22 janvier 2014

Blue Jasmine

Vu y'a trois jours, et je m'en souviens déjà très mal, le Woody Allen de 2013 n'est vraiment pas un grand cru, contrairement à ce qui a beaucoup été dit. Comme d'hab. Mais dès les premières minutes, il m'a tout de même apporté une grande satisfaction, un immense soulagement : ce film n'allait pas chambouler mon top ! Ma plus grande crainte, en tant que blogueur ciné, est toujours de découvrir l'un des meilleurs films de l'année passée seulement après la publication officielle de mon top. C'est ma hantise. Il y a une période où je lance toujours les films de l'année écoulée dans la peur... J'en fais des cauchemars la nuit. Avec Blue Jasmine, aucun risque, dès le premier quart d'heure, regardé sans décrocher les mâchoires, j'étais fixé. Même pas dans mon top 20 !




Nous sommes donc supposés rire et pleurer devant les déboires de la belle Jasmine, incarnée par une Cate Blanchett irréprochable. Sauf qu'on ne rit à peu près jamais et que l'on pleure encore moins devant les mésaventures de cette pauv' femme amenée à dégringoler les classes sociales suite à la mort de son mari (Alec Baldwin), riche hommes d'affaire new-yorkais et véritable escroc (je fais très bref, c'est un peu plus compliqué que cela). On ne fait donc qu'admirer la performance d'une actrice qui prend visiblement bien plus de plaisir que nous dans la partie et qui parvient à rendre supportable un personnage auquel on aurait, sans cela, bien du mal à croire. On suit tout ça sans souffrir, en se demandant parfois quand est-ce que le film va vraiment commencer, étrangement. Par chance, j'apprécie plutôt Cate Blanchett au demeurant, ça m'a permis de tenir. A vrai dire, peut-être est-ce le jeu extrêmement précis et maîtrisé de l'actrice qui situe le film dans un espèce d'entre-deux bizarre, entre la comédie légère et le drame social tragique, et finalement nulle part, car d'aucun côté Blue Jasmine ne trouve son salut. Ce serait tout de même assez cruel envers Blanchett, qui est clairement le principal intérêt du film...




J'ignore si je suis atteint d'une forme rare d'amnésie sélective, mais je ne me souviens plus précisément de ce film. Voilà, j'ai presque tout oublié. Au troisième paragraphe, je dois bien vous l'avouer, car là vous me voyez ramer. Je ne sais plus, par exemple, comme il se termine, ce qui est toujours rageant quand on a flingué une soirée pour arriver au bout. Alors certes, j'imagine qu'il doit bien y avoir deux ou trois passages assez savoureux là-dedans, ça reste un film de Woody Allen, il n'a pas complètement perdu la main. Mais je ne pourrais pas replacer ces trop rares moments ni vous assurer qu'ils existent bel et bien. Je n'arrive pas à retomber dessus sur VLC Player. Je vise toujours largement à côté. Je suis donc passé à travers le Woody Allen de 2013, après l'avoir pris en pleine poire comme les dix précédents. Pas grave, il y aura d'autres occasions, je n'ai pas non plus l'impression d'avoir raté grand chose. Je pourrai me rattraper cette année, il les enchaîne le filou !


Blue Jasmine de Woody Allen avec Cate Blanchett, Sally Hawkins, Alec Baldwin et Peter Sarsgaard (2013)

40 commentaires:

  1. Je vous trouve durs avec le bon woody. Il ne faut pas oublier que depuis le film qui se passe à Londres et dont le titre m'échappe à l'instant, tout était bancal, ignoble, risible ou carrément merdique, donc ce film est plutôt une bonne nouvelle... ca veut dire que Woody est encore vivant. Pas aussi vif que dans les années 90, mais bon, c'est toujours plus enrichissant qu'un vin diesel ou un film français.

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  2. "C'est toujours plus enrichissant qu'un vin diesel ou un film français". On a l'art de la comparaison et du raccourci à ce que je vois.

    Mes relations avec le cinéma de Woody se sont arrêtées net en 2010. J'ai consciencieusement raté "Minuit à Paris", "To Rome with love" et "Blue Jasmine". Tout, des affiches aux titres en passant par les acteurs ou les bandes-annonces me tient scrupuleusement éloigné de ces films. Il semblerait que je doive m'en féliciter.

