4 juillet 2012

The Amazing Spider-Man

Nous recevons aujourd'hui un invité spécial, Paul-Émile Geoffroy, pour nous parler du tout nouveau reboot de la franchise Spider-Man, en ce moment sur vos écrans. Place à l'hôte :

J'hésite à désigner ce qui est le plus amazing d'un productorat Hollywoodien sans-gène ou de la panurgerie assumée des spectateurs par-delà les frontières, mais une chose est certaine : dix ans seulement après le Spider-Man de Sam Raimi, la franchise rebootée va faire un carton en salles, sans risque (on n'aura pas confié le job à un "auteur", la jurisprudence Superman Returns n'est donc pas applicable ici).


Spiderman, le super-héros auquel on est censé s'identifier pour rêver un max, n'est autre que le copain geek de Mark Zuckerberg dans The Social Network, un clampin d'adulescent au visage mal fagoté typique des pires lycéens et coiffé comme Gérard Piqué.

Dix ans déjà que Tobey Maguire nous impressionna par ses bonds de toit en toit, et déjà on veut revoir la même histoire all over again. Pas même une génération d'écoulée, non, nous-mêmes qui étions allés voir Kirsten Dunst roussir retournerons dès aujourd'hui voir quelle tête aura sa doublure... et comparer ! Tout l'intérêt est là, désormais. Hollywood s'est transformé depuis quelques années (faute d'idées originales ou de courage pour aller vers du neuf, peu importe d'ailleurs) en un nouveau Broadway ! Sitôt le spectacle représenté un nombre suffisant de fois, on conserve ainsi les décors, et les rôles sont redistribués. On ne change pas une idée qui marche ! Spiderman vaut bien un Cats en lettres étincelantes, et puis ça reste des bêtes. Plus la peine d'attendre vingt ou trente ans pour reprendre une franchise, ce temps-là serait perdu. Savez-vous que des millions de spectateurs naissent chaque année ? Ceux-là, tous ceux-là aussi ont droit au frisson de découvrir leur Spiderman. Et puis quoi ? Christopher Nolan a bien compris, lui, que l'industrie cinématographique change - et qui sommes-nous pour nous y opposer ? - et il s'est déjà engagé, avant-même la sortie du troisième et dernier opus de son reboot de Batman, à être conseiller attitré sur le reboot (suivant) qui est déjà prévu pour la franchise. Voilà qui est sain et prévoyant, c'est dans l'ordre des choses après tout.


La petite amie de Spiderman, supposée nous faire triquer, est une actrice porno qui s'ignore abonnée aux grosses comédies romantiques sur le phénomène des sex friends et autres fuck buddies. Tu m'étonnes... Ne fais pas semblant d'aimer les livres...

Il nous faut accepter que les choses changent car c'est inéluctable. Notre demande a occasionné un cinéma produit à une vitesse hallucinante et en un siècle, tout l'éventail des idées, suspenses, clichés, mises en scène, twists, psychologies, futurismes et fresques historiques a été traité. Nous sommes allés vite, trop peut-être, et tout ou presque a été fait... Il reste bien quelques coins du monde, quelques recoins de l'Histoire qui mériteraient leurs longs-métrages, leurs séries, leurs remakes, préquelles, séquelles, puis reboots, mais ce sont des secteurs à risque (financiers ou moraux). On risque d'emmerder ou de choquer donc de manquer le public...

Alors on tricote des pullovers avec les trames de nos sujets favoris. Ceux qui ont toutes les chances de plaire, les best-sellers. Les Karate Kid, Rambo, Piranha, Alien et autres The Thing. Si c'est une franchise, on la reboote, si c'est un one-shot, on le remake, ou mieux, on conserve le titre mais on le réécrit un peu, ou encore mieux, on conserve le titre mais on en fait une préquelle, tout est possible ! Il faut bien continuer d'amuser, de divertir le public. C'est la demande qui fait l'offre.

Il est intéressant cependant de constater qu'en France, on procède différemment. Les yeux de notre industrie sont ouverts, eux aussi, sur cette grande mutation et on n'invente plus beaucoup non plus de côté-ci de l'Atlantique (qui étaient les derniers grands producteurs d'un cinéma populaire original ? Jean-Marie Poiré, peut-être...), mais en France on met en scène des concepts plutôt que des aventures. On a "Les Beaux Gosses", "Les Chtis", "Les "Infidèles", "Les Kailleras"... On attend "Les Roms", "Les Grévistes" et "Marine" pour la rentrée. Ces études de caractères (qui pourraient presque faire office d'études de phraséologie, décortiquant chacune des expressions syntagmatiques "à la mode") sont dans notre tradition (depuis au moins La Bruyère) bien davantage que les aventures épiques. On a bien eu notre Astérix (et ses suites... à quand le reboot ?) mais Chrétien de Troyes n'aura pas engendré tant de Ridley Scott, de Roland Emmerich ou de Wolfgang Petersen que ça. Chercher des Peter Jackson ou des James Cameron par chez nous relève de l'aiguille dans la botte de foin. Nous avons des Musset, des Balzac, des Rohmer, des Resnais et même l'industrie populaire s'affaire autour de caractères, jusqu'à Besson lui-même, notre industriel en chef, du moins jusqu'à ce qu'il ne tourne définitivement américain. C'est ainsi.


