11 mars 2008

Hot Rod

Putain enfin une comédie américaine drôle, ça court plus les rues... Et quand je dis drôle c'est pas qu'on sourit trois ou quatre fois, c'est qu'on se marre vraiment, à gorge déployée. L'acteur principal au centre de l'affiche c'est Andy Samberg, qui a déjà officié à la télévision ricaine. Retenez bien ce nom. Ce type est méga bon. Il a pigé bon nombre d'astuces (dont certaines lui viennent directement de Jim Carrey et c'est pas peu dire) que seuls les grands comiques savent maîtriser. Il fait partie de ces funambules de la comédie qui savent où est la limite et qui flirtent avec. Ils vont jusqu'au bout, à la lisière du trop plein, mais ils s'arrêtent juste avant, là où on se fend la gueule et où on regrette que chaque gag ne soit pas plus long justement parce qu'il s'arrête pile quand il faut.

Pour vous toucher deux mots de l'histoire, c'est celle de Rod Kimble, cascadeur amateur qui tâche de réunir assez de fonds pour payer une greffe du cœur à son beau-père afin de le tirer d'affaire. Tout ça juste pour qu'ils puissent à nouveau se mettre leurs roustes habituelles dans leur garage et que Rod parvienne enfin à casser la gueule de son beau-père pour gagner son respect.



Et c'est pas comme s'il n'y avait que l'acteur principal de drôle. Le beau-père est interprété par Ian McShane que vous aurez peut-être croisé sous les traits d'Al Swearengen dans Deadwood et qui montre un grand potentiel d'acteur dans un genre évidemment très différent. Et puis hormis Sissy Spacek on découvre principalement des inconnus, dont certains ont leur quart d'heure de gloire dans ce film. Puis pour ces messieurs il y a aussi une rouquine qu'on a cru être la sœur de Jenna Fischer étant donné qu'elle porte le même blaze (même s'ils ne s'écrivent pas exactement pareil) et surtout les mêmes arguments physiques. Le film commence vraiment par un gag qui donne le ton. Le héros est en train de s'entraîner comme un abruti dans les bois puis il trébuche et chute vers le flanc de la montagne. Et la chute dure et dure. Et même quand on est persuadé qu'elle est finie elle continue, ça paraît con mais avec le personnage qui dévale à toute allure la pente en se fracassant le corps contre les arbres et en hurlant à la mort comme de rire dans une scène un poil trop longue ça devient très, très drôle.

Les gars qui ont fait ce film ont pigé un truc tout con qui consiste à savoir faire durer des situations marrantes un tout petit peu plus longtemps que nécessaire pour les rendre hilarantes. Plusieurs scènes sont à mourir de rire grâce à ça. Puis y'a beaucoup de moments où on voit bien que les acteurs improvisent et que c'est gardé au montage. Parfois même les séquences sont coupées brutalement sans doute parce que les gars se sont marrés après et ça donne un certain rythme au film assez original. Très bonne surprise donc et fameuse poilade. Si y'a pas de touche rewind sur votre lecteur dvd vous allez le maudire.


Hot Rod d'Akiva Shaffer avec Andy Samberg, Bill Hader, Ian McShane et Isla Fisher (2007)

9 mars 2008

Trade

Si on croit la légende qui entoure la genèse de Trade, Marco Kreuzpaintner aurait eu l’idée du film un beau matin en consultant son programme TV et en constatant qu’il n’y avait rien de prévu pour le soir même. C’est dans le même magazine qu’il vit un article à propos d’un documentaire traitant du commerce d’esclaves sexuels liés aux réseaux pédophiles. En lisant ça en diagonale, Marco, choqué, s’est juré de ne jamais regarder ce documentaire et s’est donné pour objectif de réaliser le film définitif sur le sujet, avec l’espoir de le boucler dans la journée, afin qu’il puisse le regarder le soir même, et ainsi passer une soirée sympathique. L’audace et l’ambition de Kreuzpaintner, ses deux plus grandes qualités. Hélas, le tournage déborda sur quelques jours et le film ne fut pas achevé le soir même du lancement du projet. Quand on se rend compte de la qualité du film, on comprend tout à fait qu’il ait fallu plus d’une journée pour l’achever ; dans la carrière de Kreuzpaintner, Trade apparaît comme le point culminant.




Pourquoi ? Parce que c'est le plus riche et le plus complet, celui dans lequel le réalisateur parvient le mieux à étaler tout son talent. Citez moi un autre film dont l'essentiel du budget est liquidé dès le générique, preuve de la générosité sans limite de son réalisateur. Citez moi un autre film où chaque acteur joue comme si sa vie en dépendait, sans doute parce qu’effectivement ils sont les cibles de menaces de mort du metteur en scène. Citez moi un autre film où l’actrice la plus âgée à l’écran a à peine 8 ans mais apparaît tout de même topless en full frontal. Citez moi un film dans lequel on retrouve donc le clip d’une chanson de bossa nova particulièrement chouette (le fameux générique d’ouverture), un documentaire riche en informations faisant froid dans le dos sur le commerce d’enfants, la bande-annonce du précédent film du réalisateur très discrètement incrustée au montage, et plusieurs des meilleures pubs du dernier Festival International de la Publicité de Pittsburg. Non, ne cherchez pas, vous n’en trouverez pas !




