24 mai 2012

Un Prophète

Ce film n'est pas "mauvais", mais il n'est tellement pas "bon" qu'il est terriblement mauvais. Déjà, et pour commencer, c'est d'une parfaite et consciencieuse laideur. Rien n'est beau dans ce film. Tout est plat (chaque plan, chaque cut, strictement tout), et parfois de lourds accès de laideur pointent le bout de leur nez dans ce marasme de platitude : les noms des personnages ou des chapitres qui s'inscrivent en gros à l'écran au gré d'un arrêt sur image, l'usage balourd des ralentis, les inutiles scènes ultra-violentes à grands coups de jets d'hémoglobine, les fols effets de mise en scène quand Audiard a l'incroyable idée formelle de réduire l'image en filmant à travers un rouleau de sopalin, etc. Partant de là, il est curieux de parler d'immense talent. On lit un peu partout que Jacques Audiard serait le plus grand cinéaste français en activité, et ceux qui le présentent ainsi parlent bien de mise en scène. Je me demande ce qui peut tellement enthousiasmer dans la mise en scène d'Audiard, ce qui fait grimper ses fans au rideau et leur donne le sentiment devant ce film d'être face à une œuvre d'art géniale réalisée par un grand maître. Il suffit de prendre les scènes une à une et de les regarder pour se rendre compte qu'elles n'ont pourtant rien de formidable.



Prenons, complètement au hasard, la séquence en champ-contrechamp où un flic interroge le jeune héros du film dans un bureau, pour cerner ses difficultés. Il lui demande s'il sait lire, s'il sait écrire, à quel âge il a quitté l'école, quelle langue il pratiquait chez lui et ainsi de suite. En face, Tarar Rahim essaie de jouer le jeune loup difficile à faire parler, au regard vif et paniqué, honteux d'avouer ses lacunes mais séduit par l'opportunité de le faire. L'acteur joue particulièrement mal dans cette scène mais à la limite peu importe (le double César absurde qu'il a reçu pour ce film aura plutôt desservi Tahar Rahim qu'autre chose, on ne sait pas où il est passé depuis). Ensuite Audiard raccorde avec une salle de classe où un professeur apprend à des détenus arabes et noirs à lire le français. Parmi eux, le personnage principal, assis à une table, tâche d'épeler quelques mots, le tout sur une musique douce que me chantait ma maman, une sorte de berceuse qui veut forcer notre attendrissement de façon assez pitoyable. Et pour clore la séquence, plan sopalin sur le livre de français : Audiard filme la page du manuel en caméra portée subjective à travers un rouleau de PQ (le héros serait-il à la fois myope, astigmate, presbyte et caffi de triple-glaucomes ? ça expliquerait ses difficultés pour apprendre à lire... mais en fait non, ce n'est qu'un "effet de mise en scène" qui n'est ni signifiant ni intéressant d'un point de vue esthétique), et on entend en off la voix la plus enfantine possible de Tahar Rahim qui décortique le mot "canard". Rien qu'en regardant cette scène (mais ça vaut pour toutes les autres), on ne peut plus parler sérieusement du génie de la mise en scène d'Audiard, ni l'ériger au rang de "plus grand cinéaste français" actuel, à moins de mépriser tous les autres d'un bloc au point qu'il ne resterait plus que lui à sauver…



