27 janvier 2012

Polisse

Comme Valérie Donzelli, Maïwenn est sur un petit nuage, au sommet des charts du box office français et en course pour les Césars. L'une a failli perdre son fils, l'autre a eu une enfance merdique, et toutes les deux prennent leur revanche sur la vie, sauf que c'est nous qui payons les pots cassés alors qu'on a rien fait ! Comment les professionnels de la profession et les critiques de presse ont-ils pu être éblouis par Polisse ?... A moins qu'il ne nous ait directement pris à rebrousse poil et qu'on ait été agité par une haine nerveuse devant chaque scène du film - ce qui reste la réaction la plus saine face à un tel spectacle, haïssable en soi - on ressort de Polisse avec les grosses boules, certes, mais en reconnaissant timidement au film une qualité. Une fausse qualité en réalité, car on se dit, naïvement : "C'est tout de même prenant, aucune chance de s'endormir et on est parfois comme emporté malgré nous par l'énergie condensée dans les saynètes successives". Mais c'est un leurre, un piège à cons. L'énergie excessive et peut-être naturelle déployée par Maïween tourne à vide, ou disons qu'elle tourne mal. La "réalisatrice" ne donne pas un rythme rapide et intéressant à son film par une gestion intelligente et sensible du temps cinématographique, elle se contente de filmer assez maladroitement des scènes qui seraient tout aussi captivantes sur le papier, puisqu'elles sont foncièrement tétanisantes, et de couper lesdites scènes déjà courtes avec une régularité de métronome qui prévient forcément tout ennui.




On serait tout autant scotché par un épisode sulfureux et racoleur de Zone Interdite, au mieux, par un reportage de télé-réalité "choc" comme en diffusent toute la journée les W9, TMC et autres NRJ12 qui pourrissent nos antennes, au pire. Avec des faits divers répugnants et des prises de bec à grands renfort de hurlements, n'importe qui se laisse bêtement "captiver" et surtout n'importe qui peut captiver son public... La mise en scène de Maïwenn est celle de 50 minutes inside sauf que ça dure 120 minutes inside out, à base de caméra portée sur le vif et de montage saccadé, avec des plans de cinq secondes maximum et des changements de scènes quasi instantanés, qui s'occupent de satisfaire notre curiosité mal placée de voyeurs en passant du coq à l'âne pour un panel des pires histoires les plus dégueulasses, ou qui nous laissent pantelants sur certaines affaires inachevées et sans résolution (notamment le cas du pédophile joué par Louis-Do de Lencquesaing qui avoue tous ses crimes avec le sourire mais qui, étant haut placé dans la société, va apparemment s'en tirer sans souci ; idem pour le passage dans le camp des roms avec la récupération de tous les enfants, qui se termine prématurément dans un bus où se joue une sorte de comédie musicale sidérante et bien pratique quand il s'agit d'évacuer une scène sans s'encombrer d'un sujet trop pesant).




Quel que soit le type d'affaire en question, dans tous les cas les gamins sont des pions, des faire-valoirs qui permettent un double cirage de pompes : des acteurs d'abord, qui malgré leurs qualités restent et demeurent des acteurs devant la caméra de Maïwenn et n'accèdent pas au statut espéré de personnages (qui connaît sans chercher le prénom des flics du film ? Personne, c'est Joey Starr et Karin Viard qu'on observe), les acteurs donc font leur show, et ce pour mieux dresser une hagiographie en règle des policiers de la BPM, qui trouve son point culminant à la fin, dans cette dernière séquence pathétique et immonde, tant dans la forme que dans le fond. Dans un montage parallèle (décidément la figure de montage préférée des tristes cinéastes qui l'emploient de la façon la plus crasseuse qui soit, j'ai nommé Maïwenn et Donzelli, l'analogie la plus évidente et la plus bâtarde étant le graal des esprits simples) une flic se suicide et chute du troisième étage d'où elle s'est jetée dans un montage parallèle donc avec un enfant gymnaste qu'elle a sauvé de son violeur deux scènes plus tôt et qui prend son envol sur le tatami tandis qu'elle s'écrase la face sur le béton, le tout au ralenti bien sûr. Un policier tombe, un enfant violé s'élève... Les flics se sacrifient pour que les enfants s'envolent. Quelle pitié que cette métaphore visuelle d'outre-tombe qui trahit la stupidité profonde de Maïwenn et qui nous achève à un moment où on commençait à se dire qu'on avait forcément vu le pire : on pensait l'avoir vu dès le générique d'ouverture où la réalisatrice envoie à fond la musique de l'Île aux enfants, ou plus tard quand, venant d'apprendre qu'un nourrisson tombé sur le trottoir est tiré d'affaires, toute la brigade se rend dans une boîte de nuit pour fêter ça... Maïwenn profitant de l'occasion pour littéralement lécher les pieds de Joey Starr, qui danse au milieu du plan pendant cinq minutes.




