intérêt de le citer ici.

    Et sinon, juste comme ça, vous avez aimé Shaun of the dead ?

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  111. Je viens de voir pour la première fois "Freddy les griffes de la nuit" ("Nightmare on Elm Street" est un bien meilleur titre vu que Freddy est un méchant plus drôle que terrifiant et que tout le film joue sur l'idée du mélange entre rêve et réalité, et en joue avec malice !). C'est pas mal du tout dans le genre petit film d'horreur agréable, assez malin et parfois marrant. Tout le film tourne autour de jeunes filles en pyjus, et Johnny Depp se fait trucider. Ca fait deux qualités. Mais en plus y'a pas mal d'idées sympathiques, le coup de la baignoire bien sûr, mais aussi le premier meurtre avec tueur invisible, le moment où l'héroïne s'enfonce dans le sol en montant les escaliers, le geyser de sang qui sort du lit et ainsi de suite. Tout le jeu sur la fiction et la croyance qu'impliquent les cauchemars n'est pas inintéressant. Et à la fin, alors qu'on peut craindre un retour à la normale très chiant, Craven finit par la chouette idée de la bagnole (ça fait un peu penser à "Christine" de Carpenter) et sur le plan bien drôle de la mère qui passe à travers la porte. Bref, un bon petit film.

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    1. Content que tu aies aimé ! En ce qui me concerne, il fait partie de ces quelques films d'horreur que j'ai découverts et aimés très tôt, tout comme The People Under The Stairs, du même Wes Craven.
      Quand Craven est en forme, ses films fourmillent d'idées bien sympathiques et finement vues.
      Il est revenu à Freddy pour le 7ème épisode, en 1994 (au moment où Carpenter sortait de son côté "L'Antre de la folie"), avec en VF "Freddy sort de la nuit" aka "New Nightmare" en VO, et le titre français est pas si con vu que Craven nous propose une grosse mise en abyme dans laquelle le personnage de Freddy s'en prend aux acteurs du premier film (y compris Robert Englund, celui qui l'incarne) et à Wes Craven himself, durant le tournage d'une nouvelle suite. Le film est un peu brouillon et boiteux, et Wes Craven est mieux derrière que devant la caméra, mais l'idée est bonne, et c'était une façon pas bête pour le cinéaste de régler définitivement ses comptes avec sa créature. Craven s'est ensuite pas mal répété avec ses idées de mises en abyme et de poupées russes interminables dans la série des Scream, avec plus ou moins de bonheur...
      Et pour revenir à Freddy : ensuite y'a eu les spin-off versus Jason, les remakes à la noix, et des parodies à tout-va, autant de films que Craven a dû regarder d'un oeil fatigué, mais les poches bourrées de pesos...

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    2. Les épisodes qui séparent le 1er du 7ème sont-ils bons ? En tout cas je serais bien tenté de m'essayer à l'épisode "bouclage de boucle" dont tu parles.

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    3. Le 3 est pas mal et propose quelques petites idées originales bien senties. C'est son succès qui a relancé la série. Wes Craven, qui ne s'est pas du tout occupé des autres épisodes, s'est collé au scénario. Sa première idée, qui voulait que Freddy s'attaque déjà à l'équipe du film, a été refusée, et il l'a donc reprise pour l'ultime épisode. Autre point fort du 3 : une très mignonne Patricia Arquette qui court dans tous les sens en nuisette. On retrouve aussi l'héroïne du premier, absente de toutes les autres suites à l'exception du New Nightmare.
      Le 2 n'a aucun intérêt, et les autres sont très nazes aussi (mais jamais autant que le récent remake, qui a donc fait très très fort). Ceci dit je ne les ai pas tous vus : il me manque les 5 et 6, je m'appuie sur leur réputation et je m'en passe volontiers.

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  112. Merci d'avoir rendu le cinéma d'horreur contemporain intelligible aux quinquas !

