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20 janvier 2013

Lincoln

Nous accueillons aujourd'hui notre valeureux pigiste Paul-Émile Geoffroy, que nous avons envoyé à la projection presse du nouveau Spielberg, pour couvrir la sortie de ce film très attendu et bien placé dans la course aux Oscars. Son verdict :

Pourquoi un film historique ? C'est vrai après tout, pourquoi ? Pas pour le public, le grand : peu lui importe semble-t-il et il sortira probablement de la séance (en tout cas c'est ce que j'ai pu entendre) en regrettant l'époque où Abe chassait des vampires. Rappelons-nous un instant qu'à l'origine un film était l’œuvre d'un artiste, d'un créateur, d'une subjectivité, d'un individu (et de ses assistants) et posons-nous la question de la motivation de Spielberg. Coutumier du fait, ses précédentes tentatives (les Amistad!, Il faut sauver le soldat Ryan et autres La Liste de Schindler - j'évite sciemment l'Empire du Soleil) tendaient à le placer dans la catégorie de ceux qui au jeu de celui qui se touchera la nouille avec le plus d'effet préfèrent l'artisanat de l'éveil des consciences. Lincoln ne déroge pas à la règle et est un beau montage correctement représenté de l'avènement du 13ème Amendement à la Constitution des États-Unis d'Amérique : l'abolition de l'esclavage, en 1865, à quelques mois de la défaite de la Confédération des États du Sud, après quatre ans de Guerre de Sécession.




Le film ne doit donc pas seulement être jugé sur ses qualités cinématographiques mais sur l'art de son auteur à user du cinématographe pour animer la conscience égalitaire de ses spectateurs. Or des premières dépend implicitement le second et il faut bien tirer un constat à la sortie de Lincoln : Steven Spielberg n'est pas plus un grand cinéaste que John Williams n'est un grand compositeur (certains sans doute aimeraient voir s'arrêter là la sentence) dès lors que leur intention n'est pas de se faire violence. Leurs travaux depuis dix ans ont ceci d'harmonieux (à l'exception notable du Tintin d'il y a deux ans - lequel était d'une certaine façon une tentative tardive de se faire violence et d'entrer dans un futur possible) qu'ils embrassent le passé avec tant de franchise et d'amour que chacun sait sans peine où mettre les pieds : qui se souvient des thèmes écrits par Williams pour Cheval de Guerre ou Munich ? qui chérit tel plan d'Indiana Jones 4 ? qui s'est vu surpris par Le Terminal ? De Duel jusqu'à Schindler (et même Ryan), Spielberg écrivait une histoire du cinéma, époustouflait des enfants et impressionnait des adultes, jonglant entre un sérieux biblique et un insatiable besoin de parler à l'enfant qu'il était encore (et que l'on sent reparaitre devant Tintin). Lincoln est le film d'un vieil homme dépassé, mis en musique par un vieil homme dépassé, et au vu de ses objectifs humanistes, c'est regrettable.




