9 février 2012

Félins

Le dernier-né Disney Nature est tel qu'on s'y attendait : de très belles images pour de très beaux animaux mais une voix off à vomir. Et pourtant c'est Samuel Leroy Jackson qui s'y colle, et il y met absolument tout son cœur (Morgan Freeman, l'éternel abonné aux voix off narratives de merde, et qui a pourtant sur le visage ces taches de rousseur noires typiques d'un lion aux portes de la mort, devait avoir une gastro). C'est peut-être pire d'ailleurs. Le texte en rajoute 10 tonnes dans le pathos ou le mielleux ("Pour ce bébé tigre, Fang est le meil-leur, de, tous, les, pa-pas !") et dans la sur-interprétation fielleuse des réactions des animaux, auxquels le montage fait dire ce qu'il veut (notamment avec des champs contre-champs fallacieux : une lionne mourante s'éloigne du clan, contrechamp sur une autre lionne qui regarde "attristée" dans sa soi-disant direction...). Le cinéma-vérité tout en plan-séquences d'André Bazin prend une grosse gifle avec ce montage mensonger et traitre signé Disney et cette dramatisation à outrance, qui gâche un film qui aurait pu simplement raconter ce qui se passe et être plus instructif quant au comportement de ces putains de gros chats. N'empêche que si on adore les félins, ça se regarde avec une certaine fascination. Un gros lion qui se bastonne avec un affreux crocodile, ça en jette, faut avouer. Et les images sont magnifiques en soi. D'ailleurs si vous voulez voir avant tout le monde les premières images du prochain Malick, elles sont dans ce film, notamment dans les premiers plans vus du ciel sur les mouvements de troupeaux, que le vieux sage pillera bientôt afin de se faire passer pour un génie visionnaire de la beauté sur Terre et un cinéaste fumé.


Que les censeurs rongent leur frein, cette image Disney tétanisante d'une énorme paire de couilles et d'un beau trou de balle en gros plan est réalisée SANS trucage de notre part

A un moment on voit les ÉNORMES couilles de trois lions qui traversent une rivière, ces animaux-là ont de très belles et grosses bourses et Disney Channel, habituellement réfractaire à filmer la vérité malgré son projet pédagogique, les filme avec enthousiasme. C'est LA bonne surprise de ce documentaire.


Félins de Keith Scholey et Alastair Fothergill avec Samuel L. Jackson et des gros matous qui miaulent (2012)

10 commentaires:

  1. La vérité est là. Le mensonge ne cachera jamais les grosses paires de couilles. Bravo !

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  2. Notre chat Leviathan (aka Leviathos le chat Portos) avait aussi d'énormes couilles, elles étaient bien plus grosses que celles de ce lion, proportionnellement à son maigre corps.

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  3. Vous avez tout dit.
    Sauf que pour vous, c'était Samuel L. Jackson, alors qu'en VF c'est Pascal Elbé s'il vous plaît (qui déblatère son texte sur le même ton monocorde et un brin teubé), je peux vous dire que ça avait une autre gueule !!!

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  4. Et pour les fameux "montages", je pense qu'ils ont tout simplement collé entre elles des images différentes et tournées à trois jours d'intervalle (ou trois semaines, ou trois ans), pour servir leur récit "une journée dans la Savane". On nous prend pour des cons de gnou !

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    1. C'est exactement ça oui.

      Le sosie de Pascal Elbé est client de l'endroit où je bosse, et à chaque fois qu'il vient payer un article je suis à deux doigts de lui en coller une. Le jour où ça partira il pigera pas d'où ça vient !

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  5. C'est Samuel LEROY Jackson.

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  6. Samuel Leroy Lion Jackson pour être tout à fait exact.

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  7. Pascal Elbé pour le voix, ça le fait pas du tout. Déjà que le texte est pas mémorable, mais il n'a pas la voix pour...

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