Ce film c'est un peu le Bohemian Rhapsody du 7ième art. Une œuvre qui part dans toutes les directions sans jamais perdre de vue son objectif. Une oeuvre incontournable où tous les grands thèmes récurrents du cinéma de Kreuzpaintner sont présents : les relations père-fils, la religion, les relations oncle-neveu, la croyance, la sexualité, les animaux domestiques, la foi et le doute en sa propre destiné.

Parmi les films de Kreuzpaintner (Trade et Summer Storm, rappelons-le), Trade est donc mon préféré, mon chouchou, celui que je conseille à tous les cinéphiles et en règle générale à toutes les personnes un peu intéressées à l’idée de connaître l’âpreté de la société dans laquelle nous vivons.

Ah, qu’est-ce qu’on est bien, tout seul, dans son salon, les doigts de pieds en éventail posés sur la table basse, en train de regarder un film de Kreuzpaintner.

On est tellement soulagé quand ça s’arrête.


Trade de Marco Kreuzpaintner avec Kevin Kline (2007)

Summer Storm

J'aime tous les films du cinéaste Marco Kreuzpaintner. Tous possèdent leurs petits morceaux de bravoure, leurs « scènes d'anthologies » diront d'autres, mais pas moi car je ne comprends pas ce mot. A vrai dire, je ne comprends pas non plus le terme « morceaux de bravoure », mais ça ne m’empêche pas de l’utiliser et de vouer un culte à Kreuzpaintner ! Ce type-la occupe une place tout à fait à part dans le cinéma actuel et vous allez très vite comprendre pourquoi. Tous ses films valent le coup d'être vus et je suis fier de posséder chacun d'eux en dvd collector (ce ne sont pas à proprement parler des éditions dites "collector", mais comme je les collectionne, elles le deviennent inévitablement !). Je les expose dans mon salon où personne n'est jamais invité, à l’abri d'aucun regard. Ils trônent littéralement sur le meuble de ma télé, bien mis en évidence, et je suis content chaque soir de les savoir à mes côtés. J’achèterai bien les figurines s’ils en fabriquaient, mais il n'en existe pas, c’est pas faute de m’être renseigné !



Pour les profanes, je vais faire un petit topo rapide sur Marco Kreuzpaintner. Littéralement « le peintre crucifié » en slave, ce réalisateur, originaire du Costa Rica et expatrié en Allemagne pour des raisons géopolitiques, a très tôt exprimé son envie de saisir notre époque à travers des films pourtant intemporels qui traitent tous de l’une des questions centrales de nos sociétés contemporaines. Après avoir vendu son âme au diable en réalisant quelques clips pour les entreprises Danone et remplir ainsi son frigo, Kreuzpaintner, le compte en banque bien garni, a enfin pu s’attaquer à des projets qui lui tenaient à cœur. Malheureusement, des projets, il en avait très peu. Ou l’inverse : il en avait beaucoup trop. Car il souffrait en fait d’un véritable problème d’enfant gâté, une manie de gosse de riches : à l’affût de tout et doté d’une imagination sans limite, Kreuzpaintner avait un nouveau projet à chaque minute, ce qui lui rendait impossible d’en mener un à terme et ce qui rendait difficilement supportable la vie à ses côtés. Pour que vous cerniez mieux le personnage, je vais vous rapporter une scène de sa vie décrite par sa mère dans un entretien accordé à l’obscur journal allemand Das Tuch : « Je découvrais un matin Marky Marco face à sa tranche de fromage quotidienne. Chaque matin il mangeait un grand morceau de gruyère accompagné d’un œuf au plat baignant dans de l’huile de foie de morue. C’est comme ça que j’ai élevé tous mes gosses et ça risque pas de changer aujourd’hui. Marky était donc là face à son gruyère, plongé littéralement dans la contemplation de ce bout de fromage. Il m’a alors regardé droit dans mon œil de verre et m’a annoncé qu’il envisageait de réaliser un film sur la conquête spatiale, dont la moitié se déroulerait sur la Lune. C’est alors qu’une mouche s’est posée sur son nez, il l’a chassée d’un geste et, l’air illuminé, il m’a alors déclaré qu’il allait mettre en branle un nouveau remake de La Mouche. J’étais perdue. Et ça n’a pas arrêté pendant toute la journée ! Le lendemain, je l’ai inscrit dans l’internat de garçons le plus mal réputé de la ville ». Un témoignage émouvant de l'amour d'une mère à moitié aveugle pour son fils et une citation qui en dit long sur l’ambition débordante chez cet enfant déjà convaincu qu’il deviendrait metteur en scène.



