2 décembre 2011

Angel-A

Avec ce film en noir et blanc Luc Besson voulait faire percer sa nouvelle coqueluche, Rie Rasmussen, et pour ce faire il a osé écrire sur l'affiche le nom de cette grande perche suédoise inconnue au bataillon aussi gros que celui de la superstar Jamel Debbouze, mais quand ça veut pas ça veut pas. Rie Rasmussen c'était l'idéal physique de Besson, une immense blonde blafarde perchée sur des cannes maigres qui n'en finissent pas, sans nibards, avec un accent allemand à couper à la hallebarde, tout droit venue d'un bordel de Stockholm. Mais l'idéal féminin de Besson n'est apparemment pas tout à fait celui de tous les français. C'est un problème quand le film est entièrement dédicacé à cet ovni blond. Jamel n'est là que pour paraître petit et moche face à l'autre freak humain blanc comme un œuf et à la démarche disgracieuse. On a vu récemment Jamel et Besson sur un plateau télé, qui se retrouvaient pour la première fois depuis la fin du tournage d'Angel-A, et ils ont voulu faire bonne figure en se serrant la main mais on sentait bien que Jamel n'aime pas l'autre obèse et qu'il lui en veut encore pour tout ça. Quand la question a été posée à Jamel de savoir ce qu'il retirait de sa collaboration avec Besson, il a répondu : "Ça m'a beaucoup servi et ça m'aidera encore pour plus tard", soit typiquement la phrase qu'on déballe en regardant entre ses pompes quand on vient de traverser une épreuve bien difficile dont on a eu du mal à réchapper et qu'on est bien décidé à tourner la page, une page barbue à l'air benêt et qui pèse plus de 180 kilos à l'heure qu'il est.



Luc Besson a entendu le speech de Jamel aux Césars, où il était à côté d'Adriana Karembeu et où il disait entre autres : "Si j'avais les jambes aussi longues qu'elle, mes genoux m'arriveraient à la gorge", mais au lieu de juste se marrer dans sa barbe, comme on a tous fait ce soir là, il a pris un stylo et il s'est dit que cette blague pouvait durer une heure et demi. Dans le film ainsi tourné en noir et blanc pour avoir l'air moins con mais qui n'en a l'air que plus navrant, Jamel incarne un type triste qui veut en finir avec sa vie de merde et qui pour cela décide d'aller se jeter du haut d'un pont parisien. Mais la grande allumette suédoise pré-citée (qui n'a que les jambes d'Adriana Karembeu, Besson a oublié les nichons !) débarque à ce moment-là sur des talons aiguilles de deux mètres de haut et lui donne envie de vivre encore quelques heures pour avoir une chance de l'escalader pour la niquer. S'ensuit toute une histoire entre elle et lui dont nous ne nous souvenons pas. En réalité ce film c'est une fable, incomprise à sa sortie et toujours incomprise aujourd'hui, mais sans doute que dans 30 ans on le regardera différemment et alors on dira : "En fait c'était LE film de Besson, le seul qu'il fallait retenir". Sauf que d'après l'homologue américain de Besson, j'ai nommé Roland Emmerich, la fin du monde c'est pour l'an prochain, c'est même pour dans un mois, en 2012, dommage Luc !


Angel-A de Luc Besson avec Jamel Debbouze et Rie Rasmussen (2005)

7 commentaires:

  1. C'est rigolo j'ai justement repensé à ce film (jamais vu) ces derniers jours, pour une raison que j'ignore (j'ai sans doute traversé un pont, craché sur un nain ou bandé sur un poteau jaune). Cela dit, je l'ai jamais vu (bis) et je ne le verrai jamais.

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  2. Tiens c'est drôle j'ai découvert ce film il y a quelques jours, pas terrible...

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  3. Je rejoints entièrement votre avis sur ce film. J'ai bien la référence faite aux Césars/Idée de base.

    Continuez ainsi les gars !

    r

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  4. l'équivalent américain de Besson, c'est Michael Bay plutôt que Roland Emmerich. Bad Boys est nettement plus proche de Taxi qu'un film pour enfant miévreux et inoffensif comme Le Jour d'Après ou Independance Day. Ainsi, chez Emmerich, y'a jamais de cul, de bombasse ou de gros muscles.

    Quant à Besson, ma foi, je n'ai rien à rajouter.

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