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20 septembre 2018

Les Lyonnais

Regardez bien les toutes premières minutes de ce film et rappelez-vous que, pendant sa promotion, Olivier Marchal avait fièrement affirmé avoir voulu réaliser son Il était une fois en Amérique. Rien que ça. Le chef-d’œuvre de Sergio Leone n'avait, dit-il, jamais quitté son esprit pendant le tournage de son nouveau film. Gardez bien tout cela en tête et contentez-vous simplement de visionner le générique d'ouverture. Olivier Marchal a-t-il conscience que, dès ces premières minutes, ô combien ridicules, il se prive de son objectif et annihile toutes ses belles intentions ? Juste avant le générique, nous avons déjà droit à une petite introduction lamentable qui met en scène un Gérard Lanvin torse poil sur la terrasse de sa luxueuse villa avec vue sur la mer, débitant en voix off un discours pitoyable. "On espère à peu près tous la même chose... Que la vie soit belle et tranquille... Avoir une famille heureuse, une maison, des amis sur qui compter... Moi j'ai la chance d'avoir eu tout ça. Et plus encore." C'est aussitôt ce dernier mot prononcé que le générique déboule à l'écran avec fracas.




Sur une atroce musique rock de bas étage, nous voyons, dans un drôle de noir & blanc sépia particulièrement dégueulasse, un terrible enchaînement de petites scènes de violences urbaines, d'arrestations, de poursuites en DS, de fusillades et d'émeutes en tous genres, rythmées par un montage épileptique des plus insupportables. Le tout est accompagné d'effets visuels abominables, faits de halos lumineux et de flous déformants, dignes des pires clips musicaux des années 90. Ajouté à cela une impression artificielle de pellicule vieillie, rayée, sans doute pour nous rappeler que les images que nous voyons illustrent le passé très animé du malfrat incarné par le grotesque Gérard Lanvin. Dans ce générique, chaque acteur apparaît à l'écran en même temps que son nom, exactement comme dans les séries télé. Si l'on fait donc les comptes, ce générique parvient tout de même à condenser à lui seul tout ce qu'il y a de plus laid dans les clips, les séries télé et les films grindhouse ! Chapeau bas. Il fallait bien Olivier Marchal pour parvenir à ce petit miracle. Et puis si on est un peu maso, on peut même aller un peu plus loin que cette hideuse intro et entendre Gérard Lanvin poursuivre son affreux monologue. Tandis que nous sont montrées des petits extraits de son enfance, dans une image terne et grisâtre pour bien nous faire comprendre que c'est encore le passé, on entend donc Lanvin, prenant sa voix la plus rocailleuse possible, nous énoncer les trois règles d'or inculquées par son père pour réussir dans la vie : "Agir bien, parler peu, ne pas s'écarter de sa voie".




Un dicton célèbre dit "En visant la Lune, on décroche au moins les étoiles". Comment a donc fait Olivier Marchal pour finir dans la merde et nous pondre une telle saloperie ? Pour rapprocher son film du classique de Sergio Leone, il faut vraiment qu'il ait un gros grain et un sérieux problème de discernement. On imagine plutôt la dvdthèque de l'ex-flic ripoux remplie des plus mauvais polars et des plus idiots films d'action américains. Le Mesrine de Jean-François Richet, aussi minable soit-il, peut dormir tranquille, beaucoup continueront à le situer au sommet du "nouveau polar français". Olivier Marchal n'aurait quant à lui pas dû s'écarter de sa voie. Il aurait dû continuer à assurer les permanences et l'accueil d'un commissariat tranquille, où sa connerie à toute épreuve n'aurait pu avoir que peu d'incidence sur la vie de ses concitoyens. Encore que...


