6 mai 2012

Le Porteur de serviette

Sorti en 1991 et sélectionné à l'époque en compétition officielle à Cannes, Le Porteur de serviette est un film très méconnu aujourd'hui, pour ne pas dire complètement oublié. Je l'ai découvert par hasard en cherchant ça et là de bons films sur la politique, et force est de constater que l'oubli général à l'égard de ce film n'est pas tout à fait fortuit. Réalisé par Daniele Luchetti (récemment auteur de La Nostra Vita), avec dans les premiers rôles Silvio Orlando et Nanni Moretti himself, le film est une sorte de pré-Caïman et malheureusement pour lui de sous-Caïman, l'avant-dernier film de Moretti (avant l'excellent Habemus Papam) sorti en 2006, où le cinéaste jouait un petit rôle aux côtés de sa star, le même Silvio Orlando, pour dresser un brûlot politique contre le pathétique Silvio Berlusconi. Le Porteur de serviette constitue lui aussi une charge sur le thème de la corruption et prend lui aussi la forme d'une comédie satirique en racontant l'histoire de Luciano (Silvio Orlando donc), professeur de lycée et nègre d'un romancier célèbre, convoqué par Cesare Botero (Nanni Moretti), ministre de l'Industrie et plus jeune ministre en fonction d'Italie, qui lui propose d'écrire ses futurs discours pour une élection prochaine.


La charmante Anne Roussel fait tourner la tête de Luciano en enlevant ses chaussures devant lui dans sa chambre d'hôtel. Son personnage se révèle rapidement pris au piège par Botero qui en a fait sa chose et la tient à sa botte, un peu comme Evan Rachel Wood dans Les Marches du pouvoir, même si le scénario de Luchetti est bien meilleur que celui de Clooney.

D'abord fasciné par le monde de privilèges que lui ouvre Botero, entre grosse voiture, belles interprètes et enveloppes discrètes qui lui permettent de boucler ses fins de mois haut-la-main, Luciano est rattrapé par sa compagne intègre et par ses chers étudiants sur le point de passer leur bac, et découvre vite le revers de la médaille du jeu politique, le vrai visage du tricheur et manipulateur qu'est Botero et la frénésie arriviste des hommes de pouvoir. On retient surtout du film cette scène où Luciano est dépité d'apprendre qu'un certain élève qui fut jadis dans sa classe de terminale et qui montrait des qualités extraordinaires est devenu avocat pour le Parti de Botero, mettant ses immenses talents au service des plus pourris et de leurs viles manigances. Il y a aussi cette séquence où Luciano se soustrait une nuit à ses obligations pour aller aider en urgence ses étudiants à réviser leur bac, se rappelant soudain où sont ses priorités. On préfèrera retenir ces courts passages plutôt que la fin du film et son symbolisme à gros pistons, quand Luciano et son ami journaliste, écœurés par la victoire fallacieuse de Botero malgré tous leurs efforts pour le contrer en dénonçant ses tractations financières, détruisent à coups de clubs de golf la belle décapotable que le ministre avait offerte à sa nouvelle plume. Le Porteur de serviette est un film à thèse, un très utile tract à charge contre les dérives du monde politique et l'immoralité de ses représentants en un point donné du monde et de l'histoire, dont la valeur universelle n'est plus à prouver. Or c'est sans doute cette trop importante dimension contestataire et dénonciatrice qui recale le film au rang anecdotique, son scénario trop convenu et sa réalisation faiblarde l'empêchant de quérir un intérêt artistique au-delà de son seul intérêt civique.


Nanni Moretti est impeccable dans son rôle de politicard arriviste prêt à tout. Lors de son intervention télévisée à la fin du film, où il n'a de cesse de mentir et de lancer de grandes phrases creuses et séduisantes, il nous rappelle étrangement quelqu'un...