Ma chambre d'étudiant en cité U ressemblait assez à celle de Spiderman sur cette photo, sauf que les filaments blanchâtres et gluants qui m'y retenaient prisonnier n'étaient pas en toile d'araignée...

Il n'est pas question de porter d'ailleurs de jugement comparatif quant à ces deux manières d'envisager un tournant de l'histoire du cinéma. L'industrie s'adapte à une pénurie d'histoires commercialisables, c'est un fait. Le cinéma d'auteur continuera de satisfaire les plus exigeants d'entre nous tandis que les autres s'acclimateront sans doute de la nouvelle donne et retourneront au cinéma dès 2022 (avec leurs enfants cette fois) pour y voir le premier épisode des aventures de Peter Parker, comment il s'est fait piquer, comment son oncle est mort et comment Mary Jane est jeune et séduisante, éternellement.

Cependant, rien évidemment ne nous obligera plus à jamais et nulle part, presse ou web confondus, mentionner, critiquer, évaluer ou même considérer l'existence d'aucuns de ces produits cinématographiques, de ces spectacles, qui ne sont pas ou qui ne sont plus du cinéma.


The Amazing Spider-Man de Marc Webb avec Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans, Martin Sheen et Sally Field (2012)

80 commentaires:

  1. Deux acteurs qui, à eux deux, ont 80 balais, pour incarner deux lycéennes...

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  2. Nombreux sont les gadjos qui triquent sur Emma Stone... Un phénomène que j'ajoute à ma liste perso des plus grandes énigmes de l'humanité.

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    1. Vive les mystères. Ils permettent parfois d'avoir la paix.

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  3. J'adore la légende de la dernière image :D

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    1. Un petit ajout que je me suis permis dans l'article de notre invité du jour :D

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  4. J'avais même pas reconnu Emma Stone. Toujours est-il que je vois mal comment le casting d'un inconnu lambda et d'une tocarde indie peut espérer rivaliser avec Tobey "gueule de l'emploi" Maguire et Kirsten "je fais bander hommes comme femmes" Dunst. Même si perso, Dunst me fait pas bander.

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    1. Cette kirsten dunst... Quel bel homme !

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  5. Triviax : Andrew Garfield plaît beaucoup aux meufs également et c'est la copie conforme (en un peu plus jeune) de mon grand cousin Martin (célib' since 1970 -his birth)...

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  6. La demande fait l'offre ? Je crois pas, on sait bien que, dès qu'il s'agit de ce type de produits commerciaux, c'est l'offre qui fait la demande. L'industrie (cinématographique comme les autres), nous dicte nos soi-disants besoins depuis toujours, et c'est pas près de changer!

    Après il faut peut-être envisager cette mode des franchises non pas comme un tournant (même si c'est "nouveau"), mais dans la continuité logique de ce qu'à toujours fait l'industrie hollywoodienne: nous proposer des films vis-à-vis desquels le spectateur se repère aisément. Dans les années 50, c'était les genres qui permettaient ça, avec leurs codes et leurs règles, aujourd'hui c'est ramassé sur des personnages et des histoires popularisés qui tournent en boucle, mais le principe est le même. La graaaande différence c'est que l'âge d'or a été marqué par des cinéastes importants qui ont su faire de grandes œuvres de genre au sein du circuit hollywoodien. Alors que là...

    De plus (ou par conséquent), je ne crois pas du tout qu'on soit dans une période de pénurie d'histoires et encore moins qu'on ait fait le tour des idées et des mises en scène. Une grande partie du cinéma hollywoodien actuel va vers la facilité en reproduisant à l'infini les mêmes histoires (il tire très bien les leçons des séries tv dont le succès et le caractère addictif sont dus à la récurrence de personnages que l'on "connait" et d'un cadre narratif qui nous est familier - dans les termes, c'est ce à quoi sert l'appartenance à un "genre"). Il ne se casse pas la tête, ça ne veut pas dire qu'il n'y a plus rien de nouveau à raconter et surtout à montrer.

    Enfin je ne comprends pas trop le raisonnement qui te fait aller de Chrétien de Troye à Cameron, Resnais et Besson :)

    Mais sinon jsuis d'accord avec l'idée générale hein, le cinéma hollywoodien est délétère!

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    1. Je soutiens Nanon, sur l'idée de l'offre et de la demande. En gros on crée un truc, on mise tout sur l'ultra-médiatisation/promotion/produit dérivation - cf. édito précédent, forcément des gens, plus curieux qu'amateurs de cinéma y vont, étant plus curieux que spécialistes, ils jugent que ce film est bon grace à l'intense promotion et léchage de bottes publics, et après les producteurs se basent sur les entrées pour dire "REGARDEZ! Le public veut ça puisqu'il a été le voir". C'est complètement con comme raisonnement et pourtant ils le font.