C'est d'abord en s'abîmant dans les stéréotypes de son propre cinéma que Spielberg perd de la force. Le cliché de l'enfant si cher à ses habitudes est ici servi en triple exemplaire : Robert Lincoln (Joseph Gordon-Levitt) incarne sans intérêt aucun le jeune adulte désireux de se soustraire à l'ombre du modèle paternel, William Lincoln en enfant perdu dont le deuil ne peut être parce que la politique ne le permet pas, Tad Lincoln en prodigue petit malin posant les questions pour le spectateur, observateur silencieux. Trois caractères aussi futiles qu'alourdissants pour un film dont la durée (2h30) est un handicap certain à ses vues et qui devrait se contenter, comme sa chronologie le lui permet, de se concentrer sur l'émancipation des esclaves plutôt que sur une hypothétique biographie d'un Lincoln, que le seul mois concerné par le film ne suffit pas le moins du monde à éclairer. On aura aussi droit au regard caressant sur les opprimés, comme nous y a habitué Amistad!, et ce au détriment de vérité historique puisque la haine quasi absolue (dans quelque État que ce soit) des noirs se voit largement tamisée pour la bonne cause. On en vient même à croire que les bataillons "colorés" étaient légion en cette année 65 tant on voit de soldats de couleur, auxquels sont confiées d'importantes missions (accueillir les confédérés venus traiter de paix...), une manière aussi peu élégante de faire entendre son propos que les tractations et les arrangements de Lincoln et de son cabinet en vue de faire voter l'Amendement. Sauf que ça ne prend pas. Dès le début du film, ces deux soldats noirs s'adressant à un Lincoln spectateur du théâtre de guerre, le Caporal tournant le dos au président, récitant la fin du discours que ce dernier a prononcé quelques temps auparavant, complicité hollywoodienne factice, c'en est trop. Tout cela ne sert pas un film ayant valeur de testament autant (sinon moins) que de lettre de rappel. Pas plus que ces plans ratés jusqu'au ridicule qui accompagnent quelques transitions en fondu et notamment celui, posthume, d'un Lincoln-bougie tenant discours face à la foule. Ces sentimentalismes niais ont fait leur temps et je crois que tout le monde en a assez : les ficelles se voient bien trop pour que l'on se laisse pénétrer d'un message ni subtil ni subtilement amené. Certes l'humour peut encore aider, et la salle entière se laisse prendre à la légèreté des trois Stooges auxquels échoit la lourde tâche de convaincre suffisamment de membres de la Chambre pour que l'Amendement passe (une mention particulière à James Spader, à qui l'âge va bien au teint et que l'on espère déjà revoir en gras amuseur) et au tempérament "héroïque" de Thaddeus Stevens (le personnage le plus complet et le plus intéressant du lot, joué par Tommy "Lee de mort" Jones, en roues libres), mais là encore la subtilité est hors de propos.




C'est sans talent, bien que sans réel accroc, que Spielberg mène lentement sa barque d'un bout à l'autre du mois de Janvier 1865, sans passer par de grandes échauffourées spectaculaires (hormis une écharpade inauguratrice, la seule grande bataille de ce mois-là, celle de Fort Fisher, nous est entièrement diffusée depuis le centre des communications de la Maison Blanche) ni non plus nous dépeindre vraiment la souffrance du peuple opprimé (Amistad! suffisant). C'est un film politique, dont le coeur a trait aux manigances et aux stratégies politiciennes d'un petit nombre d'individus : il s'agit donc de parlotte. C'est dans l'air du temps, de faire passer le cinéma dans le langage : Cronenberg, Sokurov, Resnais en 2012 s'y sont essayé et n'ont pas démérité. Spielberg se brise les reins sur son personnage : Lincoln est un ex-avocat friand d'anecdotes, par lesquelles il explique ses décisions. Ce qui est une jolie façon de simplifier la tâche d'un auteur (2h30 de parlotte, même Cronenberg ne s'y est pas risqué) simplifie aussi l'art du langage qui est à l’œuvre et même l'art de la personnification du toujours-très-bon Daniel Day-Lewis mais que l'on a l'impression de voir cabotiner tant son vieux Abraham ressemble à une caricature.




Certes le message passe. Tout de même... Pourquoi faire ce film ? Faire plein feux sur l'émancipation - non, ça n'est pas ça. "Émancipation" impliquerait que le film montre des hommes et des femmes de couleur brisant leurs chaines. Disons plutôt : Faire plein feux sur une manœuvre politique (tordue, irrégulière), sur des compromis politiques, dans un but d'avancée sociale... Aujourd'hui... Serait-ce vraiment anodin ? Spielberg est-il un homme si naïf qu'il filme "oui" en pensant "peut-être" ? Je n'y crois pas. Amistad! existait, pourquoi revenir sur l'esclavagisme ? Pourquoi le faire d'un point de vue politicien ? Pour un portrait de Lincoln, ce président on l'aura compris admirable (il a aussi été l'instaurateur de l'impôt sur le revenu outre-Atlantique), pour le seul intérêt du biopic, parce que le personnage le passionnait ? Allons... Steven Spielberg n'est pas le cinéaste politique par excellence mais on sait qu'il a une conscience plutôt humaniste. Je ne puis m'empêcher de me poser la question que cache Lincoln : pourquoi ce film maintenant ?




