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11 mars 2013

Parlez-moi de la pluie

Depuis près de cinq ans une hernie pointe tout doucement le bout de son nez sur le côté gauche du dos du Poulpe, notre rédacteur associé. Ce dernier est allé voir Parlez-moi de la pluie au cinéma sur un coup de tête et il ne nous en avait rien dit depuis tout ce temps. Il avait gardé ça pour lui. Et comme il livre les horreurs qu'il a dans la tronche au compte-goutte, l'autre soir il nous a révélé ça. Pour nous c'était donc plutôt un bon soir vu que la veille il nous avait avoué avoir plongé un chat dans l'essence pour lui foutre le feu à l'âge de deux ans et demi. A chaque soir sa petite révélation, et pour lui c'est toujours un poids en moins, un sacré soulagement, une opération à coeur ouvert. Depuis qu'il nous a dit qu'il a vu Parlez-moi de la pluie, son hernie discale, chopée pendant la séance du film de Jaoui à force de contorsions sur un siège en bois, a cédé la place à un side-tattoo à l'effigie de Ian McKellen grimé en Gandalf, dédicacé à l'aiguille à tricoter par l'acteur sexagénaire. Le pire, c'est que nous aussi nous avons vu ce film, en avant-première à l'époque, et en présence de l'équipe s'il vous plaît.




On nous avait vendu ce film comme la vérité sur la perte du bras de Jamel. Il n'en est rien. Au contraire même, puisque le grand défi sur ce film pour le couple Jabac (Jaoui-Bacri), comme nous l'apprend la fameuse page "Le saviez-vous" sur Allociné, c'était de ne pas inclure dans le récit l'handicap de Jamel et de nous faire croire qu'il avait retrouvé son bras le temps du tournage. Mais à mi-parcours les artifices usés par la réalisatrice ont montré leur limites : Jamel ne pouvait décidément pas jouer toutes ses scènes adossé contre un mur. Jaoui fit appel à Stan Winston, qui devait animer le bras animatronic de Jamel, mais qui est mort entre-temps. Le génie des marionnettes mécaniques et des effets spéciaux artisanaux est enterré avec ce bras bionique de toute beauté qui n'a jamais servi. Au final Jamel, las de tourner toutes ses scènes à moitié planqué derrière un arbre, a fini par refuser le défi. D'ailleurs non seulement l'intrigue n'avançait pas mais le discours du film, véritable main tendue aux français d'origine maghrébine, en aurait pâti. 




Parlez-moi de la pluie est une histoire de gros bobos constamment surpris par la pluie mais bienveillants à l'égard des immigrés. A vrai dire on s'en souvient très mal. Bacri doit faire la tronche, Jaoui doit chanter (faux) une ou deux fois, et Jamel doit tourner un docu-fiction sur les femmes politiques hautaines et chiantes. Point positif : l'absence de Marilou Berry, qui avait plombé le précédent Jabac, déjà bien rance, Comme une image, dans lequel elle fréquentait à distance un autre beur vaguement boloss et aux yeux bleus, assurant le quota. Autre point positif : l'absence de meurtre non-simulé en caméra subjective ultra gore. Il n'y avait aucune chance pour qu'on voie ça dans ce film mais on cherche des qualités où on peut !




Dans ce film, Jaoui réalisatrice perd de vue les dernières traces de son talent d'antan, qui remonte à l'époque où elle et Bacri savaient encore écrire des textes drôles et créer des personnages attachants, et prend définitivement un melon gros comme ça. Et Bacri avec, qui à l'avant-première s'excitait lors du speech post-projection, se justifiant toutes les trois minutes d'être plein aux as et de quand même aimer les arabes, alors que personne ne lui avait rien demandé, et s'en prenant à toute la planète ciné pour vanter le courage de sa femme et louer les mérites de son propre film, dans lequel, affirmait-il le poing serré, "aucun personnage ne sert la soupe aux autres". On a vu, de nos yeux vu, et ça on s'en rappelle, au moins trois personnages du film, sans noms, sortis de nulle part, servir littéralement des plats de soupe froide (du gaspacho) aux trois stars dans une des pires scènes de ce long métrage lymphatique, avant de complètement disparaître de l'écran, sans même être cités au générique de fin. Il n'y avait vraiment pas de quoi parader pour ce film tombé au fin fond des oubliettes, dont on ne se souviendra peut-être qu'à chaque nouvelle sortie d'un nouveau film merdique de Jabac, condamné à son tour à sombrer dans les méandres de l'indifférence générale.


