17 janvier 2012

Intouchables

Les gros chiffres atteints par Sixième sens en son temps sont compréhensibles. C'est le film que tu vas forcément REvoir. Donc chaque spectateur compte double, voire triple pour les plus demeurés ou pour la famille de Haley Joel Osment. Du coup à la base il a fait un chiffre tout juste honnête qui, multiplié par deux, a foutu tout le monde sur le cul et Shyamalan sur orbite. Mais là ? Va-t-on voir Intouchables deux fois en salles ? Quand on le conseille avec toute la meilleure volonté du monde à son patron ou à sa tante, est-ce qu'on va le revoir avec eux ? Non. Parce qu'on ne peut pas les sentir... Mais au-delà de ces considérations ? Va-t-on revoir ce film ? Revoir quoi au juste ? Accompagne-t-on sa tante aveugle pour se taper double ration de la soi-disant comédie de l'année ? Les gros chiffres atteints par Usual Suspects en son temps nous sont compréhensibles. On pourrait trouver d'autres exemples de films malins qui sur le scrabble géant du box office ont eu la bonne idée de placer leurs jetons sur une case compte double. Quid de Fight Club et de Titanic. Certes, le second exemple est un peu foireux, tout le monde est retourné voir le film de Cameron au moins trois fois sur grand écran parce qu'il nous en foutait plein la vue, pas pour mieux comprendre la fin, mais on le cite quand même, pour foutre un lien, on s'auto-backlink et c'est ainsi qu'on va grimper dans le classement ebuzzing feu classement wikio des blogs de ciné, balec' ! De son côté, Omar Sy (troisième dans le classement des français préférés des français, derrière Noah et Zidane, mais Le Pen sera quand même au second tour en 2012, va piger) ne se gêne pas pour se rendre méprisable en s'auto-congratulant et en se faisant une pub d'enfer tous les soirs en prime time dans le SAV des émissions (avec l'appui de cet enfoiré de Chabat, le cul encore enfoui dans les dollars que lui a rapportés Asterix et Obélix : Mission Cléopatre), comme si le film en avait besoin...



Comment expliquer le succès de ce film qui succède à La Grande vadrouille, Blanche-neige et les septs nains (on ne le dit jamais assez) ou Bienvenue chez les ch'tis dans l'histoire du box office français et qui tutoie les Avortons et autres Twitanic (cliquez sur le titre) de l'intouchable Cameroon. Je laisse ce mystère entre les pattes des meilleurs sociologues : Pierre Bourdieu et Alain Finkielkraut, si vous m'entendez ! De notre côté on va se contenter de vous faire part de notre ressenti sur ce film, comme on fait régulièrement, une fois tous les deux jours. Il faut préciser que nous sommes au départ plutôt acquis à la cause des dénommés Francis Cluzet et Omar Sy (prononcez Sy, si si). Le premier est devenu un pylône du cinéma français, il est au top en ce moment, quantitativement en tout cas puisque chaque mois les amateurs de Cluzet ne savent plus où donner de la tête : Cluzet sera bientôt le cheval dans Cheval de Guerre du grand Spielberg, l'intrus dans Intruders de l'allemand Juan Carlos Fresnadillo, et il sera aussi en tête d'affiche du Projet Nim. Qualitativement il a déjà été mieux dans ses baskets puisque les films qui l'ont fait exploser aux yeux du grand public ces dernières années sont entre autres les deux infâmes taudis réalisés par Guillaume Canet : Ne le dis à personne et Les petits choirmous. Nous serions étonnés de revoir Cluzet briller dans un film d'Assayas ou de Chabrol (et pour cause). L'acteur a changé de monde, y'a pas à dire. Mais on ne lui jettera pas vraiment la pierre car il reste bon acteur, sympathique comme tout, et grandiose en interview tv où il est l'auteur d'un certain nombres de "sorties" (comme on dit) de haute volée. On se rappellera avec émotion de sa "sortie" terrible sur les handicapés à Cannes l'année dernière, ironie du sort : il fait aujourd'hui fortune en jouant un tétraplégique de la tête aux pieds. A vrai dire, nous jetons un œil à sa filmographie tout en tapant ces lignes, et il faut avouer que si Cluzet a certes explosé en vol récemment dans des navets, il a toujours pissé le chaud et le froid, il a toujours alterné bons films et groooooosses purges. Bref, alternons nous aussi et passons à Omar Sy, en road to the Césars à l'heure actuelle. Et pourtant... On l'a toujours bien aimé dans le SAV, où son rire communicatif et ses différents personnages emportaient le morceau, même si le plus drôle de la troupe reste Sylvie Testot (dont la filmographie est une décharge où Gardiens de l'ordre passe pour une pépite). Comme son collègue, Omar se repose un peu sur ses lauriers mais son parcours fait rêver les français : parti des banlieues le voici intouchable ; son service trois pièces fait quant à lui rêver les françaises, mais ça c'est un peu facile.



