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13 juillet 2025

Le Monde perdu : Jurassic Park

Souvenez-vous quand même du début : faux raccord sur faux raccord, mise en abyme dans l'abyme, génie d'inventivité cinématographique à tous les étages qui malgré l'absence de Sam Neill au tableau d'affichage nous laissa espérer un numéro II encore plus fou que le I (à l'image des saga références Terminator, Predator, Leprechaun). Il y a cette gosse de riche (Camilla Belle, qui quelques années plus tard justifierait son nom de famille, pur glow up, avant de le biffer sans prévenir) qui se fait grailler par une petite meute de mini dinosaures affamés et surexcités sur la plage d'une île déserte où ses parents sirotent des olives vertes au pied d'un yacht indécent. Le hurlement que pousse la mère en découvrant la mort ultraviolente de sa fillette chérie dans un bain de sang digne de la Cène, avec 13 mini dinos à la place des apôtres, arborant tous des bretelles, un sourire narquois et un œil mi-clos de plaisir, arborant surtout chacun un organe de la gosse encore pendu au coin des lèvres, se fond au mixage avec l'arrivée stridente d'une rame de métro new-yorkaise sous les yeux hagards d'un Jeff Goldblum (qui, tel Lucho Gonzalez à la mi-temps d'OM-Rennes, prend le contrôle du ballon pour ce deuxième opus), surpris par la caméra du maître Spielberg en plein bâillement au-devant d'une autre plage déserte sertie de cocotiers dont il s'avère qu'elle n'est qu'une vulgaire publicité placardée derrière lui au mur du tromé. Cette diablerie d'introduction (pour rappel, on a déjà raconté comment l'un d'entre nous l'a ratée par la faute de son grand frère intellectuellement limité et surnommé Glu3, dans notre article sur Matrix, lisez ça si c'est pas déjà fait : c'est toujours vrai et la réalité depuis ne nous a pas donné tort), cette diablerie d'intro donc nous a scotchés et fait croire que tonton Spielberg affichait la même grinta que pour le 1er film du nom, ou que Lucho Gonzalez offrant la ligue 1 et son trophée, l'Hexagone, à toute la cité phocéenne, à Mamadou Niang, à feu Pape Diouf (RIP, à jamais dans nos cœurs, aux côtés de Ghandi et de Malcolm X), enfin bref à toute la planète Mars'eille, à l'issue d'un match mémorable, le 5 mai 2010 (date tatouée sur nos butts).
 
 

 
 
Après ça, le film retombe malgré Julianne Moore et Richard Schiff, la première adorable et l'autre à croquer, jusqu'à toucher le fond de la filmographie spielbergienne lors d'une séquence affligeante et absurde où la fille du personnage de Goldblum se tire des pattes d'une petite bande de racailles vélociraptors en les envoyant valdinguer lors d'un entraînement improvisé d'aerobic : on en chiale encore. On passera sur Pete Postlewaithe, fraîchement auréolé de l'Oscar pour son interprétation de Ghandi dans le film éponyme de Richard Attenborough qui lui donne ici la réplique, et qui incarne un chasseur de t-rex chevronné un peu pesant ; on passera sur Vince Vaughn alors dans le creux de la vague et qui n'avait pas encore fait la connaissance de Will Ferrell et de sa bande ; on passera aussi sur l'arrivée des dinos en gare de la Ciotat à la fin du film, qui s'avère déceptive. 
 
 
 
 
 