La fameuse séquence de la boîte de nuit pousse définitivement à penser que Maïwenn et consorts ont 13 ans d'âge mental quand celle-ci affirme à Joey Starr qui lui demande pourquoi elle porte des lunettes aussi laides alors qu'elle a une très bonne vue : "J'avais peur qu'on me prenne pas au sérieux". Son nouveau petit copain lui lance alors, autoritaire : "Détache tes cheveux !", et Maïwenn de répondre avec une voix de gamine : "Tu veux que je les détache ?" avant de s’exécuter. Une fois ses lunettes retirées et ses cheveux détachés elle se révèle évidemment trop belle, du moins c'est ce qu'on est censés penser (et c'est vrai qu'elle a une bien belle crinière, mais pour tout le reste c'est un canasson, un gros âne bâté, du coup elle forme un ensemble cohérent mais y'a pas de quoi se réjouir). L'aspect très adolescent des protagonistes crève l'écran au moins autant que dans La Guerre est déclarée de Donzelli (les films sont tristement à rapprocher, pour leurs sujets ultra faciles, leur penchant à utiliser le malheur des gosses comme un prétexte pour se grandir et s'auto-congratuler, et leurs maladresses qui virent à la connerie, entre autres), avec des ribambelles de blagues de collégiens rarement drôles, une Marina Foïs dans le rôle de la collégienne anorexique de 35 ans qui déteste les hommes ("Les mecs c'est tous des sales races !" hurle-t-elle à qui veut l'entendre), et qui se dispute avec son ex meilleure copine Karin Viard, laquelle a eu le malheur de divorcer parce que sa copine misogyne lui avait dit de quitter son enfoiré de mari... Mais où sommes-nous ? Qui sont les chiards dont il faudrait s'occuper là-dedans ? Et nous sommes volontaires pour nous occuper de ces tarés ma parole, à grand renfort de coups de pieds au cul ! Dieu sait que c'est ce qu'on a envie de prodiguer à Maïwenn quand elle se filme elle-même en photographe bourgeoise couchant avec un flic de banlieue et découvrant le monde d'en bas au petit matin, réveillée par la prière de l'imam du quartier, s'empressant alors d'empoigner son appareil photo pour capturer la vraie vie des petites gens dans la rue : tel marchand arabe ou telle big mamma faisant les courses avec son bambin pendu au bras, qu'elle observe d'en haut, bien sûr, et à travers son objectif plein d'humanité... Elle ne "capte" que des clichés évidemment mais Maïwenn adore ça, comme quand elle oppose fièrement le mauvais musulman à la bonne musulmane dans une autre scène ridicule. On a plus que jamais le sentiment de regarder des gamins découvrant le monde et n'y comprenant rien dans la fameuse séquence où Maïwenn et Joey Starr tombent amoureux, en boîte de nuit donc, dans un remake de Dirty Dancing où la fille timide à grosses lunettes, laissée dans un coin, se fait tout d'un coup harponner par le gros costaud au grand cœur dont toutes les femmes rêvent en secret. Pouaaaaarggkkkshaaaaarr que ça pue la merde !




Dans cette même scène (l'une des plus imbitables du film) se cristallise la volonté profonde de Maïwenn : filmer son petit nombril, son tout petit monde. Sa propre tronche d'abord, mise au second plan par fausse humilité dans le rôle secondaire de la photographe infiltrée (mise en abyme du miséreux), sa famille aussi (on voit facilement qu'elle a choisi ses vrais proches pour incarner ceux de son soi-disant personnage, des trombines pareilles ça s'identifie de loin et même Joey Starr passe pour mignon au milieu du gang Le Besco, tel Mowgli au milieu des loups), puis ses amis et acteurs chéris, qui font leur boulot pour la plupart même s'ils en font souvent trop (telles Foïs et Viard dans la scène de la dispute, qui vocifèrent horriblement), mais il faut dire que de telles situations c'est du pain béni pour un comédien en roues libres. Et enfin, surtout, le compagnon de Maïwenn, le bien-nommé Joey Starr, starifié comme jamais dans ce film où il apparaît à chaque instant comme un dieu vivant, ne supportant pas le mal fait aux enfants, révolté contre tous les salops de la Terre, ne craignant pas de s'emporter physiquement contre ses supérieurs quand ils ne se tuent pas autant que lui à la tâche pour retrouver un gamin en pleine nuit ou pour obtenir une place dans un foyer à tel autre, incapable de ne pas prendre chaque affaire à cœur, bourru mais ultrasensible, prompt à calmer les enfants les plus tristes en les serrant dans ses griffes d'ours, excellent père de famille de surcroît et amant hors-pair sans aucun doute. Qui n'aurait pas envie de se faire Joey Starr après un tel panégyrique sans retenue ? Qui n'a pas envie surtout de faire un tacle à Maïwenn après toutes ces scènes intimes entre elle et sa Starr, scènes qu'on ne veut tout simplement pas voir, encore moins quand ils se dévorent la tronche comme des fauves dans un énième reboot estampillé 2011, celui d'Alien versus Predator (faut dire qu'ils sont bien outillés pour s'entre-gober le crâne, on ne veut pas non plus voir la mâchoire de leur futur gosse, à bon entendeur salut !).