      Même chose lorsque, quand on parle à des managers des effets destructeurs de leurs méthodes révolutionnaires sur la société, ils répondent que c'est la société qui avance trop vite pour leurs méthodes. C'est une poule qui pond un oeuf et qui dit, parce qu'elle a entendu cette histoire, qu'entre elle et son oeuf, c'est son oeuf qui était là le premier.

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    2. Pareil que Nônôóǫn, je trouve que ton article affirme pas mal de trucs au passage sans vraiment les expliquer ou les asseoir :

      - qu'est-ce qui te fait affirmer que "la demande fait le cinoche" ou, si je pige bien "qu'on a les movizzz qu'on mérité, gros débilos qu'on est"
      - qu'est-ce qui te pousse à dire que "le changement (d'Hollywood à Broadway (?)) est inéluctable"
      - corollaire : pourquoi en revanche n'est-il pas inéluctable que l'évaluation/la critique suive ce mouvement ? et pourquoi distribuer de manière aussi abrupte les possibilités et impossibilités d'évolution d'un tel art ?
      - c'est quoi ton concept de cinéma pour en distinguer le spectacle ?

      Bref pas mal d'idées lancées gratuitement !

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    3. Il faudrait d'ailleurs tordre le cou une bonne fois pour toutes à cette fausse équation qui voudrait que le nombre d'entrées en salles fasse la qualité du film ou soit ne serait-ce qu'un baromètre de son "succès". J'entendais encore l'autre jour dans une émission de critique à la radio (bon c'était "Le Masque et la plume" aussi...) une personne qui disait à propos d'un film nul : "En même temps le film plaît au public, regardez le nombre d'entrées !", phrase qui induit que quiconque paye sa place pour aller voir un film l'aimera forcément et qui nie complètement la liberté du public ainsi que sa capacité à formuler un jugement critique après voir dépensé de l'argent et s'être déplacé, phrase qui relève en somme d'une infinie débilité. Exemple-limite (au cas où les gens qui aiment à prononcer ce genre de phrase seraient obtus en plus d'être absurdes) : nous sommes allés voir Prometheus au cinéma et l'avons cordialement détesté.

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    4. L'intérêt des articles de PEG (même si c'est le premier que je lis), c'est qu'ils lancent les débats! Il envoie un gros caillou dans la merde, ça éclabousse tout le monde, et on est obligé d'une, de se la décoller de la chemise, et de deux, de lui demander pourquoi il a fait ça?

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    5. Le talent est une denrée rare. Et il vaut son prix.

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    6. Pour l'offre et la demande, Avengers a marché, DC planche déjà sur un JLA parce que justement il y a plein de gens qui sont prêts à ça.
      Il y a clairement une demande pour le film de super héros car il permet de booster par la même occasion les ventes de comics, dont certaines séries ont été crées uniquement pour plaire à un nouveau public.
      Suffit de voir les politiques DC et Marvel en terme de publishing et de comparer ça aux sorties cinés...

      Perso ce Spidey je l'ai pas trouvé si nul mais il y'a pleins de trucs qui m'ont pas plu, enfin on verra après une bonne nuit :)

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    7. Être prêts et demander c'est très différent! On a crée cette demande à partir du moment qu'on a crée l'offre, ca n'a rien à voir avec une demande faite en amont par les gens qui ont été suivi ensuite par Hollywood (ca se saurait, et ça serait d'autant plus triste si le cinéma se faisait en fonction de ce que les gens "voudraient voir"). Y'a une différence entre créer un produit pour plaire, et créer un produit pour satisfaire une demande. Cette dernière n'existe d'ailleurs quasiment pas, c'est pour ca que la créativité doit revenir, et pas en refaisant mille fois une même production, mais en créant de nouvelles mises en scènes, de nouvelles idées, possiblement sur le même sujet. Pas seulement en faisant un "dark".

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    8. Paul-Emile Geoffroy5 juillet 2012 à 13:54

      Ce n'est pas ce que je dis. Je ne dis pas que l'offre dépend d'une demande dans le sens où les spectateurs s'adressent aux studios et expriment leur désir de voir des franchises rebootées. Je dis que les spectateurs montrent aux franchises qu'ils sont prêts à ingurgiter ce qu'on leur servira. Tu as bien vu qu'il y avait une différence, et cette différence c'est bien celle que j'explique.

      Tes dernières phrases sont pleines de bon sens mais, tu le reconnaîtras volontiers, absolument naïves.

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    9. Pourquoi naïve? Si le bon sens devient naïf et qu'il faut le traiter de naïf alors personne ne l'essayera. Et cet article ne servira à rien.

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    10. Paul-Emile Geoffroy6 juillet 2012 à 10:54

      Naïves dans le sens où c'est l'argent qui mène le jeu, pas les idées et le bon sens.

