dimanche 15 décembre 2013

Happiness Therapy

C'est l'histoire de deux camés par la vie qui se trouvent. A ma gauche, Bradley Cooper, qui fut élu à l'époque "homme le plus beau du monde". A ma droite, Jennifer Lawrence, propulsée par l'opération du Saint-Esprit "femme la plus cool du monde". Elle remporta aussi l'Oscar de la meilleure actrice pour ce rôle et ceci restera dans l'histoire comme le plus gros hold-up à mains désarmées de l'histoire du monde, et en particulier des Oscars, qui chaque année sont pourtant d'énormes braquages en strass et paillettes. Ces deux success story humaines incarnent pourtant à l'écran deux personnages enfoirés par la vie. L'un est bipolaire, a perdu son travail, sa maison et sa femme, qui le trompait. L'autre est veuve, à l'âge de 14 ans, et possède un caractère extravagant et imprévisible à croquer, dont on nous vante l'originalité alors que c'est le lot de tous les personnages de ce cinéma faussement indépendant américain actuel qui sent le fumier, cet "indiewood" morbide piloté entre autres par les frères Weinstein, ces deux enflures. 




Et bien sûr nos antihéros bien typiques vont apprendre à se trouver, cautériser leurs plaies respectives, s'aimer et trouver dans un spectacle de danse parfaitement raté mais ultra touchant le premier accomplissement de la nouvelle vie qui s'offre à eux. Le film culmine évidemment lors du concours final où les deux abîmés s'agitent mochement sur un mix des White Stipes et de West Side Story, entre autres, revus et corrigés par Monsieur Danny Elfman (n'avez-vous jamais eu cette curiosité bizarroïde de taper "Danny Elfman" dans Google Images ? Une photo de l'homme en dit long sur son œuvre). La chorégraphie coiffée-décoiffée des deux écorchés vifs nous pousse à hurler "CALL 911 !", d'autant qu'elle est hachée par un montage à la hallebarde qui sauve, comme dans toutes les comédies musicales hollywoodiennes récentes (rappelez-vous Nine), des comédiens tout sauf danseurs, et fait penser, a posteriori, qu'on n'a peut-être pas passé de si mauvais moments devant #DALS.




Ce film indépendant à l'eau de rose, réalisé par David O. Russell, cinéaste transparent que l'on confond un jour avec Michel Gondry (I <3 Huckabees), un autre avec Darren Aronofsky (The Fighter) et ici avec Jason Reitman (l'auteur des pires romances indés putréfiées comme Juno, Up in the Air, Young Adult), est un mix de Flashdance et Rain Man. Avec un poil plus de chance ou un type moins morose derrière la caméra on aurait eu droit à "Flashman", un nouveau super-héros autiste mais putain d'à l'aise sur le dancefloor. Sauf qu'on a juste eu droit à une grosse saloperie qui a rapporté plus de 236 millions de dollars pour un coût officiel de "seulement" 21 millions, ce qui nous laisse pantois et installe David O. Russell dans un fauteuil avant la sortie assez attendue, avec ses mille bande-annonces par semaine, de American Bluff




Logiquement, un film comme ça peut trouver son salut dans les acteurs qui forment le couple d'amoureux que l'on doit forcément aimer. Et si la logique a pris, puisque les deux sex-symbols à l'affiche comptent parmi les égéries de l'époque, elle n'a pas fonctionné des masses sur nous, qui ne voyons là qu'un bellâtre sorti de l'Actor's Studio et faisant des pieds et des mains pour s'acheter une crédibilité, et une greluche qui a obtenu le rôle à la dernière seconde, qui agite ses formes pour éveiller nos instincts les plus primaires et dont le "naturel" rend les journalistes gagas, elle qui passe pour un label rouge au milieu de steaks recomposés tels que Megan Fox ou Jamie Foxx. Entre les deux, Bob De Niro, sur lequel nous aurons la politesse de ne rien dire, d'autant que ce n'est pas dans ce film qu'il paraît le plus perdu, c'est dire...