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    1. Tu rates que dalle. Le pire étant à l'aise To Rome With Love.
      Blue Jasmine est le mieux des trois.

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  3. Après avoir subi Minuit à Paris et To Rome with love (dans des salles pleines dont il était impossible de sortir), je suis allée voir Blue Jasmine à reculons et en suis sortie soulagée. Nous avons certes perdu Woody Allen il y a quelques années mais ça passe à l'aise...

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    1. J'avais pas tenu devant To Rome with love donc ouais, y'a du mieux...

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  4. Vous êtes tous très indulgents. Pour ma part, je l'ai lâché il y a plus longtemps que ça. Quelque part vers "Coups de feu sur Broadway" je crois...

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    1. De retour, Lisa Frémont ! re-Bienvenue parmi nous ! :)

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    2. Je me joins à mon collègue pour te souhaiter la re-bienvenue chère Lisa.

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  5. Hi, folks. Merci, z'êtes sympas. Glad to be back.

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  6. Naviguant pour ma part dans ces eaux depuis peu, je m'en tiendrai à « Bonjour ! ».

    'Coups de feu sur Broadway', c'est en effet un des premiers Woody Allen qui m'a laissé absolument de glace, je me rappelle n'avoir pas ri une seule fois alors que la salle gloussait d'aise. Depuis, je crois n'avoir vraiment ri qu'à certains moments de 'Harry dans tous ses états' et surtout à 'Hollywood Ending', une réussite modeste mais réelle (l'idée du réalisateur plus qu'intermittent qui, ayant une nouvelle chance de tourner, fait une crise de cécité psychosomatique est en soi très bonne, et donne lieu à quelques moments hilarants). Mais je pense que celui que je préfère reste 'Broadway Danny Rose', qui remonte tout de même à 1984. J'avais aussi trouvé la gravité de 'Crimes et délits' impressionnante, à sa sortie, mais j'hésite à le revoir : peur de ne rien retrouver de l'impression en question, à la revoyure (je redoute de revoir 'Impitoyable' de Eastwood, qui faisait également dans la gravité très volontaire, pour la même raison.) Quoi qu'il y ait des chances que cela tienne encore au moins par les acteurs : Martin Landau, Angelica Huston, Jerry Orbach, c'était un bel ensemble !

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  7. Sans peur et sans crainte d'affronter les démons du passé, je n'ai pas hésité à revoir, l'année passée, "Crimes et délits" qui, à moi aussi, fit une grande impression à sa sortie...
    Je confirme: le passé passe et... rend passable.
    J'ai même failli m'endormir.

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    1. Mon doute se confirme donc... En ce qui me concerne, j'avais identifié un des symptômes de la tiédeur woodyallenienne (qui, comme toute tiédeur, devient carrément froide avec le temps) dans un passage de 'Hannah et ses sœurs'. À un moment donné, Max von Sydow, qui joue le compagnon vieillissant de Barbara Hershey, se rend compte « à l'odeur » que celle-ci l'a trompé, et réagit violemment. La crudité de cette évocation olfactive fait son petit effet, mais la scène s'arrête là, pour ne plus y revenir. Je me suis alors dit que chez Ingmar Bergman — auquel Allen faisait pourtant une de ses fréquentes références en employant Von Sydow —, au lieu que ce moment soit une fin, ç'aurait été un début. Ç'aurait été horrible, pénible, gênant (et, selon les films, on peut aimer ou non ce dolorisme bergmanien), mais cela n'en serait pas resté à cet effet ponctuel, à demi audacieux.

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    2. Je n'ai aucun souvenir de cette scène, pourtant supposée marquante, dans "Hannah et ses sœurs", ce qui en dit long... Par contre ton dernier commentaire m'a donné envie de me replonger dans certains Bergman, cher Hamster !

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    3. Cela fait souvent ça avec Woody Allen, non ?
      On ne se souvient de rien, ou très peu...
      Au moins , ç'a le mérite de donner l'impression d'une éternelle 1ère vision, pour reprendre tes aphorismes (assez justes) sur le bonheur de la découverte, Hamsterjo.
      En même temps, j'ai le souvenir d'avoir découvert sans bonheur, et même avec annui "L'Affaire Cicéron" de JLMankiewicz. Et, dix ans plus tard, de l'avoir revu... avec extase!
      Comme quoi.
      Une question me lancine, dès lors : La découverte a-t-elle eu lieu à la 1ère ou à la 2ème vision?
      Argh.