Quelques années plus tard sort le premier long-métrage de Kreuzpaintner : Summer Storm. Sans doute inspiré de ces années vécues en internat, celui-ci aborde le thème épineux de l’homosexualité chez la jeunesse allemande. Le film correspond à 1h40 passées entre quatre murs, ou plus exactement dans une école primaire en compagnie de 12 garçons qui découvrent un à un que leur sexualité n’est pas celle qu’ils croyaient. Pour saisir tout le sens de ce film il faut savoir que Marco Kreuzpaintner soufflait sa 10ième bougie lorsque le mur de Berlin s'effondra en 1991. Cet évènement a profondément marqué son adolescence et donc sa philosophie de vie. Toute son œuvre en est la preuve : les murs et les cloisons sont de tous les plans, raison pour laquelle Summer Storm est un huis clos. Un huis que je qualifierai même d’extrêmement clos puisqu’à aucun moment la caméra ne sort prendre l’air. Kreuzpaintner est également fasciné par la brique et le béton, qui occupent une place souvent décisive dans l’intrigue de ses films. C’est une brique qui sauve la vie du personnage principal de Summer Storm, et c’est cette même brique qui va servir d’arme pour éliminer son ennemi libidineux, sans parler du mur de briques sur lequel les deux personnages sont adossés.



Bien que d'apparence très personnelle, la finalisation de Summer Storm a été rendue possible grâce à un stagiaire occupant le rôle d’assistant réalisateur et qui a pour l’occasion endossé un rôle allant bien au-delà de la simple assistance puisqu’on lui doit en vérité l’ensemble du film, Kreuzpaintner étant alors plus occupé à filmer tout ce qui lui passait sous les yeux (c’est d’ailleurs sur le tournage qu’il découvre sa passion pour les papillons et les sauterelles). En réalité, Kreuzpaintner a seulement eu l’idée initiale du film après avoir lu un article à propos d’Elton John dans Den Neuen Beobachter (Le Nouvel Observateur allemand) et il a ensuite rédigé le premier jet du scénario en écoutant ce même chanteur, ce qui explique en partie sa qualité. Malgré tout, Summer Storm s’avèrera être un franc succès auprès de la critique qui attribuait sans doute à notre allemand préféré des intentions qui ne lui avaient même pas effleuré l’esprit. Un journaliste débordant d’enthousiasme l’a même décrit comme la réincarnation bavaroise de Stanley Kubrick, sans même savoir qu’il adressait de cette façon un sacré compliment à l’assistant réalisateur.



En dehors de tout ça, Summer Storm a surtout permis à Kreuzpaintner de gagner un gros paquet d’oseille mais aussi une réelle crédibilité en tant que cinéaste. Il a ensuite pris soin de mettre dans l’ombre son assistant dont on ne saura jamais le nom. Summer Storm ouvre donc grand les portes d’Hollywood à notre ami allemand, qui va en profiter pour mettre en boîte Trade, dont je vais vous parler par la suite.


Summer Storm de Marco Kreuzpaintner avec Robert Stadlober (2004)

6 mars 2008

L'Heure d'Été

Ce nouveau film d'Olivier Assayas ravira ceux que ses dernières œuvres, qu'on pourrait qualifier d'américaines pour aller très vite (du mitigé Demonlover en passant par l'honorable Clean pour finir avec Boarding Gate), avaient laissés en porte-à-faux. Aujourd'hui Assayas revient à ce qu'il avait réussi plusieurs fois, et notamment une fois avec Fin août, début septembre, un de ses plus beaux films. D'ailleurs les deux récits se font écho. Dans Fin août Adrien (François Cluzet), écrivain au succès en demi-teinte, se savait atteint d'un cancer incurable et prévoyait sa mort, que ses amis les plus proches encaissaient tant bien que mal quand elle finissait par le(s) frapper. S'occupant de régler les affaires de leur ami défunt, ces derniers découvraient entre autres un amour récent de l'auteur, amour secret puisque partagé avec une jeune fille de 16 ans (incarnée par Mia Hansen-Løve). Dans L'heure d'été, Adrienne (Juliette Binoche), Jérémie (Jérémie Rénier) et Frédéric (Charles Berling) fêtent en compagnie de leurs enfants les 75 ans de leur mère Hélène Berthier (Edith Scob), qui a passé sa vie à prendre soin de la collection d'œuvres d'art de son oncle, un artiste célèbre, et qui se sachant près de la fin souhaite préparer sa succession sans pour autant ne rien imposer à ses descendants. Ses enfants partis, la vieille dame se meurt dans sa grande demeure. Assayas filme très sobrement et très justement cette solitude propre à une maison vidée de ses enfants. Et puis ce qui devait arriver arrive et Hélène disparaît, laissant ses enfants débattre des questions d'héritage dans un calme olympien, sans grande dispute malgré de profonds désaccords. Puis les trois enfants apprennent que leur mère vivait une profonde bien qu'impossible histoire d'amour avec son oncle. Et savoir ça ne va pas aider Frédéric à se débarrasser des œuvres du grand-oncle, car lui seul est attaché à cette maison de famille et aux trésors qu'elle renferme, tandis que l'autre frère et la sœur préfèrent tout vendre pour assurer leur avenir professionnel en Chine ou à New-York.