Malgré les acteurs en présence, le film n'est pas vraiment drôle. On pouffe cinq ou six fois en tout et pour tout. Certaines vannes ont été faites pour la première fois il y a sans doute 50 ans (comme celle des Assédics et des "deux ans d'attente"), d'autres tombent à l'eau (comme quand Omar Sy brûle les jambes insensibles de Cluzet à coup de thé vert bouillant, on est gêné pour lui), d'autres ne sont pas faites et on le regrette. Par exemple, si le personnage d'Omar Sy se lâche sur les handicapés, son vis-à-vis ne lui renvoie jamais la pareille avec une quelconque vanne sur les noirs (comme celle que nous nous sommes permise quelques lignes plus haut sur le probable Calamar géant d'Homard pas vraiment connu pour être un Bernard l'Hermite) et c'est un peu dommage. D'autant que Cluzet est donc réduit à un rôle aussi éteint que le corpus du type qu'il incarne, il se charge du pendant vaguement sentimental du film tandis que Sy essaie de rayonner de mille feux en solo, ce qui n'aide pas à nous faire croire en l'amitié improbable des deux personnages. La plausibilité de l'histoire (que le film soit inspiré d'une histoire vraie ne change rien au problème) est également mise à rude épreuve par la richesse extravagante du tétraplégique, qui est un rempart à l'identification du spectateur face à une amitié qui paraît d'autant plus surprenante. Autre rempart : la tendresse qu'éprouve Cluzet pour un type qui s'amuse à lui cramer les gambas paraît un peu factice, surtout quand le même personnage prend en grippe son nouvel auxiliaire de vie, remplaçant temporaire d'Omar à la fin du film, qui a juste eu le tort d'inverser ses pantoufles. On ne parle que pour nous bien sûr étant donné que le rempart n'a visiblement pas été difficile à franchir pour 17 millions de spectateurs and counting. Cependant, disons-le comme on le pense, la relation qui unit les deux personnages n'est pas très bien travaillée. Nakache et Toledano (qui restent les co-auteurs de l'infâme Je Préfère qu'on reste amis...) échouent à nous rendre vraiment tangibles les sentiments réciproques qui unissent leurs deux protagonistes, et leurs échanges tout au long du script ne sont pas glorieux. Par exemple, là où Cluzet essaie en vain d'initier Omar à la musique classique et à la peinture moderne (il foire aussi dans ce domaine puisqu'Omar ne se met à la gouache façon Pollock que pour l'appât du gain et fait dans son froc à la première note jouée par Chopin), son nouveau compagnon issu des banlieues ne le convertit qu'aux putes et aux joints, voire à la disco...