Maïwenn signe donc un film non seulement ridicule mais médiocre, un très vulgaire film à sketches morbides, une suite de tranches de vie bien répugnantes pour nous bouleverser sans effort malgré une triste absence de vision artistique, un concentré de série télé scabreuse avec une touche de tract anti-sarkoziste en toile de fond, qui nous fera voter pour la candidate norvégienne des Verts, Angelina Joly, dans quelques mois. La personne déjà nommée un tas de fois qui a réalisé Polisse (je ne parviens pas à écrire "réalisatrice" ou "cinéaste", pardonnez-moi, et répéter son blaze me hérisse les poils) a partagé pendant un certain temps le quotidien d'une brigade de la BPM pour préparer son sujet et cet argument d'autorité est censé tout excuser (comme Donzelli avec la maladie de son fils, décidément...). De ce fait elle peut faire ce qu'elle veut, y compris le film merdeux dont il est question ici, où elle ose tout, tous les pires procédés imaginables. Son côté sûre d'elle transpire du film nauséabond de Maïwenn et nous la rend franchement détestable. Elle qui tente de faire un portrait si élégiaque de ces policiers de l'enfance et qui leur dédie son film, se permet de déclarer en interview qu'ils sont des "paysans de la France profonde qui ne connaissent rien", parce qu'ils ne l'ont pas reconnue à une avant-première "en présence de l'équipe du film" qui leur était réservée et parce que Marina Foïs, Jérémie Elkaïm ou Nicolas Duvauchelle sont pour eux autant de gros péquenauds qui n'ont rien à foutre sur un écran de cinéma. On pense pareil ! Comment ne pas prendre définitivement en grippe la dénommée Maïwenn quand elle vient affirmer fièrement que la DASS l'a vraiment faite chier à demander des contrôles stricts sur les enfants employés pour le film et sur les dialogues à mettre dans leur bouche, pour après le tournage finalement reconnaître que c'était pas si con de leur part parce qu'elle n'aurait pas supporté qu'un enfant se suicide à cause du film. "Elle n'aurait pas supporté", p'tite chatte... C'est triste d'en venir à taper sur les gens, de ne pas rester sur le film, mais avec de telles personnes, qui n'ont de cesse de se mettre en avant et qui sont si insupportables et détestables, difficile de faire autrement.




Difficile aussi de ne ne pas finir cette critique en reparlant rapidement de la toute fin du film, si ignoble et indigne, où marina foïs renoue avec les Robins des Bois en jouant un nouveau sketch de Pouf le cascadeur quand elle gueule : "J'peux ouvrir la fenêtre ? Je me sens pas bien..." avant d'aller se défenestrer. Dîtes-vous qu'on ne peut en rire que cinq ou six jours après avoir vu le film, car quand on est devant l'écran, le sentiment dominant, écrasant, c'est plutôt de l'exaspération mêlée de rancœur, un dégoût maximal d'une espèce qu'on n'éprouve que rarement devant un film vu sur sa téloche. Maïwenn peut se partager avec Donzelli le prix de la pire réalisatrice de l'année, de la décennie, du siècle et du monde.


Polisse de Maïwenn Le Besco avec Maïwenn Le Besco, Joey Starr, Marina Foïs, Karin Viard, Nicolas Duvauchelle, Jérémie Elkaïm, Karole Rocher, Frédéric Pierrot et Emmanuelle Bercot (2011)

86 commentaires:

  1. Très très bon papelard, très juste (sur le coup j'avais pas aimé ce film mais je lui avais reconnu cette qualité, cette fameuse "énergie", et plus ça va plus je me dis que je m'étais fait avoir comme un bleu, c'est une chiure ce film), et j'ai craché mon café sur l'écran en lisant Alien Vs Predator. :D

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  2. Je ne l'ai pas vu en entier mais si j'avais vu la fin, je pense que ma réaction, sans surprise, aurait été de me poiler mais méchamment :D

    Belle critique à charge.

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  3. Comment dire ?… Beh merci quoi, merci à toi, oui ô toi qui a été dans ma tête et a su retranscrire mes pensées et mon rejet face à ce film raté et limite putassier (ah oui, ce montage alterné final est bien ridicule, ah oui cette scène sur le balcon qui sent bon la chicorée, ah oui cette scène lasse dans le bus où on fait une boum après les pleurs...). Pour les acteurs, pareil : j'ai eu l'impression de voir des acteurs jouer à faire vrai plutôt qu'à simplement essayer d'être vrai. J'étais ressorti du film énervé, et même 5 ou 6 jours après, c'était pareil. Ca c'était calmé, et puis voilà que ça recommence à cause de ton article. C'est malin.

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  4. Un film tout simplement à gerber. Au sommet de mon flop 1895-nowadays.

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  5. Très bonne critique, très passionnelle, comme toutes celles de ce site (ce n'est pas un reproche).
    Il est vrai que ce film a hérité d'une complaisance rare auprès des critiques: la question qu'on se pose devant cet objet filmique médiocre et narcissique est donc pourquoi ? Pourquoi Maïwenn est considérée comme une nouvelle Pialat ? Pourquoi le film a été très peu égratigné par la KOF (Kritik Officielle Française) ? Le sujet grâââve ? Ou peut-être certains critiques parisiens couchaient avec certains des environs 46 têtes d'affiche du film ? Mystere.
    Mystere comme ce prix du jury à Cannes en 2011 (finalement un des palmarès les plus mauvais de l'histoire du Festival en y repensant). Mystere comme ces 13 nomations aux Césars que je viens de découvrir. Triste que les professionnels, censés guider un minimum le "grand public", plébiscitent le film. Mon entourage n'a pas aimé ce film, vous non plus, plusieurs lecteurs de ce blog non plus: pourquoi cette voix discordante, pas si minoritaire apparemment, a-t-elle été si peu entendue ?

    J'espère que certains qui ont apprécié le film viendront le défendre ici: je suis curieux d'entendre leurs arguments.

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    1. Pire palmarès cannois, on est d'accord. Et on se dirige vers le pire palmarès des Césars aussi, pourtant Dieu sait qu'ils ont l'habitude d'être médiocres.

      Complètement d'accord avec toi en tout cas et je me demande aussi d'où est venu cet engouement inexplicable pour un film aussi horrible...

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    3. Je crois que la critique ne s'est pas attaqué à la CHOSE car le film est un pur produit du système de production à la française (CNC, etc ...) alors qu'il est une grosse daude sur un sujet grâââve : ça empêche pas mal de monde de (se) foutre la honte en le couvrant d'éloges.