Et quelle qu'en soit la réponse, de me décevoir du résultat. Un film qui tient la route mais dont la portée d'éveil me semble trop courte. Un film facile à suivre mais trop long. A tout prendre, un film sur l'art de convaincre par la parole devrait s'éviter l'écueil du sophisme par anecdote et se concentrer plutôt sur la magie-même du langage, comme Alexandre Sokurov, Alain Resnais ou dans une moindre mesure David Cronenberg ont su le faire ces derniers mois.


Lincoln de Steven Spielberg avec Daniel Day-Lewis, Tommy Lee Jones, Sally Field, Joseph Gordon-Levitt, James Spader et John Hawkes (2013)

13 mars 2011

Seven

J'ai toujours fait un blocage sur ce film pourtant culte. Je sais que c'est un chef-d'œuvre. Dès le générique on sait qu'on est dans un film qui a fait date et qui en a engendré pas mal de bien puants. Je ne vais donc pas dire ce qui a déjà été dit mille fois. A part peut-être un truc, que nous avons déjà dit ici mille fois mais qu'il faut redire, concernant le titre du film dans son orthographe exacte : Se7en. Si 7 c'est un V, alors 3 est un W, pourtant en général le 3 sert plutôt à représenter un E, comme dans 3nterrements de Tommy Lee Jones. Donc je suis paumé avec ce titre... Comment faut-il le prononcer ? Si l'on veut s'emparer de ce titre de façon scrupuleuse il faudrait appeler le film : Sé-sept-en, à la française. En anglais : Se-seven-en. En espagnol : Se-siete-en. En allemand : Se-sieben-en, et ainsi de suite. Ce titre est donc un véritable mindfuck. Et sous prétexte que monsieur s'appelle Fincher, on ne lui a rien dit, alors que quand tu t'appelles Rouve, Foïs, Pef, pue-le-pipi ou Larnicol, on vient te faire chier pour un simple RRRrrrr. Et que dire du futur Scream 4, véritablement intitulé "SCRE4M". Comment avoir l'air fin en invitant une meuf à aller voir "Screu-quatre-mhh" ? On dit souvent : "Meuf qui rit à moitié dans ton lit", pour moi ça ne s'est jamais vérifié, j'ai jamais eu la bonne moitié dans mon pieu en tout cas.


"C'est putain de pas moi !" s'écrie Morgan Freeman pendant tout le film, accusé des 7 crimes par ses collègues blancs parce qu'il est noir

Mais pour parler de ce film sous un angle plus personnel et plus novateur, je vais vous parler de mon blocage perso vis-à-vis du scénario. On a fait de John Doe, le méchant de l'histoire (incarné par un Kevin Spacey alors débutant), l'une des pires figures du Mal du septième Art. Alors que dans les faits il n'est jamais coupable que de sept assassinats. Mieux que ça : il annonce, il a la politesse de prévenir, c'est pas tout le monde qui ferait ça. Du coup ce qui m'a toujours empêché d'apprécier ce film à sa juste valeur, c'est ce si petit chiffre de sept. Le film se passe à New-York, les enquêteurs, Brad Pitt et Morgan Freeman, savent que sept individus vont être tués sur disons quelques huit millions trois cent mille habitants. Donc ça fait moins d'une victime sur un million de personnes. Et ils se font chier pour ça ? Alors que le vélo, le scooter, tuent peut-être dans le même temps mille fois plus de personnes ? Pourquoi alors ne pas foutre en cage les deux roues ? A-t-on dit à Pitt et Freeman que la chute dans les escaliers est la première cause de mortalité dans le monde ? Surtout dans LEUR monde, fait de buildings et de gratte-ciels. Du coup je me demande mordicus pourquoi ils ne se disent pas : "Mettons-nous à l'abri dans nos cages de béton armé, on a une chance sur un million que ça tombe sur nous, et au bout de sept macchabées on sera sortis d'affaire. On a autant de chance de se faire avoir par ce fameux John Doe que de se faire bouffer par un alligator en plein Wall Street. Pas de quoi fouetter un chat". Et vous appelez ça un chef-d'œuvre du thriller ?


Brad Pitt termine le film avec une sale entaille sur le nez.