Quand on essaie de ne pas s'arrêter à un visionnage au pur premier degré, on se heurte à quelques défauts notoires. Le premier, et pas des moindres, c'est l'aspect très télévisuel du film, qui ressemble de loin à un épisode de Louis la brocante saison 3 (dite "la saison maudite" par Victor Lanoux lui-même, aka Louis la trocante, appuyé sur ce coup-là par le second couteau Armand Chagot aka Raymond le gendarme). Au rayon des choix faciles et assez tristes de mise en scène, on peut évoquer le flash-back par lequel commence le film via une scène assez médiocre qu'on se retape à la fin (on n'évoquera que celle-là vu que précisément il n'y a pas de mise en scène)... Au niveau du discours, on pourra tiquer sur quelque démagogie de bas étage, qui passe d'abord par la quête immédiate d'une connivence avec le spectateur à travers le doux dédain des flics et par une sorte de mépris non-déguisé des classes supérieures quand Omar Sy, grand black de banlieue, secoue ou malmène violemment des bourgeois chevelus et passe pour un Dieu en usant de sa force, y compris aux yeux de Cluzet qui déclare fièrement : "C'est comme ça qu'il faut faire !". Idem pour le faux politiquement incorrect dont le film se revendique, avec les vannes sur les handicapés donc, du type "pas de bras pas de chocolat", vannes bien gentillettes au final et qui s'attirent la sympathie du public en décomplexant tout le monde alors que le film est par ailleurs bien huilé pour ne vexer personne, et l'absence totale de blague sur les noirs participe de cela. Les seuls qui seront peut-être vexés au final ce sont les amateurs d'art contemporain, car Intouchables est également très populiste quand, entre trois vannes pasteurisées, il fait ouvertement et sans vergogne l'anathème de l'art et de ses pseudo exigences intellectuelles onanistes, se plaisant à sournoisement piétiner d'un seul coup tout l'art moderne et à conforter le grand public dans sa bienheureuse ignorance des grands chefs-d’œuvre de la musique classique considérés comme autant de jingle publicitaires. Cet aspect du film est indéniable et à relativiser dans le même temps, car on a bien conscience que le film n'a pas pour visée de dénigrer réellement la musique classique, c'est plus une facilité qu'autre chose, un raccourci bien pratique, avec à la clé un clin d’œil très daté qui n'aura bientôt plus aucun sens puisqu'on aura oublié de quoi parle Omar quand il fait référence à telle ou telle pub. C'est de l'humour avec date de péremption, comme ce film qui, à l'image de Bienvenue chez les Ch'tis ou d'Astérix et Obélix : Mission Cléopatre, sera oublié et enterré d'ici trois mois, y compris par nos pères qui disent avoir "passé un vrai bon moment". Flag of our fathers...


Intouchables d'Olivier Nakache et Eric Toledano avec Omar Sy et François Cluzet (2011 - 2012, RIP)

77 commentaires:

  1. Merci de mentionner la présence de la sentence "pas de bras pas de chocolat", ça me rappelle le jour où j'ai perdu mon innocence en visionnant "mysterious skins" avec une boite de pyrénnéens, et me donne une envie folle de voir ce film

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  2. VOus êtes vraiment au top en ce début d'année !

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  3. C'est dingue comme ce papelard de type web raconte exactement ce que je pensais de ce film sans même l'avoir vu! Quelle saloperie!

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  4. Merci de cet article, je me sens moins seul.
    Ce qui me surprend le plus sur ce succès, c'est vraiment la banalité générale de la mise en scène. Je sais que les gens ne sont pas tous cinéphiles, mais quand même.

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    1. On est bien d'accord ! Et aussi la pauvreté du scénario et le manque de vannes, finalement...

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    2. Ca c'est bien le plus rude! Bienvenue chez les ch'tis c'est quand même la même, on se marre 3 fois tout au plus, c'est chaud pour une GRANDE COMEDIE. Rien que ce que vous racontez sur Cluzet qui ne fais aucune blague sur les noirs, j'trouve ça grave dommage !

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    3. GRANDE COMEDIE : terme interdit quand il s'agit de succès populaires. Le nombre n'a jamais fait la qualité.

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    4. EXEMPLE: les leaders politiques :D

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  5. Konrad O'Toole17 janvier 2012 à 13:43

    J'ai tenu 5 minutes. Je sais pas si je pourrai tenir l'heure quarante sept restante !

    (quand je tape "Konrad o'toole" sur google recherche d'images, avec le safe search désactivé je tombe sur des images de pornos gays :( , donc pas d'image pour illustrer mon valeureux nom. Je tiens à préciser que je n'ai aucun lien avec la pornographie, autre que ceux de tout homme moyen en âge d'être vigoureux)

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  6. Magnifique article ,qui n'as par contre pas sa place ici car ce n'est pas vraiment du cinéma après tout.

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  7. "De son côté, Omar Sy, troisième dans le classement des français préférés des français (derrière Noah et Zidane, mais Le Pen sera quand même au second tour en 2012, va piger)"


    >>>>> C'est pas faux, ma foi, c'est pas auf' !



    "Cluzet sera bientôt le cheval dans Cheval de Guerre du grand Spielberg, il sera également l'intrus dans Intruders"

    >>>> PUTAIN


    "Nous serions étonnés de revoir Cluzet briller dans un film d'Assayas ou de Chabrol (et pour cause). "


    >>>> QUEQUOI il est très bon dans le dernier Mouret !




    Cet article est géant et bourré d'anglicismes de bas étage qui pourraient avoir été extraits de mon propre ciboulot ! Le film non mais l'article, j'y retournerai et il fera le double d'entrées !

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    1. Ravi de t'avoir fait tripper ! :D

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    2. Cluzet était aussi très cool dans "A l'origine" et ailleurs. Il est mi-figue mi-raisin.