Parlez-moi de la pluie d'Agnès Jaoui avec Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri et Jamel Debbouze (2008)

13 décembre 2012

Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi

Voici enfin l'épisode final de la trilogie, un épisode sans début mais avec une putain de fin, à la hauteur du mot "fin", une fin qui dure près de deux heures (dans la version longue, une heure et demi dans la version normale, car il faut rappeler que chaque opus de la trilogie possède une version longue qui rajoute trois quart d'heures à des films déjà longs de quatre fois une heure chacun). On peut donc comprendre la longueur de cette fin, qui n'est pas juste la fin du troisième film mais la fin des trois épisodes, soit la fin de près de 12 heures de supplice pour les non-fans de la saga, c'est-à-dire pour environ 99,999% des gens de cette planète. Durant ces deux heures de fin, on voit les hobbits et leurs potes se lécher les couilles à qui mieux mieux et au ralenti, dans la tradition des purs Joe d'Amato, le fameux réalisateur italien de pornos et inventeur du gangbang. On assiste tétanisé à deux heures montre en main d'embrassades, d’œillades complices et équivoques, de tripotage en règle, de sauts sur des lits, de bataille de polochons, de sourires narquois, de larmes aux yeux, de merde au cul, de Gandalf qui abuse de son autorité avec sa baguette magique, d'Aragorn qui lance sa langue sur Liv Tyler (l'actrice avouera avoir "pris son pied" tandis que l'acteur avouera avoir "pris son cul") au milieu d'une foule numérique qui assiste à leurs ébats non simulés sur le toit d'une tour ovale remplie à craquer et ne pouvant accepter un invité de plus sous peine de le voir se tenir dans le vide.




Cette fin, aussi imbuvable soit-elle, colle à merveille à l'ambiance qui se dégage des bonus du film, lesquels durent 50 heures en tout, 50 heures au bas mot d'entre-branlage, à l'issue desquelles chaque intervenant à le gland violacé ou littéralement décollé. Certains fans malades se sont envoyé ces journées entières de bonus d'une traite, acceptant avec le sourire cette chaîne sans fin d'anecdotes de tournage putrides. Quid d'Orlande Bloom qui raconte avec délice cette fameuse soirée où John Rhys-Davies, aka Gimli le nain (sachant que l'acteur est l'équivalent physique du colosse de Rhodes mais passons), avait piqué son costume d'elfe pour faire une blague potache à un Peter Jackson écroulé de rire en devinant la flèche de Gimli bandant l'arc de Legola. C'est aussi l'occasion de voir Sean Bean, littéralement Jean Haricot, raconter la tournure que prit son haricot magique en voyant Arwen enjamber son cheval avec un "prout" digne du pet bucal, ce fameux "pff", de Gandalf au moment de sa chute avec le Balrog dans un puits sans fond à la fin du premier film. On peut aussi s'extasier d'entendre Peter Jackson lui-même raconter comment il a perdu ses lunettes dans le Rohan. Ou écouter Cate Blanchett, qui tourne en tout et pour tout trois scènes sur la totalité des 12 heures du film mais qui s’enorgueillit d'être restée présente sur toute la durée du tournage pour tenir la perche, étant le seul individu de plus d'1m70 à des kilomètres à la ronde. Et enfin, qui ne lâchera pas sa larme en regardant Peter Jackson nous expliquer qu'il a demandé à ses acteurs de re-tourner les derniers plans d'enculage amical des centaines de fois pour que le tournage ne finisse jamais, ce qui nous a valu l'insatiable fin tournant en boucles du troisième film, conclusion que Peter Jackson aurait découpée en deux "chapitres" pour faire plus de blé si cette mode chère aux producteurs des Twilight et autres Harry Potter avait eu cours en 2003.