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    11. On a justement un moyen maintenant qui permet de s'affranchir quelque peu de cet argent (même si la technique, la connaissance brute devient payante de plus en plus), avec Internet. La culture a une chance extraordinaire avec ce média de se faire "un nom". Elle peut y arriver, à condition d'y mettre des moyens humains, des convictions de rassemblement etc etc... Il y a une grande fenêtre ouverte permettant une révolution culturelle! Alors qualifier de naïf le fait de vouloir s'y engouffrer, est un frein et une erreur. La mobilisation et l'encouragement de nouvelles initiatives doivent se faire. Quand ici on critique dans un édito ce qui est qualifié de "nouvelle nouvelle vague", on propose les vraies nouvelles initiatives ambitieuses!

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  7. Les deux meufs me font un gros quelque chose, j'ai envie de causer littérature, de leur caresser les cheveux en rigolant et en racontant des histoires marrantes de nos journées, mais je suis sur qu'en vrai elles sont juste connes et bonnes à baiser. Dommage.

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    1. Mais... il n'y a qu'une seule meuf dans cet article !????!! Ô_ó

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    2. Mais je le concède, j'aime beaucoup manger du saumon fumeuf.

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    3. J'ajoutais à mon propos Christiane Dunsti.

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  8. Comment Peter il met trop à l'amende Tony sur la tof / encore et toujours la revanche des geeks sur les sportifs / on va commencer à regretter les films sur le football américain

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  9. Paul-Emile Geoffroy4 juillet 2012 à 12:13

    Nônôn : Je n'ai pas dit qu'il n'y avait plus rien à traiter mais qu'il n'y avait plus rien à traiter de rentable. Ca n'est pas pareil ! J'attends, moi, les biopics de personnages fascinants qui n'y ont jamais eu droit, les épiques comptes rendus de la Commune de Paris, les revisites de la révolution russe, les films sur l'apartheid (sans complaisance), etc... Ils ne viendront pas tout de suite parce que les studios préfèrent miser sur des chevaux dopés.

    Mon raisonnement suivant, il ne fait qu'impliquer que le tout premier roman français était une épopée et que si on regarde les classiques de la littérature française, plusieurs siècles après, on s'aperçoit assez facilement que la tradition scénaristique en France n'a pas vraiment suivi Perceval et s'est plutôt centrée sur l'étude de caractères, de psychologies, de moeurs, et pas sur l'épopée, un style qui par contre, me semble tout à fait correspondre à la grande tradition américaine (de Melville à Cameron, des aventures en mer à la conquète de l'Ouest).

    Et enfin, l'offre à mon avis dépend de la panurgerie du spectateur. En l'absence de révolte (douce) à l'encontre de telles pratiques (les reboots ne sont pas tous arrivés d'un coup, il y a eu des essais, et en l'occurrence Superman Returns était infructueux, sinon ça se serait développé peut-être plus vite encore), en l'absence d'une réaction de la demande, qui dirait "non" à ça, l'offre se sent libre de procéder. La demande ne fait pas l'offre, mais l'absence de demande laisse l'offre libre et donc la choisit.


    PS : Toutes les légendes sous les photos sont l'oeuvre de Rémi. Cependant, je les assume totalement !

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    1. Meeeeeec !
      Si on suit ton raisonnement, j'ai pas de préférences en œufs, je m'en fous de leur taille ou de leur poids, leur couleur m'indiffère et leur goût me laisse froid. Pourtant des gens ont besoin de protéines et en achètent. Je suis donc dans l'"absence de demande". Et supposons aussi que les oeufs du marché du patelin soient petits, rabougris, sans jaune, et goûtent la pisse. Tu vas pas me dire que c'est moi qui ai choisi que les œufs pondus par une poule que je ne connais ni d'Éve ni d'Adam soient pourris ? C'est en me foutant de ce que à quoi peut bien ressembler un œuf que j'ai choisi pour ses consommateurs qu'ils deviennent merdiques ?

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    2. par ailleur j'aime beaucoup les (m)œufs

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    3. Paul-Emile Geoffroy4 juillet 2012 à 12:51

      Comparer un besoin nutritionnel (on meurt sans la nourriture), soit quelque chose de fondamental, et un besoin de divertissement, ça biaise pas mal ton propos, non ?

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    4. Mon propos reste valable en changeant la marchandise à ta convenance.

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    5. Paul-Emile Geoffroy4 juillet 2012 à 15:50

      Je t'invite alors à le reformuler !

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    6. Choisis le produit qui t'indiffère le plus et remplace l'oeuf par ce produit tu verras, ça continue de tenir la route mec !

      Tu te fiches des poires ? Remplace par des poires. Tu te fous des statuettes de bois ? Tu n'as cure des coquillages ? Remplace, remplace ! Remplace finalement par les films de ciné et ça sera pareil.

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    7. Paul-Emile Geoffroy4 juillet 2012 à 16:26

      Je ne te suis pas pour autant. Personne n'a "besoin" de statuettes de bois ou de coquillages. Ton commentaire me parait hors sujet !