      Cool que t'aies kiffé :)

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    3. En effet, Cluzet était très cool, quasi-abasourdi par son propre rôle, passant tout le film à ne pas savoir ce qu'il faisait comme son personnage tiré du vrai dans 'A l'origine', un film bien trop longuet et à la fin risible (les ouvriers auraient dû lui exploser la gueule). Heureusement la rayonnante Emmanuelle Devos venait lui retirer la chemise dans ce classique de la sinistrose sociale.

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    4. Ouais c'était tout de même pas trop mal comparé aux films du genre actuels...

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    5. 'A l'origine' était honnête. C'est déjà ça.

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  8. Ne me dîtes pas que vous avez gonflé les chiffres d'Intouchables en allant le voir au cinoche ? J'espère que vous avez resquillé !

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  9. Franz Olivier-Gisberg aka Predator aka Phileas Fogg a dit qu'il avait pleuré devant ce film, qu'il était secoué de sanglots à la fin ! Il a aussi dit que Beigbeder a "trop de talent" et que son film L'amour dure trois ans est "la quintessence de l'esprit français". Mais virez-moi ce con !

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  10. Qui est ce Franz Olivier-Giesberg ?

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    1. Un type que tu as de la chance de ne pas connaître (et vous êtes rares à être passés entre les gouttes).

      C'est un éditorialiste patron du Point et présentateur de télé, écrivain, philosophe mondain de mes deux, ainsi de suite.

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    2. Une des 1857 plaies d’Égypte du PAF !

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    3. F. Javier Gutiérrez17 janvier 2012 à 16:11

      Un démagao facho populo mégalo proche de Sarko de mes deux !

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    4. J'ai googlé sa tronche pour voir. Ok. Je le connais de part une émission ronflante dont personne n'avait rien à glander et qui a disparu du PAF et des mémoires : il présentait les ouvrages que possédaient des personnalités dans leurs bibliothèques privées, genre "montrer à quel point vous êtes cultivé" et "voyez le peuple, la lecture, ça dure". Sa bourgeoisie, c'est la vérole auto-satisfaite.

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  11. Pour vous rappeler l'existence d'un autre con, quelques temps après la sortie du film un des chroniqueurs de William Lemergy, à Télé Matin (je regarde peu la téloche mais il suffit de tomber dessus quelques fois par hasard pour tomber sur un enfoiré qui nous crache des saloperies pas possibles, et faut que je vous fasse croquer tout ça parce que ça mijote depuis trop longtemps en moi), un chroniqueur donc s'en prenait sans aucun argument à la journaliste de Libé ou de je ne sais quel journal qui avait critiqué le discours démagogique et débile du film sur l'art, entre autres. Et Lemergy de conclure la soi-disant chronique de son sous-fifre merdeux en disant : "Eh bien ça fait plaisir de mettre une claque aux critiques qui disent à 20 millions de spectateurs qu'ils sont idiots, nous y compris !". C'est vrai que c'est soulageant de pouvoir quand même dire du bien d'Intouchables, ils sont si peu nombreux à adorer le film, il était urgent de faire taire ceux qui ont un avis contraire. Et la majorité a toujours raison, de surcroît. CO-NNARD.

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    1. Connard de Stavros, tu vas m'obliger à vendanger un de mes arguments contre toi (et ils sont de qualité !). Je te hais ! Je te déteste ! Sache que lorsque plus de 33 millions de français auront vu la bouze atomique que tu révères depuis tes chiottes alors tu pourras parler de majorité. En attendant, vous n'avez même pas été un tiers des français à voir Intouchables (18/66 millions). Mange ton cul. De plus, tous ceux qui l'ont vu ne l'aiment pas. Alors ... ravale tes arguments d'invalides souffreteux et va te faire enculer par 18 blacks !

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    2. Remplace "majorité" par "quantité", mais dans la bouche de Lemergy c'est pareil, car c'est lui qui sous-entend que les 20 millions de spectateurs ont autant adoré que lui et que cette unanimité suffit à interdire tout avis contraire.