Le sujet du film reste bel et bien de rigueur. Le problème du manque cruel et abyssal de moralité dans l'exercice politique n'a pas du tout disparu, y compris dans notre doux pays et à l'heure actuelle. Nous verrons ce qu'il adviendra de l'affaire tout récemment sortie par Mediapart du financement de la campagne 2007 de Sarkozy par Kadhafi… et nul doute que d'autres "affaires" ne tarderont pas à se faire jour et viendront sous peu éclabousser notre cher président et les siens quand celui-ci ne sera plus protégé par la fonction, c'est-à-dire dès le 6 mai prochain si Dieu existe. Le problème du déni de moralité ne se résume d'ailleurs pas qu'aux affaires et ne concerne pas que les matières financières, comme on le voit de façon plus que jamais limpide dans le triste entre-deux tours qui s'achève et qui a opposé François Hollande à Nicolas Sarkozy pour l'accession à la tête de l’État. Le premier, Hollande, a parlé aux électeurs de Le Pen et il a bien fait de leur parler, parce qu'il est important et même impératif de s'adresser à eux, ne serait-ce que pour tâcher de les convaincre qu'il y a autre chose à faire que voter pour une responsable politique dont tout le discours consiste à ostraciser et stigmatiser les étrangers pour régner sur la haine érigée en principe. Mais Hollande n'est pas allé les draguer en s'abaissant aux propos hideux de leur candidate, il a tenté de ramener un maximum des 6,5 millions d'électeurs du Front National dans le giron de la république et vers des choix moins radicaux, moins délétères pour la société et pour ses membres. Il a tenté de ramener à une alternative saine ceux parmi ces 6,5 millions de gens qui n'ont pas voté Marine Le Pen par pure conviction et adhésion pleine et entière aux idées racistes et xénophobes déployées sans complexe par cette dernière notamment dans les derniers jours de l'élection (encore qu'il faudrait connaître la dose de votes contestataires, d'électeurs "en colère", parmi ces 6,5 millions de bulletins, vu que 18% de Français étaient prêts à voir Jean-Marie Le Pen gouverner la France au deuxième-tour de 2002, et vu que la colère ne pousse pas forcément tout le monde vers le vote haineux le plus con qui soit, aussi faudrait-il peut-être parler de "bêtise" ou d'ignorance plutôt que de colère, quitte à tomber dans la condescendance). Hollande s'est contenté d'appeler les quelques potentiels électeurs réellement "en colère" de Le Pen à un vote plus sensé et n'a espéré que détourner ces quelques désespérés de la politique (parmi une masse de véritables racistes, ne nous voilons pas la face) d'une candidate au programme économique invraisemblable, aux propositions de société aberrantes (interdiction de l'avortement, rétablissement de la peine de mort, mais on connaît ça par cœur), et aux discours abjects, volontairement racistes (on se rappelle ce meeting où elle affirmait vouloir fermer les frontières pour ne pas permettre à des avions pleins de Mohamed Merah de se poser en France et de nous dévorer tout crus, assimilant gaiement l'immigration au terrorisme et les étrangers à la barbarie avec enthousiasme et désinvolture). Hollande s'est limité donc, sans en faire le cœur de sa campagne d'entre-deux tours, à essayer de ramener les colériques qui se trompent de cible vers des choix pas seulement plus raisonnables mais carrément moins débiles et surtout moins terribles. Encore qu'on aurait aimé le voir lui et ses porte-paroles, ainsi que les médias, attaquer plus directement le racisme pur et les absurdités du vote FN, quitte à débiter ce qui leur semble des évidences mais que certains auraient bien besoin d'entendre encore et encore. Au lieu de ça les médias se sont souvent bornés à normaliser ce vote et à lui donner une belle légitimité en tant que scrutin décomplexé et pivot du deuxième tour. Sarkozy quant à lui s'est livré à une séduction des plus crasses à l'endroit des partisans de l'extrême-droite en agitant plus que jamais les étendards de l'insécurité, de l'immigration, des frontières et des étrangers, pour galvaniser la foule sur le sentiment le plus facile et le plus bestial qui soit, la très pérenne peur/haine de l'autre.


