29 janvier 2013

Télé gaucho

Accueillons aujourd'hui une invitée, Flavie, pour nous parler du dernier film en date du réalisateur déjà coupable en 2010 du Nom des gens. Flavie a vécu le phénomène des télés libres de l'intérieur et nous livre son impression à chaud sur la peinture qu'en propose Michel Leclerc :

« Ce film est librement inspiré de l’expérience Télé Bocal entre 1995 et 2000 ». Voilà comment Michel Leclerc justifie son forfait en tête du générique de fin de Télé gaucho. Le film est donc semi-autobiographique, « librement inspiré » de son expérience au sein d'une télé libre. Le titre annonçait déjà la couleur, le film a été à la hauteur de toutes mes appréhensions. Michel ne croit clairement plus, ou bien n'a jamais cru (difficile à dire mais dans le fond, on s'en fout) à la pluralité audiovisuelle.


 
Gauche caviar, droite jambon-beurre !

Passons sur l'absence de mise en scène et venons-en directement au cœur du problème et à la fabuleuse galerie de personnages. Belle collection de clichés, du leader paradoxal anti-charismatique et plutôt malhonnête (Elmonsnino, transparent), à sa compagne féministe hystérique (insupportable Maïwenn), la palme revenant au personnage de Clara, sombre conne incohérente et insupportable, elle aussi « librement inspirée » de l'ex-compagne du réalisateur, interprétée par une Sara Forestier embarrassante, la gène atteignant son apogée lorsque Clara met le feu au dos d'un spectateur en crachant le feu (wut ?). La seule qui tire son épingle du jeu c'est encore Emmanuelle Béart, qui dans le rôle de l'animatrice botoxée qui évolue comme un poisson dans l'eau au sein du monde cynique des médias de masse, mais qui dans le fond cache la plaie encore ouverte d'une obésité adolescente, s'en sort plutôt pas trop mal en jouant la carte de l'improbabilité.


 
Le regard profond et vide. C'est donc comme ça que Michel Leclerc voit sa femme ? A sa place je le prendrais assez mal...

Le poteau rose, court-métrage réalisé en 2000, contenait déjà toutes les bonnes idées du film et avait le mérite de raconter l'histoire personnelle de Michel Leclerc de manière drôle et candide. La version longue n'y aura ajouté que des travers : le portrait conventionnel d'une jeunesse de gauche décérébrée et inoffensive. Vision de vieux con embourbé dans sa philosophie de vie gentille, toute en consensus mou.


Le président des bisous.

J'ai eu l'occasion de vivre un petit bout de l'histoire des télés libres moi aussi, pendant 6 mois, au sein de Zalea TV. Zalea a existé de 2000 à 2007, et je connais mal la filiation avec télé bocal, mais c'était une formidable expérience de liberté et ces six mois on été une des périodes les plus enrichissantes et excitantes de ma vie. C'était certes un laboratoire foutraque, peuplé de personnages entiers, différents et souvent incompatibles, mais réunis par un combat précieux, celui de la liberté d'expression audiovisuelle, dans un amateurisme revendiqué mais éclairé. J'avais 22 ans et une conscience relative de l'ampleur de la chose, (d'autres le savaient mieux que moi fort heureusement), mais je crois que c'était plutôt pas mal, et surtout salutaire dans le paysage audiovisuel de l'époque (même limité au canal 99 de la freebox). Et plutôt éloigné du tableau de la bande de branquignoles gauchistes abrutis que nous a soigneusement peint Leclerc. Il s'agissait de donner la parole à tous ceux qui souhaitaient la prendre, collectifs et associations, évidement souvent des combats de gauche, mais aussi aux quartiers : le quartier, celui de Stalingrad, ex-plaque tournante du crack, qui se reconstruisait progressivement, avant la gentrification, et aux quartiers, ceux des banlieues qui prenaient l'antenne pour des plateaux réguliers. De donner un espace médiatique à tous les refusés de l'antenne, à tous les programmes (plateaux, courts métrages, documentaires, clips, etc.) qui sortaient des cadres ultra formatés de la télévision mainstream, pour lutter contre le modèle débilitant largement imposé. Bref, d'inventer un pluralisme audiovisuel.