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  6. Si on m'obligeait à coucher avec Marina Foïs ou Maïwenn, ça rendrait mon avis sur le film encore plus haineux perso :D

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  7. Moi je suis impatient de voir débarquer dans les commz les fanatikz de maiwenn.

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  8. Le flic joué par JoeyStarr s'appelle Fred. Sans regarder.

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  9. J'ai apprécié Polisse. De même que les deux autres films de Maïwenn : Pardonnez-moi et Le Bal des actrices (avec une préférence pour le premier).
    En revanche, je conchie littéralement le film de Donzelli que j'ai trouvé médiocre, honteux, moche et mal interprété (Donzelli est nominée comme meilleure actrice, quand même ...). Ce film pue l'égocentrisme et je suis entièrement d'accord avec ta critique. Ta comparaison entre Elkaïm et un balai de chiottes est d'ailleurs on ne peut plus juste.

    Je trouve que le talent des deux actrices est incomparable, pour la simple et bonne raison que Donzelli n'en a pas. Oui les films de Maïwenn se résument toujours à de courtes séquences, du montage parallèle, des chansons françaises et de grands acteurs qui surjouent. C'est son style, on aime ou on aime pas. Mais force est de reconnaître qu'il y a un truc, une marque de fabrique, qu'elle a su imposer dès son premier film. Donzelli, elle, n'impose rien, si ce n'est de la torture.

    Cela dit, je reconnais que Polisse ne manque pas de défauts. On sent que Maïwenn a gagné en narcissisme et son rôle "destin de Lisa" le montre. Son amour pour JoeyStarr, jeté en pâture aux spectateurs, met mal à l'aise. Et effectivement le parallèle de la fin est un peu ridicule.

    En conclusion, je pense qu'il y a eu bien pire que Polisse en 2011. Le film ne mérite - selon moi - ni la haine que tu lui portes ni ses 13 nominations.

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    1. Cher Anonyme, il me semble qu'on pourrait dire exactement la même chose de Donzelli en prenant comme contre-exemple Maïwenn, que l'on pourrait donc totalement inverser les rôles, car nombreux sont ceux qui relèvent et apprécient aussi la "patte" de Donzelli (qui pour eux, ne passe donc pas pour de la torture -soit dit en passant, j'aime bien ce rapprochement ! :D).

      Je n'avais pas vu que Donzelli avait aussi été nommée pour le César de la meilleure actrice. Juste "Wooow...".

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    2. Oui ... heureusement ils n'ont pas osé nommer Elkaïm.

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    3. Denis Podalydès dans la catégorie "Meilleur acteur" pour La Conquête, c'est rude aussi...

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    4. Finalement le plus drôle c'est peut-être ça : ERIC TOLEDANO, OLIVIER NAKACHE pour "Intouchables".

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    5. Dans la plupart des catégories, si on me demandait de choisir un lauréat même par dépit, j'aurais un mal fou...

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    6. Franchement je sais pas ce que c'est le pire, y'a l'embarras du choix... Mais le fait que TOUT le casting de Polisse soit représenté dans différentes catégories, c'est pas mal déjà !

      Une éclaircie au milieu de ce brouillard cafardeux :
      http://www.elle.fr/People/La-vie-des-people/News/Laura-Smet-interpellee-nue-dans-la-rue-1890958

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  10. J'avais lu l'info. Ça a sauvé ma matinée.

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  11. A même titre, est-on obligé de payer les souffrances d'un auteur dénoué de tout sens critique en lisant cette logorrhée verbale? Si le film est mauvais, sa critique l'est tout autant. Il serait bon d'apprendre à certains à peser la portée de leurs mots avant de balancer si lourde charge creuse. J'espère au moins qu'il se sent un peu mieux après avoir écrit ceci, parce qu'il a vraiment l'air d'aller mal. Bon courage!

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    1. Il va très bien, et deux fois mieux depuis qu'il a écrit cette critique :)

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    2. Et moi de même après l'avoir relue et vue publiée sur notre gue-blo !

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  12. Ce film est tellement mauvais que je ne souhaite pas le voir !

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  13. J'allais dire à Belzébuth qu'il était vilain mais peut-être s'est-il auto-censuré entre temps. :D

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  14. Ouais c'était un peu moche de m'en prendre au nom et aux fautes d'orthographe de la dénommée Jennifer :) Même le diable peut s'auto-censurer...

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  15. Polisse est un film infect qui utilise un amas de procédés racoleurs, foireux et très bas de gamme ; de fait, Maïwenn crache à la gueule du spectateur. Je me suis réellement senti insulté dans mon intelligence et dans ma dignité en voyant cette abominable bouse. J'avais déjà écrit un article le descendant sur mon blog : http://doncacte-nonmais.blogspot.com/2011/12/polisse.html . Maintenant, j'aimerais juste que ce film disparaisse à jamais de la mémoire de l'humanité et de cette existence sur Terre.

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  16. Vu, et le seul smiley que je peux produire après ça c'est :(

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  17. Ayant déjà conchié allègrement l'innommable merde de Donzelli, je crois que je n'aurais besoin que de ces quelques critiques pour économiser de précieuses minutes de ma courte vie, et quelques euros accessoirement. C'est dommage, Pardonnez-moi était pas trop mal, mais Maïwenn semble avoir vraiment du mal à sortir du registre autobiographique... Pour le coup, ça se transforme plutôt en égocentrisme puant, d'après ce que j'ai compris (et cela ne m'étonne qu'à peine.. ^^)

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  18. "...qui danse au milieu du plan pendant cinq minutes." J'ai vraiment eu l'impression que c'était "...au milieu du plan pendant 20 min" au moins. Ce film m'a tout simplement énervé. En plus de me faire chier.