Quand je pense qu'il y a une probabilité non-nulle pour que Sarkozy soit réélu ce soir, je pense à ceux qui votent pour lui et j'éprouve un soudain mais fugace mépris pour le système démocratique qui risque de nous foutre dedans, et alors je me souviens un instant de Bacri dans Cuisines et Dépendances : "La majorité ? Laquelle d'abord ? Celle qui pensait que la Terre était plate ? Celle qui veut rétablir la peine de mort ? Celle qui se met une plume dans le cul parce que c'est la mode ?"

Parce qu'ils sont six millions et demi de Français à voter FN, les électeurs de Le Pen sont quasiment devenus intouchables. Ou quand le nombre impose non pas seulement le respect que réclame de toute façon la démocratie mais une déférence inquiétante. Qu'on veuille à tout prix respecter ces votants et respecter leur vote est une chose, et il est évident qu'il importe d'écouter cette voix, de ne pas faire la sourde oreille, afin de ne pas favoriser le repli sur soi et la fuite vers le vote extrémiste. Il est capital de comprendre et de répondre, de rétorquer, de contre-attaquer arguments à l'appui, mais encore faut-il pouvoir s'ériger contre l'immense danger de ce vote contestataire et dire à ceux qui l'ont choisi à quel point ils se trompent de solution et de vérité. Ne pas pouvoir attaquer de face les idées racistes du Parti de Marine Le Pen (les quelques attaques qu'elle a reçues face à face durant la campagne portaient uniquement sur son programme économique improbable) par un soi-disant égard démocratique envers ceux qui l'ont élevé au résultat de 18% au premier tour des élections devient absolument insupportable, autant qu'il est insupportable de voir la droite de Sarkozy faire la manche auprès des électeurs du FN en sombrant toujours plus dans le populisme. C'est lui, Sarkozy, qui, en allant piocher directement dans les voix de Le Pen dès 2007 pour s'assurer la victoire, et même avant, quand il était ministre de l'intérieur, à l'époque du kärscher et compagnie, a activement entamé la dédiabolisation certes nécessaire du FN, mais bien au-delà : une "normalisation" dangereuse de l'idéologie raciste des Le Pen. Il n'a pas forcément répandu ces idées davantage qu'elles ne l'étaient déjà, puisque ceux qui en 2007 ont voté Sarkozy pour voter Le Pen sans le faire ont simplement voté directement Le Pen en 2012, histoire d'avoir l'original au lieu de la copie, mais, sous l'égide de son conseiller Patrick Buisson entre autres, il a bel et bien banalisé les idées nationalistes et xénophobes de l'extrême-droite et décomplexé peu à peu la parole raciste dans notre pays. Dans l'entre-deux tours les électeurs de Le Pen ont été présentés par les médias comme la clé de l'élection du 6 mai, ceux sur qui il faut compter et qui tiennent les rênes du pays dans leur bulletin, et on leur donne ouvertement la parole à la télévision pour qu'il y expriment leur dégoût "des noirs et des arabes" qui volent la "France aux Français", sans que cette parole ne soit encadrée ou critiquée (les micro-trottoirs pullulent où l'on entend de tels propos sans aucune contradiction immédiate, Bourdin a lu une lettre qui contenait exactement ces mots à l'antenne avant de donner la parole à un élu UMP qui s'est empressé d'enchaîner avec aubaine sur le problème de l'immigration et d'être gêné quand Bourdin lui a rétorqué que ces "noirs et ces arabes" sont français). Aujourd'hui, à l'heure où l'on confère une importance confortable à ces électeurs dont on légitimise les discours les plus inacceptables (cette parole raciste détendue et assumée sera sans doute préjudiciable pour l'avenir du pays), plus que jamais nous constatons à quel point Sarkozy, qui prône les racines chrétiennes de la France des cathédrales, travaille avec un ministre condamné pour injure raciale, fait de grands discours sur les différences de valeur entre les civilisations, reporte tous les problèmes des Français sur l'immigration et le péril islamiste, s'en est pris directement aux roms, pointe désormais du doigt les musulmans et agite en permanence le drapeau de l'insécurité en présentant ce sujet comme la préoccupation principale des Français alors qu'elle ne l'est que pour 3% des personnes interrogées (loin derrière le problème du chômage, bizarrement), nous constatons à quel point il ne voit aucun mal à se présenter comme proche des idées de l'extrême-droite et combien il a participé à cultiver un climat de mépris et de haine, favorisant un quant à soi franco-français fantasmagorique qui voudrait que tous les malheurs des citoyens de France soient la faute aux boucs émissaires de l'immigration, aux étrangers, mais aussi aux chômeurs, assimilés par présupposé aux immigrés, et maintenant aux élites, autres cibles faciles et récurrentes du Front National.