Le titre du premier long métrage de Michel Leclerc (de loin son meilleur), J'invente rien, avec Kad Merad et Elsa Zylberstein, sonnait comme la prophétie d'une filmographie oubliable. 

On pourrait débattre du droit individuel de relater sa vision propre d'une expérience collective. Michel Leclerc en a bien le droit. Ça ne fait pas passer mon envie de lui cracher à la gueule. Car voilà, ce film est certainement la première introduction des télés libres dans la fiction cinématographique, qui plus est plutôt destinée à un large public. Et j'ai juste le sentiment que l'image véhiculée fait du tort à l'histoire commune des télés libres, dont tous les acteurs sont de fait un peu responsables. Je ne te dis pas merci Michel de nous faire tous passer pour des gros cons.

NB : Pour plus d'informations sur le pourquoi du comment Zalea s'est crée et dissoute, je vous invite à lire l'article "Zalea TV a décidé de se dissoudre" et "L'appel des fondateurs de Zalea TV à la société civile" sur le site de Zalea. Et à visiter le site des Mutins de Pangée, coopérative audiovisuelle crée plus tard par certains de ses membres fondateurs.


Télé gaucho de Michel Leclerc avec Eric Elmosnino, Sara Forestier, Maïwenn Le Besco et Emmanuelle Béart (2012)

42 commentaires:

  1. Je ne trouve pas qu'il fait passer ceux des radios libres pour de gros cons. A la rigueur pour des esprits dépassés par leur propre discours. Pourquoi pas? Michel Leclerc a aussi l'expérience de la télé libre. Il a le droit d'en tirer les conclusions qu'il veut , après tout.
    Au reste, je trouve ces conclusions plutôt sympathiques, plutôt tendres, en fait. Parce que, en ce qui me concerne, c'est plutôt AVANT de voir le film que j'avais le préjugé "gros cons".
    Donc, tu vois, il ferait plutôt du bien, ce film. Il ne les juge pas.
    Oui, tu as raison, il y a une absence de mise en scène criante (Quoique. Je trouve par exemple qu'il a un vrai sens de "la conclusion de scène", ce n'est pas un talent si courant, tu sais!). Mais bon. Il n'y a plus d'Arthur Penn ni d'Hal Hashby nulle part depuis belle lurette.
    Alors, que ça ne fasse ni de mal ni trop de dégâts, ce n'est déjà pas si mal. Gardons notre sévérité pour les vrais nuisibles, les Patrice Leconte, etc...
    Lisa Fremont.

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    1. "sens de la conclusion de scène" = prendre une idée de merde et la transformer en vision de purgatoire ?

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    2. Je ne comprends pas ta question. Qu'entends-tu par "vision de purgatoire", exactement ?
      Je parlais cinéma. Forme. Découpage. Montage. Mouvement. Commencer et finir une scène quoi. Comment un metteur en scène avance, d'une façon cohérente, d'un point A à un point B dans ce petit segment narratif qu'est "une scène".
      Je peux même trouver ce sens de la "fin de scène" chez quelqu'un dont je n'aimerais pas les idées ou les conclusions.
      See what I mean ?

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    3. I know what you mine.

      J’essayais de traduire poeeeeetiquement la perte des sens que procure la vision de ce film, vécu comme une expérience interdite pour l'humble spectateur que je suis, tiraillé entre une certaine volonté d'agir (quitter la salle de cinéma, respirer, se rendre à la poste la plus proche) autant que de subir (attendre la fin car on pas le choix on est pas tout seul, gonfler ses joues, prendre une leçon de cinéma d'un point A à un point B).

      (un vrai sens de la conclusion de commentaire ce Jean Cal.)

