
Même si je raconte ça de manière désinvolte, tout en regardant avec concentration mon profil facebook en espérant que l'un de mes rares amis m'envoie un poke ou, mieux, un commz, j'ai trouvé l'idée de départ pas trop mal. Le film se mate, mais c'est hélas loin d'être inoubliable. Enfin, je vous dis ça, j'ai maté ça que d'un œil, tout en me coupant les ongles des pieds. C'est même proche d'être oubliable, j'ai dû mater la bande annonce sur youtube pour m'en rappeler. En fait, j'aime bien laisser pousser mes ongles de pieds car c'est un vrai plaisir de couper un truc devenu jaune-orangé, épais d'un bon centimètre et pourvu d'une odeur qui me fait penser à des knacki ball cheese. Pour en revenir au film, on s'imagine qu'entre les mains d'un autre gars, d'un Carpenter ou d'un Dario Hubner par exemple, avec un héros méga cool, une gonzesse qui donne davantage envie qu'on la sauve (pas le tromblon ci-dessus), un peu d'humour, et un suspense plus haletant, ça aurait été tout autre chose. Il faut également survivre au premier quart d'heure du film, ce qui, à me lire, ne semble pas grand chose. Mais c'est 15 grosses minutes quand même, ça passe aussi lentement que la moitié d'une vie bien remplie. "Chaque être humain aura son quart d'heure de célébrité" a dit Andy Warhol. Et bien moi j'ai surement loupé ce fameux quart d'heure en matant cette saloperie de film dans lequel il ne se passe pas grand chose d'intéressant et où on est sévèrement emboucané par la bande-son la plus immonde possible, bien de son époque.
La musique putride de ce film, c'est le fait de Tangerine Dream, littéralement "Tajine de Rêve," ou pour simplifier, "Couscous Délicieux", un sombre et minable groupe allemand. A l'écoute de leurs morceaux, j'aurais simplement une ligne de conduite à conseiller au monde entier : il faut savoir se spécialiser. Les allemands sont les rois du kebab, pas du couscous. Steve De Jarnatt, natif du polder 100 ("One O One" comme on dit là-bas), localisé au large de Rotterdam, tu es allé aux États-Unis, "aux States" comme tu disais à tes parents avant de leur claquer la porte aux nez, avec ton sac kaki rempli de frusques sur le dos ; tu as traversé l'Atlantique pour devenir célèbre, pour te faire un prénom ; tu voulais que tes amis t'appellent "Mister André", mais tu n'as réalisé qu'un film médiocre. Et tes goûts musicaux sont d'un autre monde. Je dirai même : ils sont d'outre-tombe. C'est le fan français de Paco Ibañez qui te sort ça. Je suis allé le voir à Villar-en-Val au moins d'aoust 2000, le 5 août 2000, à l'exact médiane de la tempête de 99 et de la catastrophe d'AZF de 2001, à une époque où le South n'était pas aussi attractif que maintenant. J'ai vu de mes yeux vu un jeune sapeur-pompier appréhender la fille de Monsieur et Madame Canizares, éleveurs ovins à Villar-en-Val, la seule fille digne de Kelly Brook à 15km à la ronde. Tout ça pour dire qu'il faut toujours s'assurer d'où on vient pour savoir vers où l'on se rend. C'est un peu là où le bât blesse dans ce film.
Ce film, qui est souvent présenté comme une petite pépite oubliée du ciné SF, n'est donc pas à la hauteur de son obscure réputation, mais n'en demeure pas moins plutôt sympatoche.
Je vous laisse, demain j'ai rendez-vous.
La musique putride de ce film, c'est le fait de Tangerine Dream, littéralement "Tajine de Rêve," ou pour simplifier, "Couscous Délicieux", un sombre et minable groupe allemand. A l'écoute de leurs morceaux, j'aurais simplement une ligne de conduite à conseiller au monde entier : il faut savoir se spécialiser. Les allemands sont les rois du kebab, pas du couscous. Steve De Jarnatt, natif du polder 100 ("One O One" comme on dit là-bas), localisé au large de Rotterdam, tu es allé aux États-Unis, "aux States" comme tu disais à tes parents avant de leur claquer la porte aux nez, avec ton sac kaki rempli de frusques sur le dos ; tu as traversé l'Atlantique pour devenir célèbre, pour te faire un prénom ; tu voulais que tes amis t'appellent "Mister André", mais tu n'as réalisé qu'un film médiocre. Et tes goûts musicaux sont d'un autre monde. Je dirai même : ils sont d'outre-tombe. C'est le fan français de Paco Ibañez qui te sort ça. Je suis allé le voir à Villar-en-Val au moins d'aoust 2000, le 5 août 2000, à l'exact médiane de la tempête de 99 et de la catastrophe d'AZF de 2001, à une époque où le South n'était pas aussi attractif que maintenant. J'ai vu de mes yeux vu un jeune sapeur-pompier appréhender la fille de Monsieur et Madame Canizares, éleveurs ovins à Villar-en-Val, la seule fille digne de Kelly Brook à 15km à la ronde. Tout ça pour dire qu'il faut toujours s'assurer d'où on vient pour savoir vers où l'on se rend. C'est un peu là où le bât blesse dans ce film.
Ce film, qui est souvent présenté comme une petite pépite oubliée du ciné SF, n'est donc pas à la hauteur de son obscure réputation, mais n'en demeure pas moins plutôt sympatoche.
Je vous laisse, demain j'ai rendez-vous.
Miracle Mile (Appel d'urgence) de Steve De Jarnatt avec Anthony Edwards et Marie Winningham (1988)