PS. Rech. trad. CDI, plein temps, anglais-français, français-anglais, pour traduire le titre original du film : Silver Linings Playbook. Smic horaire. 10% CP. Femme de préférence, 14-36 ans.


Happiness Therapy de David O. Russell avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence et Robert De Niro (2013)

24 commentaires:

  1. Le passage sur Flashman m'a flingué :D
    Et l'enchainement des gifs, notamment le second zieuté en cle-bou, m'a QWAZERTY donné envie de mater le film. Mais QWAZERTY seulement.

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    1. Tu nous traduis le titre original, au fait, Joe G. ? :D

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    2. Joe G. est demandé à l'accueil.

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    3. Toujours pas pigé le titre.

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    4. Vous aimez les films de gladiateurs?

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  2. Intéressant article, ma foi !

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  3. Le Chat de Chester16 décembre 2013 18:15

    Film décevant. Beaucoup de tapages pour pas grand chose. Début intéressant puis, lentement, ça se désagrège pour finir banalement... Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Pour preuve, une fois vu, j'ai viré le fichier de mon ordi.

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  4. Bien vu, les gifs, c'est la première fois que leur utilisation me fait vraiment rire... Si l'on vous suit, c'est donc un film qui mérite des gifs !

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  5. Les formes généreuses qui font le succès de Jennifer Lawrence, retouchées par des détraqués : http://www.20minutes.fr/insolite/1264215-20131216-jennifer-lawrence-photoshopee-retouche-trop

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  6. Un article avec des gifs. Et des gros, qui plus est. Je HAIS les gifs (et y a aucun moyen de les arrêter).

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    1. Moi non plus, normalement, je n'aime pas les gifs, mais en l'occurence je les trouve très drôles, et très pertinents par rapport aux ridicules du film que raillent Félix et Rémi.
      Je dis que je n'aime pas les gifs, et en même temps cela vous a un petit côté archaïque, avec image tressautante et boucle minimale, qui n'est pas sans charme. C'est la façon dont ils sont utilisés qui est irritante, la plupart du temps.
      De toute façon, il faudra revenir au gif le jour où sera filmée l'histoire de la vie d'Yvette Horner. Il est célèbre, le gif sur Yvette.

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  7. Kaz > Excuse-nous, c'est vrai que ça fait mal aux yeux, mais ça illustre bien la chienlit dont on cause dans l'article non ?

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  8. Juliette Boniche20 décembre 2013 13:05

    Un exemple parmi tant d'autres, parmi tant d'autres !
    https://twitter.com/Ariyanator/status/413879371267837952

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  9. Juliette Boniche13 janvier 2014 11:51

    Elle est trop cool cette Jennifer Lawrence, elle fait même des "photobombs" sur les tapis rouges !
    https://pbs.twimg.com/media/Bd2eY5QIgAAuplL.jpg:large

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    1. En plus elle ruine la prestation d'une anorexique dont les bras ont l'envergure d'un petit doigt!

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  10. Jennifer Lawrence régale ses fans :
    http://imagetwist.com/zfgo4ehbe94x/346.jpg.html
    http://imagetwist.com/1h3218wfr8ck/351.jpg.html

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    1. Enculé de base30 janvier 2014 22:34

      Trop mimi, trop drôle, trop kawai, trop cool, trop des bonnes barres de rire, trop bonne.

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    2. Coup de pied au cul30 janvier 2014 22:57

      T'es génial mec t'as tout et rein compris, enculé.

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    3. Par contre Jaspert tes liens sont TUSFW, totally unsafe for work!
      Tiens j'ai mon pc qui vient de m'informer de l'intrusion d'un virus issu d'une des petites images sous delle de J. Lawrence montrant une intrusion de pénis dans le "mauvais chemin" :(

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    4. Ow reeeelax, on va pas s'écharper sur J-Law, c'est pas cool.

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    5. Enculé de base30 janvier 2014 23:09

      J'aimerais qu'elle soit mon coussin de plumes.























      Et la faire éclater. PFWWOUFFFFFF.

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