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    4. chère Flavie
      c'est michel leclerc

      bien entendu on peut dire ce qu'on veut de mon film et même si c n'est pas très agréable de lire que quelqu'un a envie de te cracher à la gueule, je l'admets. D'après ce que je comprend, tu aurais eu envie que je fasse un film publicitaire sur le monde merveilleux des télé associatives, et la grandeur d'âme de ceux qui la font. Mais il se trouve que je ne suis pas publicitaire. Je fais des films de fiction, je fais des comédies, or, on fait rarement rie avec les qualités des gens mais plutôt avec leurs défauts. Oui, mes personnages sont menteurs, parfois lâches, égocentriques, n'ont pas un discours politique très claires, mais je réfute toute forme de cynisme à leur égard, j'ai de l'affection pour eux, j'aurais plutôt envie d'aller boire des coups avec eux. Je n'ai jamais voulu prétendre que ce qu'ils faisaient était génial, ni allait révolutionner la télévision, là n'était pas du tout mon sujet. J'ai passé 5 ans de ma vie à Télébocal, beaucoup de ses membres sont présents dans le film (comme Adonis, pilier de télébocal depuis ses débuts) et je peux certifié que l'ambiance y était beaucoup plus libertaire et bordélique que sur une ligne politique construite. tu as participé à Zaléa, très bien.sache que Zaléa est né d'un shisme très violent à télébocal (bien plus violent que celui montré dans le film). Les fondateurs de Zaléa, qui étaient à Bocal, ont voulu prendre la pouvoir et éjecter manu militari le fondateur de Bocal (et qui le dirige toujours) Ayant échoué, ils sont partis fonder Zaléa. Tout ça pour dire, qu'il y a aussi dans le milieu associatif des ambitions personnelles féroces, des soifs de pouvoir, des désirs de domination et mon film en rend compte. Ce qui ne veut absolument pas dire pour moi que tout engagement est forcément une ambition déguisée, il y a des gens qui veulent vraiment et sincèrement changer les choses et mon film les respecte. Quant à voir si les télés associatives ont changé la face de la télé, je ne le crois pas. Donner longuement la parole aux gens qui souffrent, j'y suis évidemment pour, encore faut il qu'il y ait des gens pour les écouter. Or, "même les sans papier aime regarder les films porno", c'est une phrase du film, qui n'est pas aussi anecdotique que ça. Quand on galère, on a d'autant plus envie de se marrer et le discours misérabiliste qui veut absolument confiner les gens qui galèrent dans leur souffrance me saoule.
      bien à toi, malgré les crachats.

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    5. Radagast le brun, ami des bêtes en général30 janvier 2013 à 16:52

      Je trouve aussi que c'est pas bien cette histoire de crachats, c'est pas élégant, pas très subtil, j'aurais plutôt dit que j'avais envie d'aller déposer un colombin dans son jardin ou bien sur le perron de sa porte pour exprimer mon courroux face à l'auteur.
      Bien à vous, Radagast

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  2. Malheureusement concerné par ton article. Ne connaissant pas du tout l'histoire de ces télés libres, ce film m'en a donné les premières images : des abrutis qui font des trucs trop lol déguisés en papillons, un ptit enfoiré qui développe son projet professionnel d'enfoiré en réalisant des programmes genre "bref" que c'est trop rigolo, des films de cul sur les toits des immeubles et de l'engagement de barbus pathétiques qui font du didjéridoo... AH BRAVOOO. Mention spéciale à la scène au CSA, genre on est des putains de mongols diffusés nous !

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    1. Je suppose que dans trente ans, les jeunes futurs rigoleront de ces gros cons qui se faisaient un tas de potes sur Facebook...?
      Ou qui s'allumaient avec commentaires à propos de films sur des blogs...?
      Lisa Fr.

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    2. ce que je voulais dire c'est que déjà que ce film est une grosse daube à mamie, alors si en plus il nous fait bouffer du cliché gauchiste "attendrissant" et nous donne une information biaisée par la subjectivité un peu débilos de son réalisateur...