Certes on retiendra quelques menues séquences, qui nous rappellent que derrière la caméra se trouve un oncle. Comme celle où un papa et une maman t-rex furax attaquent les caravanes de Goldbum et sa bande qui ont kidnappé leur petit ; ou cette séquence hors-sol du défilé des raptors sur un podium, fringués en ballenciaga, avec en fond sonore le "I I follow I follow you, gipsy baby, i follow you" de Dick Rivers. Mais rien de comparable au PTSD suscité par le premier épisode, qui restera à jamais dans nos vies et qui trône encore et pour toujours sur notre dvdthèque, au grand dam de nos compagnes qui n'en peuvent plus de nous voir imiter le raptor soulevant une bâche avec la tête, tous les soirs, quand on passe sous le rideau de porte avant d'envahir la chambre conjugale. Au dam encore plus grand de nos beaux-parents qui se mordent le poing à chaque fois qu'avant de passer à table en famille on hurle en imitant le doubleur touché par la grâce de Jeff Goldblum : "Oubliez pas de vous laver les mains avant de manger !", phrase presque chantée tandis que l'acteur voit Laura Dern s'éloigner après avoir fouillé les fientes d'un tricératops malade, le bras plongé là-dedans jusqu'à la garde (parfois même, selon les dimanches et notre humeur taquine, on cite cette autre réplique issue de la même scène : "C'est vraiment un gros tas de merde !", constat simple qu'il nous arrive de ressortir quand belle-maman nous sert son fameux flan d'artichauts).



 
 
Rien dans ce deuxième épisode poussif ne peut rivaliser avec l'étalage d'idées géniales de l'original : autant d'images qui nous hanteront à vie. Quelqu'un vous fait pivoter le crâne avec sa main utilisée comme une pince de fête foraine pour vous inviter à mater un spectacle éloquent (geste certes trop rare), et vous revoyez aussi sec la première apparition des dinosaures vivants, quand Laura Dern chope la tronche d'un Sam Neill tout feu tout flamme et la tourne vers où téma pour qu'il arrête de raturer la carte du parc et capte enfin la sérénade des brachiosaures. Tapez dans une table sur laquelle repose un banal verre d'eau et, voyant les petites rides concentriques à la surface du liquide, vous serez coincé de nouveau dans la bagnole téléguidée où Tim, sa sœur et l'avocat véreux qui finira en apéricube, gobé sur un chiotte, regardent les signes annonciateurs de l'arrivée d'un animal qui pèse manifestement son poids (comme quand Tonton Scefo, aka "the great white whale", rejoint la salle à manger depuis sa chambre contigüe : on peut observer le même phénomène physique, presque climatologique). La moindre ombre chinoise un peu cambrée sur le mur du réfectoire nous a fait quitter la cantine du bahut en hurlant comme des malades à plusieurs reprises. 
 
 


 
Dès que l'électricité saute, lors des vacances chez tonton, à Rieupeyroux, dans l'Aveyron (l'électricité y saute trois fois par jour en moyenne), on se tourne vers le cousin (on l'appelle comme ça parce qu'on ignore son prénom), fils de tonton Scefo, sosie officiel de Dennis Nedry, pour le choper au colbac et lui demander ce qu'il mijote en douce sur son minitel et ce qu'il a planqué dans son tube de crème de rasage. Dès que les téléphones marchent ! Dès qu'ils daignent marcher putain, on rend grâce à Dieu (qui depuis, pour nous, a l'apparence de Samuel L. Jackson, comme l'a confirmé Bruce tout puissant). On est aussi dans le film jusqu'au cou dès qu'un gros œil cligne au hublot de la porte de la cuisine (en général celui de Tonton Scefo, son seul œil valide, qu'il colle là quand il veut savoir si sa gamelle est enfin prête, tout en faisant claquer l'ongle de son gros orteil deux fois sur le carrelage). Ne parlons même pas de la fois où on s'est retrouvés suspendus à la clôture électrique de la bergerie, sous le regard implorant de moutons inquiets d'entendre le buzzer retentir, signalant que le paternel était en train de rebrancher un à un les fusibles, au sous-sol, inconscient qu'il allait bientôt nous expédier ad patres, et où on a pris une purée de châtaigne alors qu'il célébrait son exploit d'avoir déniché le compteur. Vous l'avez compris, chaque scène du premier Jurassic Park est gravée là. Au point qu'on a plus parlé de celui-là que de l'objet annoncé de cet article. Au point surtout qu'on maîtrise désormais l'orthographe du mot "jurassique", même si on doute systématiquement sur celle de "parc".