Expliquez-moi pourquoi on dit Seven, et pourquoi on dirait pas Twelve hommes en colère ? Pourquoi ce titre est-il passé à travers les mailles ? Croyez-moi que si le film était sorti en France sous le titre "Sept", il n'aurait pas fait une seule entrée, et le monde ne s'en porterait que mieux. Ça vaut pour tous les Fincher. Si Alien 3 s'était appelé "Etranger 3", si Panic Room s'était appelé "Chambre de panique", si Zodiac s'était appelé "Bateau", et si Social Network s'était appelé "Réseau social", ma foi on ne serait pas là pour en causer.


Seven de David Fincher avec Brad Pitt, Morgan Freeman et Gwyneth Paltrow (1996)

11 février 2008

Dans la vallée d'Elah

Dans la vallée d'Elah est le second long métrage de Paul Haggis, un sale type qui a déjà réalisé Crash, grande daube récompensée à la surprise générale par l'Oscar du meilleur film il y a deux ou trois ans. Le gars s'est d'abord fait connaître en signant le scénario de Million Dollar Baby, dont tout le monde a fait l'éloge. Il est désormais le scénariste attitré de la chute de Clint Eastwood : il a signé les deux scripts du diptyque sur Iwo Jima. Auréolé d'une belle réputation, Monsieur Haggis, hagard mais hardi, a cru bon de passer derrière la caméra pour mieux pourrir nos vies tranquilles de cinéphiles. Crash, aka Collision, était déjà d'une niaiserie et d'une lourdeur épouvantable mais parvenait parfois à être involontairement très drôle (qui ne garde pas un souvenir ému de la chute de Sandra Bullock dans les escaliers et ce fameux gros plan sur les chaussettes glissante de l'actrice ?) ; c'est donc avec une certaine crainte que je me lançais dans la vallée d'Elah.




Academy Award Winner Tommy Lee Jones habite une maison tranquille avec sa femme Acadamey Award Winner Susan Sarandon, mais on sent bien qu'un petit truc les empêche d'être tout à fait heureux. A vrai dire il semble même y avoir un conflit latent entre Tommy Lee Jones et Susan Sarandon. On apprend par la suite que Tommy Lee Jones est un ancien militaire, patriote convaincu, qui a forcé leurs deux garçons à s'engager dans l'armée dès l'âge limite atteint, pour un résultat des courses assez mitigé voire totalement déprimant. L'aîné est signalé disparu, vraisemblablement mort en parachute, sectionné en deux par une impitoyable ligne à haute tension, lors d'une séance d'entraînement mal conçue. Tommy Lee Jones doit à présent assumer. Mais un morceau du corps présumé de son fils n'a jamais été retrouvé, celui comprenant la tronche et le torse, ce qui ne facilite guère la tâche de son père lorsqu'il est question de l'identifier à la morgue à partir des seuls panards largement carbonisés. Tommy Lee doute donc toujours, il se demande s'il s'agissait bel et bien des panards de son gamin, qu'il ignorait être pied-bot.




Quant au second gamin, parti en Irak la fleur au fusil pour participer à installer la démocratie dans ce pays de sauvages (sic !), il est signalé disparu. Le gars est censé être revenu au pays mais il ne répond pas au téléphone. Alors Susan Sarandon commence à tourner en rond dans la cuisine tandis que Tommy Lee s'active sur internet pour le retrouver. Hélas Google n'est pas d'une aide très précieuse et Tommy's Dinner Jones décide d'aller directement à sa caserne pour comprendre où son fils a pu passer. Pendant le trajet, Tommy accomplira un acte citoyen d'un grand symbolisme en remettant d'aplomb un drapeau américain qui flottait à l'envers (scène très touchante, du grand Haggis). Une fois arrivé là-bas le grand Tommy est très cordialement accueilli, on lui dit que son fils était un super type surnommé "le Doc", un mec hyper droit comme un i, bien dans ses baskets. A part ça on ne l'aide pas beaucoup, et Tommy arrive seulement à piquer le téléphone portable de son fils, qui prenait la poussière dans un placard entre une revue porno et un gode-ceinture. Ce portable lui permettra de mater des vidéos enregistrées en Irak, histoire de bien faire comprendre aux spectateurs à quel point c'est naze d'envoyer des jeunes gens se battre là-bas.