      Mais bonne idée ton pitch de film du futur.

      NOUS SOMMES TOUS DES NANONIMOUSSES

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    3. Mais il me semble bien que tu y es, toi, en plein dedans, dans les clichés. Ta façon de t'exprimer est un cliché. Tu emploies des raccourcis qui ne sont que des stéréotypes: "grosse daube", "à mamie", "un peu débilos", "bouffer du cliché", ou ton usage du mot "pitch"... Tout ça en 3 lignes.
      Pour en revenir à notre sujet :
      Toute information est obligatoirement biaisée par le regard (la subjectivité, pour parler comme toi) de celui qui la collecte et la donne. Croire le contraire est assez Bisounours. Ou croire qu'un documentaire est objectif, c'est carrément ne rien piger au travail de l'artiste.
      Ce film ne se veut donc ni documentaire ni objectif.
      Depuis quand une oeuvre devrait-elle l'être ?
      Pour finir, je n'ai pas employé le mot "attendrissant" mais "tendre". Ils ne sont pas du tout synonymes.
      Lisa Fremont.

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    4. Flavie, je relis ton article. A propos de ton expérience à Zalea TV, tu écris que c'était:

      "un laboratoire foutraque, peuplé de personnages entiers, différents, souvent incompatibles, mais réunis par un combat précieux, celui de la liberté d'expression, dans un amateurisme revendiqué , mais éclairé".

      Honnêtement, dans le film de Leclerc, je ne vois absolument pas autre chose ! Je t'écoute et j'ai l'impression d'entendre exactement ce que raconte le film !
      Dans ta façon de parler de ton passage à Zalea TV, on sent déjà, à travers tes mots, le même regard, la même distance que lui!
      Sans rire.
      La seule différence, c'est qu'il parle des années 90. Il a donc une petite longueur d'avance sur toi dans son "détachement" et sa distanciation.
      Allez. Mettons 10 ans de plus et... hop, ton regard sur ta propre expérience ne sera plus tellement éloigné de son regard sur la sienne!
      On parie ?
      Lisa Fr.

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    5. Je trouvais juste dommage que les premières images que j'ai de ces télés libres viennent de ce film. Et celles ci sont pour le coup ruinées par le fameux regard (entre nostalgie bébête et cynisme de vieux cul) que le réalisateur porte sur ce groupe de personnes (et du coup un milieu, une époque). Mais c'est pas grave c'est ma faute hein.

      Bien compris que ce gros bordel de comédie n'existait que pour nous fournir une bonne plâtrée de scènes pourries avec des acteurs moyens bof beurk.

      Et merci de comparer mon commentaire à une œuvre : http://www.lememe.com/wp-content/uploads/2013/01/run-scared-of-dawgy.jpg

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    6. A mon avis, si tu trouvais de vraies images d'archives-pour-de-vrai de ces télés de l'époque, certaines te feraient peut-être dire que le film est au-dessous de la vérité question bordel...!

      Et s'il y a bien quelque chose qu'on ne peut vraiment pas lui reprocher, à ce film, c'est bien d'être cynique.
      C'est probablement là sa plus grande faiblesse.
      Lisa Fr.

      PS: Où ça que j'ai comparé ton commentaire à une oeuvre...? Y a malentendu je crois.

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    7. Lisa: je t'avais rédigé une réponse plus longue cet aprem, et puis je l'ai perdue, ça m'a enervée, j'ai la flemme de reprendre. Mais bon, l'argument "tu verras dans 10 ans quand tu sera grande toi aussi tu voteras à droite comme papa", ça va quoi.

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    8. Mais qui parle de voter à droite ? Toi seule. Quelle réponse étrange. Je dis juste que le temps qui passe donne du recul. Rien d'autre. Rien de plus. Juste une évidence.
      Sache quand même que, la liberté de dire, je place ça aussi au-dessus de tout, ou presque.

      Tu sais quoi? Tu réagis là comme le personnage de Maïwenn dans le film : avec préjugés. Tu vois qu'il n'est pas si caricatural, ce film.