Ce qu'on se demande "à l'heure d'aujourd'hui", comme disent les trépanés, en revoyant cette abominable fin, c'est "que sont-ils devenus ?". Quid (on ne se lasse pas de cette formule) de Cate Blanchett qui depuis s'est contentée de se prendre un taxi en pleine poire dans L'Affreuse histoire de Benjamin Button et de jouer un transgenre russe dans l'odieux Indiana Jones 4, et pourtant c'est peut-être celle qui s'en tire le moins mal parmi ceux qui composent le casting de la trilogie (Mortensen mis à part, qui s'est taillé un nom en traçant La Route chez Cronenberg avec History of Violence, Les Promesses de l'ombre et Dangerous Method, et qui reste un putain d'artiste peintre). Orlando Bloom quant à lui, à défaut de se tailler une véritable place dans l'actorat hollywoodien, a su tailler quelques pipes et s'est ainsi retrouvé dans un nouveau rôle féminin au sein d'une autre saga d'enfer, Pirates des Caraïbes. Pour les autres, qu'il s'agisse d'Elijah Wood, de Sean Astin, de Sean Bean, de Dominique Monaghan, Hugo Weaving ou Billy Boyd, la suite de leur carrière s'apparente à un encéphalogramme plat. Les vieux ne s'en sortent pas beaucoup mieux (Ian McKellen, Ian Holm ou Christopher Lee), mais ils ont le tout petit avantage sur leurs camarades d'être vieux, précisément, et d'avoir fait une carrière avant le désastre. Peter Jackson de son côté n'est pas beaucoup mieux loti puisqu'après avoir réalisé des saloperies telles que King Kong ou Lovely Bones, il en est réduit, comme George Lucas en son temps, à tourner le prequel de son grand succès, comme un aveu d'échec. Mais peut-être qu'en renouant avec la trilogie il parviendra à accoucher d'un film au moins regardable, ce que ses derniers films ne sont pas.


Le Seigneur des anneaux : Le retour du roi de Peter Jackson toujours avec la même bande de bras cassés (2003)

9 décembre 2012

Le Seigneur des anneaux : La Communauté de l'anneau

A l'occasion de la sortie prochaine de Bilbo le Hobbit, on a décidé de vous faire un petit rappel des épisodes suivants, à commencer par le premier de la trilogie de l'anneau : La Communauté de l'anneau, aussi appelé "La confrérie de l'anneau", aka "Le Compagnonnage de l'anneau", aka "La bande de potes de l'anneau". Au départ c'est Lawrence Kasdan qui devait le réaliser, mais Laurent s'est cassé les dents sur ce projet puisqu'il n'avait tout simplement pas les droits. Les droits étaient détenus par le triste Harvey Weinstein, l'homme au blair pas possible, le connard au nez le plus creux de la Terre, qui a acheté les droits, misé 10 millions de dollars sur la pré-production et s'est retrouvé producteur de cette future gigantesque machine à blé. A la réalisation, Peter Jackson, un gros campagnard néo-zélandais hirsute sorti de nulle part qui s'amusait à faire exploser des moutons et à filmer ses petites expériences de détraqué, choisi par Weinstein après leur collaboration sur Forgotten Silver pour mettre en scène la plus grosse super-production des années 2000.


Froton Seigué !

Pour mémoire Le Seigneur des anneaux est à la base un livre écrit par un obscur linguiste anglais, et c'est l'ouvrage le plus acheté derrière La Bible de Guthenberg. L'ouvrage est écrit dans une langue ampoulée, dans un style quasiment illisible, mais il contient une histoire de dingue, ce que Peter Jackson a su détecter immédiatement, comme 50 milliards de lecteurs. Le film a plu aux fans du roman pour sa capacité à retranscrire fidèlement l'univers créé par Tolkien à une ou deux exceptions près. Par exemple le personnage de Tom Bombadil, qui a été à l'origine de ce qu'on appelle désormais "L'Affaire Tom Bombadil" dans le petit milieu des malades passionnés par le roman. Personnage préféré de tout bon amateur de Tolkien qui se respecte, Tom Bombadil habite au milieu de la forêt du Milieu avec une femme nommée Boucle d'Or et des animaux en guise d'enfants et il rencontre Jean-Michel Frodon et ses trois cousins homos, Pépin le bref, Mairie "Hôtel de ville" Port-de-bouc et Sam je suis Sam Gamegie dès le début du premier livre. On apprend alors qu'il est l'homme le plus puissant de la Terre du Milieu, qu'il pourrait réduire Sauron, le prince des ténèbres, en miettes d'un seul coup de cuillère à pot, étant insensible à l'anneau et doté de pouvoirs hallucinants dont il ne se sert jamais. Mais notre homme préfère passer à côté de l'aventure tel Johan Cruyff en 78 qui, après avoir qualifié tout seul son équipe pour la Coupe du Monde en Argentine, a décidé de ne pas jouer la compétition sous le prétexte qu'il n'aimait pas des masses ses coéquipiers, à ceci près que Bombadil ne qualifie même pas les nains du FC Comté pour la finale dans le Stade du Mordor et les laisse immédiatement se démerder pour aller plutôt baiser sa femme.