Au début du film, qui se déroule donc dans le domaine d'Hélène, Assayas use de mouvements de caméra portée permanents qui rappellent ceux de la ballade dans les bois d'Adrien et Jenny (Jeanne Balibar) dans Fin août. Cette mise en scène mouvementée correspond à des moments de pleine vie pour Adrien comme pour Hélène. Et puis la caméra se pose après la mort de la mère pour passer d'un enfant à l'autre tandis qu'ils exposent leur vues sur la gestion de l'héritage dans une grande scène très "japonisante" (comme le dit Adrienne à propos d'un vase), très orientale en tout cas, qui rappelle Hou Hsiao-Hsien, le maître avoué d'Assayas avec qui Juliette Binoche vient d'ailleurs de tourner un film magnifique, Le Voyage du ballon rouge. Le film connaît plusieurs ralentissements mais renaît sans arrêt et part dans de nouvelles directions. C'est très troublant et très singulier de voir cette œuvre repartir encore et encore vers de nouvelles choses. Et puis les séquences deviennent comme des tableaux. Pour exemple la longue et minutieuse fouille de la maison par des experts qui énumèrent tristement les objets de valeur qui s'y trouvent, alors dénués de toute la poésie que savait leur conférer Hélène, la maîtresse illégitime de l'artiste. Puis les antiquaires déballent les vases et l'argenterie comme en les violant, séquence qui évoque la vente aux enchères de L'éducation sentimentale où les objets appartenant autrefois à Madame Arnoux étaient distribués, bradés sous les yeux impuissants d'un autre Frédéric, à qui ils évoquaient mille souvenirs et deux mille images. Séquence que complète celle où Frédéric (celui de L'heure d'été) et sa femme observent un bureau de leur mère exposé au musée d'Orsay sous les yeux de visiteurs impassibles qui répondent au téléphone en pleine visite.



Et puis le film s'achève sur un retour à la jeunesse. À part Frédéric, aucun des deux autres enfants n'avait connu ou se souvenait de leur grand-oncle, l'artiste Berthier, et ils n'ont de cesse de répéter que cette maison ou ces œuvres d'art ne leur évoquent plus grand chose. Il y a un défaut de communication évident entre les générations. Les deux enfants de Frédéric lui disent que les tableaux qu'il veut leur léguer après sa mort, comme cela se fait de génération en génération dans la famille, sont largement trop vieux pour leur plaire. Avant de mourir Hélène se plaignait que sa fille Adrienne n'eût pas de goût pour l'argenterie du passé. Durant l'anniversaire initial les petits-enfants d'Hélène ne sont à aucune moment dans le cadre avec elle, sauf pour lui dire au revoir. Et enfin, après que Frédéric est allé chercher sa fille au commissariat où elle est en garde-à-vue pour vol à l'étalage et possession de drogues, bien que père et fille soient tous les deux consommateurs de joints le courant ne passe pas et les portes claquent. Ainsi à la toute fin du film, les enfants de Frédéric et leurs amis investissent la maison familiale en passe d'être vendue pour y faire une grande fête avec l'aval de leurs parents qui après tout s'en foutent maintenant que tout est vendu. Et alors Assayas fait un joyeux retour vers L'eau froide (dont le présent film semble être un double adulte, prenant pour sujet les parents de l'héroïne de l’œuvre de 1994), avec une caméra très mobile qui passe d'un groupe de jeunes à l'autre et ne s'arrête jamais tandis que les jeunes filles dansent et que les garçons jouent au foot sur une musique assourdissante. Et puis la fille de Frédéric remplace Virgine Ledoyen qui amenait son amant par la main, par le bout du nez, dans les bois, où personne ne viendra les trouver.



Frédéric est le personnage principal de ce film, celui des trois frères et sœur qui n'est pas d'accord et qui subit ces ventes la mort dans l'âme. C'est le héros, un héros qui va contre deux personnages expatriés aux États-Unis et en Chine, les deux pays où Assayas s'en est allé dans ses trois derniers films. Si ça n'appelle pas au retour décidé d'Assayas en France et vers son plus grand cinéma ça...