      Pour moi qui ne connais absolument rien à ce monde de la télé libre, je peux t'assurer encore que l'image que ce film en donne n'est absolument pas péjorative. Bien au contraire, ça m'aurait plutôt enlevé pas mal de mes préjugés à moi !

      Oui, ça m'énerve aussi beaucoup les messages qui se barrent dans les limbes. Je me console en me disant que je ne devais pas les envoyer.

      Lisa Fremont.

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  3. C'est clair que c'est un western qui sort des sentiers battus !

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  4. Une petite flamewar pour ton premier article, t'as fait fort Flavie ! :D

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  5. Une flamewar au premier papelard c'est rarissime.

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  6. bonjour tout le monde
    merci de vos commentaires sur mon film. Ca ne me dérange pas que l'on dise les pires trucs dessus quoique cela ne soit pas très agréable de lire que quelqu'un a envie de vous cracher à la gueule. je réfute toute forme de cynisme dans mon film et personnellement je ne trouve pas que mes personnages soient si cons que ça. Désorganisés, certes, incapables de construire un discours politique cohérent, je l'admet, égocentriques mais aussi vivants, libertaires et drôles. Et télébocal, qui a constitué une grande partie de ma vie pendant cinq ans, était tout cela. D'ailleurs, pour ton information, Flavie, sache que Zaléa TV est née d'une scission très violente avec télébocal (bien plus violente que dans le film), et que les si purs et désintéressés membres fondateurs de Zaléa ont commencé par vouloir éjecter manu militari le "chef" de télébocal ( et qui l'est toujours d'ailleurs)et qui ne s'est pas laisser faire. Juste pour dire qu'il y a aussi des rancoeurs et des jeux de pouvoir dans ces milieux associatifs, quoi que tu en dises, j'en ai souvent été témoin. Quant à faire de la "télé autrement" en donnant vraiment et longuement la parole aux gens et en intéressant vraiment un public, au fond, c'est vrai, je n'y crois pas trop, c'est la raison pour laquelle d'ailleurs je fais du cinéma où au moins, je peux raconter les histoires que j'ai envie de raconter. Michel Leclerc

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    1. On est bien d'accord, Michel Leclerc, sur le non-cynisme évident de ton film. Et aussi qu'être barré ça n'a rien à voir avec être con.
      Et je maintiens que tu sais terminer tes scènes.
      En outre, je n'ai pas eu l'occasion de le dire dans tous ces échanges croisés tac-tac-tac (il y avait urgence sur d'autres lignes) : Les comédiens sont plutôt finement dirigés.

      Lisa Fremont (pseudo simple...ça me change.)

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    2. J'ai bien dit que je connaissais mal la filiation entre les deux... et je n'ignore pas les guéguerres de pouvoir qui existent dans ces milieux, et puis c'est pas la question. Je ne suis pas en train de dire que c'était supère Zalea, que tous les participants était géniaux et pleins d'amour, (purs!?) ce n'est pas le propos. Je dis simplement que de voir ce milieu traité comme ça m'a mise en colère, parce que je crois encore que c'était un combat important. Je le maintiens, même si en vrai je suis trop urbaine pour cracher à la gueule les gens. Voilà. Bon vent.

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  7. c'est dimanche à Bamako

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    1. Radagast le brun, amis des lapins et des lucioles29 janvier 2013 à 23:31

      C'est pas bien de dire qu'on veut cracher à la gueule de quelqu'un c'est bien vrai. J'aurais été à la place de Flavie j'aurais utilisé une tournure plus élégante et plus subtile.

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  8. Je garde un très bon souvenir de J'invente rien, je tenais à le dire !

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    1. Ce serait bien, little Flavie, que tu donnes ton sentiment sur tout ça, maintenant que ton pavé a été jeté dans la mare. Hmm ?

      Ceci dit, après les quelques éclaircissements de Michel Leclerc, on comprend un peu mieux que ta hargne n'est peut-être pas uniquement cinéphilique...