A quand un biopic de Marine Le Pen avec Charlotte de Turckheim dans le rôle titre ?

On se demande pourquoi Sarkozy veut fermer les frontières vu qu'il a autant de mépris et de dédain pour les français de France que pour ceux qui voudraient le devenir. On voit bien que dans l'esprit de Sarkozy les Français n'ont pas besoin d'être éduqués sur un pied d'égalité, n'ont pas besoin d'avoir les mêmes chances, de bénéficier d'un système scolaire général équivalent, il le dit lui-même quand il refuse le tronc d'éducation commun et suggère ouvertement d'envoyer ceux qui sont en difficulté vers la professionnalisation le plus tôt possible, proposant même de créer de nouveaux baccalauréats spécialisés, "un baccalauréat informatique pour ceux qui aiment l'informatique par exemple, et qui n'ont pas besoin de s'embêter à apprendre l'algèbre ou la géométrie" (sic.), c'est vrai que pour travailler dans l'informatique il n'y a absolument pas besoin de savoir compter ou d'avoir la moindre notion en mathématiques, pas plus qu'une caissière n'a besoin de lire La Princesse de Clèves auquel de toute façon elle ne comprendrait rien. Ce mépris absolu du peuple est plus que jamais arrivé à saturation, et se confond d'ailleurs avec un mépris des électeurs qui sera sans doute regrettable pour la campagne du président sortant, du moins espérons-le. Après que Le Pen, qui s'est toujours plainte qu'on insulte sans arrêt son électorat, a ouvertement traité de bobos abrutis les électeurs de Hollande et de Sarkozy, soit 55% des électeurs du premier tour, Sarkozy et les siens nous ressortent la bonne vieille "gauche caviar", et reprennent à leur compte la rengaine le peniste des électeurs de Hollande identifiés à de satanés bobos inconscients des vrais problèmes des vrais français... Sarkozy a visé à tour de rôle les immigrés qui menacent d'envahir notre beau pays, les étrangers résidant en France, y travaillant et y payant leurs impôts, auxquels il refuse le droit de vote sous prétexte que cela favoriserait le communautarisme, comme si interdire à ceux qui font partie de la cité de participer à ses choix n'allait pas le favoriser davantage (mais en fait on a appris que "personnellement" il était plutôt pour ce vote, sauf qu'il se dit contre pour ne pas se mettre à dos les électeurs du FN, ce qui est encore pire qu'être "personnellement" contre…), puis maintenant il s'attaque aux faux travailleurs, aux gros branleurs de la fonction publique, aux travailleurs en situation précaire (les "bénéficiaires" du RSA dont Hollande a rappelé à juste titre qu'il fallait les appeler "prestataires"), aux faux chômeurs, aux vrais chômeurs, et maintenant aux élites, aux journalistes, aux gens des médias en général, aux artistes, aux étudiants, aux professeurs, aux chercheurs, aux universitaires, et à l'occasion de la fête du 1er mai aux syndicalistes aussi, tous montrés du doigt et désignés comme les coupables de tous les maux qui accablent les seuls français qui trouvent grâce aux yeux du président-candidat, cette poignée d'ouvriers et d'agriculteurs (on n'en est même pas sûrs…) dont il se fout éperdument mais qu'il apprécie quand même parce qu'ils souffrent tellement qu'ils n'ont pas le temps de manifester et donc de le faire chier. Sarkozy n'a même pas conscience qu'à force de monter les Français les uns contre les autres et d'augmenter le nombre de citoyens mis au banc des accusés, il rassemble les Français non pas comme il le voudrait, mais contre lui. Reste à espérer qu'une majorité de Français n'aime pas se faire insulter et être considérée comme de la sous-merde par le chef de l’État.