Le Monde perdu : Jurassic Park de Steven Spielberg avec Jeff Goldblum, Laura Dern, Richard Attenborough, Julianne Moore, Pete Postlewaithe et Vince Vaughn (1997)

9 juillet 2025

Jurassic Park

Honnêtement, on doit dire que tous les films suivants n’ont jamais pu atteindre le premier Jurassic Park. Quand on dit "tous les films suivants", on ne pense pas seulement aux suites de Jurassic Park (Le Monde perdu bien sûr, Jurassic Park III et tous les infames Jurassic World), non on pense à "tous les films suivants". L'ensemble de la production cinématographique post-1993. En effet, le premier, le vrai Jurassic Park, l'unique, est une œuvre d'art cinématographique. Au premier sens de chaque terme. Prenez le temps de les relire un par un. Et on ne saurait même pas dire combien de fois on l'a vue, cette œuvre d'art cinématographique... Notre père qui êtes aux cieux (il est bien vivant, mais on l'appelle toujours comme ça), notre paternel, car nous sommes frères, a toujours dit qu'il jetterait le magnétoscope par la fenêtre si on le regardait encore une fois... Il n'a jamais ressenti le cinéma... Pourtant ce film nous a fait traverser notre adolescence. On avait exactement 7 et 8 ans quand on a vu cette merveille en salle, en 1993, au CGR de Manosque. Maintenant on en a 70 à nous deux et on l'aime toujours autant... C'est bizarre parce que normalement on était partis pour être deux intellos précoces, loin de se laisser berner par des animatroniques, mais dès la première séquence, Spielberg nous avait rattrapés... On a lâché les études après cette séance, soit en CE1 pour l'un et en CE2 pour l'autre. C'est tôt pour arrêter d'apprendre. Mais la vie nous a souri quand même, et nos trois enfants, cousins, désormais adultes, Mado, Lucho et Macho, adorent aussi le premier Jurassic Park... On leur a transmis nos gènes pathologiques, nos pieds carrés et notre passion. De rien.


 
 
Frères de naissance mais devenus meilleurs amis en 94, nous avons tous deux acheté la VHS le jour même de sa sortie. On l'avait en double donc, chacun la sienne, et nous avons tous deux épuisé notre exemplaire, car nous avons tous deux regardé cette révolution artistique en boucle pendant les années, les décennies, qui ont suivi. Tant d'années, tant de souvenirs... RIP le magnétoscope qui a fini en vol plané sur la pergola. Pour nous, tout le film a l'équilibre parfait entre anges (Laura Dern) et démons (Richard Attenborough), entre nature humaine céleste (L. Dern) et bestialité préhistorique infernale (T. Rex), entre pur chaos (Jeff Goldblum) et pure harmonie (Laura Dern), chaos et harmonie à l'intérieur et à l'extérieur de nous et à travers l'univers, mais surtout entre pure évolution (Laura) et pure perfection (Dern). Le film donne la banane (Sam Neill) et ne vieillit jamais (Samuel L. Jackson). Spielberg est un génie du cinéma. On l'aime autant que ses films, que tous ses films, que l'on serait bien en peine de nommer et, pire encore, de départager, de même que l'on serait incapables de faire une préférence entre nos trois gosses (même si Lucho a une place à part dans nos cœurs).


 
 
On ne se lasse jamais de ce film. Vous non plus, avouez. Peu importe votre âge. Si vous passez une mauvaise journée, si le monde ne va pas dans votre sens (et il ne va jamais dans le nôtre) : c'est toujours le médicament. Merci Steven. On vient de le regarder après quelques années sans y retoucher et on a pleuré presque tout le long. C'est fantastique. Juste un morceau incroyable de cinéma moderne avec des paysages visuels si captivants... Cela vous balance dans un monde différent et vous pouvez vous y plonger corps et biens ! (?) Ce film place Steven Spielberg et John Williams au même rang que les nombreux grands cinéastes et compositeurs classiques qui ont créé un cinéma qui sera vu et une musique qui sera écoutée pendant des siècles ! Ce qui fait de Spielberg l'un des plus grands cinéastes de l'histoire, quelque part entre Buster Keaton, David Lynch et Franck Gastambide. Oui, au début des années 2000, on regardait ce film tous les soirs dans notre lit. On avait environ 20 ans. Aujourd'hui, on est septuagénaires en pré-retraites à nous deux et quand on le regarde à nouveau (on aurait dû faire un plan avant de se lancer au brouillon), on est toujours submergés par sa beauté. C'est la première fois depuis toutes ces années qu'on en parle, qu'on vide notre banane devant vous, et cela nous fait très plaisir. Quelqu’un l’a appelé le film quantique : c’est bel et bien ce qu'on pense de Jurassic Park.
 