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    8. Euh PEG faut savoir non? Faut pas comparer avec un besoin vital, mais faut pas comparer non plus avec un "hobby" ? Faut comparer qu'avec le cinéma en fait, pour que ton propos soit juste? Dans le cadre où tu le fixes? C'est ton propos qui est biaisé là. Ca pegue ton truc!

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    9. Paul-Emile Geoffroy5 juillet 2012 à 13:55

      Si tu veux exprimer une remarque ou démonter mes dires, fais-donc ! Mais prétendre que j'ai tort (comme tu sembles le faire) sans démontrer pourquoi, c'est un peu simple.

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    10. Ce n'est pas parce que je trouve ta réponse biaisée et ton propos biaisé qu'il est faux. Néanmoins je rejoins complètement zinou et n'ai rien à rajouter, car son argumentation est solide et la façon de la casser mauvaise.

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  10. Paul-Emile Geoffroy4 juillet 2012 à 12:50

    Zinou :


    Je le disais avec un peu d'ironie teintée de fatalisme, qu'Hollywood allait vers Broadway. C'est un raccourci de le dire mais c'est aussi une façon de formuler la grossièreté de la mutation des studios vers la production en série (le mot magique !) de franchises, comme un gigantesque parc d'attraction où les Transformers et Pirates des Caraïbes seraient renouvelés tous les deux ans pour faire de l'argent sans risque. Ce changement n'est pas inéluctable en vérité et c'est là qu'était déposée mon ironie.

    Je n'ai pas bien compris ton corollaire. Je ne vois pas quelle est ta question.

    La différence entre cinéma et spectacle, (on ne va pas refaire le débat de l'opéra et du spectacle) tu la trouveras dans tout bon dictionnaire qui se respecte. Le cinéma est un spectacle. C'est un sous-ensemble. Quelque chose qui relève du spectacle n'est pas forcément du cinéma. Lectures conseillées pour étoffer le propos : Serge Daney, JL Godard, etc etc tous les théoriciens du cinéma. Si le dictionnaire ne te suffit pas à voir la différence entre spectacle et cinéma.

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    1. Perso je pars de la définition de Renoir pour ma remarque, selon laquelle "tout ce qui bouge sur un écran est du cinéma."

      Je mets la suite de la citation qui me semble tout à fait appropriée :
      "souvent j'entends énoncer la critique suivante : ce film est peut-être très intéressant, mais ce n'est pas du cinéma. (...) Un film enseignant l'aplhabet aux enfants est du cinéma au même titre qu'une grande production à prétentions psychologiques. À mon avis, le cinéma n'est pas autre chose qu'une nouvelle façon d'imprimer"

      Avec cette définition on ne peut pas vraiment placer Spider-Man hors du cinoche, ce que tu fais pourtant implicitement. Je sais bien que ce qu'il faudrait c'est un supplément d'âme à Spider-Man, une créativité et un souffle. Mais cet animisme est une idée reçue, qui vaut la peine d'être interrogée aussi...

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    2. Paul-Emile Geoffroy4 juillet 2012 à 15:56

      Interrogée elle peut l'être mais moi ce que j'interroge c'est le dire de Renoir. Je ne considère pas le mot "cinéma" en sons sens technique terre à terre mais en tant qu'art du cinématographe avec tout ce que 100 années et quelques de créations, d'émotions et d'inventions ont amené qu'un Broadwayisme opportuniste ne fait ou ne ferait (si tu préfères l'interrogatif) que tuer dans l'oeuf en revenant à du spectaculaire, à du spectacle, en oubliant toute notion d'auteurisme (sans connotation aucune) dans le processus.

      Mon article anticipe, finalement. Je pense que cette mutation vers le music-hall de Broadway, le "Musical", comme on dit désormais, n'est qu'en partie amorcée. D'où les intentions auteurisantes prêtées à tort ou à raison à un Nolan noircissant au gros feutre noir son Batman. Ce que j'insinue c'est qu'une fois le procédé accepté (si, notamment, ce nouveau Spiderman triomphe, on aura donné à Hollywood un signal fort que les valves peuvent être grand' ouvertes) et mis en place à plein régime, chaque nouvelle version des personnages et histoires (Avatar, le Musical de Pocahontas...) à succès se verra retiré un peu plus de sa dimension cinématographique ou même littéraire de départ. Ca n'est plus de l'aseptisation vers quoi l'on tend, mais du conditionnement.

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    3. A noter que quelques critiques de cet Amazing Spider-Man parlent justement d'un "noircissement" de l'histoire, avec un super-héros qui prend beaucoup plus cher que d'habitude et compagnie. Vivement que toutes les grandes franchises à la con soient rebootées en "dark" quelque chose, après "Dark Knight" on aura "Superman Returns Dark", "Dark Avengers", "Indiana Jones and the Dark temple of Shmucks", "Dark Hard 5", "Mireille Dark" et ainsi de suite, pour que Hollywood se dise : "Tiens, on va prendre le contrepied de ce qu'on a déjà fait mille fois ces dernières années, on va faire des versions pas dark ! Ah mais merde, c'est ce qu'on avait déjà fait au départ et dont on avait pris le contrepied pour rebooter tous nos navets... Bon on fait QUOI alors ?".