Et c'est peut-être en effet le cas d'une bonne partie de ceux qui encensent avec exagération Jacques Audiard, cet homme qu'ils consacrent roi du cinéma français notamment pour son courage et son ambition. Nous voici par conséquent informés de ce qu'est l'ambition aujourd'hui en France : cela ne consiste pas seulement à filmer des miséreux de banlieue, des bandits, des prisons, des rats et des coups de feu, non la véritable ambition aujourd'hui en France c'est de filmer tout ça mais à l'américaine. C'est peut-être ça l'accomplissement d'Audiard avec Un Prophète. En partie seulement, parce que le film, comme tous ceux du réalisateur, conserve dans le même temps un aspect très franco-français, une sorte de réalisme humaniste qui lorgnerait presque du côté des Dardenne, mais ça donne typiquement la scène assez embarrassante du cours de français que je viens de décrire et qui ne dure qu'une minute et demi histoire de vite relancer le film avec des choses plus excitantes qu'un apprentissage de la langue… L'américanisation du film peut se ressentir dans la soi-disant maîtrise du scénario traitant un sujet lourd et grave avec l'efficacité comme impératif, dans le regard détaché et très sûr de lui porté sur un milieu précis et sexy en immersion totale, dans l'exposition de la violence physique la plus crue possible et l'exubérance maniaque des scènes sanglantes d'égorgement (Audiard connaît bien ses petits Fincher et Cronenberg illustrés), puis dans la façon de filmer la prison, sujet de prédilection des séries américaines (Oz, Prison Break, etc.) qui ne trouve pas suffisamment grâce aux yeux du cinéma français selon Jacques Audiard, toujours en quête du sujet difficile qui mettra son courage à l'épreuve. Le film, écrit par une batterie de co-scénaristes, a d'ailleurs l'aspect très segmenté et répétitif des séries télé, favorisant la chronique de l'ascension d'un jeune truand en prison. Formellement il y a la caméra portée, vibrante, presque amateur, complètement télévisuelle, qui crée une tension à défaut d'un vrai rythme (on est moins chez les Dardenne que dans 24 heures chrono pour les séries, Démineurs pour le cinéma, etc.), la grosse musique tantôt gravement émotionnelle tantôt tellement cool avec du bon gros son hip-hop surboosté (qui rappelle le générique d'intro des Sopranos), l'art d'écrire très grand les noms des personnages sur l'image arrêtée (un classique du cinéma tape-à-l’œil, véritable mode reprise dans tout un tas de films, d'Inglourious Basterds à Domino, etc.). Et puis il y a l'histoire, le mythe du merdeux petit malin parti de rien pour s'asseoir sur un empire façon rêve américain (Scarface, etc.). Audiard a voulu faire un film de genre et inventer un héros auquel le spectateur puisse s'attacher rapidement. Il regrettait que le cinéma français ne représente les arabes que d'un point de vue naturaliste et sociologique, il voulait les filmer autrement, les mettre en lumière, c'est réussi, l'arabe du film est un taulard analphabète de 19 ans qui, après avoir égorgé un semblable, grimpe les échelons du grand banditisme.



Audiard fonce la tête la première dans ce gros cliché cher au cinéma hollywoodien du bad boy self-made man. Son héros n'est quand même pas totalement un salaud puisqu'il est orphelin déjà (trop triste !) et parce qu'il essaie d'apprendre à écrire le français (ce gros dur est si touchant quand il essaie avec difficulté d'écrire "canard", trognon la caillera). Le héros arabe, qui reste un caïd à la con, réussit cependant, et haut la main, sans que sa soi-disant réussite ne soit vraiment critiquée comme dans le film de De Palma. A la fin de l'histoire il sort de taule, avec la femme et le fils de son ex-meilleur ami sous le bras, il monte dans une bagnole de rêve et trente gros bolides remplis de serviteurs le suivent, formant une cour à sa botte. Peut-être, nul doute même qu'Audiard a voulu dénoncer les failles du système carcéral français, qui d'après experts ne serait qu'une machine à faire grossir les délinquants, un lieu de passage et de formation accélérée pour les introduire à vitesse grand V dans le milieu au lieu de les sortir de leur merde. Sauf que le personnage, auquel nous nous sommes identifiés tout du long et que le cinéaste a soumis à notre admiration avec énergie, sort en grandes pompes de sa cage, et toutes ces bagnoles blindées qui le suivent le sacrent comme un vainqueur absolu, un puissant génie. Audiard affirme qu'il voulait filmer non pas un gros costaud mais un "cerveau en action qui donne des preuves d'adaptabilité phénoménale, que le personnage va d'abord utiliser dans des comportements opportunistes (…) pour ensuite améliorer son sort et enfin accéder à un autre niveau, au pouvoir". Le cerveau, l'intelligence selon Audiard, c'est la faculté à se couler dans un moule pour le soumettre, c'est accepter une condition minable pour s'y tailler une place et y gouverner sans la quitter. Ce qu'il appelle un cerveau c'est en fait de l'astuce, de la ruse, de la malignité, mais l'important c'est que cela conduise au pouvoir, fut-ce un pouvoir financier (les grosses voitures) et despotique (l'intimidation des autres et l'assujettissement des esprits les plus faibles). On sait depuis longtemps que la morale n'a plus droit de cité dans le cinéma et les séries télé, c'est ringard et même insupportable de prendre en considération ce que nous montre un film et le message qu'il délivre... aussi n'y a-t-il rien à redire au fait que le trimard parti d'absolument nulle part, sans la moindre trace d'éducation au compteur, s'avère être plus brillant que le reste du monde et gagne à la fin du film avec une telle marge de manœuvre qu'il a complètement réussi sa vie. Tout cela est parfaitement brillant.