Je ne sais pas vous mais moi là tout de suite, et plus que jamais, le titre du dernier film de Jean-Luc Godard me paraît constituer un programme idéal pour les cinq années à venir.

Godard disait : "Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout", aussi, ça ne vous aura pas échappé, ai-je profité de cette critique d'un film politique italien oublié de 1991, quand bien même ce dernier dénonçait une immoralité de type arriviste et financière, pour vider mon sac quant à l'immoralité, entière et assumée, politique et intellectuelle, du président-candidat Sarkozy et de sa politique violente, méprisante, insultante, basse et vile, prompte au pire divisionnisme. Il est grand temps de couper définitivement avec ce personnage qui a tant avili l'exercice de l’État depuis cinq ans, qui a rabaissé toujours davantage le niveau de la parole politique, comme encore lors du débat d'entre-deux tours, où il n'a cessé de ramener le dialogue à de tristes coups-bas et autres attaques personnelles et s'est complu à qualifier son interlocuteur de menteur et de calomniateur alors que les études ont prouvé, s'il était besoin, qu'il a lui-même fondé son discours sur un grand nombre de mensonges purs et simples pour s'arranger avec la réalité au mépris de la vérité et à la barbe des Français. Pour éluder les débats et haranguer les foules avec du vide, Sarkozy n'a pas hésité ces derniers jours, à propos du problème de l'euthanasie, à hurler des phrases dignes de la grotesque Christine Boutin, des paroles aussi débiles que "Nous on est pour la vie !", ou comment dresser un procès d'intention à son adversaire en présupposant dans une rhétorique absurde que ce dernier serait pour la mort… C'est le degré zéro du langage et de la réflexion politique atteint par celui que des millions de Français voudraient réélire après cinq ans de souffrances réelles et intellectuelles. Si Sarkozy est réélu aujourd'hui, si les français qu'il a tant et tant méprisés et insultés, qu'il a plongés dans un abîme de vulgarité, qu'il a montés les uns contre les autres et traînés dans la boue, au sens propre comme au figuré, si les français élisent ce 6 mai pour réparer les saloperies instaurées durant les cinq dernières années et plus celui-là même qui les a imaginées et instaurées, je pense entrer en catatonie pour une durée indéterminée. A la seule idée de peut-être me réveiller demain matin dans une France encore et toujours gouvernée par Sarkozy, et de me réveiller dans cette triste France pour les cinq ans prochains, je défaille. Ou plutôt non, au lieu d'une catatonie je pense que je serai mu par une rage terrible et que je serai dans la rue le soir même. Hollande a énormément parlé d'une (re)moralisation de l'exercice politique (il n'y a d'ailleurs rien d'étonnant à ce que François Bayrou, qui a également largement prôné ce retour aux valeurs et à la morale - il faut lui reconnaître cette qualité - ait décidé de voter Hollande), or Hollande a d'ores et déjà participé à rétablir la balance dans ce sens vis à vis des excès de Sarkozy, aussi le voir, tout pis-aller qu'il est, devenir le nouveau Président de la République ce soir (même sans se leurrer sur les difficultés qu'il rencontrera et sur celles qui nous attendent tous) sera déjà une sorte de victoire.