 
Jurassic Park de Steven Spielberg avec Sam Neill, Laura Dern et Jeff Goldblum (1993)

6 novembre 2016

Independence Day : Resurgence

Si vous avez une quelconque curiosité pour le Mal, vous devrez regarder ce film un jour ou l'autre. Independence Day : Resurgence compte parmi les plus grands maléfices commis de main d'homme. Et on doit ce prodige, peut-être le pire film du monde ?, à Roland Emmerich, qui rempile vingt ans après le premier film du nom, pour vingt fois plus de destruction, vingt fois plus d'effets spéciaux, vingt fois plus de conneries à la seconde de métrage (c'est possible). Ce film est quasiment incompréhensible à force d'être mal écrit. On ne pige rien tant c'est con. Si vous ne l'avez pas vu, vous ne pouvez pas imaginer. C'est impossible. Et c'est pas seulement que c'est écrit à la truelle, que les personnages sont des clichés abominables, les dialogues misérables et la mise en scène à s'asseoir sur des grenades dégoupillées, c'est au-delà de ça, c'est presque de la magie de foirer un film à ce point.






Ci-dessus quelques photogrammes de la fin du film. Je reste fasciné par l'incommensurable laideur des plans de Roland Emmerich. Ses incrustations sont tellement dégueulasses. Il nous avait déjà livré quelques monstruosités visuelles dans 2012 et je crois qu'il a encore poussé la barre un peu plus loin ici. Ah tiens, je n'ai pas dit un mot de l'histoire. En gros, les méchants aliens reviennent vingt ans plus tard. Juste avant leur arrivée, un vaisseau alien d'une autre race est venu nous aider, mais les chefs des gouvernements du monde ont décidé, en deux seconde chrono, sans raison ni justificatif de domicile, de leur tirer dessus. Du coup l'humanité doit subir une autre attaque des salopards (à laquelle ils réagissent exactement comme vingt ans plus tôt : à coups d'avions de chasse et de Bill Pullman, qui rempile aux côtés de Jeff Goldblum, parmi quelques nouveaux, dont Charlotte Gainsbourg et Liam Hemsworth, frère de Chris, ici dans le rôle de la tête brûlée horripilante, la même que celle incarnée par Charlie Hunnam dans Pacific Rim et tant d'autres daubes du genre). Tout cela bien sûr avant de piger que la petite boule blanche venue au début, et qui s'avère parler un excellent anglais (elle cause comme la voix digitale de la SNCF), leur veut du bien, et veut même faire des humains ses soldats pour aller botter le cul des méchants extra-terrestres chez eux. Ce qui nous vaut une dernière réplique digne des meilleures saillies de Donald Trump : "We're gonna kick some alien ass !", annonçant avec fracas la suite de cette suite... promesse d'un spectacle aux confins de l'imaginaire et de la merde.


Independence Day : Resurgence de Roland Emmerich avec Bill Pullman, Liam Hemsworth, Charlotte Gainsbourg, Jeff Goldblum et Maika Monroe (2016)

23 janvier 2016

Bringing Up Bobby

Première critique écrite en anglais, car on aimerait que la première intéressée parvienne à nous lire, même si nous savons les américains plus susceptibles, et plus prompts à traîner leur prochain en justice. First article in english because we would like to be read by our human target : Famke Janssen. In France, to pronounce her name correctly, you have to hit a dog twice in the stomach and pray it suffers a lot. Famke Janssen is a hottie. She was born on november 5, 1964, in Amsterdam, but she looks like she was actually born on april 1st, 1802, in a bad place of evil. Everybody think she is a half-norwegian half-caraibean woman, but the truth is less funny. She comes from a low-lying country, a land as flat as her boobs (that are unpleasant to look at). She studied economics and mathematics (which she called "the stupidest thing she ever heard") for a year in Nam and for another year in her homeland countryside. Then, she decided to look further and went to L.A. (Los Angeles), California, to realize her true dream : become an actress, or at least a supermodel for supermarkets.




