
Que ce personnage soit un marin d'eau douce qui mange du crabe, le paternel impuissant d'une famille nombreuse, un étudiant surdoué et binoclard ou un renard chenapan, invariablement il porte une veste en velours côtelé. J'ai vu tous ces navets qui composent la filmographie de rêve d'Anderson Wes (quel est son prénom ? quel est son nom ?) et pourtant j'avais jamais remarqué... Peut-être parce qu'il y a un personnage vêtu de velours de la tronche aux pieds dans absolument tous les films "indés" ricains d'aujourd'hui (of nowadays) ? Peut-être parce que j'en ai rien à foutre ? Peut-être parce que les films de Wes Anderson sont tous tellement pourris que je les mate le dos tourné à ma télé ? Toujours est-il qu'avant de découvrir cette marque de fabrique atypique du réalisateur Wes Anderton je ne portais que du velours. Je n'ai pas une grande garde-robe, d'ailleurs je n'ai pas de garde-robe, j'ai un clic-clac avec un coffre en-dessous, et à l'intérieur de ce coffre j'ai un pantalon et une veste - du moins sont-ils à l'intérieur quand je ne les porte pas, c'est-à-dire qu'ils n'y sont jamais - un pantalon et une veste qui sont en velours, car j'aime cette matière douce au touché, brune comme l'écorce de châtaigner et particulièrement chaude l'hiver, encore plus particulièrement chaude l'été mais j'aime suer en paix. Qui plus est le seul magasin de fringues qui m'est accessible c'est la bienheureuse chaîne Groucho, et ils ne vendent que du velours. Bref, tout ça pour dire que depuis que je sais que le velours est la signature cinématographique de Wes Anderson, je me balade en zlop.
Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson (2010)