 Gang-Bang !

Petit rappel de l'histoire pour ceux qui vivaient sur Mars durant les XXème et XXIème siècles : dans le film qui sortira ces prochains jours vous verrez le valeureux Bilbo le Hobbit récupérer par mégarde une jolie bague qui le rend invisible et lui donne une gaule d'enfer s'il la met autour de sa bite. Longtemps après, dans La Communauté de l'anneau, Bilbo fête son 111ème anniversaire et décide de se barrer rendre visite aux Elfes (dont le chef s'appelle Rondelle) car c'est, dit-il, l'endroit le plus cool de la Terre, the place to be, un lieu carrelé du sol au plafond, nickel chrome, plein de médiathèques et de cascades de flotte, rempli d'hommes glabres et de femmes en pyjamas transparents, avec une musique ambiant éthérée en fond sonore et un arc-en-ciel à chaque coin de rue. Bilbo cède donc tous ses biens à son neveu adoptif, Frodon, et dans ses avoirs se trouve la belle bague. Ayant eu vent de ce legs généreux, Gandalf, encore appelé GangBang par la plupart des hobbits qui ont subi les assauts répétés de ce qu'il surnomme son "feu d'artifice magique", se donne pour mission de jeter un oeil sur Frodon, ou plutôt les deux, "autant que faire se peut" (traduction Francis Ledoux, n'oubliez pas de signer la pétition pour enfin bénéficier d'une traduction fidèle au texte original et dépourvue d'erreurs ignobles, consistant par exemple à traduire "Cheval" par "Girafe", "Roi" par "Prince" ou "Fils de Roi" par "Fils de pute"). Après une longue enquête, trente ans dans le roman, trois heures dans le film, Gandalf se rend compte que cette bague magique que possède Frodon est bel et bien DAS bague, celle du professeur Sauron, "one ring to rule them all", le maître-anneau forgé par le seigneur des ténèbres dans les flammes de la Montagne du Destin (clin d'oeil à une célèbre chanson de ABBA).


Rondelle !

Le maître-anneau a la particularité de ne faire qu'un avec Sauron, que Gandalf surnomme affectueusement Crouton, lequel aura tôt fait de mettre la main dessus. Ne sachant pas quoi faire, le vieux magicien envoie Frodon seul dans la nature avec un gros hobbit trépané qui éprouve des sentiments plus qu'amicaux pour notre héros et pour la nourriture. Sauron envoie quant à lui ses sbires les plus performants, neuf cavaliers noirs et aveugles, à la recherche de son précieux bijou. Ce n'est qu'une fois arrivés à la BU du dénommé Rondelle, à Rivendale, dans la maison des Elfes où Bilbo a chopé mille cancers à la fois et un AVC carabiné, la vieillesse l'ayant rattrapé depuis qu'il s'est délesté de l'anneau magique, que Frodon et ses nouveaux amis fondent la communauté du titre. Parmi ses nouveaux amis, il y aura Legola, surnommé "La blonde" par ses potes de la communauté, Gimli le rastaquouère, le chevalier Bar-à-mine, ainsi nommé du fait de la qualité perforatrice de son sexe, et enfin Aragorn, surnommé "grandes pattes", ou "rouflaquettes", le boloss de la bande avec ses cheveux poivre et sel, son mulet sur la nuque et sa barbe de trois jours de chaque jour pour le côté étudiant du Mirail en paréo affublé de sa sacoche kaki sur laquelle il a voulu dessiné le logo "Peace and Love" transformé en celui de la firme "Mercedes" à un petit trait près, sacoche remplie de paninis achetés 3 centimes "chez Papy", ceux-là même qui font loucher les autres hobbits.