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    3. Et puis il s'agit pas de la majorité des français, juste de la majorité de ceux qui ont vu le film, et la majorité de ceux qui l'ont vu l'ont aimé, c'est sûr et certain. Donc calme ta race :)

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    4. Ma race est celle des homards qui font si. Et je ne verrai jamais Intouchables car elle montre un truc qu'on ne verra jamais en vrai ; c'est-à-dire les riches et les pauvres communier en faisant du parapente. Faut pas se gourer sur la marchandise : c'est pas du blacko qui se rejoint à l'handicapé qui fait triper moins d'1/3 de la France. En pleine crise économique, les français font un rêve foireux en espérant que les riches vont devenir sympa envers les pauvres. Dans ce cas, qu'une seule solution : Vivement la quille ! Vive la quille ! La quille n'est pas morte !

      William Lénergy ... maintenant que tu l'expliques mieux, je comprends ... parce qu'avant je croyais que tu exprimais ton point de vue, pas le sien ! Exprimez-toi mieux, Stavros !

      Conseil d'ami : ne dis jamais à un gros mastardo de blacko de se calmer, ça l'énerve davantage ;)

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    5. Lis-moi mieux, c'était on ne peut plus clair :)

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  12. Josette K.alkulatrice17 janvier 2012 à 20:39

    "Intouchables" bat tous les records est et sur le point de dépasser "Bienvenue chez les ch'tis" : mon zob ouais ! Quand on compare le nombre d'entrées on oublie un détail fondamental : en 2011 nous sommes 65 millions de Français, dont maxi 18 millions de moutons à être allés voir ces films ; ils étaient à peine plus de 40 millions de Français à la sortie de La grande vadrouille...

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    1. Belle remise en perspective historique !

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  13. Cluzet devrait se présenter aux présidentielles.
    20 millions d'électeurs potentiels.
    Un slogan "Cluzet à l'Elysée" ou "Élisez Cluzet" soutenu par de belles promesses qu'Omar pourra répandre dans les banlieues ("avec Sy on mettrait Paris en bouteille"). Avec un autre nègre pour écrire les textes de François, cela va de soi.
    Ronald Reagan et Schwarzy l'ont fait ! Cluzet can do it !

    P.S. Sarko déchu pourra toujours aller pousser Chirac en chaise roulante au quai Branly dont tout le monde se branle à part lui.

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    1. :D

      Bayrou, Hollande, Cluzet : La France aux François !

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  14. A grand film, grande critique. Petite critique donc.

    Donc bonne critique?

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  15. Vous êtes d'accord avec Lalanne des inrocks.
    http://www.canalplus.fr/c-cinema/pid2959-c-emissions-cinema.html?vid=538799
    Ca commence à 5'30".

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  16. Je n'ai toujours pas envie de regarder Intouchables. C'est grave, docteur ?

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  17. Au delà du fait que ce blog est foutrement bien fourni en critiques ciné de tous horizons, je voulais remercier les auteurs qui ont une plume o combien amusante et subtile. Je me marre depuis plus de 2h à lire les articles sacrément bien écrits.

    Merci pour votre ton caustique, ça fait du bien de voir cela dans un "monde" de critiques cinés toutes plus plates les unes que les autres.
    Je mets ce blog en favoris ;)

    Sinon pour Intouchables, à part quelques dialogues sympas, je ne comprends pas l'engouement que les gens ont de ce film. 17millions quand même !...

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    1. Ça fait bien plaisir ! :)

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    2. Anonyme vient de décrire de la meilleure façon ce que je pense également de ce blog.

      "ça fait du bien de voir cela dans un "monde" de critiques cinés toutes plus plates les unes que les autres." : C'est exactement ce que je cherche à faire comprendre à mon entourage, qui pour une partie, chie allégrement sur ce blog dès que faire ce peu sous pretexte qu'il ne respecte pas les codes bienpensants et les concensus dégoulinants, de mise dans tous les médias actuellement. Un blog anticonformiste qui dénonce un film, jugé vraiment mauvais, sans prendre de gants et de façon humoristique, c'est sincérement à porter à votre crédit ! Merci encore ;)

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  18. Bravo! Je remets aussi une couche sur l'excès de sucre glace et les bons stéréotypes qui filent un peu la gerbe.

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  19. Ce film, objectivement très passable, a marché car je pense qu'il est réconfortant pour le public. A l'instar de "Bienvenue chez les chtis", ces films jouent sur des stéréotypes populaires concernant différentes classes sociales: les chtis, les jeunes de banlieue, les bourges etc. Le public trouve dans ces films confirmation de ses propres préjugés (bon ou mauvais) sur ces différentes classes et s'en trouve ainsi rassuré. Le black de "Intouchables" est un ancien dealer, il écoute de la musique soul, il danse bien, il a rire communicatif, mais il n'aime pas l'opéra, ni l'art moderne. Satisfaction 1. Le bourgeois parle un français soutenu, il écoute du classique et possède des bagnoles puissantes mais ne comprend rien à la musique "black". Satisfaction 2. Etc. Ces successions de satisfactions plongent le spectateur non cinéphile (qui se fout de la mise en scène) dans un état léthargique, pas désagréable, et font ainsi communion avec l'univers défendue par le film (et la salle de cinéma).