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    1. Ce qui est rassurant c'est de constater qu'on est nombreux à l'avoir viscéralement détesté :)

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    2. Oui, ça me plaît bien aussi ! :)

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  19. "Plus je réfléchis à ce film, plus je me rends compte que c'est une merde".
    Signé Papa B.

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  20. C'est vrai que le passage où Maïwenn Le Besco et Joey Starr se roulent une pelle est particulièrement gerbant (j'étais venu voir où en était mon icône dans votre liste des blogs ... et, pas de bol, la photo du couple simulant la copulation de ventouses se trouvait au même niveau). Du coup, cela m'a inspiré ce commentaire supplémentaire. Mais, je dois dire que c'est pareil en film et dans la vie. Le bouffage de la gueule de l'autre en public n'est pas ma tasse de thé.

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    1. Oui enfin personne n'est très client de ce genre de spectacle de la part des autres, mais ça peut être plus élégant que ça et moins ressembler à un débouchage de water-closets.

      Et puis je suis sûr que la scène de "bouffage de gueules" de Portman et Kunis dans Black Swan ne t'a pas fait détourner le regard ;-)

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    2. Je jure que je ne me rappelais même pas d'une telle scène dans Black Swan ... peut-être est-ce parce que je préfère les blondes :D

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  21. Je suis d'accord avec TOUT LE MONDE, même si ça m'a pas semblé aussi dégueu que ça en le matant. Faut dire que c'est effectivement plus un téléfilm qu'autre chose et que ça se regarde avec une facilité déconcertante, comme un "50 minutes inside", avec la curiosité de l'ennui. C'est pas un "film de cinéma" en fait. Ça ressemble au pilote d'une série possible qui pourrait passer sur Canal+ et qui chercherait à "créer l'évenement" en faisant croire que "ça a pas sa langue dans sa poche!". Mais le pire pour moi quand même, c'est à quel point Maiwenn (ce nom...) lance plein d'histoires de partout et qu'elle n'en finit pas UNE SEULE. Y'a genre 10 affaires différentes dans le film et pas UNE n'a une conclusion claire et nette. Même au niveau de la vie privée foutrement emmerdante des personnages : on nous fait chier trois plombes avec le divorce de Karin Viard et on ne sait pas vraiment comment ça se termine. On se contente de nous mettre de la "scène marquante" mais dès qu'il s'agit d'aller jusqu'au bout, on se défile, on passe à autre chose encore et encore, en espérant que l'accumulation grisante de "scènes de vie" saura nous faire oublier tout ça à la sortie de la salle.

    OUAIS, PLUS ON Y PENSE, PLUS IL EST UN PEU ÉNERVANT CE FILM.

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    1. Oui même d'un point de vue strictement narratif le film est complètement misérable. Ravi que tu le détestes aussi :)

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    2. Tu hijo es el hijo de un hijo de pu !31 janvier 2012 à 21:32

      La même !

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  22. Effectivement, je n’ai pas aimé ce film également. Je le compte même parmi les plus mauvais que j’ai regardé. Content de voir qu’il y a d’autres gens qui ont la même perception que moi à propos de ce qu’est un mauvais film.

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  23. Les robots sont devenus intelligents, ça me fout les jetons !

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  24. A lire aussi : http://cinematique.blogspirit.com/archive/2011/10/25/polisse.html

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  25. Ça me fait plaisir de tomber sur ce site, parce qu'en voyant ce truc, j'ai vraiment eu peur. La première chose qui m'est venue à l'esprit fut que ce film était de la propagande issue du gouvernement. Or, en cherchant dans ce sens sur internet, on y trouve quelques personnes qui ont ressenti cela également.

    Comme tu le dis très bien et avec beaucoup d'humour dans ta critique, ce film est consternant. J'ajouterai qu'il n'est pas seulement un étron cinématographique, mais carrément quelque chose de néfaste pour l'idéologie, une vraie plaie grossière et répugnante, qui insulte beaucoup de monde, beaucoup de couches sociales, maladroit au possible, et franchement détestable et dangereux.
    La façon décousue du film, en exposant des scènes non résolues et non expliquées, comme celles de l'expulsions des roms par exemple, ne fait que montrer le manque de moyens et de réflexion de notre société par rapport à ces événements, et la maladresse terrible de la réalisatrice à ne pas prendre position face à l'événement, alors que cela était indispensable pour le bien du film! En fuyant de la sorte, elle agit comme un enfant qui s'enfuit après un mauvais coup, incapable d'assumer son acte, nous laissant pantois devant son choix, celui de faire danser les policiers avec les enfants.