Les Lyonnais d'Olivier Marchal avec Gérard Lanvin, Tchéky Karyo, Daniel Duval et Valeria Cavalli (2011)

5 juin 2016

Un Moment d'égarement

Un moment d'égarement, ça pourrait être le titre du moment de la vie où JF Richet a décidé de faire du cinéma, ou celui où Claude Berri a eu un rapport sexuel neuf mois avant la naissance de son fils Thomas, ou encore le moment où Lisa Azuelos a commencé à écrire des histoires dans son petit cahier à spirales. Ces gens-là font tant de mal au cinéma... Quand on voit ce vilain remake, qui n'a rien à voir avec l'original, ça nous rappelle qu'on vit une époque d'une infinie tristesse. Dans les années 70, Marielle fautait avec la toute jeune et bustée Agnès Soral, il culpabilisait certes, il se rendait compte qu'il avait déconné. Agnès Soral s'amusait à le faire chanter pour avoir d'autres moments intimes avec lui (et y parvenait) mais il y avait tout de même une attirance mutuelle entre les deux protagonistes, une tendresse, ce n'était pas seulement à cause d'une soirée trop arrosée et d'une fille résolument en chaleur que le padre merdait, ça durait toutes les vacances sans que ça devienne un drame du niveau d'un mauvais fait-divers relaté sur NRJ12 par Morandini. Ici Cassel, une fois le moment d'égarement accompli, passe son temps à repousser avec les yeux exorbités et sans aucune délicatesse la jeune gourgandine, paniqué par son comportement, en fin psychologue qu'il est. Dès qu'elle s'approche de lui, on dirait un chat surpris qui se met à bondir toutes griffes dehors, alors que dans l'original Marielle avait son slip de bain trop serré à cause de son érection incontrôlable. Même triste constat pour la fille du quadragénaire égaré : la gamine de Marielle faisait la part des choses et finalement se réjouissait que son amie soit amoureuse de son père et partageait ce secret ; en 2015, la merdeuse de Cassel est seulement outrée, presque prête à aller dénoncer son père aux flics et à lui cracher à la gueule tout en considérant son amie comme une pute psychopathe. Autre temps, autres mœurs vous me direz. En tout cas il n'y a plus aucune légèreté, seulement les gros sabots plein de merde de Jeff Azuelos et Lisa Richet.

  


Mais parlons du pire de ce film (si on met de côté le trio infernal Langman-Richet-Azuelos), j'ai nommé Cluzet. Alors que dans l'original, Lanoux joue un homme plein de colère rentrée, qu'on sent bouillir et prêt à exploser, ici on a un Cluzet totalement et constamment sur 10 000 volts ! Il se caricature, il joue un père facho, vulgaire, avec 25 de tension, un insupportable connard. Il faut le voir le flingue à la main en train de se dire qu'il va ruiner le DJ qu'il soupçonne de harponner sa fille, ou encore courser des sangliers en pleine nuit autour de son jardin, toujours le flingue à la main. Et on se demande bien pourquoi Cassel finit par lui avouer que c'est lui le salaud qui a dégommé sa fille au moment où ces deux cons sont isolés dans le maquis et que Cluzet a (encore) une carabine chargée à la main. La seule fois où il a joué aussi mal, c'est dans Les Petits mouchoirs de sinistre mémoire.




Cerise sur le gâteau, le film se termine à la lueur ocre du soleil levant sur plusieurs gros plans des principaux protagonistes, souriants tous les uns aux autres alors que la veille au soir ils se battaient, se tenaient en joue ou s'insultaient sans réserves. Tout est bien qui finit bien, n'est-ce pas ? Même si ce qu'expriment les personnages dans cette minable scène de fin est en contradiction totale avec le reste du film. J'ai eu envie de jeter ma godasse sur la télé, mais je me suis rappelé qu'elle valait cher, contrairement au talent des gens derrière ce film.





Jeff Richet continue tranquillement et sûrement sa descente aux enfers. Lui donner les moyens, de temps en temps, de faire un film ne fait que confirmer ce constat. Il n'est pas étonnant de voir Lisa Azuelos au scénario quand on constate à quel point c'est mauvais, elle, la grande spécialiste des selles sur pellicule. Alors, avec elle et JF Richet qui se sont mis à deux sur ce scénario, la notion de synergie prend tout son sens. Je marcherais volontiers sur toute l'oeuvre de Lisa Azuelos du pied gauche, ça me porterait chance. La même chose avec les "films" de JF Pichet, j'aurais doublement de la chance et je trouverais peut-être un travail ! Mais n'oublions pas Thomas Langmann. A t-il voulu "tuer le père" en produisant ce remake navrant ? Quoi qu'il en soit, ce garçon continue avec brio son oeuvre de fossoyeur du cinéma.