Her first film was a long feature crime drama movie called Fathers & Sons. She played the father, a man who had big problems of identity. This movie was a failure, to her and her relatives. So she came back to Amsterdam, with her tail between her legs. Out there, mummy Janssen told her daughter to pull herself together and move back to California to choose a better part. For instance, the part of a mother. After a three months headache in the Desert Valley, she won a leading role in an untitled movie, in which she was the love interest of Jeff Goldblum (who back then was called Jeffrey). This film was not a big success but two or three journalists liked her perfomance and praised it in the columns of their wallpapers. The best was not yet to come.




Her breakout year was undoubtely 1995, when she appeared as the James Bond's enemy in GoldenEye opposite the very handsome but also very selfish Pierce Brosnan. Famke received strong critical acclaim for her electrifying performance as the so-called "femme fatale" Xenia Onatopp (this tremendous name was a direct suggestion made by the actress). Pierce Brosnan told his best friend that she was, from his point of view, one of the biggest "femme fatale" he ever saw. He thought that she made a honest James Bond girl and, one night, he proposed Framke to be his wife for the evening. She refused and it was a very surprising heartbreak for Pierce, who was at this moment the number one fucker of L.A.. However, Framke's career was now on track. Destination Graceland.




Her filmography is the actual proof that God doesn't exist. Or, if he does, he doesn't give a fuck about mankind. Framke Janssen exploded in such films as La Maison de l'horreur, Celebrity and The Faculty : a lot of secondhand movies that cannot be seen whitout one decalitre of alcohol in the blood. Her career was well established but she needed a second breath, a new wind. She accepted to play again a guy nammed Jean Grey in X-Men and it was, as she told newspapers, "the biggest luck (she) had since the day (her) dog Titi Henry avoided a fast riding truck in the motorway". In fact, X-Men was an international success. The kind of movie even your uncle Scefo has seen. Framke Janssen bought a castle in Spain and a house in New Orleans. 




But the natural brunette has more than one trick up her leather handbag and now her idea is to go behind the camera, she wants to make her own movie. Here comes Bringing Up Bobby ! Her first and last film. The story is simple as a "bonjour" : a european con artist (played by the destroyed Famke's lookalike Milla Jovovich) moves with her son to a conservative neighborhood in Oklahoma in an effort to build a better future in the compagny of Great Guy's wallet (Great Guy is the name of the character, who is being played by Bill Pullman), but it doesn't take long for her past to catch up with her, and for her son's behavior to cause problems of their own. To say the truth without lying, Bringing Up Bobby is an OK movie to watch but there is nothing amazing. A nothing type movie that feels like it was made just to make a movie. Let's say "B-", as english people use to say.


Bringing up Bobby by Famke Janssen with Milla Jovovich and Bill Pullman (2011)

2 octobre 2011

Spider-Man 3

Aujourd'hui nous accueillons à nouveau Arnaud, le blogueur décalé et fin limier du blog ciné Donc Acte !, pour une dernière intervention dans ce dossier à propos du troisième volet des aventures de Spider-Man. A cette occasion nous nous joignons à lui pour donner nous aussi notre avis sur cet ultime épisode. Suite et fin d'un article-ricochet sur la saga de Sam Raimi !


