lundi 19 décembre 2011

La Dernière piste

Je n'avais pas spécialement aimé le premier film de Kelly Reichardt, Old Joy, à ne pas confondre avec Old Boy, qui racontait la promenade en forêt d'un couple d'homos, mais ne l'ayant pas non plus détesté je suis me lancé dans La Dernière piste ("Meek's Cutoff" en VO) les yeux fermés, sans rien connaître du film et avec le seul espoir de découvrir une belle œuvre. C'est chose faite avec ce western qui suit le parcours d'une caravane de pionniers américains perdus dans le désert de l'Oregon en 1845. La caméra de Kelly Reichardt accompagne en effet un convoi de trois familles et d'autant de charrettes mené par un guide nommé Stephen Meek (Bruce Greenwood), qui les égare rapidement dans les vastes étendues de la vieille Amérique. Meek est soit lui-même perdu malgré ses grands airs de fin limier, soit mesquin et volontiers menteur, en tout cas menacé dès le début du film de pendaison par les pionniers suspicieux. Ce vieux de la vieille avec sa coiffure, sa moustache et sa barbe hirsutes, n'inspire pas une confiance aveugle à ses payeurs, résolument perdus au bout d'un quart d'heure de film et à court d'eau, marchant sans fin sous un soleil de plomb.




Préférant ne pas condamner le seul homme susceptible de les tirer de là malgré son manque criant d'efficacité, les trois hommes de la compagnie prennent bientôt les décisions à sa place, Meek se résignant à leur obéir. La marche se poursuit ainsi longuement jusqu'à ce qu'un nouvel élément fasse son entrée dans la compagnie, un indien qui suivait le convoi et que Meek finit par capturer. Méfiant et raciste, le guide veut se débarrasser de l'indien avant qu'il ne les conduise dans un piège, mais les pionniers penchent plutôt pour utiliser l'étranger comme un nouveau guide contraint et forcé, qui saura certainement où trouver de l'eau. Face à de nouvelles difficultés, Meek aura à cœur d'éliminer son rival mais, au dernier moment, l'une des femmes de pionniers, Mrs Tetherow (Michelle Williams, dans son second grand rôle chez Kelly Reichardt), qui a préalablement tenté d'acheter l'amitié de l'indien non sans faire preuve d'une autre forme de racisme, prend sa défense l'arme au poing. Le film s'achève peu après cette prise de pouvoir tacite par Emily Tetherow, tandis que la troupe de plus en plus affaiblie, délestée d'un chariot détruit et amputée d'un de ses hommes agonisant, a trouvé un premier arbre symbole de la présence d'eau dans les environs, et ce en suivant l'indien qui, dans le dernier plan, s'étant acquitté de sa dette, s'éloigne seul vers l'horizon sous le regard interrogateur de celle qui l'a défendu jusqu'alors.




Contrairement à ce qu'on peut lire ici et là, ce film n'est pas un anti-western mais un vrai western, très contemplatif certes, et qui fait évidemment penser au Gerry de Gus Van Sant - qu'il cite quasiment au début du film avec un plan en travelling arrière qui précède la marche lente de deux femmes inscrites dans la perspective du cadre, la première devançant la seconde de quelques mètres - mais le film raconte somme toute la conquête de l'ouest, en offrant une vision quasi documentaire de la vie quotidienne et des difficultés des pionniers du nouveau monde (le film n'hésite pas à afficher un écran presque noir pour les scènes de nuit, ou à respecter la longue minute qu'il fallait à l'époque pour recharger un fusil, pour la première fois peut-être une cinéaste restitue à cette époque son temps propre, infiniment différent du nôtre), tout en allant vers une peinture poétique et assez classique des grands espaces américains via des images tout simplement magnifiques. Je pense notamment à ces tableaux aux couleurs fascinantes où Kelly Reichardt filme les femmes qui traversent une rivière tout en robes, au début du film, portant à bout de bras une cage d'oiseau, ou aux images d’Épinal qu'elle crée de toutes pièces et qui représentent tour à tour la lente marche absurde de ces dames en jupons et longues robes monochromes, progressant sans défaillir dans un désert de poussière parfaitement inhospitalier.




