24 janvier 2011

Donne-moi ta main

Le titre original de Donne-moi ta main c'est "Leap Year", mot à mot : "L'année de la pipe". Je vous laisse donc imaginer ma motivation à le télécharger. Je m'attendais à voir un porno craspec avec pas mal de libations et autres liposuccions, et surtout avec Amy Adams. J'ai lancé ce film uniquement pour ses beaux yeux, faut-il qu'elle m'ait dans sa poche. Parce qu'alors quel triste film... Et le pire c'est que le réalisateur de ce pet cinématographique, Anan Tucker, n'est même pas foutu de filmer l'actrice correctement et d'ainsi rendre justice à l'une des mille plus belles pintades du siècle. Pourtant son film c'est une comédie romantique : une comédie jamais drôle, d'un romantisme tout ce qu'il y a de plus con. L'héroïne veut à tout prix se faire épouser par son mec, interprété par Adam Scott, le frère débile de Will Ferrell dans Step Brothers, qui fait l'erreur immonde de ne lui offrir que de ravissantes boucles d'oreilles qu'il a méticuleusement choisies pour elle et qui ont dû lui coûter la peau du cul. C'est une faute grossière, à deux doigts de faire chialer notre connasse d'héroïne, car elle ce qu'elle veut c'est une bague de fiançailles (douze mille carats si possible) et rien d'autre. Donc elle décide de prendre le taureau par les cornes et de lui faire sa demande elle-même. Mais les bonnes manières disent que ça ne se fait pas, qu'une femme, selon toutes convenances, ne demande pas un homme en mariage... SAUF le 29 février, une année sur quatre donc, et uniquement en Irlande. Or justement son futur époux s'y trouve à ce moment-là pour son taff, il est cardiologue et passe son temps à réanimer les mecs un peu trop sensibles qui tournent de l’œil en croisant la chaloupe de sa femme (fessier terrible dont Mike Nichols nous avait offert une vue imprenable dans l'excellent La Guerre selon Charlie Wilson). Ni une ni deux elle le rejoint pour aller lui demander sa main mais l'avion manque de s'écraser, le bateau qu'elle emprunte ensuite passe à un cheveu d'échouer sur un rocher, la chambre qu'elle finit par occuper dans une auberge locale s'écroule sur son dos, puis c'est tout le village qui prend feu, bref les emmerdes se succèdent et notre héroïne finit par se rendre compte qu'elle est une véritable jaunasse, l'incarnation vivante de la loi de Murphy, une teucha noire que les autochtones toisent d'un regard parfumé de phéromone.


L'acteur Matthew Goode était en train de pisser vite fait sur le bas-côté au moment de la reprise de la scène mais Anan Tucker n'a pas eu le cœur de recommencer la prise.

De fil en aiguille elle rencontre un bel et rustre Irlandais qui de couille en souci va peu à peu la détourner de son mari, ou quand l'amour succède au mépris à l'égard d'un parfait étranger dont le charme agit lentement sur les dames et leur fait coller le bonbon au papier. Encore un de ces films qui glissent en douce l'idée poisseuse que les femmes devraient se libérer du carcan de la vie conjugale normale, foutre le camp loin de leurs maris certes aimants, respectables, adorables et attentionnés pour aller chercher le vrai bonheur ailleurs, auprès d'un queutard de passage impatient de les baiser. C'est grosso merdo la toile de fond d'un film sur deux aujourd'hui et ça devient vraiment inquiétant... Le concept derrière tout ça c'est que le mari en tant qu'entité est nécessairement à jeter aux ordures, et l'amant par définition l'idéal à atteindre. Triste époque. Surtout quand l'amant ressemble à cet Irlandais mal coiffé au nez cent fois brisé, croyez-moi. Ce connard-là (sous les traits parfaitement irréguliers du très mal nommé Matthew Goode), après une heure passée à marcher dans les pas d'Amy Adams et à faire le point sur son fion de zébulon, se décide enfin à lui demander ce qu'elle fait comme métier. Elle répond qu'elle "met en scène" des appartements pour mieux les vendre. Notre fier Irlandais, honnête et droit, doté d'un accent à trancher à la hallebarde et issu tout droit des meules de foin de la campagne moutonneuse d'Irlande, lui répond qu'elle est un escroc. Eh bien cet âne d'Anan, ce tocard de Tucker, a mis en scène ce putois de film pour nous le revendre et ça fait bel et bien de lui un gros escroc doublé d'un pur enfoiré.


(Avis aux fanas de l'actrice, annulez le téléchargement, cette image ne vient pas de Leap Year mais d'un autre film tout aussi merdique).

Je l'ai pas maté jusqu'au bout. C'est pas tenable. Mais j'en ai bien subi une heure. Faut dire qu'Amy Adams personnellement je serais pas contre l'idée de me "l'esprofondir", pour parler en mon patois. Oui j'avoue que je rêverais de lui demander son nom pour ensuite lui demander sa main et en faire ma femme. On garderait son blaze de star. Je ferais partie de la famille Adams, et croyez-moi je serais moins son époux que son oncle Fétide.