L'Heure d'Été d'Olivier Assayas avec Charles Berling, Juliette Binoche et Jérémie Rénier (2008)

5 mars 2008

Calme Blanc

En 1988 Phillip Noyce enfonce les portes de la Warner Bross pour soumettre son nouveau projet au directeur de l'illustre maison de production. Son film racontera l'histoire d'un jeune couple, John Ingram (Sam Neill) et Rae Ingram (Nicole Kidman), qui vient de perdre son unique enfant dans un terrible accident de voiture. Pour se changer les idées et se mettre au vert, ils décident de partir en mer sur un voilier pour une période indéterminée qui s'achèvera quand bon leur semblera. Mais voilà qu'ils repêchent le dernier rescapé d'un bateau naufragé et que cet individu nommé Huguie (Billy Zane) s'apprête à copieusement les faire chier. Ne laissant pas Phillip Noyce terminer son explication de texte, le directeur de la Warner lui serre vigoureusement la main avant de lui déclarer : "Ton idée c'est du déjà craché et recraché mais ça me plaît terriblement, je vais produire ton film et te dégoter un budget à trois chiffres". Ce que le célèbre producteur devait oublier de préciser c'est qu'il y aurait une virgule perdue dans ces trois chiffres et placée plus près du début que de la fin.


Billy Zane, avant de s'attaquer à la baleine Kate Winslet, s'en était pris à l'étoile de mer de Nicole Kidman

Vous vous demanderez peut-être comment avec un budget si dérisoire Phillip Noyce a pu réunir Nicole Kidman et Sam Neill dans un même casting. Mais ne vous détrompez-pas, ce film date de 1989, et il marque les premiers pas d'une frêle et rousse Nicole Kidman au cinéma. Même combat, plus ou moins, pour Sam Neill. Et idem pour Billy Zane que ce rôle devait condamner à jouer les trouble-fête en bateau (rappelez vous de lui dans Titanic). Et comment ne pas s'extasier devant l'insondable beauté de cette Nicole Kidman des premiers âges. Ce corps bâti selon le nombre d'or, cet échafaud de callipyge surmonté d'une tête d'ange à la peau blanche comme neige, translucide, on peut voir ses organes à travers ! Ce visage de déesse couronné par une immense chevelure écarlate et que percent des yeux d'un turquoise inhumain. Si le titre français du film est "Calme blanc" laissez moi vous dire que dans mon slipard j'assistais à une véritable tempête. Alors on me reprochera de ne m'adresser ici qu'à la gent masculine. Fort bien. Parlons un peu de Sam Neill. Et ses yeux bleus-de-mer-de-Grèce ne sont pas de reste. Quel bel homme. Invariablement affublé de la même coiffure depuis sa naissance, la seule possible. Immanquablement vêtu de la même chemise bleue qu'il portait lors de son premier casting et qui depuis ne le quitte plus. Sauf à de rares instants, comme quand il travaille à fond de cale d'un bateau qui coule, auquel moment il se résout à dévoiler son torse de bûcheron. Un duo d'acteurs de haut niveau donc, à côté desquels Billy Zane fait bien pâle figure.


Cette chevelure de fauve, ce regard bleu océan, ces lèvres rose-bonbon, je ne sais même plus lequel de Kidman ou de Neill je suis en train de décrire...

Pauvre Billy Zane, comment rivaliser face à Sam Neill, qui comme à son habitude nous gratifie de quelques uns de ses gestes d'acteurs les plus célèbres. Qui n'a jamais vu Sam Neill comprenant ou découvrant quelque chose sur le tard, se retourner très lentement vers la caméra, le menton bas et les yeux plissés. Qui n'a jamais vu Sam Neill, dans la situation la plus désespérée, s'émerveiller de choses aussi dérisoires qu'un bateau en feu, les bras légèrement écartés du corps, paumes ouvertes vers l'objet de sa satisfaction et sourire niais collé au visage. Qui n'a jamais vu ça n'a jamais vu un film avec Sam Neill. Ces techniques d'acteurs appartiennent à Sam Neill, il en possède les droits et gagne de l'argent quand un autre acteur dans le monde les emploie, c'est le Label Sam Neill et les actionnaires de l'Actor's Studio s'en bouffent les doigts.


La terreur, par Sam Neill. Enjoy.

Comment rivaliser dans le rôle d'un schizophrène assassin qui met une bonne demi-heure à se décider avant de posséder physiquement une Nicole Kidman radieuse à souhait en l'absence de son époux. Oui parce que quand le couple repêche cet étrange individu nommé Huguie, Sam Neill sent bien qu'il y a quelque chose d'étrange et il décide de l'enfermer pour se rendre sur le bateau à la dérive qu'a fui le rescapé. "Qu'est-ce qui te fait croire ça" lui demandera sa femme, et l'imperturbable Sam Neill de lui répondre: "25 années passées sur des bateaux". Et il découvrira bel et bien sur l'épave que les différents membres de l'équipage ont été tués par Huguie les bons tuyaux. Mais John Ingram n'aura pas le temps de rejoindre son propre voilier car ce dernier a foutu les voiles avec Huguie aux commandes et Nicole Kidman à son bord. N'ayant d'autre choix pour rejoindre sa femme, Sam Neill décide de pomper l'eau qui envahit le navire d'Huguie, de colmater ses brèches et de réparer son moteur sur fond de musique africaine entêtante. Inutile de vous cacher que le rythme ralentit considérablement tandis que l'on observe, non sans plaisir, Sam Neill remettant à flots un bateau à 95% coulé et détruit.


