19 novembre 2010

Je l'aimais

Ce film est naze et il est intensément chiant. Quand on adapte un livre d'Anna Gavalda en même temps... Les 22 premières minutes sont un calvaire, en partie (et en partie seulement, parce que les lauriers de la médiocrité reviennent principalement à la réalisatrice du film, Zabou Breitman), en partie à cause de Florence Loiret Caille. Avec cet individu pour concurrente on comprend que Mélanie Thierry s'en soit tirée avec le César de l'espoir féminin aux derniers Césars. Je crois que j'ai toujours trouvé Florence Loiret Caille navrante dans les rares films où j'ai un fantôme de souvenir d'elle. Mais là elle se caricature elle-même dans le registre de l'étudiante en sociologie qui ne se lave pas assez souvent et qui rate sa vie à cent à l'heure avec conviction, jeune greluche perdue aux cheveux gras qui tire la tronche et qui pèse des tonnes. On peut dire que le film de Breitman serait moins pourri s'il commençait à la 23ème minute (je ne sais plus pourquoi... les 23 premières minutes devaient être horribles pour que j'écrive ça) mais il faudrait encore de longs travaux de ravalement de façade pour améliorer tant soit peu ce gros navet. Et pourtant Daniel Auteuil sort le grand jeu comme à son habitude, et celle qui joue sa compagne, Marie-Josée Croze (de 20 ans sa cadette), se fout régulièrement à poil pour sauver les meubles. Mais rien n'y fait. Zabou Breitman est aux manettes, et tous les films que cette cinéaste cougar (MILF pour les adeptes du web gérontophile anglophone) réalise sont autant de hold-up en règle.



C'est l'histoire d'une jeune femme qui se fait larguer par son mari et qui se tire avec ses deux gosses pour se réfugier chez ses beaux-parents, les parents de son mari, parti pour une autre femme. Le beau-papa de la jeune mère esseulée décide de la cloîtrer dans un refuge campagnard pour lui raconter une histoire à glacer le sang : lui-même a laissé l'amour de sa vie (Marie-Josée Crozé) pour vivre une vie de cadavre exquis auprès de son épouse légitime. On a droit à une soupe froide et à de longues discussions d'entrepreneurs. En gros le message final : Si vous vous faîtes plaquer par l'amour de votre vie et qu'elle vous quitte parce qu'elle a trouvé un mec mieux gaulé et plein aux as, c'est pas plus mal. C'est pas une si mauvaise philosophie de vie quand je repense à un type dans le village de mon père qui la semaine dernière a envoyé une boule de pétanque au visage de son meilleur ami lors d'un concours de boules avant d'aller réduire sa propre casbah en miettes à coups de masse parce que sa "grosse", comme il est de coutume d'appeler amoureusement sa femme dans ce coin-là, vient de le quitter. J'espérais qu'à la fin de sa démonstration Daniel Auteuil allait sortir du refuge pour téléphoner à son putanier de fils adultère et lui dire texto : "TKT". Mais non, le film n'est jamais marrant. Ah si par contre au début du film Auteuil dit très sérieusement un truc marrant: "A dix ans j'avais déjà cette tête".



Ça, ce serait un film à faire : une sorte de Jack de Coppola avec Daniel, un Benji Button avec Auteuil ! Imaginez deux secondes un gosse de 10 piges avec cette trombine de malade. Faut que le gosse ait subi des trucs horribles pour trimballer cette cara de merde au CM2. Sans déconner regardez-moi cette tronche de rêve ! Visez un peu ce piaf de merde, ce profil d'ange, ce menton glabre, ces chicots d'argent, cette vieille trousse de tueur en série libre comme l'air ! Matez-moi cette ordure ! J'en suis baba...


Je l'aimais de Zabou Breitman avec Daniel Auteuil, Florence Loiret Caille et Marie-Josée Croze (2009)

2 commentaires:

  1. Toujours pareil, ces films français rances où la femme a nécessairement 15 ans de moins (minimum) que le mari sans que ça interpelle quiconque. Tristes sires que les gens à l'origine de ce film. Triste Zabou.

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  2. C'est français. ..,.. C'est tout ...

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