C'est comme si la réalisatrice reprenait à son compte et avec une vision moderne les grands westerns classiques tout en privilégiant l'élaboration de ces portraits de femmes belles, concrètes, puissantes et touchantes, qui ponctuaient certains westerns de la grande époque et y permettaient une porte de sortie dans un univers trop masculin. Kelly Reichardt fait de ces femmes fortes, qui prennent le relai face à l'impuissance masculine, le pilier de son film. On a parfois l'impression de retrouver avec joie les incarnations de femmes (il s'agit de la femme en tant qu'être absolu, d'autant plus forte que sensible et fragile, volontaire et inquiète, perdue et déterminée) telles que présentes chez John Ford, dans La Chevauchée fantastique par exemple. Le film renvoie d'ailleurs par d'autres aspects au chef-d’œuvre de Ford, notamment dans la séquence assez magistrale du canyon, un épisode tout en tension qui représente une étape, un cap, dans le trajet monotone du convoi comme dans le cours du film, et où le danger est double puisque l'indien guide et captif, qui observe avec un sourire les manœuvres de ses prisonniers pour faire descendre la pente à leurs chariots, juché sur la crête comme le vieux chef indien au visage émacié au début du film de Ford, n'a de cesse de regarder sur le côté comme attendant l'arrivée des siens pour un guet-apens. La caméra ne se tourne jamais vers ce que l'indien regarde, qui reste dans le hors-champ et n'en est que plus inquiétant. Le format 4/3 judicieusement choisi par Reichardt, là où on attendrait le 16/9 seyant si bien aux westerns, accentue ce sentiment de restriction du regard (l'un des pionniers dit au début du film que dans un tel endroit les choses qui sont très loin paraissent faussement proches, là encore Gerry n'est pas loin, et du reste Van Sant n'est jamais loin dans un film de Reichardt). Malgré l'immensité du paysage il n'y a pas d'issue, pas d'ouverture, pas de piste, et le format recentre le film sur la communauté, qui refuse toujours de se séparer et qui fait corps, tout en voyant son espace vital rétréci par les bords resserrés du cadre. C'est cette idée communautaire, ce sentiment de méfiance face à l'étranger et de repli sur soi et sur sa fortune, que cristallise l'un des derniers plans du film, le contrechamp au plan d'ensemble sur l'indien qui s'éloigne, un gros plan sur le visage de Mrs Tetherow inscrit dans la fenêtre formée par les branches de l'arbre symbole de survie.




Le double effet du format 1:33, qui fausse les données de l'espace et recale la menace au hors-champ pour la grandir, est condensé dans un fondu enchaîné complètement fascinant au début du film, un fondu à ce point réussi qu'on doute réellement d'avoir vu un, deux ou trois plans, et qui donne un instant à voir dans la même image la colonne de charrettes progressant vers la caméra et un cheval, au fond du plan, avançant de profil, dans les airs d'abord, puis au gré du fondu sur la crête d'une colline, tant et si bien que l'espace n'a, durant un instant, plus la moindre logique. A quoi s'ajoute l'impression, au cœur du déroulement du fondu, de voir un cheval qui suivrait la colonne, alors que c'est celui qui la guide… filmé dans un autre plan superposé au premier. D'où naît d'ores et déjà le motif de la boucle, spatiale et temporelle, dans laquelle s'enferrent les pionniers égarés, mais aussi, et chez le spectateur, la méfiance quant à un suiveur potentiel, une menace chevauchant aux trousses du convoi, et l'intuition mêlée que ce danger le précède peut-être aussi bien, puisque c'est la figure ambivalente du guide qui se dédouble, fait mirage et prend le convoi à rebours. Ou quand un seul plan (disons deux) met en forme à lui seul, dans sa plastique et son mouvement, toute l'idée du film.