Est-ce quelqu'un connaît l'adresse d'un chirurgien capable de me faire ce cul ?

Et pendant ce temps Nicole Kidman négocie au quotidien avec son ravisseur. Originalité du script, l'ennemi en question n'est pas un tueur irréfléchi mais un simple gars un peu dérangé qui pète les plombs une fois par jour, moment de la journée où mieux vaut ne pas traîner dans les parages afin de ne pas finir avec un pieu enfoncé dans le cœur jusqu'à la garde. Et malgré ses manœuvres, Rae Ingram finira par céder à Huguie par la faute de son chien. C'est dur à croire mais c'est pourtant vrai. Le clébard du couple, remplaçant du gamin tué au début du film, est un personnage à part entière qui aura son importance dans le récit quand il décidera le mord aux dents de se liguer avec Huguie. Il finira empalé sur une porte à coup de harpon. Un soulagement pour tout le monde tant le démon s'était emparé de ce chien mouillé. À la fin du film, après que Rae Ingram s'est débarrassée d'Huguie et que Sam Neill est passé à deux doigts de se noyer dans la cale du bateau qu'il avait sans doute mal réparé, puisqu'on le retrouve, sans explication après une ellipse douteuse, à nouveau inondé en ce qui concerne la partie immergée et complètement enflammé concernant le pont et les voiles - après ces nombreuses péripéties donc, le couple se retrouve enfin, serein et comblé. Mais ne comptez pas sans un ultime retour du tueur fou, aussitôt congédié par un Sam Neill que les tentatives d'assassinat de Bill Zane ne font plus du tout marrer et qui l'expédie dans l'eau avec une fusée éclairante logée dans l'oreille gauche.


Calme Blanc de Phillip Noyce avec Nicole Kidman et Sam Neill (1989)

4 mars 2008

Lollilove

Putain ce film en bois... Méga grande déception. Comme Rémi et moi nous sommes fans de Jenna Fischer, ça faisait un petit moment qu'on espérait mettre la main sur ce con de film, introuvable jusqu'à il y a deux jours où je l'ai choppé un peu par hasard à télécharger dans le dark web. On voulait le voir depuis deux ans en fait, depuis qu'on mate assidument The Office et qu'on est tombé sous le charme de cette actrice au charme si immense. Ça fait deux piges au moins qu'on se dit "Putain faudra qu'on mate Lollilove elle a l'air au meilleur de sa forme là-dedans et le film est peut-être méga cool, vise un peu l'affiche chelou". Hélas, c'était sans compter sur James Gunn, son mari de l'époque, pourtant auteur du plutôt sympathique film d'horreur rigolo Slither et qui a voulu, avec Lollilove, faire on ne sait même pas vraiment quoi vu que c'est ni drôle ni intéressant. Produit par les studios Trauma plus habitués aux films gores délirants, où James Gunn travaillait alors, Lollilove est une sorte de docu-fiction ultra chiant, où l'on voit le couple d'acteurs créer une association venant en aide aux sans-abris. Ça dure 64 minutes et on a regardé la moitié en avance rapide tant ça paraissait long. Y'a strictement rien de drôle, ça brasse du vent et Jenna Fischer est finalement complètement sous-employée. Y'a bien un ou deux moments où elle a vraisemblablement été habillée par son idiot de mari, mais c'est tellement furtif qu'il vaut mieux se contenter des screencaps réalisés par les fans de la belle, soucieux d'éviter aux autres de regarder cette grosse arnaque qu'est Lollilove. A éviter. Deux ans pour ça... 
 
 
Le couple est depuis séparé, James Gunn continue à avoir une tronche de cake et à tourner des petits films d'horreur qui marchent très fort en VHS ; quant à Jenna Fischer, elle se constitue une bien jolie filmographie faites des plus mauvaises comédies américaines actuelles tout en continuant à incarner Pam dans The Office, elle domine la petite lucarne. On les salue. 
 
 
Lollilove de Jenna Fischer et James Gunn avec Jenna Fischer et James Gunn (2004)

3 mars 2008

Jurassic Park III

Quand il a reçu le scénario de ce troisième volet des aventures du Parc Jurassique dans un colis Fedex, Steven Spielberg a décidé de ne pas donner sa réponse par voie postale comme il en avait l'habitude mais de plutôt se rendre directement au Studio Dreamworks à pied pour faire comprendre à voix haute qu'il était absolument hors de question qu'il colle une fois de plus, une fois de trop, la main à la patte pour s'enliser dans une trilogie qui aurait raison de sa longue carrière : "There is no way I'm gonna commit this film !" a-t-il hurlé à ses employés avant de se rendre compte que c'était bien lui le patron de cette boîte et que personne ne le forçait. Steven Spielberg a alors fait appel à Joe Johnston, un des yesmen les plus côtés d'Hollywood Boulevard, pour foutre en l'air sa trilogie. Et face au chèque indécent que Spielberg a fait miroiter sous ses yeux globuleux, Joe Johnston n'a pas tardé à récupérer son épreuve du script dans sa corbeille à papier.