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    4. Je parlais des films qu'on adore dès la première vision, mais il est vrai qu'il y a cet autre cas de figure, qui constitue d'ailleurs une expérience assez passionnante à titre personnel : le film qu'on a « manqué » à la première vision — parce qu'on l'a vu trop jeune, et/ou pas « in the mood », et/ou dans de mauvaises conditions, et/ou en en ayant trop entendu parler ou au contraire pas assez, etc. — et qui devient une révélation à la deuxième. Rémi avance ci-dessous d'autres raisons possibles pour ce phénomène, qui me semblent également très justes dans certains cas.

      Quelques exemples, en ce qui me concerne, de films qui sont devenus « de chevet », mais qui m'avaient rebuté ou à moitié déplu à la première vision (même si pour certains d'entre eux je sentais bien qu'il y avait « quelque chose », mais qui m'échappait dans un premier temps) : 'Vampyr', 'Sylvia Scarlett', 'Les Amants du Capricorne', 'Le Père Noël a les yeux bleux', 'Frontière chinoise' (j'ai remarqué que le Cukor et le Ford suscitent assez souvent une réaction de rejet chez les personnes qui le voient pour la première fois). Et je vois bien ce que tu veux dire à propos de 'L'Affaire Cicéron' !

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    5. Je n'ai vu "L'Affaire Cicéron" qu'une fois et je l'ai bien aimé. J'espère donc aussi l'adorer la seconde ! Par contre j'ai plus ou moins vécu ça avec "Chaînes conjugales", que j'ai trouvé pas mal mais sans plus la première fois alors que je l'ai complètement adoré la seconde, et un peu plus à chaque nouvelle vision.

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    6. Mais tu auras beau accumuler les visions de 'Chaînes conjugales', jamais tu ne verras le visage de qui tu sais... Au moins, dans 'Citizen Kane', on voit le traîneau !

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    7. Sa voix me suffit. Et son nom, prononcé par tous les autres personnages.

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    8. A mon avis humble, 5 Fingers-Ciceron fait partie du peloton de tête parmi les grands Mankiewicz. Mais la première fois, j'avoue, je somnolais.
      En revanche, Citizen Kane a été, reste, et restera toujours pour moi, une aide imparable d'accès au sommeil et à l'ennui (sans "a" cette fois)
      Pour "7 women" (NB:: maintenant, dans les titres, les chiffres viennent plutôt après,z'avez remarqué ?Iron Man 9, Batman 24 ), bref, pour "Frontière chinoise" donc, j'ai marché à fond dès la première vision (télé, VF!) ! Mais j'avais 13 ans, l'esprit pas encore encombré de fatras cinéphile... Et je l'ai aimé, adoré, de + en + au fil du temps.
      C'est drôle, je pense tout le contraire de toi, Hamsterjo, sur Ford. C'est sûrement le plus immédiatement accessible, on peut voir ses films avec la plus totale virginité, il parle au cœur simple. Je dis ça sans mépris aucun: mon père était un cœur simple et adulait "La Prisonnière du désert" sans en avoir la moindre lecture intellectuelle.
      C'est comme ça avec les immenses, non?

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    9. Ah j'oubliais.... Quid du cas de figure du film qu'on a adoré et qui ne supporte absolument pas la (les) revoyures !

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    10. Bonjour Lison (je me permets cette familiarité car j'ai beaucoup bourlingué avec cet emplâtré de Jeff) :
      Réponse télégraphique because manque de temps dans l'immédiat :
      - tout à fait d'accord en ce qui concerne '5 Fingers', et même si une addition de qualités n'a jamais suffi à faire un bon film on peut avancer que l'opération (Mankiewicz + Mason + Darrieux + Herrmann + la Fox dans ses bonnes années) était en l'occurence prometteuse ;
      - 'Citizen Kane' : je n'aurai pas le ridicule de tenter de te contredire dans la minute qui me reste !
      - parfois, ça se joue à peu de choses : '7 Women', je l'ai vu pour ma part trois ou quatre ans plus âgé que toi, pas encore non plus « cinéphiliquement prévenu » MAIS en pleine fin d'adolescence butée ;
      - je me rappelle peu de films que j'aurais adorés la première fois et qui m'auraient déçu, barbé ou déplu à la revoyure, mais il est tout de même un cinéaste dont les films, à mes yeux (évidemment, pas à ceux du voisin...), donnent tout à la première vision et s'épuisent par la suite : Michael Powell.
      - quant à Ford en général, nous sommes d'accord, c'est seulement le cas particulier de 'Women VII' que j'évoquais !
      Ciao bella,
      Hj