Un Moment d'égarement de Jean-François Richet avec Vincent Cassel, François Cluzet, Lola Le Lann et Alice Isaaz (2015).

31 octobre 2012

Halloween (2007)

Sorti en 2007, le Halloween de Rob Zombie est donc l'indispensable remake du classique de John Carpenter déjà aux origines de sept suites officielles et d'environ 1000 copies. Il s'agit plus exactement d'une sorte de remake prequel, un peu à l'image du récent The Thing, étant donné que Rob Zombie s'intéresse à ce que Big John avait intelligemment choisi de passer sous silence dans son film, par des ellipses bien senties. Des ellipses qui lui évitaient de tomber dans les travers du film de serial killer de bas étage et qui permettaient à son film de devenir une œuvre quasi conceptuelle, débarrassée des conneries habituelles qui sont censées nous faire comprendre comment un type lambda peut devenir un taré total. Ce qu'on ne voit pas dans le film de Carpenter, on le voit donc dans celui de Zombie. C'était un pari risqué, mais pourquoi pas. Hélas, quand on regarde le film de Zombie (oui, j'ai décidé de ne plus dire son prénom, quand on choisit un blaze aussi pourri, faut assumer), on comprend très vite qu'il s'agissait en réalité d'une fausse bonne idée ou, en d'autres mots, d'une vieille idée pourrie mise entre les mains d'un sacré débile doté d'une imagination et d'une intelligence atterrantes. Je ne dis pas que c'est forcément naze de vouloir dresser le portrait psychologique d'un tueur, mais c'est très rarement réussi, et une chose est sûre : mieux vaut ne pas le faire du tout que le faire si mal.


Rob Zombie fait le remake du classique de Carpenter et s'attarde sur l'enfance de Michael Myers. Accrochez-vous, c'est un intellectuel de premier plan avec de gros sabots !

Qui était ce petit garçon qui a froidement tué sa sœur un soir d'Halloween ? Dans quel cadre familial vivait-il ? Quelles relations entretenait-il avec sa frangine ? Avec ses parents ? Ses grands-parents ? Bénéficiait-il d'une scolarité épanouie ? Avait-il de bonnes notes en dictée ? Quelles étaient ses activités favorites, ses passe-temps ? Allait-il chez l'orthophoniste le mercredi après-midi ? Et surtout, que s'est-il passé entre le moment du premier meurtre et son évasion de l'asile psychiatrique, 15 ans plus tard, c'est-à-dire pendant cette période où il fut pris en charge par le Docteur Loomis ? C'est à la plupart de ces questions, dont on pouvait parfois deviner les réponses dans le film initial, que Rob Zombie apporte ses réponses, celles d'un ado attardé sans aucune suite dans les idées, ressassant toujours les mêmes idioties à longueur de films. Alors que le chef d’œuvre de Carpenter baignait dans une ambiance irrationnelle tout à fait bienvenue, conférant un aspect fantastique à son film notamment à travers la figure de Michael Myers, le remake (j'appellerais ça un recel, contraction à ma sauce des mots "remake" et "prequel") de Rob Zombie se noie rapidement dans la platitude et la crétinerie la plus crasse en tentant péniblement de refaire le portrait de ce tueur inhumain.


Michael Myers enfant, une tête à claque de première.