Et quel script. Après un voyage de plaisance sur une des îles aperçues dans les épisodes 1 et 2, Téa Léoni est dans l'avion du retour aux côtés de son époux, elle sirote un cocktail avec un masque de nuit sur les yeux et les doigts de pieds en éventail sur le tableau de bord quand soudain c'est le flash, ils ont oublié leur fils Kevin, 1m32, 8 ans et demi, toutes ses dents, sur l'île infestée de dinosaures. Mais ça ils ne le savent pas encore puisque par un heureux hasard ils n'ont jamais fait la rencontre fortuite de la moindre trace de dinosaure sur cette minuscule péninsule durant la totalité de leurs 6 mois de vacances. Parfois le hasard fait bien les choses. Parfois pas, comme quand le hasard a voulu que cette jeune maman pense à foutre son clebs dans l'avion du retour et pas Kévin, son fils unique. Ou quand ce même hasard a voulu que l'actrice pense à foutre un short pour le tournage. Ni quand le hasard a fait que, par souci d'économie, le couple de vacanciers a décidé de ne pas engager de pilotes pour piloter l'avion, préférant le programmer à l'avance et le laisser les guider jusqu'à Seattle en pilotage automatique. C'est ce hasard-là qui empêchera le couple de faire demi-tour pour récupérer le gamin. Six ans plus tard jour pour jour, les deux amants ont réuni assez de fonds pour se payer un second voyage et enfin remettre la main sur leur cher et tendre. Mais pas question d'y aller seuls, ils doivent se munir d'un spécialiste en dinosaures au cas où il y en aurait sur l'île (ce qu'ils ne savent pas encore à ce moment du film, c'est une pure spéculation, une simple précaution). Ce spécialiste c'est Alan Grant (Sam Neill), le personnage principal du premier Jurassic Park.



S'ensuit une scène de 39 minutes dans un bar, un bouge du Bouroundi, belle région d'Afrique, dans laquelle Alan Grant refuse catégoriquement leur offre. Il réfute tous leurs arguments. Il affirme même "s'en battre l'œil" de leur enfant chéri. Plus jamais il ne remettra un pied sur une île possiblement peuplée de dinosaures, il en a trop chié dans le premier numéro de la série, il a failli y perdre ses guiboles plus d'une fois, ils peuvent insister à jamais il n'y a aucune sorte de chance pour qu'il accepte leur requête. Et puis, 39 longues minutes plus tard, il suffira que le père de Kévin aligne son chéquier sur la table et lui offre 100 dollars pour qu'Alan Grant se ravise et accepte de venir avec eux. D'après Steven Spielberg cette séquence d'envergure serait une allégorie du repas qu'il aurait fait avec Sam Neill quelques jours avant le tournage pour le convaincre de jouer dans le film. À la suite de cette séquence couperet on retrouve Alan Grant dans le jet privé qui conduit les trois protagonistes vers l'île de malheur. Alors, pour nous donner une idée de la terreur qui envahit le professeur Grant à l'approche de l'île des T-Rex, Joe Johnston a recours à un vieux truc, le cauchemar. Sauf que faute de moyen, ou pris de génie, Joe décide de ne pas nous montrer le cauchemar, il se contente d'un long plan fixe sur Sam Neill qui gigote en dormant dans son fauteuil avant de se réveiller en sursaut. L'effet est garanti, on est dans le feu de l'action.



Et pas des moindres puisque dès le débarquement sur l'île, c'est l'arrivée du fameux tyrannosaure Rex. On a déjà vu ça dans le 1 et dans le 2 me direz-vous. Eh bien Josh Johnston a pensé comme vous. Alors arrive un autre dinosaure, bien plus laid et un poil plus grand, et qui après un sauvage combat terrasse le Tyrannosaurus, celui qui autrefois nous fit tant rêver (comme s'il fallait décidément briser tout ce que le premier film de Spielberg avait bâti, avec pour ligne de mire la loi du "bigger, stronger, uglier"). Et, encore une fois par manque de financements, Dennis Muren, le chef des effets spéciaux attitré de Spielberg, a décidé de reprendre de vieilles maquettes technétroniques pour créer cette bête. C'est ce qu'avait fait Jean-Pierre Jeunet dans Alien 4 où il avait récupéré la reine Alien en plastique grandeur nature qui avait servi dans l'épisode 2 par esprit d'économie. Sauf qu'ici il ne s'agit pas de réutiliser une bête déjà filmée mais bien d'en créer une nouvelle. Qui s'étonnera donc que Dennis Muren ait assemblé des morceaux du T-Rex de Jurassic Park 1 avec des bouts de "Bruce", le gros requin animatronique des Dents de la mer, ce grand requin hideux que Spielberg, contrairement aux gens d'Amblin, surnommait "La grande merde blanche". Les plus aguerris sauront aussi distinguer dans ce grand merdier qu'est ce nouveau dinosaure de pacotille le crochet du capitaine Crochet dans Hook, l'arche perdue d'Indiana Jones à la recherche de l'arche perdue, retrouvée au dernier moment dans le cagibi de Vilmos Zsigmond, le directeur de la photo de la trilogie Indiana Jones, mais aussi le fauteuil à bascule de Woopy Goldberg dans La Couleur pourpre ou encore la voiture rouge en panne de Duel.