Le problème c'est que si Jacques Audiard n'est pas le metteur en scène prodige qu'on veut nous vendre, il n'est pas non plus le scénariste hors-pair que sa filiation pouvait laisser espérer (surtout aux maniaques de la grosse réplique qui tache façon "Paris-Brest" et "Cons sur orbite")… En-dehors du sempiternel délinquant bizuté puis balloté entre les gangs de la prison et parvenant à y négocier sa place pour finalement prendre les rênes, le seul élément narratif qui ressorte un peu de ce marasme si facile (une prison, des caïds, pas mal de violence et n'importe qui reste scotché) c'est l'idée du personnage hanté par le détenu qu'il a égorgé au début du film dans le but de s'intégrer auprès des pontes de la Centrale. Toutes les dix minutes à peu près on retrouve Tahar Rahim dans sa cellule en compagnie du fantôme de sa victime, qui fume des clopes et recrache la fumée par le trou qu'il a dans la gorge. On peut douter qu'un type traumatisé par le meurtre qu'il a commis au point de côtoyer en pensées sa victime soit d'humeur à imaginer un gag comme celui-là, mais soit. A moins que cet ectoplasme ne soit pas le fruit de l'imagination coupable du personnage mais une véritable manifestation mystique et fantastique, puisque le macchabée prédit ensuite l'avenir au héros et fait de lui un "prophète" de pacotille, Jacques Audiard ne sachant où chercher de l'air pour sortir son film des sentiers battus et rebattus. Sur ce, je retourne voir Un condamné à mort s'est échappé, un film français, de prison, réalisé par un authentique grand "metteur en scène".


Un Prophète de Jacques Audiard avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Adel Bencherif et Gilles Cohen (2010)

31 commentaires:

  1. J'avais vu ce film et je l'avais globalement bien aimé, bien que ne le trouvant pas exceptionnel, mais disons, pas mauvais quoi. Je ne partage pas ces idées sur la morale dans le cinéma, que je conçois pourtant très bien, et lincrustation de noms sur image arrêtée ne m'a jamais gêné, mais ça m'en touche une sans remuer l'autre. Le constat triste qui peut être fait, et que tu fais d'ailleurs , c'est que ce film, que je qualifierai de "modeste" intellectuellement, soit porté au rang de chef d'œuvre. C'est à dire que non seulement on va montrer ce film, mais en plus on va leur dire "c'est ça ce que doit montrer le cinéma". Et là je tique fortement. L'éducation du cinéma, dans 30 ans, considérera vraiment ce film comme un grand film à étudier en cours, comme une référence? Ça me fait un peu peur.

