4 juin 2014

Maps to the Stars

Rarement une bande-annonce aura aussi bien annoncé un film. Si vous n'avez pas encore vu Maps to the Stars, prenez la bande-annonce, faites-la tourner en boucle pendant deux heures, et vous aurez une bonne idée de l’expérience que constitue le visionnage de ce film terriblement ennuyeux, vulgaire, cynique, bête et, par-dessus le marché, souvent laid. A l’image, et l’équation n’avait rien d’obligatoire, des personnages, tous plus creux les uns que les autres, la mise en scène est sans aucun intérêt (sauf sur un ou deux plans égarés dans une uniformité qui finit par les avaler, au point qu’on serait bien en peine de s’en rappeler précisément même au sortir de la salle). Les acteurs font leur boulot, mais leurs personnages sont tellement irritants, hideux, haïssables, unanimement débiles et tarés, que ceux qui les incarnent en deviennent insupportables à leur tour (pompon à Julianne Moore, que nous aimons pourtant beaucoup, mais qui joue là une actrice vieillissante refusant de vieillir, grimée en une sorte de Madonna d’aujourd’hui au rabais, et qui le fait comme elle peut mais sans briller).




Les personnages, surchargés de défauts, sont tous complètement psychotiques (du traumatisme personnel bien gras aux enfants nés du péché d’adultère, le ver est dans la pomme et n’en sortira pas), et le fait qu’ils évoluent dans le milieu bien malsain d'Hollywood leur ajoute une couche de névrose supplémentaire. Sauf que Cronenberg ne dit rien sinon, d’abord, d’énormes clichés déjà dits mille fois sur le fameux miroir aux alouettes du star-system et sur les dérives du show-business : tout y est question de fric, de drogue, de cul (dégueulasse si possible), de violence imbécile, et pour illustrer tout ça, Julianne Moore se fait malaxer l’anus par son maître de yoga (John Cusack) pour exorciser, entre autres, un complexe d’infériorité vis-à-vis d'une mère actrice morte dans un incendie ; un enfant-star (Evan Bird), qui à douze ans touche des millions de dollars et couche avec ses concurrentes féminines, flingue un chien à bout portant pour jouer ; Julianne Moore, encore, danse comme une abrutie pour fêter la mort du fils de sa concurrente ; Julianne Moore toujours largue d’horribles pets sur les chiottes, en présence de sa bonniche, en s’écriant que ça chlingue à mort, et ainsi de suite... Cronenberg, que son immémoriale investigation de la chair et de l’intestin grêle ne porte pas toujours vers les meilleurs cieux, n’estime apparemment pas être allé assez loin dans la lourdeur puisqu’il fait aussi tuer son actrice vieillissante à coups de statuette des Oscars, quand la bonniche, incarnée par (une assez remarquable) Mia Wasikowska, grille un plomb à force de se faire insulter et marcher dessus par une patronne qui, en prime, vient de se faire monter par son fiancé sous ses yeux. Dans une spirale sans fin de name dropping pathétique, Cronenberg croit original de nous dire ensuite que l’horreur, déjà dépeinte par Wilder ou Aldrich en leur temps, a débordé les frontières hollywoodiennes, que les chauffeurs de limousine en font aussi partie (auto-clin-d’œil assez triste, c’est le Robert Pattinson de Cosmopolis qui tient le rôle), et que la jeunesse dans son ensemble est pourrie, vérolée par des rêves de gloire illusoires et par des parents incestueux et horribles.