Donne-moi ta main d'Anan Tucker avec Amy Adams et Matthew Goode (2010)

31 commentaires:

  1. Pour avoir fini sur une vanne liée à la Famille Adams tu es drôle.

    Pour avoir démasqué comme il se doit cette pratique immonde du cinéma de merde actuel de faire croire à tout le monde qu'il y a mieux à faire que d'etre heureux, tu es génial.

    Pour avoir "arrangé" ton article pour mieux nous plaire en mettant une tof d'Amy Adams qui n'est même pas dans le movie, tu es un escroc !

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  2. Je sais comment t'attirer dans mes filets gros vicelard de merde.

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  3. Ça a l'air terriblement con !

    "Je ferais partie de la famille Adams, et croyez-moi je serais moins son époux que son oncle Fétide." :D

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  4. Ca me donne franchement envie de perdre du temps devant ce film :)

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  5. Je me suis foiré quelque part alors... Qu'est-ce qui peut te donner envie dans tout ce merdier ?? Éclaire ma lanterne, file-moi une boussole, mets-la moi !

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  6. Des fois c'est à n'y rien comprendre, ouais. :)

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  7. Je l'ai ptet pas dit assez clairement, la deuxième photo N'EST PAS tirée du film... Ça vient de Miss Pettigrew, un autre truc sûrement rude à s'envoyer.

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  8. "VOIS" Miss Pettigrew pour nous et file nous la gaule !

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  9. C'est déjà pour vous que j'ai vu "Leap Year"... Mais c'est d'accord, je vais essayer de m'y coller à nouveau. Peut-être que celui-là arrivera au moins à me faire tant soit peu triquer...

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  10. Je suis fan de ce genre de films pourris américains pseudo-romantiques où toute logique et toute attitude sensée est écrasée à grands coups de talons par les protagonistes. La Proposition, Chasseur de Prime, 27 Robes, l'Abominable Vérité, le Témoin Amoureux... J'ai perdu des heures et des heures devant toutes ces daubes, et je compte en perdre encore. Et ce film semble être un candidat exceptionnel. En plus, y a Amy Adams.

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  11. Je suis abasourdi pas ce que tu écris. Mater toutes ces merdes t'a pas empêché de te trouver une tchotcha, et c'est ça le vrai putain de miracle.

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  12. A chaque fois que j'ouvre l'url de cet article, j'ai une massive érection et l'image provient même pas du moviez !

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  13. T'es pire que notre frère aîné en fait. :)

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  14. Ok t'as donc véritablement un très gros faible pour Amy Adams...

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  15. Pire que notre frère ainé à m'envoyer les daubasses de ce genre, c'est possible. Mais au moins je n'achète pas le dvd correspondant au dit film, et je ne lui cherche aucune qualité.

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  16. Te justifie pas Poulpeux. T'as vu les merdes qu'on adore s'envoyer nous ? On est tous dans la même galère. C'est pas forcément un mal d'aimer mater des daubes, du moment qu'on sait ce qu'on mate. Là où t'es grave c'est quand tu continues à idolâtrer Eastwood. Ça oui ça fait de toi un crétin, mais pas d'aimer Amy Adams... On en est tous là...

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  17. Oh le vilain. :D
    Flameware Pulpeux ! Flamenkuch !

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  18. Crétin, crétin et demi. Eastwood a fait des grands films ("grands" à prononcer comme le dit Zizou dans les yeux dans les bleus), et ça on ne pourra jamais le lui enlever. Eastwood, c'est un nom de pied-tendre, mais c'est un grand. Par contre son Invictus est une vraie nullité, et j'ai peur de voir son petit dernier.

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  19. Franco, Poulpe, ça t'arrive de remater Million Dollar Baby, Mystic River, Gran Torino ou, pire encore, The Changeling, par exemple ?

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  20. Ça, le connaissant, il va pas aimer. Le connaissant, il va pas aimer.

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  21. Cherche bien, je suis sûr qu'il y a un certain nombre de réalisateurs que tu admires mais dont le niveau a baissé au crépuscule de leur vie. C'est bien dommage c'est sûr mais ça n'enlève rien au fait qu'ils ont réalisé quelques grands films. C'est vrai que Clint plonge depuis quelques années. Depuis mémoires de nos pères (inclus), c'est pas brillant même si Lettres d'Iwo Jima est au dessus du lot. J'aime bien Gran Torino mais je reconnais bien sûr qu'il se caricature beaucoup dans le film et que mon appréciation du film tient surtout d'une certaine nostalgie de Clint. Je constate que ce n'est pas un grand film. Mais il reste loin devant Invictus et l'échange qui sont deux véritables purges. Je reconnais aussi que son dernier GRAND film reste Sur la route de Madison et que depuis c'est un peu terne. Je reste fan malgré tout, et j'espère toujours qu'il nous ressortira un film de la trempe de Un monde parfait avant de clamser.