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    1. C'est malheureusement très juste...

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    2. Non seulement c'est très juste, mais là où c'est malheureux c'est que la seule personne à s'offusquer de ça, c'est Marine Le Pen. (Enfin la seule "personnalité importante" on va dire)

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    3. Ou Jean-Marie, je ne sais plus, celui qui avait dit après Bienvenue chez les Ch'tis que c'était un film raciste, que les gens du Nord étaient loin de ressembler à des alcolos postiers sympathiques.

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  20. "Nous serions étonnés de revoir Cluzet briller dans un film d'Assayas ou de Chabrol (et pour cause)." Si cette phrase contient secrètement une vanne sur Chabrol (ce dont je ne suis pas certain en fait), elle est très bonne. :D

    Je pense à peu près la même chose que vous sur ce film démago. A une exception près, et pas des moindres : j'ai ri. Je me suis énormément marré en fait. J'y pouvais rien, puisque c'était drôle.

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    1. C'est bel et bien une vanne sur Chabrol. :)

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    2. C'est l'argument contre lequel personne ne peut rien. Si ce film fait marrer il a gagné. Il n'y est que peu parvenu de nôtre côté, d'où l'envie de le remettre à sa place : celle d'un petit téléfilm qu'on aura tous oublié d'ici quelques mois, du moins c'est ce qu'on croit.

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    3. J'ai exactement le même sentiment que fredastair sur ce film. J'arrive pas à me retenir de me marrer devant pas mal de scènes de ce téléfilm. Les acteurs y sont pour beaucoup faut dire.

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  21. Je vous invite à lire cet article.. http://www.huffingtonpost.fr/serge-toubiana/intouchables-a-propos_b_1228261.html?ref=tw

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  22. Jean Marie le Pen n'a pas aimé le film non plus .
    http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Jean-Marie-Le-Pen-a-une-vision-tres-etroite-d-Intouchables-3097968

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    1. Si c'est un raccourci pour dire "Vous êtes comme Le Pen", dis-toi que tout un tas de grooooos fumiers ont dû adorer ce film parmi ses 20 milliards de spectateurs.

      Si c'était pas un raccourci pour dire "Vous êtes comme Le Pen", oublie ce message :D

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  23. Bon, tout à été dit (on pouffe à intervalles réguliers grâce à Omar, la mise en scène est archi nulle, certains raccourcis sont limite une insulte à l'intelligence...), mais je m'étonne que personne n'ait mentionné les boobs de la rousse, qui pour ma part ont sauvé pas mal de scènes de l'ennui total...

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    1. On a tous tapé son nom dans Google ou sur Bangbros après avoir vu le film si ça peut te rassurer, mais normalement ça se dit pas.

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    2. Oh je crois que je les avais pas mal mentionnés durant la rédaction de cette critique, en "off" comme on dit. :D

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  24. Does anyone know the name of the white frame with the red stain? Sorry for speaking in english, my french is horrible :(

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  25. Tout ça a surtout permis à Omar Sy de pécho Jessy Chastain !
    http://www.buzzmygeek.com/2012/12/photos-omar-sy-et-jessica-chastain-la-rencontre-du-siecle/

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    1. Tu viens de détruire un truc en moi.

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  26. Ce film m'a beaucoup fait penser a Neuilly ta mere dans le genre film qui dénonce les clichés mais qui en est bourré lui même...entre the artist et cette merde les français ont pas mal suivi ce que leurs TV leur a dit d'aller voir, faut pas écouter les journalistes ils ont des gouts de chiottes. D'ailleurs je viens de voir nuit blanche avec Joey starr sur canal...une belle merde notée 4etoiles sur allô ciné par la critique...ya pas moyen d'avoir une jolie critique écrite par vos soins les gars?

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    1. OW OUI ! Une critique de Nuit Blanche ! :)

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    2. Et dans la foulée, une critique de Noce Blanche :-)

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  27. Merci pour tout. Mais, si Bourdieu est bel et bien un sociologue, qu'en est-il VRAIMENT d'Alain Finkielkraut, hum ?

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