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  2. Belle mise au point sur ce cinéma qui ne m'intéressait guère avant et ne m'intéresse guère maintenant que j'ai un aperçu de ce que c'est...

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  3. J'avais déjà pas envie de le voir (surtout après le visionnage de la BA de FR2...) mais tu m'as coupé clairement tout envie.

    De plus, parler de lui comme le plus grand réalisateur français actuel quand il existe des gens tels que Céline Sciamma ou Bertrand Bonello, qui pourraient largement plus concourir à ce titre...

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    1. Le défenseur de papy René24 mai 2012 à 23:53

      Et Assayas, Hansen-Love, Resnais, Mouret, etc.

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    2. Vu aucun film de tous ceux là, mais je compte le faire !

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  4. "Tahar Rahim rejoint Marion Cotillard chez Asghar Farhadi" :-|

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  5. Alors si je suis plutôt d'accord avec vos critiques habituelles (bien que trop souvent sévères), là je plaide coupable en affirmant qu'Un Prophète est un pur chef d'oeuvre.

    Audiard n'est pas Bresson mais la puissance de ce film m'a scotché ne serait-ce que par la justesse du jeu des acteurs : putain, vous ne parlez même pas de l'interprétation hallucinante de Niels Arestrup !
    Je développe davantage ici : http://www.mapausecafe.net/archive/2009/09/18/si-tu-vit-c-est-a-cause-de-moi.html

    Comme je le dis dans ma critique : "Question références, on est clairement de l'autre coté de l'Atlantique avec Don Siegel, la dimension christique d'un Scorsese et celle de la fresque romanesque de Coppola à travers le parcours d'un moins que rien devenant un mythe vivant (Le Parrain). Voir aussi le Scarface de Brian de Palma pour l'ascension du malfrat."
    Du coup, je ne comprends pas pourquoi vous reprochez à Audiard de s'inspirer du cinéma de genre américain, alors que c'est certainement une des meilleurs idées qu'il a eu. Tout en gardant une mise en scène française réaliste et âpre qui évite tout manichéisme et tout moralisme de bas étage.

    La moral, parlons-en.
    J'ai l'impression, à force de vous lire, que vous adoptez trop souvent un point de vue morale vis-à-vis des long-métrages que vous visionnez, au point de parfois sombrer dans la moraline.
    Et surtout une lecture exclusivement au 1er degré ce qui rejoint une certaine barbarie du littéral entretenue par des auteurs comme Zagdanski, Meyronnis ou Onfray "persuadée que l' image est une réalité et que le mot est la chose" et composant une "nouvelle tendance qui a totalement intégré l'abolition de la distinction, fait de la lettre la mort de l'esprit et de l'image le tombeau du réel."
    Peut-être que je me fourvoie (je l'espère, je vous aime bien) mais je invite à lire cet article qui analyse très justement ce genre de lecture cinématographique : http://pierrecormary.hautetfort.com/archive/2010/10/22/titre-de-la-notcomment-diffamer-le-cinema-a-propos-de-la-mor.html

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    1. Concernant "l'interprétation hallucinante" de Niels Arestrup, je ne conçois pas l'intérêt supérieur d'en parler. Il joue le vieux caïd Corse avec du gel dans les cheveux qui reste assis sur un banc les jambes écartées et les mains entre les genoux, jette des regards supérieurs avec le menton haut, marmonne des phrases idiotes entre ses dents serrées et pousse la gueulante au milieu du film avec les yeux exorbités et le menton tremblant... J'ai du mal à estimer ce genre de "prouesses". A priori ça me semble être ce qui se fait de plus facile dans le domaine de la comédie, mais je me trompe peut-être. En tout cas je trouve ça rarement impressionnant ou original.

