6 avril 2011

Il faut sauver le soldat Ryan

Si vous avez un cœur, ou au moins des yeux, vous vous rappelez tous de cet accident terrible dont on vous avait parlé dans la critique de Greenberg. Je veux bien entendu parler du décès instantané de l'acteur Vic Morrow (le papa de Jennifer Jason Leigh) ainsi que de deux enfants et d'un pilote d'hélicoptère lors du tournage d'un sketch du film La Quatrième dimension réalisé par John Landis. Rappelons les moyens et les circonstances désastreuses de cette quadruple mort : John Landis se réjouit d'avoir fait d'un hélico quatre coups puisque hormis le pilote, écrasé dans sa carlingue, tous sont morts instantanément décapités par une pale de l'hélicoptère en chute. Landis n'avait de cesse de hurler au pilote : "PLUS BAS CONNARD ! DESCENDS ! FOUETTE LE SOL AU RAS DES CRANES !". Le pilote a fait de son mieux pour mourir dignement malgré ces consignes, et John Landis s'est retrouvé avec ce qui aurait dû être le procès du siècle au cul.


Vic Morrow avant l'accident, et pour cause puisqu'il avait encore sa tête

Car en outre il faut préciser que les deux enfants n'avaient pas d'autorisation de tournage signée des parents. Ces enfants n'étaient pas censés être là. Leurs parents les croyaient à l'école en train de passer leur BEPC comme tout le monde. Sans oublier que le pilote de l'hélico n'avait pas son brevet mais qu'un permis poids lourd, ce qui a semblé suffisant à un John Landis pressé d'enchaîner. Mais ce qui aurait dû être le plus grand procès d'Hollywood, plus grand même que ceux d'O.J. Simpson et de Michael Jackson réunis, ne fut qu'un fétu de paille. Tout cela fut réglé d'une bonne poignée de main et d'un clin d'œil par celui qu'on surnomme affectueusement "tonton" mais qui est le pire serial killer que l'Amérique ait connu, j'ai nommé Steven Spielberg. C'est grâce à sa tutelle que Landis est ressorti blanc comme neige de cette affaire et qu'il a pu jouir d'une rétrospective à la Cinémathèque Française. Le fait est que Spielberg a droit de vie et de mort sur le tout Hollywood. L'élection d'Obama, c'est lui, tout comme la mise en chantier d'un film interprété uniquement par deux chiens débiles et une chatte siamoise intitulé L’incroyable Voyage. Spielberg nous endort dans sa guimauve pour mieux massacrer à tour de bras. Il a commencé par assassiner un routier qui n'avait rien demandé dans Duel. Pendant plusieurs jours, Spielberg a tourné autour du camion de ce pauvre bougre avec sa caméra. L'autre se demandait ce que ce binoclard lui voulait. Spielberg le poussait à bout. Mais comme les routiers ont quand même 3 de QI, le type s'est vite vénère et il a voulu aplatir la bagnole de Spielberg en fonçant droit sur lui. Grâce à une queue de poisson le réalisateur a envoyé le routier et son engin au fond du Grand Canyon, sans omettre de filmer cette mort sublime.


Au premier plan, flouté, Spielberg himself déguisé en soldat allemand et ouvrant le feu à balles réelles sur ses figurants

Mais que dire quand le routier devient un bon millier de jeunes soldats américains en train de faire leurs classes sur les plages de Noirmoutier et fusillés à balles réelles par les équipes zélées de Dreamworks sous le contrôle d'un Spielberg survolté, hurlant ses ordres un mégaphone collé à la bouche. C'est pas pour rien que cette fameuse scène de débarquement a retourné quelques bides à la sortie du film... Spielberg aurait lui-même dégoupillé et lancé quelques grenades dans l'euphorie du tournage.


Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg avec Tom Hanks, Vin Diesel, Giovanni Ribisi, Tom Sizemore, Adam Goldberg, Barry Pepper et Edward Burns (1998)

8 commentaires:

  1. Ca me fait penser à l'article sur Canines (je crois que c'est le nom du film) où vous vous posiez la question de la santé mentale d'un réal qui tourne autour de gros gros gros homicidal freaks.

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  2. Vu les votes et l'article, on trouve que Spielby est le roi des salopards mais qu'il a fait un fameux film !

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  3. Konrad, ancien du Viet-Nam !8 août 2012 à 11:42

    Un conseil à tous : n'allez pas visiter le mémorial de Caen ! Sinon vous allez vous retrouver sans vous rendre compte à remater pour la 15ème fois If Faut Sauver le Soldat Ryan, à vous "refaire" Band Of Brothers (qui est une série excellente, je ne peux que vous la recommander chaudement les bras en croix tel le petit jésus dans sa crèche entre l'âne et la chèvre) et à vous "tanker" pendant des dizaines d'heures devant la fameuse série documentaire de Daniel Costelle (http://www.dpstream.net/serie-2473.html).

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    1. Géniale la série de Costelle ! J'ai passé des plombes devant il y a quelques années avec mon père facho ancien combattant nazi.

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  4. "Je le trouve très discutable. Évidemment, la scène d'ouverture est très impressionnante même s'il y a une idée de mise en scène impardonnable : les 2 ou 3 contre-champs sur les mitrailleuses Allemandes. Pourquoi changer brusquement de point de vue ? Et pour nous montrer quoi ? On réduit l'ennemi à une arme. Si on change de point de vue, il faut qu'il y ait une raison. Soit on traite ces Allemands comme des êtres humains, soit on garde le point de vue des Américains. Ce changement d'axe nous dit que les Allemands ne sont même pas dignes d'être traités comme les soldats Américains : ils sont juste des tueurs anonymes. Et une fois le débarquement terminé, il s'agit d'un petit film de patrouille sans intérêt. Dans la 2nd partie, Spielberg accumule les stéréotypes, sur la Guerre et sur la France."

    Bertrand Tavernier

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  5. John Landis en a gros sur la patate !

    http://www.ecranlarge.com/article-details-26931.php

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