Quand il était petit, Michael Myers avait une tronche de cake. Il tuait des chats et des chiens puis les prenait en photo. Normal. A l'école, il se faisait tabasser à toutes les récrés. Évidemment. Son beau-père était une sorte d'affreux connard répugnant, obscène, dégueulasse, infiniment bête, et, bien entendu, alcoolo au dernier degré. Il ne manquait jamais l'occasion de rabaisser le petit Michael et il harcelait quotidiennement sa grande sœur qu'il rêvait de se taper. Il faut dire que cette dernière était plus ou moins une pure trainée. Rien d'étonnant. Michael les méprisait tous, à l'exception de sa toute petite sœur, Laurie, encore bébé, et de sa mère, une strip-teaseuse professionnelle incarnée par Sheri Moon Zombie, la compagne de Rob, qui ne fait que montrer son gros cul et sa tronche de viking mal luné, en versant quelques larmes pour essayer de nous convaincre qu'elle est une actrice. Michael se contentait donc de les mépriser en silence jusqu'à ce soir d'Halloween où, après avoir contemplé son bol de chocapics pendant trois plombes, sa colère prit la forme d'une tuerie sauvage.


Pas de sang sur cette image, qui n'est donc pas représentative du film.

On croise donc ici les mêmes individus pitoyables que dans The Devil's Rejects, le film phare de Rob Zombie, celui qui lui a amené toute une ribambelle de fans. Ces personnages sont tous insupportables, incroyables de bêtise, de laideur et de vulgarité. Une galerie de freaks jamais attachant, que l'on a envie de voir crever autant que le petit Michael Myers, qui est hélas le plus ridicule de la troupe ! Blague à part : sachez que personnellement, j'associe volontiers Rob Zombie à ses personnages affreux, bêtes et méchants ; en plus, sans vouloir rentrer dans le délit de sale tronche, il me semble qu'il leur ressemble comme deux gouttes d'eau... Dans cette partie introductive, Rob Zombie nous gratifie de sa psychologie de bas étage, de ce portrait juvénile dressé à coups de hache et d'une connerie à toute épreuve, qui a simplement la particularité de faire de Michael Myers un personnage franchement ridicule et de déconstruire totalement l'image inventée par Carpenter il y a 34 ans. Mais ça n'est que le début...


Michael Myers adulte, un grand échalas en pyjus... Sur votre gauche, il s'agit bien de Danny Trejo, acteur bien décidé à se forger un CV fait des pires films de genre actuels.

Rob Zombie passe ensuite presque trois quarts d'heure à nous dépeindre l'évolution du petit Michael à l'asile psychiatrique, où il est donc pris en charge par le Docteur Loomis (Malcolm McDowell). Cette partie du film est d'une pauvreté affligeante, rien ne se passe, bien que tout soit surligné par la voix-off de Loomis, qui nous explique grosso modo à quel point Michael se recroqueville progressivement sur sa personnalité démoniaque, se cachant derrière de ridicules masques qu'il confectionne lui-même dans sa cellule. C'est navrant. Comment avoir peur d'un tel débile, comment craindre ce catcheur retraité avec les cheveux toujours pendus devant la tronche, qui passe son temps à fabriquer des masques ridicules seul dans sa piaule ? On dirait un gros benêt gothique, devenu friand de travaux manuels car c'est le seul domaine dans lequel il excelle ! On a simplement envie de lui tendre un ours en peluche pour qu'il fasse un bon gros dodo et affiche enfin une meilleure mine. En outre, on ne saisit rien du rapport qui se crée entre les deux personnages, rien, il faut que celui-ci soit là encore lourdement souligné par les dialogues très explicatifs de Loomis en personne pour qu'on se dise qu'il y a effectivement quelque chose de spécial qui se noue entre son patient et lui. Mais on s'en contrefout ! Et, là encore, tout était tellement mieux présenté dans le film de Carpenter, à peine suggéré, dévoilé par une ou deux phrases, mais paradoxalement tellement plus clair... A l'image de l'interprétation de Malcolm McDowell, depuis longtemps condamné à jouer dans des déchets, et qui fait ici vraiment de la peine. Il en fait des caisses là où Donald Pleasance parvenait à insuffler de l'intensité à son personnage avec trois fois rien. Et que dire de Michael Myers adulte, qui, en prenant les traits d'un dénommé Tyler Mane, devient une sorte de superstar du catch lamentable, un ersatz du sympathique Undertaker, mesurant 3 mètres de haut et 2 de large, avec une pistache moisie en guise de cerveau.