Sur votre gauche Pépin le bref, sur votre droite Mairie "Hôtel de ville" Port-de-bouc.

Mais ce film-là on le connait tous par coeur. Alors revenons plutôt sur ces scènes qui nous ont tous tapé sur le système. Quid de Legola, l'as du moonwalk, qui a la particularité de ne pas s'enfoncer dans la neige et dont on se demande par conséquent comment il peut s'enfoncer dans ses chaussettes puis dans ses souliers. Quid de Gandalf, magicien de folie, capable de transformer un papillon en aigle royal, qui se retrouve dans une merde noire dès que Saroumane l'enferme sur le toit de sa tour. Le même Glandalf, plus loin dans le film, a réussi à foutre dans la merde un démon de feu et décide de se laisser entraîner dans le vide en lâchant un petit "pfff" affreux sur la dernière syllabe de son ultime réplique ("Fuyez, bande de oufs !") pour dégager ses cheveux gras de sa vue (ce détail-là a eu notre peau). Quid aussi de ce subterfuge des anciens amis nabots de Bilbo qui ont créé une porte magique pour entrer dans leur mine de La Moria, réclamant un mot de passe pour s'ouvrir, qui n'est autre autre que le mot "mer-deux", prononcé d'une voix rauque par Gandalf. Dans la même scène, voyant un truc remuer dans un marécage affreux, un hobbit jette une bouteille de Coca vide dans l'eau pour s'entendre dire "Mais qu'est-ce tu fais, mais qu'est-ce tu fais ??" par un Gandalf à bout. Il y a aussi toutes ces scènes où les hobbits préviennent leur vieux prof de philo qu'un truc bizarre les suit, qui n'est autre que Gollum, et le vieillard de répondre à chaque fois : "Laisse pisser, quand t'auras vu les 6 heures de film tu seras bien content qu'il nous ait suivis depuis le début". Gandalf est décidément au coeur des pires scènes puisque c'est aussi lui qui, au moment où la communauté longe une montagne sous la neige et sur un parapet large comme deux doigts, s'écrie en voyant un éclair dans le ciel : " C'est Saroumane ma parole !" d'une voix si haut perchée qu'elle déclenche une avalanche sur ses petits camarades.


Sam JesuisSam qui scanne l'arrière train de Froton avec une insistance qui n'est pas dans le script et qui fera dire à Elijah Wood (a.k.a. Froton) : "Mon sphincter est comme la gare de l'Est en 40".

Pas mal de fans ont été déçus par la fin du film, jugée un peu hâtive. Certains spectateurs se demandaient s'il y aurait une suite. D'autres ont rêvé d'un spin-off opposant Gandalf à Harry Potter en espérant voir le vieux barbu foutre la race à l'enfant à lunettes en difficulté scolaire. Le succès phénoménal du film, conjugué à celui de la série adaptée des mille livres pour enfants de J.K. Rowling, provoqua le grand retour des sagas interminables d'héroïc fantasy à l'écran, avec Les Chroniques de Narnia, le Golden Compass et j'en passe. Pour la grande majorité des fans, le meilleur épisode de la trilogie de l'anneau reste le premier, pour nous, il est encore à faire.


Le Seigneur des anneaux : La Communauté de l'anneau de Peter Jackson avec Elijah Wood, Sean Bean, Viggo Mortensen, Liv Tyler, Sean Astin, Ian McKellen, Orlando Bloom, Christopher Lee, Andy Serkis, Ian Holm (2001)