"Chaos et destruction" sont les mots de Stephen Meek pour décrire respectivement les univers féminin et masculin, décomposition de l'espace et menace par conséquent invisible. Ce sont les deux grands thèmes du film, qui traite de la désorientation, de l'errance dans un espace improbable et périlleux, de la peur de l'autre quel qu'il soit, et qui se veut d'une grande force politique, parlant indirectement de notre époque, celle d'une civilisation jadis grandiose (Emily Tetherow dit à l'indien qui ne la comprend pas : "Si vous saviez ce que nous avons construit, les cités que nous avons bâties...") mais aujourd'hui revenue à ses prémisses, contrainte de retrouver ses fondations dans un espace à la fois immense et minuscule, dans un monde sans repères, sans ressources, où l'or ne fait pas le poids face à l'absence d'eau, guidée par des incapables ou par des inconnus dont les motivations sont inextricables. Le film montre le désarroi et la médiocrité de cette civilisation qui s'estime supérieure mais qui en est rendue aujourd'hui à avancer dans le vide, à courir après sa propre survie, sans autre choix que celui de suivre des guides impuissants en lesquels elle ne croit pas. La Dernière piste dit tout cela en étant un pur western moderne et féminin qui entre en dialogue avec l'histoire du cinéma, fait des choix audacieux et propose une esthétique aussi forte que riche et singulière. C'est assurément l'un des plus beaux films de l'année.


La Dernière piste de Kelly Reichardt avec Michelle Williams, Paul Dano, Bruce Greenwood, Will Patton et Rod Rondeaux (2011)

46 commentaires:

  1. Une des plus belles critiques de l'année sur le blog aussi. :-)

    Je regrette d'autant plus de ne pas encore avoir pu le voir (et en même temps je regrette pas d'avoir quitté le premier rang de la minuscule salle toute pourrie du MK2 Beaubourg après 3 minutes, le film méritant visiblement mieux que ça comme conditions de projection).

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  2. Merci Simon ! Essaie de le voir vite :)

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  3. Michelle Williams était superbe dans Blue Valentine!

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  4. Tu m'as filé les frissons avec ton dernier paragraphe. Je vais le regarder avant la fin de l'année, à coup sûr !

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  5. Dans Blue Valentine, Michael Williams joue peut-être bien, mais c'est son personnage que j'avais envie de trucider !

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  6. Tu défends très bien ce film qui a trouvé peu de défendeurs aussi acharnés et dont je suis ressorti à moitié convaincu. Envoûtante aventure humaine en tout cas, et une fin magnifique ; j'ai même "flippé" quand l'une des femmes se met à hurler de peur en voyant les signes peints sur la roche, on sent vraiment à cet instant qu'ils sont perdus à jamais, et c'est vertigineux.

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  7. La scène des parois peintes bascule presque dans le film d'horreur oui, ou dans le western d'horreur (à la "Vorace", si on veut), enfin de très loin quand même mais il y a de ça.

    Je ne me rappelle pas très bien des réactions à la sortie du film. Je n'avais pas suivi tout ça de très près n'étant pas fan d'Old Joy. Pour ma part en finissant le film j'étais plutôt emballé et ce n'est qu'après, très vite, en y repensant sans arrêt, que j'ai pris la pleine mesure de ses qualités.

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  8. Ta critique rend un fort bel hommage à ce film qui mérite effectivement d'être salué comme il se doit. Pour ma part, Meek's Cutoff m'a pas mal rappelé Aguirre de Werner Herzog et Walkabout de Nicholas Roeg, deux autres films que j'aime beaucoup. J'aurais vraiment aimé le découvrir au cinéma.

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  9. J'aurais adoré le voir au ciné aussi.

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  10. J'ai l'impression d'avoir vu le film en entier (critique + commentaires) : est-ce que ça vaut encore le coup que je le visionne ?

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  11. c'est un peu le "défaut" de cette critique, c'est vrai.