Fin du film : à court d'imagination, Michael Myers tente le car-jack.

La première partie du film est donc "intéressante" (je mets entre guillemets car c'est très relatif, comme vous l'aurez compris !) dans le sens où elle cherche à nous montrer ce que l'original nous cachait. La seconde partie (le film dure deux putain de plombes, ma parole !) est d'une nullité totale puisqu'elle reproduit le film de Carpenter en le vidant de tout, alors que Rob Zombie aurait pu poursuivre en insistant sur "l'envers du décor", soit sur ce qu'on ne voit pas dans l'original. Et c'est quand il reproduit les situations du film de 1978, en les rendant plus trash, plus "réalistes", forcément plus violentes, que la nullité désolante de Zombie finit de lasser. Inutile de préciser que Rob Zombie n'a pas un millième du talent de metteur en scène de John Carpenter, et dans ces moments-là, c'est particulièrement douloureux. Son film atteint des sommets dans l'ignominie.


Dr Loomis et Laurie Strode pensent s'être débarrassé de Michael Myers après lui avoir logé une balle dans le crâne. Cela n'empêchera pas Rob Zombie de signer un Halloween 2, la suite du remake-prequel qui n'est pas le remake de la suite de l'original !

La seule intervention de John Carpenter dans la conception du film de Rob Zombie fut le petit conseil suivant : le "Maître de l'horreur" dit simplement à son collègue chevelu "Fais de ce film le tien". Ce qu'il fallait interpréter par "Ne touche pas à mon film, fais-en un autre, bas les pattes !". Avec Big John, rarement très bavard sur les sujets un peu épineux, il faut toujours savoir lire entre les lignes et décrypter le véritable sens de ses rares paroles. Quand il dit à Jean-François Richet à propos de son remake d'Assaut la fameuse formule sibylline "Different time, different movie, same spirit", c'était surtout histoire d'être débarrassé une bonne fois pour toute de l'inévitable question "Alors tu penses quoi du remake ?", et il fallait plutôt comprendre "Ton film pue la merde à plein nez mais j'ose espérer que tu l'as réalisé avec la saine intention de faire un bon film". Quand on lui a récemment demandé ce qu'il pensait de ce remake d'Halloween sur Twitter, John Carpenter a simplement répondu "No comment". Pas besoin de lire entre les lignes cette fois-ci...


Halloween de Rob Zombie avec Malcolm McDowell, Tyler Mane, Scout Taylor-Compton, Sheri Moon Zombie et William Forsythe (2007)

21 novembre 2010

Ma 6-T va crack-er

Ma 6-T va crack-er j'en ai vu que des petits bouts uniquement parce qu'il y avait Tabatha Cash dedans. A chier ou pas, aucune idée, mais rien que le titre me donnait envie de détester.


Après vérification : Tabatha Cash ne joue pas dans ce film mais dans un film de la même trempe, à peu près de la même époque : Raï. Par contre, j'ai vraiment regardé des bouts de ce film parce que je le confondais avec Raï et je croyais que j'allais y voir Tabatha. Con de moi...

Je rédige des critiques de films. Je suis journaliste. Je suis critique de cinéma.


Ma 6-T va crack-er de Jean-François Richet (1996)

Assaut sur le Central 13

Assaut sur le Central 13 est le remake d'un grand classique de John Carpenter. Je l'ai loué au Video-Futur en bas de chez moi, en plein déménagement, alors que je n'avais pas encore de connexion internet digne de ce nom, et que je ne pouvais pas me cultiver gratuitement. Je me rappelle donc parfaitement du contexte dans lequel je l'ai vu : par -30°C, en plein cagnard, assis en tailleur sur un vieux carton humide. Le film par contre : je ne me rappelle de rien. C'est très étrange d'ailleurs. A un moment je crois qu'il neige et en voyant ça je m'étais dit "Oh, vivement qu'il neige". Voilà. C'est tout ce dont je me souviens. J'ai donc payé 3€ pour cette merde, en partie parce que John Carpenter en avait dit, je cite, "Different movie, different time, same spirit". Mon cul ouais, c'était nul, Big John parlait surement de Spirit, l'étalon des Plaines !