      Plus j'y pense plus je me demande en quoi Arestrup est si estimable et d'où il tient son statut de grand acteur doublé de mec génial. Je dois avouer que je ne l'ai pas vu dans ses 2ème et 3ème films, certainement les meilleurs titres de sa filmographie ("Stavisky" de Resnais et "Je,tu,il,elle" d'Akerman), mais dans tous les autres films connus où il a joué et que j'ai vus, y'a pas matière à rêver. En gros ça donne "Parlez-moi d'amour" de Sophie Marceau (!), "De battre mon coeur s'est arrêté", "Le candidat" avec Attal, que nous avons critiqué sur le blog, et "Le scaphandre et le papillon". Autant dire d'assez tristes films, où il n'a jamais été outstanding, loin s'en faut. Je pense que son succès d'estime (fait-il du théâtre ? ceci expliquerait peut-être cela) tient dans son faciès charismatique et dans son nom, qui, il faut bien le dire, sonne particulièrement bien : "Niéls Heuresup'". Je ne lui aurais pas refilé de César si je l'avais eu en main, croyez-moi.

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    2. Sylvain, quelles sont les autres critiques où tu considères que l'on adopte un point de vue un peu trop "moral" sur les films ?

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    3. Je peux te répondre à sa place : Batman Dark Knight, Inglourious Basterds. Je me trompe ?

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    4. Hum, je ne sais pas, je n'ai pas lu vos critiques sur le film de Nolan (que j'ai beaucoup aimé) et sur celui de Tarantino (que je n'ai pas aimé).

      De tête, je ne saurais pas vous dire exactement, c'est plus un ressenti global dû à certaines piques ça et là...
      Ah si, "La guerre est déclaré" : il me semble que vous faisiez une critique assez morale du film (arrêtez-moi si je me trompe, il faudrait que je la relise) alors que, même si je n'ai pas aimé le film (je vous rejoint totalement sur la laideur de ce type de cinéma français) je ne l'aurais pas critiqué de cette façon : il est plus exaspérant que moralement répréhensible.

      Mais bon, comme je l'ai dit, je me fourvoie peut-être.

      Pour Niels Arestrup, ok, ce n'est pas De Niro mais quand même de là à dire qu'il joue mal, faut pas déconner !
      Ce qui est dommage c'est que j'ai l'impression que vous vous forcez à être méchant (même si c'est souvent justifié) devant des oeuvres qui dépassent en qualité la production ambiante : "Un Prophète" c'est autre chose que les films de Mélanie Laurent, vindiou !

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    5. Concernant La Guerre est déclarée je ne lui reprochais pas d'être immoral, juste d'être totalement con. J'ai certes placé une pique contre le comportement vaniteux des auteurs du film et leur insulte à une certaine partie du public (parmi lequel je me compte), mais c'était une pique parmi mille autres visant plus directement le caractère insupportable du film et son immense médiocrité.

      Quant à Niels Arestrup je n'ai jamais dit qu'il jouait mal, je n'en ai tout simplement pas parlé, ne jugeant pas nécessaire d'évoquer sa performance que je trouve banale. Tu m'as gentiment reproché de ne pas l'avoir évoqué et je t'ai expliqué pourquoi : en effet ce n'est pas De Niro, on en est terriblement loin.

      Pour le reste je ne me force pas à être méchant, d'ailleurs je ne me trouve pas spécialement méchant à l'égard d'Un Prophète, alors que je le suis à l'égard des films de Donzelli ou de Maïwenn (sans me forcer non plus !), comme quoi il y a bien deux poids deux mesures. Je ne jette pas le film d'Audiard aux orties, j'explique juste en quoi il ne me plaît pas spécialement et pourquoi je m'étonne qu'on le considère comme un chef-d’œuvre.

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    6. Oui, c'est vrai que vous étiez modérément sévère avec "Un Prophète" comparé aux scuds (mérités) que vous avez envoyé à la face des films de Donzelli et de Maïwenn.
      D'ailleurs, je fais mon grognon mais j'ai claqué une bonne barre en lisant ces critiques : c'était méchamment drôle !

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    7. Niels Arestrup fait en effet du théâtre avec Ducolbac. Ca me file pas envie !