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    4. Ce jour-là c'est Tim Boutroule qui sera bien dans la merde... Lui qui prépare déjà "Dark Dark Shadows" !

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    5. "Mireille DARK" :D :D :D

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    6. Sous mon blaze l'affiche du prochain Wolverine, peut-être un dark Wolverine ? Un Wolverine dépressif coincé dans un hôtel au japon avec une mocheté en culotte rose transparente, désespéré de pas arriver à attraper son verre de bière avec ses griffes à la con ?

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    7. > Stavros : tu lis dans mon esprit :D J'aimerais voir cela

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    8. Ca va causer de Wolvie, sa femme Yukuo (jamais su comment ça s'écrivait) et autres triades à la con.

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  11. Moi, je trouve que Mark Andrew Piqué, il a l'air d'un gros pervers d'exhibitionniste. A sa façon de tripoter sa caméra en plein air devant tout le monde, je peux affirmer qu'il n'existe aucune pudeur chez ces adulescents quand il est question de cul.

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  12. Mireille Dark :D

    Ça me fait penser que je suis tombé sur Le Grand Blond hier soir. Sacré film, sacré cul !

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  13. Snif, pas de nouvel article aujourd'hui :'(

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  14. Sur la deuxième tof on voit bien qu'elle hésite entre "Histoires d'Ô" et "Les onze mille verges" !

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  15. Très sympa cet article et je suis en grande partie d'accord avec ce qu'il énonce, même si je fais parti de ceux qui adorent aller voir des blockbusters, des remakes et des reboots au cinéma.
    Après, comme Zinou, ça reste pour moi du cinéma : des images qui bougent présentées sur un grand écran. Par ailleurs, ces films comme Amazing Spider-Man sont fait pour le cinéma, pour le voir sur un grand écran et s'en prendre plein tronche. Par contre, ce n'est peut-être pas de l'art dans le sens le plus noble du terme.

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  16. Je suis en train de mater ce film, et je vois un truc trop pas crédible : peter parker est photographe dans son lycée, il voit emma stone sur un banc avec un jupe ras-latouffe en train de bouquiner, on devine la naissance de son cul ! Tu vois peter parker prendre la tof, et donc si c'est un homme normalement constitué (et de 17ans environ) tu imagines son cadrage de fou, le cadrage seetru ! Et ben non, il cadre la tronche et le bouquin en premier plan. Quel adolescent hétéro ferait ça? Je vous pose la question !

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    1. Ceci dit, la méduse d'Emma Stone, j'ai pas trop envie de la voir perso!

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    2. Tout "seetru" est bon à prendre. Pour les archives.

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    3. Même si c'est vrai qu'elle n'a ni joli jambes, ni cul de feu, ni même de faciès suscitant la concupiscence la plus basse.

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  17. Mégane Amalfitano27 octobre 2012 à 17:39

    Rien qu'à cause de la pose que prend le basketteur dans la troisième image de cet article, je materai jamais ce film et j'en ai déjà un avis tout fait : pire merde !

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  18. (1/2)

    Article fascinant. C'est en effet fascinant de faire plusieurs paragraphes sur un film sans en parler... ;-)

    Plus sérieusement, j'aimerais apporter mon grain de sel au débat, du moins sur le passage concernant les « études de caractères » qui m'a interpellé. On peut en effet constater que la littérature française s'est davantage concentrée sur les « drames intimistes », pour reprendre un cliché langagier, de quelques personnages, en se concentrant sur la moindre parcelle de leurs vies, plutôt que sur de grandes épopées dans lesquelles on sacrifie presque lesdits personnages au profit presque du décor dans lesquels ils s'ébattent. Pour schématiser grossièrement (forcément) en France on se focalise (la caméra) sur les personnages ; aux States on filme plutôt le décor. Les personnages sont interchangeables dans ce dernier cas, tandis qu'en France, et encore largement aujourd'hui, on est capable de faire des films de deux heures ou des bouquins de 300 pages uniquement en racontant des tranches de vie de gens pas forcément intéressants. C'est peut-être une spécificité bien française, mais ça ne me dérange pas tant que ça. Encore que je suis assez partagé (j'ai un débat intérieur dans ma tête) sur cette tendance : autant Victor Hugo (inévitablement, c'est le big boss) pouvait faire des « études de caractères », des archétypes, tout en racontant des fresques historiques en ne ratant rien de l'Histoire de son temps (avec souvent des anecdotes plus ou moins autobiographiques, comme dans Les Misérables, avec la scène ou Fantine reçoit une poignée de neige dans le dos de la part d'un bourgeois de mes deux, scène directement inspirée par une scène véritablement vécue par Hugo, et à l'issue de laquelle il est intervenu personnellement), autant aujourd'hui je n'entends jamais parler de bouquins de ce genre, de ces « fresques » pour aller vite (même si j'aime pas les clichés, mais il faudrait remplacer ces concepts périmés par des phrases entières afin de s'échapper des idées toutes faites qu'ils véhiculent). Juste pour dire qu'on peut croiser « l'étude de caractères » avec une véritable histoire, passionnante, pleine de rebondissements et tout et tout.