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  22. Ta fidélité est remarquable et c'est quelque part honorable que l'amour perdu prenne le pas sur l'immense déception... Moi quand je vois ça je me demande comment le type peut à ce point chuter, comme le même bohnomme peut avoir fait de bonnes choses et en faire à présent de si mauvaises. Je me demande si ce qu'il fait là n'est pas le reflet de sa vraie nature puisqu'il est au point culminant de sa carrière, à un stade de sa vie où il a fait le point sur lui-même et sur le monde, où la sagesse l'a atteint et où il peut réaliser strictement ce qu'il veut.

    Certes beaucoup de cinéastes jadis doués déçoivent sur la fin. Mais n'est-ce pas révélateur ? Ne doit-on pas en prendre ombrage ? Parce qu'il y a aussi bon nombre de très grands réalisateurs qui ont réalisé leurs ultimes chefs-d'oeuvre juste avant de se casser la pipe : Sirk, Ophuls, Ford, Chaplin, Mizoguchi, Renoir, Rohmer, Ozu, Hitchcock, etc. Ils étaient alors en pleine possession de leurs moyens artistiques, possédaient une vision suprême de la vie et de leur art, pouvaient faire tout ce qu'ils voulaient et ont réalisé leurs oeuvres maîtresses juste avant d'expirer. A l'aune de tels destins les fins funestes de types comme Eastwood (dont les bons films restent au demeurant de simples bons films, loins des chef-d'oeuvres créés par les réalisateurs cités plus haut), peuvent paraître réellement tragiques et révéler de tristes artistes...

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  23. A mon avis tout ça doit être assez propre à Eastwood et très lié à la carrière qu'il a eu. Le type a toujours été au top, il est présenté comme une légende urbaine depuis des décennies. Peut-être que face à la peur de la mort, de l'inactivité ou de la disparition, il s'est fixé pour but de continuer à enchaîner les films, au détriment de leur qualité. C'est un gars qui doit avoir peur de ne plus exister. Chais pas. C'est ma psychologie à deux euros dont je vous fait part.

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  24. Ou alors c'est plus simple : faut pas oublier qu'au départ ce type est un acteur qui est devenu ultra célèbre en jouant "l'homme sans nom" qui parle à peine mais qui trimballe sa trop belle gueule dans les westerns de Leone. Donc c'est un peu le Jean Reno ricain. Même s'il est aussi classe que Jean Reno est naze. Bref c'est comme Richard Berry qui a justement réalisé un film complètement con avec Jean Réno dans le premier rôle cette année. C'est quand même juste feu un acteur sympa qui a joui de toute cette gloire, en a profité pour réaliser quelques films assez fameux au début, sans doute parce qu'il devait se chier de mal faire et qu'il les faisait modestement et méticuleusement, et qui, depuis qu'on en a fait le cinéaste number one outre-atlantique se sent à l'aise dans ses baskets et réalise un film de merde tous les deux mois pour se faire plaisir tout en restant le demeuré qu'il a toujours été.

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  25. Boarf, je l'aime bien quand même, malgré ses films pourris, et à condition qu'il ne fasse jamais plus tourner A. Jolie, le trans au nom de famille antonymique. C'est vrai que Clint reste encensé par tous les journalistes malgré ses derniers flops, et que ses quelques derniers films un peu meilleurs sont directement et bêtement considérés comme des chefs d'oeuvre. Je comprends que ce soit énervant quand en même temps d'excellents réalisateurs sont ignorés ou sous-estimés. Je suis d'accord avec Félix sur sa psychologie à 2 euros, on dirait qu'il tourne à toute vitesse parce qu'il a peur de clamser. Après c'est chacun ses démons.
    Sinon, Eastwood a quand même commencé à réaliser ses films avant de devenir une super star aux états-unis (mais après la trilogie de Leone c'est vrai) : Play Misty for me a été mis en boite avant le tournage de l'inspecteur Harry, et il est le réalisateur officieux de Pendez-les haut et court (et ça se voit, c'est pas très bon).

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  26. Amy Adams est d'une beauté à me couper le souffle

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  27. Y'a que toi et le chien de Philippe ! (Expression de la région PACA qui signifie : t'es pas le seul).

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  28. Ce film n'a rien de détestable en soit, si tu n'as pas aimé seulement car tu t'attendais à un film porno évite de te proclamer "critique cinéma". Tu qualifis ce film de pet cinématographique alors que c'est juste une bonne comédie romantique. Je te propose d'être un peu plus indulgent et de re-travailler tes critiques, car tu es vraiment un critique de film médiocre.

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  29. Ouch !

    Je ne me proclame pas "critique cinéma". Je ne sais pas où tu as lu ça... Si tu lis les textes comme tu vois les films, pas étonnant que tu te régales devant "Donne-moi ta main" d'Anan Tucker, auquel la mention "pet cinématographique" ne convient pas des masses c'est vrai, seul le mot "pet" colle à merveille à ce film qui n'a rien de cinématographique et qui est une comédie romantique absolument merdique.

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