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  113. Lesson de Frime13 mai 2013 à 09:04

    Eh les mecs ! Ce top c'est à 1 ou 2 titres et 1 ou 2 détails hiérarchiques près le même que le mien. Non mais c'en est troublant quoi. Shining en première position, The Thing et La Nuit des Morts-Vivants pas loin derrière, tout ça... Z'êtes de fins gourmets. Bon, pour chipoter j'aurais viré L'Exorciste et Suspiria qui ont beaucoup souffert de la revoyure et j'aurais intégré L'Au-delà de Fulci plus 2 ou 3 autres trucs (le sublime Enterré Vivant de Corman par exemple).
    Par contre je ne souscris pas à vos recommandations en matière d'horreur récente: Pontypool et The House of the Devil c'est franchement pas folichon quand même, surtout le second qui est à dormir debout. Cela dit je vous dois une fière chandelle pour la chouette découverte The Pact, bon petit film qui joue sur l'économie, parvient à entretenir une ambiance angoissante tout du long et - ô prodige - distille quelques frissons. Un petit miracle en ces temps de disette horrifique, voui.

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    1. Content que The Pact t'ait plu ! C'est décidément celui qui plait le plus facilement parmi les films d'horreur récents dont j'ai pu parler avec un vif enthousiasme sur le blog. :)

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  114. Salut :)
    Vous pouvez trouver mon classement des films d'horreur ici http://www.vodkaster.com/Listes-de-films/Films-d-Horreur

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  115. Juste un petit mot en passant d'un ex cinephile; vous faites une petite erreur en vous focalisant sur un genre(a mon avis un simple pretexte), si une majorite de lecteurs se retrouvent dans votre selection c'est tout simplement par ce qu'elle atteind a l'universel en matiere de gout, un bon film reste et restera un bon film quoiqu'il advienne, quelque soit le support sur lequel on le visionne.

    Et a partir du moment ou on est pret a faire quelques effort pour essayer d'apprecier un film, forcemment les choses vont finir par se reveler ,et, il y a tellement de mauvais film que par effet de contraste..........

    Si vous avez l'occasion de jeter un oeil sur "assaut" de john carpenter, personnellement il fait partie de mon top ten TOUT genre confondu.......

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    1. Je ne comprends pas tout ce que vous essayez de nous dire, mais sachez que nous connaissons et adorons nous aussi le fameux "Assaut" !

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  116. Ce que j'essaye de vous dire, c'est qu'une majorité de vos lecteurs sont loin et meme tres loin d'avoir vu ces films dans des conditions optimales (sur ecran geant le jour de leur sortie) et pourtant au bout du compte, tout le monde finit par se retrouver sur une poignée de film, et cela grace au prisme que vous avez choisi...

    Vous pourriez faire le meme type d'article de fond (avec le meme serieux) en changeant de genre, vous finirez toujours par obtenir le meme resultat.

    Sans vouloir vous complimenter outre mesure, votre article demontre parfaitement que le cinema est un art populaire universel, et que pour peu qu'on soit pret a y passer un peu de temps, c'est finalement assez simple d'en apprecier toute la beauté.

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    1. Je ne sais pas si c'est vous ou si c'est moi, mais cette fois-ci j'ai tout compris ! Et je suis assez d'accord.

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  117. Finalement, en relisant les commentaires on sent bien que l'on touche, via votre accroche somme toute banale (le film d'horreur en soi n'est pas un genre a part entiere) a l'essence meme du cinema, il n'y a qu'a denombrer les maitres du 7eme art qui deboulent les uns apres les autres (il semblerait neanmoins qu'on est omis david lynch et ses vertiges metaphysiques, et quelques classiques britanniques epoque HAMMER !).

    Pour finir, une reflexion sur le 7eme art, il y a des films qu'il vaudrait mieux ne pas revoir, et ainsi rester sur le souvenir ému que l'on en a gardé:

    Je conserve le souvenir terrifié d'une aveugle cloitré dans son appartement, en sous sol, avec un espece de psychopathe armé d'un couteau de boucher, en train de ramper, centimetre par centimetre, vers sa proie, et il est bien evident que le nanar en question (jamais revu depuis!) ne pourrait que decevoir le cinephile eclairé que je suis devenu...

    Souvenir, souvenir.....

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  118. Ils n'ont plus peur devant Halloween mais leurs nouvelles trouilles donnent plutôt envie de chialer :
    http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Halloween-le-film-culte-de-John-Carpenter-n-effraie-plus-personne-3879507

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  119. Salut !

    Pour info, on vient de changer notre blog en profondeur, et l'adresse du Top 20 n'est plus la même !
    Maintenant il est accessible ici :
    http://www.ingoruptibles.com/top-20-films-horreur/

    Voilà, c'était tout :)

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  120. Shining : les affiches oubliées et annotées par Kubrick :
    http://www.ecranlarge.com/article-details-28783.php

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