    Enfin bon là je parle de littérature, mais c'est la même chose pour le cinéma, il me semble. Même aux US, la majeure partie de ce qui est projeté ressort de l'étude de caractère. Certes au sens le plus étriqué qui soit : comédies sentimentales ou comédies romantiques ou comédies de moeurs, comme chez nous mais avec plus de moyens mais sans plus de talent (sûrement moins même, au moins chez nous il y a un vrai savoir-faire je trouve, vu que les cinéastes en France ont été biberonnés pendant cinquante ans aux films sympas avec des personnages sympas au service d'intrigues rachitiques, je me trompe peut-être mais de peu alors). Le cinéma états-unien de pur spectacle se fait de plus en plus rare, à mon goût. Ou alors suis-je blasé et que je me détourne de tout ce qui se fait.

    Quand je réfléchis (avec mes maigres connaissances dans le domaine du cinéma) à ce phénomène des suites et aux remakes rebootés, je repense à Terminator. Une franchise au succès planétaire mais qui n'a accouché que de trois films en... vingt ans (84-91-2003) ? Et même le quatrième épisode a mis plusieurs années avant de sortir. Sinon, à part cet exemple... Toutefois, je ne pense pas à une « pénurie d'histoires commercialisables ». C'est juste que les pontes des gros studios sont des trouillards et qu'ils n'osent pas payer de jeunes scénaristes pour inventer des trucs. Nul doute qu'une bonne partie de la jeune génération de scénaristes a bouffé du jeux vidéo, ça donne forcément des idées. Ceux qui sont à la tête des majors (ceux qui font les remakes de reboots) sont à coup sûr de vieux croulants plus en phase avec leur temps. Même Luc Besson est hors-sujet.

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  19. (2/2)

    Je suis nul en cinéma (comme dirait Vincent, je suis « plus curieux que spécialiste ») et je préfère les bouquins (même si la mentalité a tendance à être la même, avec des blockbusters et de la grosse hype bien grasse autour de quelques phénomènes). Je suis plutôt un spectateur occasionnel, et je n'a mis les pieds dans un multiplex qu'une seule fois (heureusement que j'étais accompagné, sinon je n'aurais pas trouvé la sortie tout seul). Je n'ai pas lu Serge Daney ni aucun autre critique, et ma seule « référence » c'est le « masque et la plume » (désolé...). Néanmoins j'aurais tendance à rejoindre l'auteur de l'article sur la définition du cinéma (dans un commentaire). Pour moi le cinéma existe parce qu'il est un « art » (même si ça se vérifie de moins en moins aujourd'hui) et en tant que tel n'est pas exécutable facilement, il faut avoir des connaissances, des idées, une maîtrise des outils et surtout une illumination céleste. Dire que « tout est du cinéma », que tout ce qui est filmé ressort du cinéma, revient à dire que tout ce qui est peint est de la peinture. Je suis nul en dessin et si je prenais un pinceau il ne me viendrait jamais à l'idée de me dire peintre ! Disons que ce serait la honte pour moi de m'autoproclamer peintre (ou écrivain, ou jardinier, ou mécanicien). Tout faire passer pour du cinéma, c'est non seulement diminuer la valeur de ce qui en est vraiment (je pense que je n'ai pas besoin de donner d'exemple ici), mais aussi brouiller les pistes, ce qui encourage la nullité. Un documentaire, même diffusé au cinéma (comme ça se fait de plus en plus), même bien mis en scène (ce qui est en soit un contre-sens, normalement un documentariste ne doit s'occuper que de capter ce qui se passe devant lui, et pas essayer d'enjoliver les choses en les stylisant), même bénéficiant d'une promo de taré, ne sera jamais du cinéma. Je mets dans ce rayon « cinéma » les œuvres de pure fiction, pour faire court et précis. Je pourrais aller plus loin en disant que le labeur de recyclage auquel s'attelle Hollywood (en France aussi, mais en moindre quantité comme toujours) m'oblige à donner au terme « cinéma » une définition chaque jour plus restrictive, en écartant du lot les productions de faiseurs qui multiplient les suites, ainsi que la plupart des productions qui sortent depuis plein d'années et qui ne sont, du moins en France, que les produits de copinages et les caprices kékés qui en ont assez qu'on les mette « dans des cases » (style un acteur doit rester un acteur pour moi, et si les acteurs se consacraient à leur boulot à longueur de journée au lieu de prendre dix casquettes dans un seul film ce blog n'existerait pas).