C'est pas la dernière des déceptions dans ce film. Très vite les sauveurs retrouvent leur enfant, qui depuis six ans n'a pas grandi d'un centimètre et vit terré sous une racine de peuplier, se nourrissant exclusivement de terre et sortant régulièrement vainqueur des assauts répétés des dinosaures les plus carnassiers et les plus féroces qui s'acharnent de génération en génération à l'extirper de son abri de fortune à coups de bec. L'ayant enfin retrouvé, ses parents, toujours accompagnés du Professeur Grant, s'invitent dans son trou à rat. Le gosse, serein, s'extasie de rencontrer Alan Grant dont il a lu tous les bouquins sur les dinosaures, qui l'ont passionné. Parce que la passion de ce gosse c'est les dinosaures et ces six années de merde passées sous une grosse branche d'arbre à repousser les gueules pleines de crocs de ses nouveaux potes carnivores du bout de ses tennis Adidas n'ont pas suffi à le détourner de son goût pour le Jurassique. Alors pour coller au budget draconien imposé par Spielberg, Joe Johnston décide de copier coller des scènes de Jurassic Park 1 où le petit Timmy faisait chier Grant avec ses bouquins sur les dinos, et on n'est pas dupes. On aimerait être dupe, on aimerait fermer les yeux là-dessus, mais ça n'est pas possible parce que ça fusille les paupières avant de fumer la rétine. C'est gros comme le nez au milieu de la façade.



Et on n'est pas arrivé au bout de ses surprises. Vient une scène d'action interminable quoique haletante dans laquelle les 4 personnages sont repérés au bord d'une falaise par des ptérodactyles à cause de la sonnerie du mobile de Téa Léoni. Attention, pas le téléphone portable du personnage, qui n'est pas censé en avoir un à ce moment là du film, on parle bien ici du téléphone cellulaire de Téa Léoni l'actrice. Certains parleront de goof, je resterai mesuré. Bref, encore une fois Dennis Muren n'a pas eu les fonds nécessaires alloués habituellement aux effets numériques de post-production et l'on est consterné d'admirer ces ptérodactyles, certes nouveaux dans la série Jurassic Park, mais désespérément inachevés. On a sous les yeux l'armature informatique des ptérodactyles, leur ossature numérique vert fluo, des barres vertes supposées reliant les contours des animaux pour coordonner leurs mouvements informatiquement. Mais l'habillage n'a pas été finalisé et il part en guenilles. Point de texture, point de peau pour donner corps à ces bestiaux sur nos écrans, point de vraisemblance. C'est un fiasco.




Je vous épargnerai la suite des évènements. Dîtes-vous simplement que pour marquer une évolution dans la trilogie Joe Johnston a décidé de doter ses raptors d'un don qu'ils n'ont jamais eu et ça tous les livres d'histoire s'accordent à le dire : la parole. Ainsi vous faudra-t-il accepter de voir ces vélocipédiques entamer des discussions durables dans un français irréprochable. De même seuls les plus coriaces d'entre vous tiendront jusqu'au bout pour voir plusieurs divisions de l'armée des États-Unis débarquer sur l'île pour sauver nos quatre daredevils. Seuls les plus naïfs d'entre vous ne reconnaîtront pas la séquence d'ouverture de 39 minutes d'Il faut sauver le soldat Ryan et son débarquement sur la plage Omaha le 6 juin 44 collée là discretos. Seuls les plus cons ne s'étonneront pas de voir Tom Hanks et Vin Diesel tuer des soldats de la Wehrmacht avec leurs mitraillettes Tompson en guise de conclusion à ce sombre épisode d'une trilogie qui aura décliné d'épisode en épisode pour partir du sommet et arriver à des frasques sans pareilles dans l'histoire du tout hollywood.

Je viens d'apprendre que Joe Johnston prépare le 4ème film de ce qui sera donc tragiquement une tétralogie.


Jurassic Park III de Joe Johnston avec Sam Neil et Téa Léoni (2001)