Le Porteur de serviette de Daniele Luchetti avec Silvio Orlando, Nanni Moretti, Giulio Brogi, Anne Roussel et Angela Finocchiaro (1991)

14 commentaires:

  1. Superbe pamphlet ! Il le fallait ! J'en redemande !

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  2. article creux et partisan. Tu penses vraiment que les phrases d'Hollande ne sont séductives et milles fois remaché. Je ne suis pas Sarkozyste mais putain je ne suis socialo non plus .On a surement le socialisme le plus dégueulasse du monde , en tous cas le plus nul. Félicite toi donc de ce "retour a la morale" quand Fabius ,criminel de masse du sang contaminé ,deviendra encore une fois ministre et que Mélanchon se verra bombardé d'une délégation de remerciement a 6000 euros par mois. Idiot.

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    1. Je n'ai pas l'impression que cet article soit une foire aux louanges du Parti Socialiste. C'est plutôt une charge à l'encontre de Sarkozy. Si donner son sentiment profond sur le tournant que s'apprête à prendre le pays c'est creux, où va-t-on ? On préfèrerait quoi ?

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  3. On n'est plus sous Sarko. Le matin est làààààà !

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    1. Bah, ne te réjouis pas trop vite, je ne suis pas sur que ce soit mieux avec Hollande....

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  4. Joey Trebianni7 mai 2012 à 10:38

    Leeee matin est lààààààààààààààà !

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  5. Chandler Bing8 mai 2012 à 11:04

    Le lendemaiiiiiiiiiiiiiin aussiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

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  6. Saint Hollande contre le diable Sarko, non mais on croit rêver!!!

    Sans être un fan de ce dernier, et loin s'en faut, cet article partial et partisan fait penser directement que son auteur cherche à se faire bien voir des nouvellement arrivés au pouvoir.

    En fait vraisemblablement ce n'est même pas le cas. C'est pire, de l'aveuglement volontaire, la cécité intellectuelle, car on pourrait retourner chaque pseudo-argument en claquant des doigts.

    Avec cette gauche-là, des sympathisants socialistes à la cécité absolue, la France ne va pas aller bien loin, alors qu'on aimerait tellement avoir un PS pour lequel on puisse voter, un PS ayant la volonté d'aller de l'avant et d'une honnêteté intellectuelle qui forceraient l'admiration.

    On en est loin, on continuera à voter pour d'autres... ou pour personne.

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    1. Je n'ai jamais sanctifié François Hollande dans cet article. J'ai simplement pointé un certain nombre des torts de Sarkozy en matière de parole politique et de langage électoral (et je suis loin d'être exhaustif) pour dire à quel point il a rabaissé le niveau intellectuel et moral de l'exercice politique dans notre pays. Et j'ai dit qu'après ces cinq ans de bassesses, de violences morales, de mépris du peuple et de divisionnisme social, la victoire de Hollande, qui annonce une remoralisation de la vie politique (on verra ce que ça donne, mais pour l'instant il est assez irréprochable) sonne d'autant plus comme une victoire.

      C'est partisan si tu veux oui, mais je pense que mon propos sur Sarkozy n'est pas de mauvaise foi, et les propos que je rapporte, tout le monde les a entendus. Je n'ai pas par ailleurs dressé un panégyrique aveugle de Hollande, ma partialité et mon partisanisme ne tombent donc pas dans la diabolisation ou l'angélisme. Je parle d'un sujet précis, la moralité de la pratique politique de Sarkozy, en me basant sur des faits réels et des discours bien connus, et sur ce point oui je lui en veux terriblement, c'est pourquoi j'ai choisi mon Parti et c'est pourquoi j'espérais activement sa victoire depuis réalisée.

      Quant au fait que je voudrais me faire bien voir de François Hollande ou du nouveau gouvernement via mon blog de critiques ciné, je reprends tes mots : "non mais on croit rêver!!!"

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  7. Article géant, je suis carrément d'accord sur tout.
    Dès que j'ai un petit coup de mou en journée, je me rappelle que Sarko a dégagé et hop, c'est reparti pour un tour ! :D

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    1. Et on est plein à faire ça depuis dimanche 20h ! :D C'est peut-être ça "l'état de grâce" comme on dit.

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