C'est à compter de ce jour-là que je me suis méfié de Jean-François Richet...

J'écris des critiques de films.


Assaut sur le Central 13 de Jean-François Richet (2004)

4 août 2009

Mesrine : L'Instinct de Mort

Le premier Mesrine, à part m'apprendre qu'il fallait prononcer Mérine et non Mèssrine grâce à une promo chiante comme la Mort et menée tambours battants sur toutes les chaines de télé française ; je l'ai trouvé tout bonnement insupportable. Ça donne seulement envie de maudire ce cinéma-là. Et, je sais pas vous, mais après avoir vu le film, je me suis seulement mis à penser que Mesrine devait être un immense connard, ultra débile et extrêmement violent, un personnage tout sauf intéressant, une merde humaine. C'est ce que me donne à penser le brillant portrait qu'en fait Ferrerro Richet en tout cas. Jolie performance de sa part donc, car j'imagine qu'il avait d'autres projets. Triste bonhomme...J'ai jamais pigé pourquoi tant de bonnes choses ont été dites à propos de la saga Mesrine. Pour moi c'est tellement nullissime... J'aimerais qu'on m'explique.



Quelques mots sur le titre. "L'instinct de mort", vous ne trouvez pas ça excessivement laid comme titre ? Et ça veut dire quoi ? On m'explique ? SVP ? Je sais que j'ai du mal à prononcer les "un", "in", "ain", "1", etc ; mais même au-delà de ce petit problème personnel, c'est un titre vraiment laid, non ? A mes oreilles ça sonne de façon particulièrement ignoble, j'ai l'impression que c'est la réunion maléfique des 3 syllabes qui, mises à la suite, forment l'ensemble phonétique le plus laid de notre belle langue. Et puis faut piger quoi ? L'INSTINCT DE MORT. Wow ! Apparemment c'était, à l'origine, le titre du bouquin de Mesrine. Mais il était taré ce type, fallait pas s'en servir encore. Il a du le griffonner en taule pendant qu'il se faisait sodomiser. L'instinct du chien ou du renard, ouais, l'instinct de survie ça me dit un truc aussi, ok, mais "de mort", je comprends pas. Et si tout un film existait sur l'instinct du clébard, j'irais le voir en courrant en amenant neveux et nièces ! "L'instinct de mort" ça veut rien dire, et quand on l'a, on est forcément plus là pour le raconter puisqu'on vient de clamser. C'est ptêtre moi qui suis con, je sais pas, après tout, ça n'a pas empêché le film de faire 2 millions d'entrées en 3 jours (faut dire qu'on pouvait pas ignorer qu'il sortait ce film à la con...) et si tous ces gens pigeaient le sens du titre, je veux qu'on m'explique. Je suis pas plus bête que les autres garçons, ma maman le dit. Je veux une titrologie de ce merdier !

Et puis cette affiche et cette façon débile d'écrire les noms de famille les uns par dessus les autres : Cassel, Mesrine, Richet. On dirait la fiche d'appel d'une classe de 5ième faite exclusivement de teignes et dont il ne resterait que les 3 plus gros tarés. On se croirait de retour au bahut. Ça me colle des frissons sur les avant-bras !



J'ai vu qu'un film de ce gros empaffé de Ricochet et ça m'a suffit, ça me suffira à tout jamais. C'est un énorme débile, un zonard total, un abruti profond, un pourri fini. C'est une insulte à son valeureux cousin Teddy Richet. Je n'ai vu que Mesrine 1 et ça me suffit largement pour établir cet état des lieux concernant J.F. "cherche appartement" Rue Riquet, c'est largement suffisant pour dresser ce pedigree ultra puant de Jean-François Roquet.


Mesrine : L'Instinct de Mort, de Jean-François Richet avec Vincent Cassel et Gérard Depardieu (2008)