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  6. On a perdu 4 followers twitter et 1 membre google, mais tant pis :D

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  7. Toute la filmographie de Jacques Audiard idéalement bien résumée ici :
    http://lacritiqueestaisee.blogspot.fr/2012/05/filmographie-de-jacques-audiard.html

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  8. Juliette Boniche24 mai 2012 à 23:44

    Robert Pattinson n'est pas d'accord :

    "À ce propos, tu as vu la bande annonce de De rouille et d’os ? Si seulement Audiard pouvait se décider à tourner en anglais… C’est probablement le plus grand metteur en scène en activité, capable de faire un cinéma qui touche le grand public tout en étant indiscutablement de l’art. Les performances de ses films sont les meilleures, ses scènes d’action sont les meilleures… Peu de cinéastes s’approchent de son niveau, à part peut être James Gray, avec qui je rêve de travailler."

    http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/EXCLU-Robert-Pattinson-le-sexe-Binoche-Audiard-et-moi-3370356

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    1. C'est un classique les acteurs qui s'extasient publiquement sur le film de la sélection qui a le plus fait de bruit : "et avez-vous vu ce film ? J'en sors et c'est gé-ant. Ce réalisateur est le plus grand de l'univers et je serais très honoré de travailler avec lui". Ou comment lécher le cul d'un réal par journaux interposés histoire de lui demander sans le faire de tourner dans son prochain film à gros succès qui fera un carton assuré. Tous les ans quelques pauvres types se prêtent à l'exercice et c'est toujours aussi pathétique.

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  9. Jason, le buteur de connasses chaque Vendredi 1324 mai 2012 à 23:57

    Super article, super propos, super moralisme. Au secours les cons, au secours Audiard, au secours ses fanas.

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  10. Médiocrité proverbiale : "un prophète" est nul en son pays.

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  11. Complètement d'accord avec cette critique, et aussi avec la remarque sur la prestation d'Arestrup. Typiquement le genre de jeu qui m'exaspère. Le summum étant cette scène d'engueulade ridicule où il hurle des trucs les dents serrées tout en postillonnant pour bien faire "intense". En fait le jeu d'Arestrup dans cette scène pourrait faire une belle métaphore du film entier : se donner des grands airs en postillonant à la figure de son interlocuteur (le spectateur), alors qu'en fait on a pas grand chose à exprimer.

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  12. Clairement foireux, ce prophète de mes deux. Par contre l'article est très bon :)

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  13. Je viens de voir De Rouille et d'Os. J'ai pas detesté, mais par contre Audiard a quand même une façon un peu bizarre de se branler sur la misère.

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  14. J'ai même pas lu toute votre critique tant le début commence mal. Un film se regarde en entier, pas scène par scène. Je trouve qu'il faut être vraiment blasé pour critiquer un film de cette qualité et c'est hyper triste. Audiard relève le niveau merdique du cinéma français! J'ai l'impression que toutes les critiques négatives sont emplies de haine; les gars, vous êtes vraiment ridicule dans votre fermeture d'esprit. Continuez à regarder vos séries américaines à la con et arrêtez la critique. Ou alors, bougez vous le cul pour créer quelque chose aussi, et qui tienne la route.

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    1. Zorozorozoroooooooooooooooo15 juin 2012 à 21:03

      Entre ceux qui disent qu'il faut donner des exemples précis des films pour argumenter et ceux qui disent qu'il faut pas en parler scène par scène, on n'est pas dans la merde! Faudra vous mettre d'accord hein, ce serait cool d'aider les auteurs du blogs. Et en l’occurrence, jamais il ne te vient à l'esprit qu'une scène ou un ensemble de scènes peuvent être représentatifs de l'ensemble d'un film ? Ça te vient pas ça ? Ça t'ouvre pas l'esprit? Et t'as quoi à dire pour défendre ce film au fait? Rien ? Ah bon.

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  15. vous êtes pas tendres ...

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