    Et ça se répète, avec cette policière qui s'excite sur le musulman non-conforme, lorsqu'elle gueule comme une hystérique en traitant de con son interlocuteur, comme si elle détenait la vérité, face à cette polémique du mariage des jeunes filles. Et pour alourdir la maladresse, elle termine son discours de fasciste en prônant le respect. Plus tard, on voit aussi cette semi-débile qui fait la morale à une femme complètement allumée, donnant l'impression d'assister à un dialogue entre deux oies lobotomisées... Des scènes sans queue ni tête, maladroites, comme lorsqu'ils dansent avec les enfants dans le car, ou quand ils s'inquiètent de ce pauvre petit bébé dans le coma... Argh, du cinéma de propagande, qui ne laisse aucun choix au spectateur en s'imposant avec ses histoires de viols d'enfants, racontées par des cons pour des cons.
    D'accord, ce n'est que du cinéma, et je m'emballe un peu, mais je n'ai vraiment pas eu l'impression d'avoir eu à faire à un film, plutot à un documentaire très orienté, à l'instar du livre "L'herbe bleue" dont l'auteur n'est en réalité qu'une imposteuse, commandité par le ministère de la justice.
    Je me trompe peut-etre, et dans ce cas le film n'est qu'un nanar incommensurable, filmé par une neu-neu sans cervelle, grossière, animée par de bonnes intentions. Comment la critique peut-elle cautionner ce film? Est-ce un complot? Comment de tels acteurs, car je les ai appréciés dans d'autres films ou dans d'autres situations, ont-ils pu accepter pareils rôles? Je me sens vraiment divisé, en train de me dire que j'acquiers des goûts de chiotte et deviens incapable de discerner ce qui en vaut le coup du reste, ou bien en train de me dire que la critique a été manipulée par des dieux aztèques.

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    1. Tu le dis très bien : la réflexion de Maîwenn sur l'enchaînement causal ne dépasse pas le cadre du pipi-caca. Le passage dans le bus avec les enfants de la rafle en est un bon exemple : cette scène est dégueulasse.

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  26. Nous comprenons ta colère, sache-le :)

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  27. Gaga -> On partage complètement ton avis, et ça fait putain de plaisir d'entendre parler d'idéologie !

    Su le fait que Maïwenn ne résout aucune scène, elle s'en explique en disant que les flics de la BPM ne connaissent jamais les conclusions de leurs affaires car elles passent rapidement dans les mains d'autres instances. Et encore une fois, elle s'acquitte de sa merde avec l'argument fallacieux du "c'est comme ça en vrai, je l'ai vu, j'y suis pour rien!". Sauf qu'en tant que cinéaste elle est quand même censée dépasser un peu ce problème réel précisément pour l'adapter à un discours fictionnel, pour le critiquer. Alors que là ça n'apparaît que comme une grosse faiblesse du film, non pas du système qu'elle prétend décrire. C'est marrant de voir comme elle est capable de modifier la réalité quand ça l'amuse (pour rajouter des histoires sans intérêt) alors que dès que le travail sur la réalité inhérent à sa mise en fiction devient plus complexe, elle brandit bêtement l'étendard du réalisme forcené auquel elle ne comprend absolument rien.

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    1. C'est beau ce que tu dis, complètement d'accord ! :)

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  28. Maïwenn craque dans "C à vous" :
    http://fr.tv.yahoo.com/news/zapping-alessandra-sublet-oblig%C3%A9e-rendre-lantenne-raison-pleurs-195600337.html

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  29. DANS LE CUL LE CESAR MAIWENN, DANS LE CUL ! BIEN FAIT :)

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  30. Je ne comprends pas, la seule scène du bus apres le camp de roms aurait du provoquer un scandale, ouvertement de droite, mais pourtant ca passe... Ce cinéma la, français, tourne en rond, consanguin qu'il est, c'est de la diversion, ce cocktail de merde, de diarrhée liquide ,d'acné purulente faite pour un publique drogué aux JT que la fascination pour le scandale conduit dans les salles. voila je sors de la salle et j'avais envie que tous les vieux qui applaudissaient à la fin crevent

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  31. Bien,figure toi que j'ai visionné "polisse" hier.
    Ce film m'a plombé,usé,énervé,déprimé,fait chialer.
    J'ai pourtant l'habitude de regarder des films poignants mais celui m'a réellement dégoûté.

    j'ai donc tapé sur google"réactions film polisse choc" et je suis tombé sur ce blog.
    Merci beaucoup vraiment d'avoir posé les mots sur le Navet immonde et voyeur qu'est le film "polisse".

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    1. Cela nous fait très plaisir que tu sois tombé ici et que tu aies pris le temps de nous faire part de ton ressenti sur ce film ignoble qu'est Polisse. Tu es bien tombé ! :D

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    2. Oui merci d'être passé par là et d'avoir commenté pour partager ta colère :)

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    3. merci a vous pour ces encouragements! HAHA!

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  32. Je viens d'y repenser. Je hais vraiment de toutes mes forces ce film !

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  33. Film de bobos critiqué par des bobos, mdr

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    1. Tout ce que tu peux faire, anonyme, c'est rigoler. Alors rigole.

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  34. Ai vu le film hier soir et suis surprise de voir tant de haine dans vos commentaires !! Il y certainement des défauts de styles, des scènes un peu longues, ce n'est peut-être pas du Grand Cinéma mais quelle violence dans le ton !
    Plus que la forme c'est le fond de film moi qui m'interpelle ... et qui mérite débat. Pour le reste, c'est du bavardiage...

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    1. Dans le noir total,
      Je marchais au sein du paysage,
      Des branches cassées,
      Me griffaient les jambes alors que je parlais,
      Juste pour que tu le ressentes,
      Ca ne veut pas dire que c'est là...

      GIGA GIGA
      TOU TOU TOU TOU TOUDOUDOU TOU DOU
      TOU TOU DOUDOU
      TOU TOU DOUDOUDOU
      GIGA GIGA !

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    2. "La forme c'est du bavardage". J'ai le fond du crane qui baigne à force de lire des commentaires pareils...