30 juin 2011

X-Men

En l'an 2000 sortait sur nos écrans le tsunami X-Men. Depuis, la saga a fait florès et compte pas moins de 4 films, sans compter les spin-offs passés ou à venir sur Wolverine et consorts. Mais je vous en ai déjà longuement parlé précédemment à l'occasion de la sortie récente de X-Men Le Commencement, inutile de remuer le couteau dans la plaie. En revanche il est temps de revenir sur le point de départ d'une épidémie. En 2000 j'avais 14 ans, j'étais ultra con, et il m'arrivait de feuilleter un ou deux comics entre deux bouchages de chiottes (ces trucs-là se lisent aux cabinets). Mon père est resté fasciné que de si grosses torpilles puissent sortir d'un si petit corps, il en a même gardé certaines. Comment conserver de la merde ? C'est la question que vous vous posez tous en ce moment. En ce qui concerne X-Men c'est très facile il suffit de garder le dvd. Retour au film qui en 2000 a secoué la planète ciné. Depuis dix ans maintenant, on ne bouffe plus que du film de super-héros et ça participe de l'abrutissement ambiant par le divertissement ricain clairement destiné aux adolescents attardés. Je vous replace dans le contexte de ces comic books incontournables : il existerait des mutants. En voila un qui passe à travers les murs, un autre qui est obligé de porter des Ray-Ban sous peine de faire cuire son appart, tel autre qui chie des roses, une telle qui fait tomber la pluie, quid ce celui qui peut se geler ses propres couilles... Et laquelle est-ce qui est condamnée à garder ses mains dans ses poches ? Et puis il y en a un, le roi des cons, qui s'appelle Magnéto. C'est le chef des méchants, méchants qui combattent les gentils. Parmi les gentils, le plus fameux reste Wolverine, qui n'a jamais besoin de fourchettes, véritable ustensile humain à barbecue. Mais revenons sur mon préféré, Serge Magnéto, disque dur vivant renfermant toutes les archives audiovisuelles du monde depuis la nuit des temps. A côté de lui le site web de l'INA c'est du pipi de chat. Le mutant ayant C'est pas sorcier, Va savoir et Il était une fois la vie dans sa base de données, il est bien-sûr d'une grande intelligence. Osons le dire, Ian McKellen est à Singer ce que De Niro est à Scorsese. Il est tellement habité par le rôle qu'il se balade dans sa tenue de Magnéto sur les chars de toutes les gay-parades du monde.


On se rappellera longtemps du costume à la gouache de Rebecca Romijn-Stamos, même si perso j'aurais préféré voir John Stamos dans le même appareil, j'en suis gaga

N'y allons pas par quatre chemins, j'ai toujours trouvé ces films de super-héros ultra cons. Certes X-Men et les films dans son genre sont autant d'allégories du Bien et du Mal, avec message de tolérance à la clé et réflexion métaphysique sur la notion de responsabilité et de justice. N'empêche qu'à l'image on a une bande de cons en costumes trois pièces qui se frappent les uns sur les autres jusqu'à ce que l'un dise : "Pouce, on reprendra notre baston dans la suite", ou alors : "Ok tu m'as foutu la rouste mais t'auras affaire à mon fils dans le numéro 2". C'est débile à souhait mais faut avouer qu'on se laisse facilement prendre au jeu, en tout cas quand le réalisateur fait son travail honnêtement comme c'est tout de même le cas ici avec notre ami Bryan. A partir du moment où on n'est pas totalement réfractaire au film de super-héros en lançant le film, on peut facilement aller au bout grâce à des personnages moins creux que de coutume, une mise en scène sobrement efficace et un résultat global qui n'est pas bâclé et qui du coup se laisse mater. X-Men premier du nom a le bon goût de ne pas trop se prendre au sérieux tout en évitant miraculeusement le ridicule des costumes ou des chorégraphies de combat qui enterrent le genre. Sans être géant, le film se défend dans une catégorie qui a tendance à sentir la mort.


Matez un peu ce que la mutation peut engendrer, ce type est capable de former un rectangle avec ses doigts

Pour finir, quelques mots sur Bryan Singer, ce golden-boy rendu célèbre par son breaktrough Usual Suspects, avec son twist final de malade mental qui nous révélait que Kevin Spacey avait habilement fait semblant de boiter pendant tout le film, et n'était pas réellement victime d'un pied-bot. Cet ex-futur Spielberg s'est très vite révélé être un élève pas très doué puisque son meilleur niveau a été atteint avec X-Men. Question à dix mille euros : citez-moi le titre de son dernier film (sans quitter cette page web, juste de tête).