    J'écarte aussi de la définition de « cinéma » les séries télé. J'en regardais pas mal avant, je n'en regarde quasi plus aujourd'hui (plus envie), mais même au plus fort de mon adoration pour certaines séries il ne m'était jamais venu à l'esprit de les associer au cinéma. Toutefois je fais partie de ceux qui pensent que l'industrie du cinoche devrait en prendre de la graine, ne serait-ce que pour la profusion d'idées qu'on ne voit plus trop sur grand écran.

    Ça me fait penser au débat qu'il y a déjà eu au sujet de « Démineurs ».

    PS : sinon, « si c'est une franchise, on la reboote, si c'est un one-shot, on le remake » : ce passage hérisse le poil du franchouillard que je suis ;-)


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  20. Mais de quoi diable parlez-vous ? !
    Le Cinéma est mort en 1959. Tout le monde sait ça.
    Non ?
    Lisa Fremont.

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  21. Allons, chacun sait que tous les arts sont plus ou moins morts...

    Sinon, en tant qu'année de naissance de mon deuxième compositeur préféré, 59 a plutôt été un bon cru.

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  22. Superbe but du genou de Gérard Piqué !

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  23. Dis donc, elle s'annonce bien la suite, vivement !
    https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-frc1/t1/1970523_10152252468682145_385537942_n.jpg

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    1. C'est une blague, un fake, l'élucubration graphique d'un fan de Spidey ?! Rien vu d'aussi bêtement laid depuis le « Mister Freeze » incarné (si l'on peut dire) par Schwarzenegger dans 'Batman & Robin'.

      Ceci étant dit : le premier Superman de Richard Donner, youpi, le second Batman de Tim Burton, sensass, le deuxième Spidey de Sam Raimi, plaisant, le premier Captain America, inspiré par moments — mais au-delà, des franchises de supèréros, je m'en bats la partie sub-médiane de mon anatomie.

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    2. Arnold Schmeichelnegger3 mars 2014 à 12:28

      Let's Kick Some Ice !!!

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    3. Lizzeth Frehmonzenegger4 mars 2014 à 00:13

      Et le 2e Superman, l'était super bien aussi, non ?
      Ou bien j'ai superfait un super rêve...?

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    4. Hamsterjovialegger4 mars 2014 à 07:26

      Donner avait tourné le deuxième opus au même moment que le premier, pourtant il ne me semble pas qu'il avait la même supergrâce. Et puis, comme tout le monde, j'aime bien Terence Stamp, mais c'est peut-être dans son rôle de méchant barbu farouchement opposé à l'homme de fer blanc qu'il fut le moins convaincant (crois-je me souvenir).

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    5. Donner était censé tourner le deuxième film, et avait d'ailleurs commencé, mais c'est Richard Lester qui a achevé le tournage à sa place. Le film est très nettement en-dessous du premier, mais il reste sympathique, car parfois drôle. Je viens d'apprendre qu'en 2005 Richard Donner "a fait sa propre version du film (Superman II: The Richard Donner Cut) sorti en DVD et Blu-Ray, reprenant le montage original de son film."

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    6. Schwarzerjovial4 mars 2014 à 10:38

      Voui, c'est d'ailleurs cette version que j'avais vue, mais faïnale queute ou pas faïnale queute, cela ne changeait pas grand chose quant à l'infériorité du deuxième par rapport au premier, même s'il restait en effet d'une modestie bienvenue, à des années-lumière des semelles de plomb de Bryan Snyder comme de Zach Singer. Quand on raconte l'histoire d'un homme qui 1. vole dans les airs et 2. porte collant bleu et cape rouge, la moindre des choses est de conserver une certaine légèreté et de ne pas trop se prendre au sérieux !

      Ce n'est d'ailleurs pas non plus parce qu'on adapte les aventures de l'homme aux oreilles en pointe, supposé plus « sérieux » que l'homme de fer blanc, qu'on doit pour autant se prendre pour Nietzsche...

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    7. Lyza Fremonster4 mars 2014 à 23:49

      Pas d'accord. Le 2e opus (de Lester, en effet, bel et bien) me semble bien plus drôle, ironique, plus léger, avec moins d'emphase dans les "grands moments" que celui de Donner. Plus aérien, quoi. Un minimum pour une histoire de mec qui lévite, after all.
      J'aime bien le Donner (et surtout Gene Hackman) , hein, c'est pas le problème , mais j'ai une faiblesse pour le second.

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    8. Tu devrais monter un club ou une assoc', vous devez pas être si nombreux...

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  24. Une première image tirée du prochain film.

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  25. Spiderman contre Bob l'éponge ?!

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  26. J'avais pas vu le détail qui tue, dans un premier temps.


    Ceci étant dit, depuis le temps qu'on compare les toiles de Spidey à des éjaculations adolescentes... (Cela devrait d'ailleurs donner à réfléchir avant d'utiliser l'expression « Se faire une toile » à propos des films consacrés à ce personnage !)

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