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  35. Etonnant que personne n'ai mentionné *le* plan ignoble du film. Après la fausse couche d'une jeune fille victime d'un viol à laquelle les deux fliquettes demande de nommer le bébé mort-né (on est déjà dans le bien chargé), plan sur le foetus déguelasse, plein cadre, pour que Marina Foïs lui donne son propre nom. PARCE QU'ELLE SE DETESTE VOIS-TU. Tout ça pour faire avancer son petit sitcom psychologisant de merde qui se concluera sur la fameux saut de fenêtre grotesque qui se veut probablement hyper saisissant. Un des plans les plus objevctivement ignobles que j'ai jamais vu au cinéma. J'étais à deux doigts de quitter la salle, mais je voulais voir la fameuse enguelade finale qu'on m'avait vanté.
    Pour le reste, tout a été dit sur Maïwenn et Joey Starr, qui devient chaque mois qui passe un peu plus une triste coquille vide, y allant d'un duo avec Nicoletta et se faisant appeler "Mon Didou" par Mathilde Seigner. C'est de la bombe bébé.
    Faut quand même préciser que Le Bal des Actrices était déjà un film vraiment déguelasse, une mauvaise actrice frustrée qui humiliaient des comédiennes meilleures qu'elles (mais un peu con apparemment, et pourtant j'estime beaucoup Viard).

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    1. Le plan dont tu parles je l'ai quand même croqué pour illustrer l'article :D J'ai pas jugé utile d'en parler davantage, il cause de lui-même, puis j'avais déjà pas mal de reproches à faire au film qui est de toute façon, et intégralement, infâme.

      Le Bal des actrices, que nous avions vu au cinéma (me demande pas pourquoi), était déjà complètement pourri mais moins idéologiquement immonde que celui-ci : Maïwenn progresse dans la connerie pure et la puanteur la plus infecte :D

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    2. En même temps que son melon et ses chevilles de guedin ! Alors qu'elle avait déjà les dents qui rayaient le parquet...

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    3. J'avais zappé la photo inconsciemment. J'essaie de zapper toute représentation photographique de Marina Foïs, qui ne me faisais déjà pas marrer à l'époque des Robins (enfin plus que PEF quand même, qui me déprime).
      J'espère voir Joey Starr dans le prochain film de Danièle Thompson. Au moins.
      Maïwenn, que voulez-vous... Elle a une autoroute pour faire des films pendant 15 ans après ce succès.

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  36. je ne partage pas ce sentiment.au contraire de vous tous, j'ai trouvé que ce film etait un chef d'oeuvre (bon ok j'en fait peut etre un peu trop là mais j'ai vraiment accroché..)
    et on n'a pas besoin de se souvenir des prénoms des perso dans tous les films..perso je ne les retiens jamais donc...

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  37. C'est quoi cet endroit,une secte de la pensée unique?
    Bande de dégénérés.

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    1. Non vois-tu nous ne décidons pas à l'avance de la position des lecteurs sur le film, tu en es la preuve vivante. Il se trouve simplement qu'apparemment ce film a aussi débecté une immense partie de son public, même si les médias, assez unanimes, ne l'ont pas tellement laissé entendre. Et que tant de gens ne se soient pas laissés berner par la mise en scène racoleuse et misérable de Maïwenn a quelque chose de profondément exaltant, oui.

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  38. Eh ben, que de superbes commentaires... Ce film montre une infime partie de ce que vit tout professionnel de la protection de l'enfance et désolée de vous décevoir mais c'est plutôt proche de la réalité. Ça montre aussi les moyens de penser à autres choses, de tourner les faits à la dérision pour simplement pas devenir fou devant l'atrocité humaine. Ce qui me rassure c'est que vous parlez en critiquant mais visiblement n'y connaissez strictement rien...

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    1. Sauf que le vrai n'est pas vraisemblable, rappelle-toi la leçon d'Aristote. Et que le sujet on s'en cogne, c'est son traitement qui est aberrant. On ne parle pas des professionnels de la protection de l'enfance mais d'un FILM sur eux, et ce film est puant.

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  39. N'ai tenu que 45 mn à cet ersatz de cinéma, encore heureux qu'entraperçu sur Canal, n'imaginais pas que ce film primé à Cannes (bravo aux Césars de leur "oubli") et à prime abord adulé du public, aurait pu avoir cette teneur insipide, voire nauséabonde, et ce goût de navet. Déjà, l'esthétoc télé, le découpage en sketches, au secours, malgré la bande son bien dansante, c'est plus proche d'une Julie Lescaut survitaminée que d'un NYPD, qui n'a pas besoin de se rajouter deux "s" pour rester la meilleure série télé racontant le quotidien de flics de grande ville, New York police blues = NYPD, brigade non pas seulement des mineurs, mais à dimension universelle. Là, on voyait ce que pouvait être les enquêtes, le terrain, les confrontations, la vie d'une patrouille. Le tout avec des codes parfaitement maîtrisés de la création télé, de la lumière, des dialogues, de la narration, du souffle... Il est frustrant de devoir revenir à cette petite franchouillade, mal filmée qui plus est. MaÎWENN, au lieu de ses clichés en mise en abîme inutile et maladroite, aurait mieux fait de s'attarder à ses caméras, cinéma niveau zéro, et le scénario même topo. Il s'agit plus de servir la soupe à une chouette bande d'acteurs, qui surjouent comme ils peuvent et font leur numéro bankable, ici incapables, faute de scénario solide, de composer des personnages crédibles et mémorables, alors qu'ils en sont capables, on les a déjà vu faire ailleurs. Suffit pas de crier fort et de se lever fissa de son siège à tout bout de champ pour exister à l'écran. Les enfants ? Invisibles, effleurés, sans jeu de mots. ce film n'est pas à leur service, ni à celui des mineurs victimes. C'est juste un bal des acteurs de plus, au 1er rang la starr Joey, magnifié par mademoiselle cinéma de ma bouche qui tue, et qui s'en sort pas mal dans le genre fausse caillera au grand coeur, on se demande s'il joue... C'est du cinéma de papa tout ça, Gabin et Lino filmés caméra à l'épaule, ouh le procédé tocard, avec des dehors modernes, rapides, langage d'aujourd'hui etc. Ca ne trompe pas, la nouvelle génération au cinéma, elle fait semblant, elle a trop regardé l'Ile aux enfants et pas assez lu les Cahiers, et encore on ne leur en demande pas tant. C'est juste celle d'enfants de la télé, les acteurs bons clients qui passent chez Arthur, autoproclamés réalisateurs, mais non merci, tout ça est d'un pauvret... Merci la télé finalement de diffuser ça, c'est plus facile de quitter son canapé ou d'appuyer sur la télécommande quand on a pas payé sa place. On pense aussi aux vrais de la Brigade des mineurs, le film reste à faire, ou plutôt, le cinéma documentaire, c'est bien aussi non ?