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    2. Je le répète (c'est dit dans l'article ET dans mon commentaire ci-dessus), que je n'ai aucune connaissance du détail des scissions Bocal/Zalea. ça ne m'intéresse pas et ce n'est pas le propos. Je n'ai absolument rien contre Bocal mais contre le traitement niaiseux cocon du sujet du film.

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    3. Restez zen braves gens :)

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    4. trop la pression le réal qui commente ! ça me fait encore plus peur que lisa fremont j'ose plus rien dire :)

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  9. Sara Forestier et Maiwenn dans un même film? Avec un tâcheron aux commandes? Est-il nécessaire d'en dire plus?

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  10. @Jean Calin : Tiens, une idée pour te réconforter : Va voir (ou revoir) "Fenêtre sur cour" du gros Alfred ! Tu y verras que les Lisa Fremont, elles peuvent être rigolotes. Si. Si. T'assure.
    LF

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  11. À quand la chronique d'un Boetticher dans le cadre de votre dossier western ?

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    1. Ah yesss! Boetticher & Randolph. Je plussoie, Lesson de Frime!
      Qu'en penses-tu, toi, Lesont Frima ?
      Signé: Lisa Fremont
      Ps: Frrrssss!

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    2. Moi j'en ai vu un récemment, L'Homme de l'Arizona, et j'ai pas trop trop accroché... alors que ça semblait fait pour moi. Je suis sans doute "passé à côté", comme on dit. C'était peut-être pas le bon soir ! C'était peut-être le western de trop à une période où j'en avais maté toute une série ! En tout cas, ça m'avait paru très long, alors que ça dépasse pas les 85mn...

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    3. Dommage. Mais pas mon préféré non plus.
      Essaie "7 Hommes à abattre"...? Lee Marvin en bonus.
      Et/ou Le Déserteur de Fort Alamo. Sans R.Scott mais avec Glenn Ford (nettement plus mobile niveau facial)
      Après, euh, personne ne peut plus rien pour toi.
      Lisa Fr.

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    4. Merci pour tes conseils, j'essaierai de regarder ces films. :)
      Il est vrai que Randolph Scott m'a paru assez... monolithique, disons.

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    5. C'est ça l'intéressant. On met ce qu'on veut sur sa tronche. Abstraction. Une ardoise vierge. Parfait pour l'épure boetticherienne.
      Un mec comme, mettons, Robert Ryan, qui est un million de coudées au-dessus question jeu, aurait été trop cérébral. Ou un James Stewart. Ils auraient fichu le kit par terre.
      Ce tandem, là, c'est la bonne fiche carrée dans la bonne prise carrée.
      Maintenant, un kit, ç'a ses limites, c'est vrai.
      LF

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    6. Oh que oui ma bonne Lisa, tu mets dans le mille avec Randolph, acteur on ne peut mieux taillé pour les formidables épopées dégraissées de l'Oncle Budd.
      TANK: pas bien. Bon, L'Homme de l'Arizona est très bon mais c'est vrai que ce n'est sans doute pas le plus marquant du cycle.
      Vous avez tous oublié le plus beau: La Chevauchée de la Vengeance, une épure de western, un rêve de western, dont on parle de plus en plus flatteusement un peu partout d'ailleurs.

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    7. Ah ! Je l'adore celui-là !
      Mais peut-être trop parfait, trop ramassé, trop épuré...? Trop Tac-Schlak-Blam.... ?
      Bon . Je dis ça, mais...
      J'ai un faible quand y a un chouïa de gras et un poil de bancalitude. Mais là, à ce niveau d'efficacité, c'est qu'une affaire de préférence perso.
      Des fois, aussi, c'est le dernier que j'ai revu que je préfère. Que veux-tu. Quand y a rien à jeter, c'est l'humeur du jour qui finit par décider.
      En ce moment, c'est 7 Hommes à abattre...
      On verra dans 6 mois.

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