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  12. Arnaud > Oui, vois-le, lire sur un film et le voir c'est pas comparable une seconde. J'avais beaucoup lu sur "Citizen Kane" avant de le voir, par exemple, et Dieu soit loué je ne me suis pas contenté de ça. Je prends cet exemple parce qu'il me vient mais je pourrais en prendre un tas d'autres. Et je te préviens quand même, "La dernière piste" n'est pas "Citizen Kane" ;-)

    Anonyme > Certes. J'y ai pensé en écrivant et avant de poster, puis j'ai pris ma décision. C'est le genre de film dont on ne peut pas parler vraiment sans le spoiler. De manière générale je dirais que dès qu'on rentre tant soit peu dans l'analyse ou disons dans une critique un peu poussée, on est plus ou moins obligé de spoiler. Je ne me voyais pas causer du film sans évoquer la fin, qui est cruciale et qui ouvre totalement l’œuvre sur notre époque contemporaine. Puis c'est pas non plus comme si je cramais la fin de "Citizen Kane", justement, ou la fin de "Usual Suspects" ou de "Sixième sens", pour prendre des films à twist de merde, c'est pas un crime pour un film comme "La dernière piste".

    En bref, voyez-le ! :D

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  13. C'est pas tellement "lire sur", c'est de connaître toute l'évolution dramatique du récit qui me fait me poser la question. Mais je vais le regarder, pas de souci. Je vais juste me laisser le temps d'oublier le contenu lu dans ton article et les commentaires. ;)

    :D

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  14. C'est clair que je vois pas bien comment une critique un peu sérieuse peut se passer de révéler certains détails de l'intrigue d'un film. Je me pose la question à chaque fois que j'essaie de pondre un truc...
    Dans les Cahiers par exemple, systématiquement, t'es sûr qu'ils spoilent tout ou partie du déroulement dramatique d'un film, et ça me semble inévitable pour en parler un peu en profondeur. Du coup je lis plus ce qu'ils écrivent avant d'avoir vu le film en question (sauf articles courts sur des films dont on sait à l'avance que c'est des merdes).

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  15. Idem pour moi : j'attends d'avoir vu les films pour lire leurs grosses critiques.

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  16. Spoiler alert : Merci Rémi et Simon d'appuyer mon point de vue.

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  17. Spoil à gratter : Oui sauf que quand j'ai le malheur de lire une critique qui spoile un peu un film que j'ai pas encore vu mais qui a l'air chouette, je le mate quand même !

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  18. Je vais mater quand même cette Piste de mes urnes ! ... mais pas tout de suite.

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  19. je vous déconseille ce film, long et chiant à en crever...

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  20. Si, moi je l'avais défendu à sa sortie ! Enfin peut-être moins bien que Rémi je vous l'accorde...
    Super boulot une fois encore. L'expérience au ciné valait le coup oui.

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  21. Merci !

    Et arrête, je regrette déjà assez comme ça de l'avoir raté au cinéma :-/

    Ton sympathique commentaire m'a permis de lire ta critique du film, qui était excellente. On se rejoint sur pas mal de points et surtout on partage la même envie de défendre absolument cette œuvre, l'une des plus importantes de l'année, définitivement.

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  22. Superbe critique, pour un superbe film m'ayant donné l'impression d'une maîtrise ahurissante de tout ce que l'image peut véhiculer en termes de discours. Kelly Reichardt décode tout, réduit au maximum le vouloir-dire.

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  23. Tu l'avais critiqué sur ton blog ? Si oui je serais curieux de lire ça :)

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  24. Oui, c'est là : http://fromafog.blogspot.com/2011/07/la-derniere-piste-kelly-reichardt-meeks.html

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  25. Je lirai ta critique dans son intégralité plus tard (pas le temps tout de suite), même si le premier paragraphe sur la trilogie de la mort de Gus Van Sant est un rempart à ma bonne entente.. Je ne suis AB-SO-LU-MENT pas d'accord avec ce que tu y dis. Mais je lirai ce que tu dis du film de Reichardt pour essayer d'oublier ça :D

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  26. C'est tellement fade Van Sant ! :D
    C'est le genre de films qui me donnent envie de faire du sport.