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    11. Prego, ragazzo.
      Lisette, même, si tu préfères, à la bonne franquette. Après tout, j'avais commencé dans la familiarité, s'pas Hamsterjo? Ma préférence allant néanmoins à Thelma Ritter plutôt qu'à la Frémont.
      Je suis moi-même bien emplâtrée, à propos. Rapport à la fatwa que m'a lancée, sur un autre blog, lors du dernier vendredi 13, un mitron (en boule) du fond de ses fourneaux enfarinés... Total, depuis, je tape avec mon seul majeur gauche, et aucun meurtre de voisin sur la façade opposée pour venir me distraire...
      Michael Powell s'épuise et t'épuise..? Alors là, permets-moi de te ficher un pain sur la brioche, hamsterjo, sauf ton respect. Mais on ne va pas du tout être d'accord. Je te concède que c'est un radical. Pas toujours facile à suivre. Mais c'est là sa grandeur.

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    12. Faites-la taire, je vous en prie........

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    13. Cela signifie quoi "avoir un cœur simple", Lisa Frémont ? Ai-je, selon toi, un cœur simple ?

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    14. Je ne saurais dire, Jaspert darling, on ne se connaît pas.
      Mais te prends pas le Rosebud avec ça, surtout ! Tu n'étais évidemment pas dans mes pensées lorsque j'écrivis ces lignes.
      En outre, dans mon esprit, la simplicité est plutôt un don et un talent. Et pour ce qui est de l'idée la plus juste du cœur en question, relisons pépé Gustave...

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    15. Chère Lisette,
      (J'adore aussi Thelma, d'autant qu'on imagine qu'après ses massages à domicile elle part vendre des cravates à Dick Widmark)
      Fidèle à mon précepte (« Ne gâchons pas le bonheur des autres, à moins qu'il ne nous débecte vraiment »), je ne chercherai pas à t'imposer mon peu de goût pour les films de Michael Powell, même si ce goût, dans ton cas, t'entraîne aux pires brutalités boulangères. Prudence, donc : ce que je dirai à ce propos n'engage que moi, tous les goûts sont dans la nature et comme des couleurs on n'en discute pas, et ainsi de suite. Mais s'il est un fait, c'est que j'ai toujours eu à la vision de ses films l'intime sentiment d'un volontarisme de la folie plutôt que d'une folie véritable, et d'une illustration parfaite — malgré cette apparence d'audace chromatique (Les Chaussons rouges), narrative (Une question de vie ou de mort) ou morale (Le Voyeur) — de l'indécrottable académisme du cinéma anglais sur lequel j'ai toujours partagé les vues de François Truffaut. Entendons-nous, les films de Powell n'ont pour moi rien d'haïssable, ils sont même tout à fait aimables (surtout, encore une fois, au premier abord), mais que d'ennui, que de poussière, que d'arythmie, que d'artifice sans objet, que de laideur même lorsque je me repenche dessus. Tout le contraire pour moi d'un autre Angliche, vraiment frappadingue pour sa part : Hitchcock, of course. Je n'ai pas besoin de revoir en parallèle 'Psychose' pour trouver 'Le Voyeur' assommant, mais lorsque la comparaison me vient à l'esprit elle est tout de même, à mes yeux, accablante pour le film de Powell. Un seul de ses films est susceptible de me saisir encore un peu si je le revoyais (mais je n'en jurerais pas) : 'Le Narcisse noir'.
      Sur ce, je te laisse t'acharner sur ma brioche, je suis bonne pâte et elle n'en sera que mieux aérée !

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    16. Lisette Frémont30 janvier 2014 à 01:31

      Sorry Esteban, tu ne peux évidemment pas comprendre.
      Hamsterjo, à mon tour de prendre le train, ma réponse powellienne dans quelques jours (re-sorry d'avance Esteban).