Arnaud :

Le troisième opus au budget pharaonique rassemble la tyrannie Raimi. Sam et Ivan Raimi ont creusé leur cerveau commun pour trouver l'histoire et ont réengagé Alvin et les Chipmunks pour l'écrire. Ils se sont renvoyés la balle devant un Alvin Sargent dépité. Ils répétaient à tour de rôle lors de l'écriture du scénario automatique : "c'est toi mon double", "non c'est toi mon double", "non c'est toi mon double", "non, c'est toi mon double". Quand ils en avaient marre, ils inversaient : "c'est moi ton double", "non, c'est moi ton double", "non, c'est moi ton double !"... et ainsi de suite. Alvin Sargent reprit donc le script du second opus. Il s'est dit que les deux frères n'y verraient que du feu s'il inversait juste les pôles évolutifs de Parker et de Watson.

Tout repart comme au début de Spider-Man 2. Sauf que, cette fois, tout roule pour Peter et rien ne va pour Mary-Jane. Harry en veut toujours à Spider-Man/Peter d'avoir tué son psychopathe de paternel. Alvin Sargent a rajouté des doubles ; l'influence des Raimi s'est faite sentir. Ainsi Mary-Jane a une rivale. Peter a un rival. Vénom existe en double. Harry reprend le rôle de bouffon vert de son père. Deux nouveaux méchants au compteur : Vénom (un méchant vraiment très con) et l'homme-sable (le méchant qui nous tire une larme) qui reprend la fonction de Dr. Octopus.



Retour au résumé : après avoir attaqué Parker dans une ruelle, Harry subit un choc à la tête. Commotion cérébrale. Il ressort dans la journée, devient le type le plus gentil du monde et peint des natures mortes. Pendant ce temps, Vénom, entité néfaste extra-terrestre, s'accroche au vélomoteur de Parker (en présence de Mary-Jane Watson). Double opportunité ratée d'infecter du monde. Peter passe faire un tour chez sa tante. Encore raté pour Vénom. Il traîne dans l'appartement de Parker et a l'occasion d'infester Peter et Mary-Jane (alors qu'ils sont seuls) sans le faire. Il préfère se planquer dans le placard et y rester deux jours. Il en ressort lorsque Spidy fait son cauchemar. Songez que si Peter n'avait quelque responsabilité dans la mort de son oncle, Vénom se serait installé confortablement dans une penderie et y serait encore. Vénom a donc décidé de tourner en dérision le photographe. Sous son influence, Peter se plaque une mèche de cheveux sur le front. Il se trouve un nouveau costume de héros tout noir. Lorsqu'il marche dans la rue, il adopte une démarche de frimeur et pointe du doigt les filles. Peter dévoile l'imposture de son rival en photographie (ce qui n'est pas un crime) et se fait apprécier de son proprio (quelle mauvaise influence ce Vénom !). Certes, Spidy finit ses combats plus violemment qu'à l'accoutumée : il croit tuer l'homme-sable et fait exploser une bombe près du visage d'Harry... rappelons que dans le premier opus, Peter avait déjà laissé tomber de quelques étages celui qu'il croyait être le meurtrier de son oncle. Peter joue au méchant dans une scène où il essaie de ridiculiser Mary-Jane dans un café-bar tout acquis à sa cause (elle ne se laisse pas faire ; le mal n'est pas bien grand). Ce qui constitue d'ailleurs le retour en grâce de Parker qui a des remords et se débarrasse de la boue pétrolifère à coup de sons de cloche (dans un clocher d'église). Bref, toute l'affaire se finit sur un chantier de construction (étape que le script de Spider-Man 3 n'a jamais connue).



Même si Spidy the Third s'est avéré rentable financièrement, les studios Marvel et Sony ont préféré relancer la franchise du départ (un reboot) plutôt que de signer avec la même équipe pour un Spider-Man 4. On peut espérer que les méchants ne soient plus aussi naïfs que dans la trilogie de Raimi (Doc Ock excepté). Mais les studios ont choisi le pote au compte bancaire et au long pif du "héros" de The Social Network pour incarner Peter Parker, ce fameux nerd fan de sciences et merdier humain le jour qui se transforme en justicier arachnide la nuit. Le casting de Peter Parker n'est pas chose aisée mais il ne faut pas non plus s'avouer vaincu. Un jour peut-être, on pourra espérer un acteur qui n'a pas un visage ridicule à afficher sur grand écran. Heureusement, ils portent un masque la moitié du temps.