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  40. Merci d'avoir su créer ce havre de mépris envers une oeuvre aussi nauséabonde!
    Vu sur Canal cette semaine.
    Alors, des films de merde j'en vois plein (ex projectionniste, je rentre gratos), et ce n'est pas un problème, c'est le principe de l'art, quand tu vas au musée tu ne vas pas t'extasier sur tout... Bon , ici c'est: mal écrit, mal scénarisé, mal joué (et pour cause!), mal monté, bref le navet commun. Mais ça passe, il arrive même que j'aime des navets, genre Predators (désolé...), donc c'est pas pour ça que je prends ma plume.
    Non, en dehors du fait que ce film est dans la catégorie de ceux qui m'ont provoqué une gêne du type "oh merde cette fille vient de prouver au monde sa bêtise crasse" (vous savez, comme quand quelqu'un se donne en spectacle après un verre de trop, on se dit "oh non, pas ça..."), ce qui m'a choqué c'est le consensus médiatique et institutionnel qui précédait cette daube!!
    Enfin quoi, comment est-ce possible que ce truc ai reçu des prix?? Ce film est sous-tendu d'un racisme mondain intolérable quoi! Et du pire qui soit: l'inconscient, le bien pensant, le pédagogique... On peut rafler les gamins des Roms (illégal), on est bien bon d'accueillir ce négrillon abandonné par sa mère forcément indigente (illégal), on doit trouver très fort que cette flic Arabe tance vertement "l'un des siens" sur un sujet qui ne justifie en aucun cas (et elle le dit en plus: pas encore interdit!) la présence de ce type déguisé en "al quaida"... Et je ne parle pas du sexisme ambiant: les hommes si forts et protecteurs(ô Joey!), les femmes si fragiles qu'elles se défenestrent ... Clichés, clichés clichés!
    Je ne suis pas complotiste, mais je vois mal comment cette Maïwenn à pu se voir non seulement attribuer des millions pour réaliser cette faute de goût, mais en plus recevoir les éloges des critiques et des jurys: il y a un truc là non?
    J'ai l'impression d'être un peu violent là, mais tout à été fait (palme, césars, critiques, box office) pour que cette "artiste" (elle est aussi actrice et styliste, sans rire!) passe à la postérité, lui donnant au moins blanc-seing pour continuer ses conneries, et culturellement ça me dépasse!
    Bref, je suis content d'avoir pu baver en ne me sachant pas seul!

    Rob.

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    1. Ce qui est positif, c'est que ça va l'encourager à pondre rapidement une nouvelle daube, en plus sans aucune retenue. Et je pense qu'on va se délecter et se consterner devant sa prochaine oeuvre qui sera, c'est sûr et certain, misérable, méprisable et condamnable.
      Quand les médiocres creusent, le mieux c'est de les regarder creuser leur tombe, et éventuellement les aider à s'enterrer pour de bon en leur jetant quelques pelletées de terre (proverbe chinois).

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    2. Complètement d'accord avec toi Rob, et avec toi aussi Gérard. Syndrome Nolan. Le mec grimpe, grimpe, grimpe, passe pour un génie auprès même des plus fins observateurs, et quand il se sent les coudées larges il y va à fond dans sa prétention et dans sa vanité et là c'est ouvertement et définitivement immonde, et même ceux qui l'encensaient parmi les plus finauds se rendent à l'évidence : c'est un tocard de première. Dès son prochain film Maïwenn risque d'être enfin remise à sa place, celle d'une incapable demeurée, et ce jour-là on respirera mieux.

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  41. Il est étonnant de constater que certains sont toujours convaincus que Le bal des actrices est un documentaire. Si c'était le cas il serait ignoble en effet. Mais toutes les actrices ont accepté leur rôle en s'amusant de brouiller les pistes.Et c'est bien ça qui est très réussi. Il n'y a pas d'humiliation, comme semble le penser un commentateur. Le procédé fonctionne plutôt bien.

    Polisse, c'est un peu pareil: pris sans recul, c'est effrayant. Donc il est sain de le trouver nul quand on tombe dans le panneau. Certains trouveront le procédé pervers. On peut aussi le trouver drôle, caméra cachée à tiroirs dont le spectateur est la victime. De ce point de vue c'est assez bluffant. Cette critique en est la preuve joyeuse (et très agréable à lire, au demeurant).

    Il est clair que la réalisatrice use et abuse du procédé, mais d'un autre côté, tant que ça marche autant creuser encore, non ?


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    1. Parle-nous un peu plus du "procédé pervers" et de la "caméra cachée à tiroirs dont le spectateurs est la victime".

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