Pendant ce temps, des flics retrouvent des bouts de corps humain brûlés dans un champ à proximité de la caserne. Les restes de la victime sont dans un état détestable, mais après analyse le constat est sans appel : il s'agit du fils de Tommy Lee Jones (pas le parachutiste hein, l'autre !). Papa Tommy, plutôt amer, fait tout de suite part de la mauvaise nouvelle à Susan Sarandon qui lui raccroche au nez mais décide cette fois-ci de l'accompagner lors de l'identification du corps. Cette fois ça ne fait aucun doute : bien qu'il ait le teint plus bronzé qu'à l'accoutumée, le morceau de visage noirci qu'ils ont sous les yeux est bien celui de leur fiston. Dès lors, Tommy Lee Jones erre, littéralement, dans la vallée d'Elah, et le film nous montre cette errance, sans détour ni tabou.




Et c'est là que je me suis endormi. J'ai vu 1/2 heure de film et j'en ai inventé la moitié. Ensuite je crois que Tommy Lee Jones apprend que son fils était un drogué, un bon moyen d'oublier les horreurs qu'il a vu en Irak, et il est aidé par Academy Award Winner Charlize Theron (sans maquillage) pour piger les circonstances de sa mort. Apparemment c'est une bande d'immigrés chicanos qui lui a fait la peau en échange d'un peu d'herbe. Ils l'ont ensuite brûlé dans le simple but de se réchauffer, car les nuits d'hiver sont rude au Nouveau-Mexique. Bref, j'ai pas bien suivi. C'est encore un gros mélo hollywoodien tout pourri, dénué d'humour et de légèreté, où on retrouve la même subtilité que dans Crash pour tenter de retirer quelques larmes aux spectateurs et lui asséner une grande leçon de morale. Triste Paul Haggis, c'est sans doute un brave gars mais il ne devrait pas faire de films !


Dans la vallée d'Elah de Paul Haggis avec Tommy Lee Jones et Charlize Theron (2007)

Les Disparues

Les disparues avec Timmy Johns. En 2013, à Huston, Un papa tente de se réconcilier en vain avec Mel Gibson, sa fille qu'il a abandonnée lorsqu'elle était plus jeune. Celle-ci a grossi, est mariée, a deux petites filles (Ira and Barry Shalowitz). Lorsque l'aînée d'entre elles est kidnappée à la sauvette, violée, sodomisée, Timmy Johns demande à son père de venir à son secours par ces mots: "hé papa aide moi steuplé", c'est la phrase qui, le 13 avril 1970 a 21h7, fit sursauter les hommes qui surveillaient un vol de routine du vaisseau "Apollo 13", depuis la salle de contrôle de la NASA, à Cap Carnaval de Rio de Janeiro. Celui-ci tentera par textos puis par sms de mettre la main sur les ravisseurs avant qu'ils ne passent la frontière mexicaine, à Guadalajara, tandis qu'un des reservoirs d'oxygene venait d'exploser a la 55e heure du vol et a 205 000 noeuds de la Terre.
 
 
Les disparues de Ron Howard avec Tommy Lee Jones et Cate Blanchett (2004)

Trois Enterrements

3nterrements de Tommy Lee Jones. Le corps de Melquiadess Estradass (entre parenthèses, prononcez: Mè'kouâdès Torreador Estradiass), paysan canadien, est retrouvé en plein Alaska, où il a été à demi dévoré par un coyote, après son assassinat. Par qui ? Pete Jackson (réalisateur de la trilogie Hannibal Lecteur), shérif lambda de la région de Nottingham et vague connaissance de Mékua-des, va mener lui-même l'enquête que les autorités locales refusent d'assumer. Seul à s'être porté garant de cette étrange région du Texas, d'une réelle humanité, il va découvrir le meurtrier nommé Tony Parker (Tommy Lee Jones, l'acteur éponyme), lui faire déterrer le corps et offrir à son ami décédé le plus beau voyage de sa vie, vers une noce honorable dans son Eldorado natal, l'Alaska, terre aride et pitoyable.




Tommy Lee Jones va aussi offrir à son assassin une magnifique leçon sur la vie des hommes, le sens des valeurs, le respect de la nature, l'autorité père-fils, les bonnes manières, le savoir vivre en communauté restreinte, toute la paperasserie administrative et le dressage des chevaux de la Camargue. Regardez Thalassa, c'est la même.


3 enterrements de Tommy Lee Jones avec Tommy Lee Jones (2005)