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    17. Oui tu as probablement raison, je suis probablement trop bête pour comprendre ta magnifique prose.
      Bien que je n'apprécie que très peu tes interventions pénibles, qui suis-je pour t'en empêcher, et qu'as-tu fait de mal en dehors de ton activité frénétique de commentaire d'articles? Donc je me la ferme à contre-coeur :(

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    18. @Esteban: Bah non. Le prends pas comme ça. Je voulais dire simplement qu'il y a une private joke genre pâte à pain avec hamsterjo, et qu'il est normal que tu ne la comprennes pas, et aussi que je conçois que ce soit extrêmement agaçant pour les "hors-joke".
      Loin de moi l'idée que tu ne puisses pas comprendre ma prose ...
      (J'écris clairement).
      Ceci dit, qui suis-je pour t'empêcher de détourner les yeux et de ne pas lire dès que tu vois mon pseudo?
      Qui t'empêche de sortir de la salle quand le film t'insupporte ?
      Pas moi.
      @hamsterjo : il est 2h du mat,. Powell ne perd rien pour attendre sa revanche.
      J'ajoute que je me tords de rire depuis une semaine avec ton "Tu fais ma journée!"

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    19. Ah ben ah ben ah ben, où est ma défense en règle de Michael Powell ? Je l'attends, je l'attends ! (Et même pas défensivement, même pas « de pied ferme »...)

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    20. On m'enlève le plâtre vendredi...Mes petits doigts seront libérés.
      Cela dit (juste pour dire , et en passant) : "le volontarisme de la folie" c'est quand même déjà un furieux syndrome de vraie folie pur jus. M'est avis.
      On en re-cause.

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    21. En privé. Merci d'avance pour tous les lecteurs de ce blog.

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    22. J'attendrai que les petits doigts se soient dégourdis !

      « Le volontarisme de la folie, c'est quand même déjà un furieux syndrome de vraie folie pur jus » : très vrai, a priori. Chez Powell, j'ai seulement l'impression que l'essentiel de cette folie première se perd en cours de route, pour s'académiser... Mais je m'arrête là, à bientôt !

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  8. Tu fais ma journée !

    J'ai revu récemment un film de ses débuts, 'Jeux d'été'. En un mot comme en cent, je n'irai pas par quatre chemins et j'irai droit au but : c'est beau. Vraiment très.

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    1. Amusant, c'est justement le dernier que j'ai lancé, mais je me suis endormi devant, honte à moi. Faut dire que je l'ai lancé un soir extrêmement tard. Ce que j'ai vu m'a plu et je le finirai tôt ou tard. C'est bête à dire mais la petite cahute au bord de l'eau, avec sa trappe (arrête-moi si je dis n'importe quoi), m'a déjà profondément marqué, plus que tout "Hannah et ses soeurs" !

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    2. Rassure-toi, malgré ton demi-sommeil, tu ne l'as pas rêvée, cette cabane au bord de l'eau, dans laquelle la jeune femme se remémore son histoire d'amour passée. Et quand bien même tu l'aurais rêvée, ce serait le signe de la capacité de 'Jeux d'été' à exciter l'imaginaire, ce qui est loin d'être le cas de tous les films... En tout cas, bonne fin de visionnement, je t'envie de le découvrir ! Car il n'y a pas, le plaisir renouvelé qu'il y a à revoir un film qu'on aime n'est pas comparable au bonheur qu'on éprouve à le voir pour la première fois. Je pense d'ailleurs qu'écrire sur un film aimé, c'est tenter de retrouver, et de transmettre, ce bonheur premier. Sur ces bonnes paroles, read you soon !

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    3. Ce que tu dis est vrai de beaucoup de films mais pas de tous il me semble. Certains films s'apprécient beaucoup plus à la deuxième vision, quand on sait où ils vont, quand on n'a plus peur pour eux (et pour nous devant eux), quand on les regarde sereinement et qu'on se laisse donc beaucoup plus largement cueillir par la beauté des détails ou de l'ensemble.

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    4. Réponse de ma part un peu plus haut !

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  9. ouais Bergman >>>>>>>>> Woody Allen lol

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    1. Il a le mérite de le dire lui-même : http://www.youtube.com/watch?v=fOyw6Q8qWpM

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