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  27. Je viens de voir Wendy & Lucy, le précédent film de Kelly Reichardt, qui est donc une cinéaste extrêmement douée et en constante progression (même si j'ai personnellement préféré Wendy & Lucy), en train de se forger une filmographie assez passionnante.
    Et j'aimerais retirer le mal que j'ai déjà pu dire de Michelle Williams, qui est à l'évidence l'une des actrices américaines les plus intéressantes et douées de sa génération.
    Ce film m'a conjointement donné envie de revoir Old Joy, trouver River of Grass (le tout premier film de Reichardt) et redonner une chance à Blue Valentine.

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  28. Je serais très curieux de voir Wendy & Lucy :)

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  29. je ne l'avais pas vu sous cet angle vu que moi j'ai vu le film avant le commentaire de Remi merci de m'avoir ouvert les yeux sur ce qu'il y avait a comprendre mon seul regret reste de n'avoir vu le visage de Michelle qu'a la derniere minute du film dommage Didier

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  30. Superbe film, je suis tombée sous le charme dès les premières minutes.
    Des images hypnotisantes, l'Ouest américain comme on l'aime, brut, cru, authentique, des décors sans fin sur une musique aérienne et un jeu d'acteur remarquable.
    Excellente critique, très inspirée !

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    1. Merci ! Ravi que ce film magnifique rencontre son public.

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  31. bravo pour la critique ...que j'ai lu après avoir visionné le film. Passionné des grands espaces Américain ( 6 voyages dans ses déserts) le film es tout simplement magnifiques et le fait d'avoir parcourus c'est étendues aride me permet d'apprécier le courage et la misère de ces gens encore bravo

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    1. Merci de partager cette expérience.

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  32. J'ai failli perdre mes yeux devant ce film ô combien chiant...
    MES YEUX, MES YEUUUUUX !!!!!

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    1. Dommage que t'aies pas perdu tes doigts en écrivant cette connerie, pour ne plus nous infliger tes remarques misérables.

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    2. Qui ? Moi ? T'as qu'à pas la publier ma remarque CONNARD !

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    3. wtf ? malade...

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    4. J'ai véritablement pris ce film pour une arnaque; Pas d'action certes mais pas de profondeur non plus; il ne se passe mais vraiment rien du début à la fin et il n'y a même pas une esquisse de tentative de message; un vide intersidéral qui mène violemment à un ennui des plus dépressifs. Au secours.

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  33. Tout d'abord, merci pour la crotique plus haut, magnifique et qui rend si bien l'atmosphère du film.
    Quant au film, je l'ai trouvé superbe même s'il est bien loin de la réalité historique du fameux voyage connu sous le même nom, Meek's Cutoff.
    Pour information à ceux s'intéressent à la conquête de l'Ouest américain, il existe un film de 1930 qui montre formidablement bien les dangers que pouvaient vivre les Pionniers américains dans leur interminable marche vers l'Ouest: The Big Trail, avec un John Wayne tout jeunot, presque méconnaissable. N'en attendez pas un scénario hors du commun mais ce film incroyable fut tourné dans des conditions et décors réels, ce qui en fait un petit bijou.
    Karin

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  34. Enfin vu, c'est sublime ! Et confirmation que ton papier était super Rémi, le dernier paragraphe en particulier. Ce que tu y dis est rendu de façon tellement puissante dans le film... Le personnage de l'indien est extraordinaire de ce point de vue.
    Je m'en vais revoir Wendy et Lucy que j'avais vu dans de mauvaises conditions.
    Simon

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    1. Ravi, et pas étonné, que ça t'ait plu !

      Wendy et Lucy est également un magnifique film, quoique moins puissant que La Dernière Piste.

      J'en profite pour donner un lien vers un excellent entretien entre Gus Van Sant et Kelly Reichardt : http://www.accreds.fr/2013/07/24/kelly-reichardt-a-gus-van-sant-tout-se-resume-a-lopposition-entre-flics-et-hippies.html

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  35. C'était l'un des "pires films de 2011" selon Quentin Tarantino, on ne le rappelle jamais assez...

    http://www.vodkaster.com/actu-cine/top-2011-Tarantino-1827

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    1. Quel gros, gros tocard.

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