Rémi :

Je n'ai pas vu ce film au cinéma parce que je refuse de donner mes rares euros aux salops qui font ce genre de sale boulot. C'est un énorme tas de fientes, ce film, "un gros tas de merde" pour reprendre l'expression de Jeff Goldblum dans Jurassic Park. Parmi les scénarios les plus ridicules jamais montés à Hollywood, et pourtant... A ceux qui se demandaient encore : "Sam Raimi est-il un nullard ?", en se frottant la tempe, le réalisateur répond lui-même "Oui !" avec ce film. Tobey MacGuire et le comédien qui joue le bouffon vert (je ne le nommerai pas) ne sont pas supportables. Après, oui, je dînerais avec eux, Kirsten Dunst et Brice Dallas Howard avec un sourire en zigzag jusqu'aux lobes des oreilles, parti de Yaoundé pour rejoindre Adis-Abeba en passant par Rouffiac d'Aude. On entend dire des choses extraordinaires sur Spider-Man 3 : "C'est l'épisode le plus sombre de la série", "Beaucoup d'autodérision", "Tobey MacGuire devient émo et c'est fun". Vaaaaaaaaaaaaaaaaa chier... Les scènes d'action maintenant, elles sont censées être superbes et sont hideuses, stricto sensu. Pas un plan qui soit tourné sans ces effets venus le rendre plus joli, et pourtant c'est affreusement laid, pire, on ne croit à rien. Le passage avec la grue... que je ne résumerai certainement pas pour la simple raison que je n'en garde aucun souvenir : je vous défie d'y croire et de prétendre sans croiser les doigts de pieds dans votre dos : "Oui j'y ai cru, c'était impressionnant". Plus ils ont les moyens de faire "beau", plus c'est laid, et plus on se croit devant notre télé à écran bombé et à tube cathodique branché sur notre console Xbox pendant une scène cinématique de Hunter The Reckoning Wayward. Et les scènes de combat, par pitié épargnez-moi ça. Des scènes qui durent dix minutes avec deux tristes types qui se tapent sur la gueule alors qu'ils savent très bien qu'ils n'arrivent pas à se faire mal. Et puis ce qui n'a pas marché pendant tout le film finit par tuer le méchant à la fin, dieu sait pourquoi. Allez vous faire foutre Monsieur Raimi. Votre film est en-dessous de tout ce qui se trouve déjà en-deçà du niveau de la merde. Monsieur Sam Raimi je vous fous mon pied au cul, avec les orteils en éventail.


Félix :

Ça y est, je voue une haine tenace à cet imposteur de Sam Raimi. A vrai dire, je me rends compte que si j'ai pu apprécier un peu ce type, c'était seulement à cause de la VF d'Evil Dead 3, autant dire qu'il n'y était déjà pas pour grand chose. Car avec du recul, les deux premiers Evil Dead sont deux grosses bouses largement surestimées dont j'ai jamais pigé le statut de film culte. Voir le premier s'apparente à une torture, et quand on sait que le second en est un remake déguisé avec plus de moyens, ça fait pas rêver. Quant au reste de sa filmographie, ça pue la merde à 10km à la ronde et c'est pas son frère Ivan qui se bougera le cul pour acheter du Fresh Air. En plus de ça, les frères Raimi sont des proches amis des frères Coen, avec lesquels ils partagent l'art de faire des films chiants que la majorité des gens apprécient beaucoup. Cette même majorité qui a foutu Copernic derrière les barreaux après avoir lu en diagonale sa thèse intitulée "De la place du soleil dans l'univers". Bref. Spider-Man 3. D'ores et déjà estampillé "pire film vu Rue du Rempart", alors qu'il y a pourtant une sacrée concurrence. La meilleure chose de Spider-Man 3, c'est la fille de Ron Howard. Je n'imaginais vraiment pas dire ça un jour. Le film m'a littéralement emboucané l'esprit. Il appartient à cette catégorie de films tellement détestables que, plus tard, je ferai tout pour que mon futur gosse n'ait jamais la sale idée de le voir. En étant optimiste et en espérant que ce film ne m'ait pas rendu stérile, car je suis en effet persuadé que quelque chose d'aussi débile, c'est forcément contagieux. C'est rempli d'idées crétines et tout est ignoblement laid. C'est tout récent mais déjà extrêmement vieux. Avec un tel scénario c'est dingue d'avoir filé du fric pour le tourner. Et c'est encore plus dingue que tant de monde aime et aille payer pour voir ça. Creusez. Les frères Raimi ont déjà bien commencé et ont malheureusement trouvé un sacré paquet d'oseille.