X-Men de Bryan Singer avec Hugh Jackman, Halle Berry et Ian McKellen (2000)

28 juin 2011

Un Élève doué

Après le succès faramineux d'Usual Suspects, Bryan Singer était comme qui dirait attendu au tournant. Ne voulant pas s'enfermer dans un genre ou se voir accoler trop rapidement l'étiquette de fossoyeur du film "néo-noir", Bryan Singer décida d'abord de ne jamais engager un acteur de couleur et ensuite de s'emparer d'un sujet plus sérieux qui le ferait entrer dans la cour des grands. Dans cette optique il s'inspira de son modèle de toujours, Frank Darabont, qui avait compris avant lui que Stephen King est un auteur très éclectique et qu'il ne faut pas se limiter à son registre horrifico-fantastique pour aussi s'intéresser à sa veine réalistico-horrifique. Inutile d'aller inventer des monstres de pacotille, les monstres sont parmi nous. Ils sont en taule (comme dans The Shoeshank Redemption de Frank Darabont en personne) ou devraient y être comme dans le Misery de Rob Reiner ou précisément comme dans Apt Pupil (Un Élève doué) de notre estimé collègue Singer, ce cinéaste que nous avons décidé de porter au pinacle tout au long de la semaine.



L'histoire du film est prétexte à un huis-clos de tous les diables comme seul le Roi du Rock, le King, Steven King, en a le secret. Nous sommes donc en présence d'un élève doué qui découvre qu'un de ses voisins est un ancien Obersturmbannführer qui dirigeait un camp de concentration nazi durant la seconde guerre mondiale et qui se cache derrière une fausse identité de prof de gym. En prétextant vouloir s'améliorer en mathématiques, notre élève doué éponyme, interprété par un Brad Renfro que ce rôle a éjecté de la planète 7ème Art, s'incruste chez ce voisin au passé merdeux sous les traits aristocratiques de Ian McKellen. Acteur caméléon, toujours en tête de proue à la Gay Pride, McKellen fut pressenti pour jouer Harvey Milk il y a trois ans ou, quelques années plus tôt, pour incarner la ville de Philadelphia dans Philadelphia. Car cet homme peut tout jouer : jusqu'à Gandalf le gris dans Le Seigneur des Anneaux. Et donc, pour laisser McKellen tranquille et pour en revenir au film, sachez que le personnage incarné par Brad Renfro fait un choix pas banal. Plutôt que de balancer directement son nouveau prof de maths à la police, Brad Renfro s'immisce dans son intimité la plus poisse. L'homosexualité est plus qu'abordée dans ce film, car je considère que lorsqu'une œuvre de long métrage en fait son sujet, l'homosexualité est dès lors abordée.



Ce film fut aussi l'occasion pour David Schwimmer Arquette d'essayer, mais en vain, de se reconvertir et de se faire accepter dans un autre rôle que celui de Phoebe Buffay, la grande blonde excentrique de la troupe de Friends. Pour cela, l'acteur avait judicieusement choisi d'arborer la moustache de son beau-frère Tom Selleck, le Magnum, au grand dam de Bryan Singer qui trouvait que ça ne convenait pas à un personnage censé avoir 12 ans. Dans le même registre, David Chômeur opta pour la chemise à carreaux de Vichy, qui rappelle l'occupation allemande et la pire période que la France ait connue avant le mandat actuel de Nikos Sarkozy. D'ailleurs ça fait lien avec la moustache, qui est l'artifice de beauté principal des dictateurs du XXème siècle, de Staline à Pol Pot en passant par Mao Tse-Tung. Alors qu'il n'avait que le rôle de Second Couteau (drôle de blaze pour un personnage), Dave Cox Schwimmer (à tes souhaits !) tenait à rappeler le sérieux sujet du film par chaque détail de son costume. Mais un seul accessoire suffit à parasiter la dernière prestation costumée de l'acteur sur écran large : sa montre, bien visible sur l'image ci-dessus. Constamment pris entre deux feux, contraint de gérer un emploi du temps inhumain, l'acteur tenait à ce que sa Swatch soit un accessoire indispensable à son personnage pour ne pas rater l'heure de Friends. Bon j'en dis pas plus sinon ça va se voir que j'ai pas vu le film et que je voulais juste torcher un article pour avoir l'intégralité de la filmo de Singer sur mon tableau de chasse.


Un Élève doué de Bryan Singer avec Ian McKellen, Brad Renfro et David Schwimmer (1997)