
Dans ce teaser calibré pour les crapauds de mon espèce, un plan était entièrement consacré au postérieur d'Odette Yustman, suite à sa libération de son mini-short en jean. Cette jolie actrice a l'habitude de produire cet effet. A ma connaissance, c'est la deuxième fois qu'un film base sa promo sur ses charmes. Elle était déjà filmée en petite culotte dans Unborn, autre film d'horreur de bas étage où on apprenait qu'elle était possédée par l'esprit de son jumeau mort-né, devenu par conséquent démon de minuit (un scénario d'enfer, original celui-ci !). Non seulement elle devait s'y promener en culotte courte, mais que dire de l'affiche de ce film, reprise pour sa pochette dvd et tous les supports le contenant ?

On n'y mettait pas trop en avant la présence de l'Academy Award Winner Gary Oldman, curieusement... Une question se pose alors. Ou plutôt plusieurs. D'abord, que fait le réalisateur du film quand il doit tourner de tels plans ? Que demande-t-il à son actrice ? La prévient-elle en lui annonçant "Hé je vais faire un plan serré sur tes fesses, ne bouge pas", ce à quoi l'actrice répondrait machinalement "Ok mais fais vite, il fait pas chaud..." ? Allez savoir... Mais surtout : que pense une actrice comme ça quand le réalisateur met en boîte son maudit plan et quand, plus tard, elle découvre que les affichistes ont eux aussi axé leur travail autour de ses courbes ? Et quand, bien longtemps après, un blogueur ciné trépané y consacre un article ? On espère seulement que ça ne la gêne pas trop ; la beauté et le sex-appeal sont souvent de bien lourds fardeaux... Je laisse toutes ces questions en suspend, ou plutôt : je les laisse continuer à me ravager de l'intérieur.
Ce film-là, on est 12 à l'avoir vu. 12 hommes en colère.
And Soon the Darkness de Marcos Efron avec Odette Yustman et Amber Heard (2010)