Spider-Man 3 de Sam Raimi avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst et Bryce Dallas Howard (2007)

20 novembre 2008

Hitch - Expert en séduction

Dans ce film, Will Smith incarne Hitch, expert en séduction. Will Smith, lui qui dans la vie n'a qu'à sourire dans la rue à New York pour se retrouver sous une tempête de corps à Taïpeï le soir même. Will Smith, lui qui quand il agite son mobile voit de nouveaux 06 affublés de prénoms féminins s'afficher. Will Smith, lui qui ne dort jamais (seul). Will Smith, lui qui n'a jamais le temps de petit-déjeuner le matin ni de souper le soir, lui qui chaque midi, pour rattraper son manque de nutrition, fait un gueuleton pantagruélique dans d'incessants remakes de la Cène où tous les apôtres sont remplacés par des personnes nues de toutes origines, de toutes couleurs, de tous sexes, de toutes tailles, buvant son sang et mangeant son corps, tant et plus. Will Smith, mon idole, ce sex-symbol transgénérationnel, qui fait tripper ma grand-mère comme ma petite-sœur, incarne donc un expert en séduction, épris de Rosario Dawson, dans la peau d'une avocate mal fagotée.


Rosario Dawson dans la peau d'une avocate mal fagotée


Rosario Dawson telle qu'elle est grimée en avocate intellectuelle dans ce film, dépeinte ici en quelques coups de pinceau : Rosario Dawson dans ce film c'est le sosie de Jeff Goldblum à la moitié du film La Mouche, pile au moment où ses yeux commencent à s'écarter, et où il arrache des bras en serrant la main à ses amis, juste avant qu'il ne se déchire une oreille avec un coton-tige. Prenez la gueule de Goldblum à ce moment du film, rajoutez-lui les lunettes de Woody Allen et rajoutez quatre foyers aux carreaux du nymphomane de Manhattan qui lui-même souffre de triple glocomes. Si, à partir de là, vous voulez revenir à Jeff Goldblum, rajoutez encore à ce visage des dents espacées par le bâton d'un aveugle fraîchement atteint de cécité, rallongez la bosse de son nez de deux mètres, écrasez sa gueule dans un étau afin qu'elle soit environ trois fois plus longue que large, et faîtes de ce menton un cul. Enfin faîtes de sa pomme d'Adam un accoudoir géant. Chez Jeff Goldblum, homme magnifique au demeurant, la pomme d'Adam c'est pas une pomme, c'est un pommier, c'est un arbre géant, c'est le haricot magique de Jack, sauf que c'est une plante carnivore alors pas intérêt pour Jack d'y monter dessus. Sa glotte c'est la pêche géante de James. Jeff n'a pas que la pomme d'Adam, il a tout le jardin d'Eden sous la gueule. Fréquemment il s'estube en mangeant. Il croit avoir avalé quelque chose de travers (qui s'apparente étrangement à un aileron de requin, plat qu'il déteste et dont il se tient pourtant consciencieusement éloigné), quelque chose qui serait resté québlo dans sa triste Gorge de Galamus, et dont il s'aperçoit en définitive qu'il ne s'agit que de sa pauvre glotte et qu'elle est supposée rester là pour le restant de sa maigre vie. Mais à l'instant où je vous parle, je ne suis pas certain de ne pas confondre cet acteur et un autre...


Hitch - Expert en séduction de Andy Tennant avec Will Smith (2005)