Le film évoque immanquablement Mulholland Drive et finit ainsi de s’enterrer dix pieds sous terre. Il rappelle aussi, outre le propre cinéma de Cronenberg, le dernier film en date de Martin Scorsese, Le Loup de Wall-Street, en faisant le portrait univoque, définitif, sarcastique et ricanant d’une époque sinistre, où les cyniques sont convaincus et fiers d’avoir insolemment gagné, où les salauds ne se cachent plus, où la vulgarité a tout contaminé et où la jeunesse, à qui l’on a dressé pour uniques totems le pouvoir et la violence, n’a plus qu’une chance de liberté : le suicide. Les deux films partagent le projet de nous faire subir, durant d’interminables minutes, et sans interruption, des horreurs pures et simples, de nous confronter à une misère contemporaine sans faille, totale, sans espoir. Et même si Cronenberg est peut-être plus directement critique vis-à-vis de ce qu’il montre, ne laissant planer aucun doute sur son opinion quant à la situation, restent deux films morbides et désespérants, qui se contentent de faire le portrait de toute les saloperies qui nous entourent, que l’on connaît déjà pour y être empêtrés jusqu’au cou chaque jour, un portrait esthétiquement peu brillant de surcroît et qui a l’immense tort, à nos yeux, de ne proposer strictement aucun contrepoint. Les deux cinéastes plient leurs films au sordide absolu des personnages qu’ils déploient sans faire preuve d’une once d'humanisme, préférant dérouler avec complaisance la longue démonstration d’une corruption généralisée, et dresser un constat pontifiant et satisfait.




Saïd Ben Saïd a aussi produit le très médiocre Passion de Brian De Palma. Espérons pour lui qu’il ne soit pas de ces producteurs qui, comment au temps de l'âge d'or notamment, imprimaient leur patte sur les films, parce que les derniers rejetons de Cronenberg et de De Palma sont aussi bêtes, froids et mauvais l’un que l’autre. On se dit surtout qu’il ne fallait pas forcément se déranger… Noble ambition que vouloir produire les derniers films de ces cinéastes adulés sur le retour, mais il est des projets qu’il vaut mieux laisser congeler dans la tronche de leurs auteurs, et sur lesquels les fans gagneraient à fantasmer jusqu’à la nuit des temps. Quand bien même on ne l’avait pas adoré, Cosmopolis laissait espérer un vrai réveil de la part de celui qui s’était totalement endormi sur les débats de Freud et de Jung dans A Dangerous Method ; la déception est d’autant plus lourde de le voir s’enfoncer dans une satire datée, facile et sans âme.


Maps to the Stars de David Cronenberg avec Julianne Moore, Mia Wasikowska, John Cusack, Robert Pattinson et Evan Bird (2014)

35 commentaires:

  1. à quand remonte son dernier bon film pour vous? ne date-t-il pas du siècle passé?

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    1. J'aimerais revoir Cosmopolis, pour m'assurer de ne pas l'avoir jugé trop durement. Et je n'ai pas vu Spider. Ceci posé, son dernier bon film daterait effectivement du précédent millénaire.

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    2. Spider est assez quelconque dans mon souvenir... Pas nul certes, mais très, très loin de ce qu'il ambitionne d'être. Je pige pas son statut "culte" surement issu de la même hallucination collective qui placent Chris Nolan et Couennt' Tartiflax au panthéon !

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    3. Hamsterjovial4 juin 2014 20:08

      Cronenberg habillé pour l'été.

      Ce qu'il a fait de mieux, à mes yeux, reste son moment « classique » : 'Dead Zone' / 'La Mouche' / 'Faux semblants' (un peu comme Wenders avec 'Paris, Texas', à la même période). Ses premiers films, qui firent leur effet en leur temps, sont aujourd'hui un peu éventés, et les suivants ont sombré dans une atonie sans objet. La surcote dont ont bénéficié 'Crash', 'Spider' et 'A History of Violence' (et, dans une moindre mesure, 'Existenz') m'a moi aussi toujours étonné, et légèrement déprimé... Et à qui viendrait ne serait-ce que l'idée de revoir, aujourd'hui, 'M. Butterfly' ou 'Le Festin nu' ?

      De toute façon, les points forts de Cronenberg n'ont jamais été vraiment du côté de la mise en scène. Il me semble que sa principale qualité, à une époque, était de savoir instaurer une dramaturgie paradoxale, dénuée de surprises et allant systématiquement vers le pire mais, paradoxalement, émouvante en fin de compte. Enfin je parle là encore des trois films que je retiens de lui...

      Il y avait aussi quelques moments assez effrayants dans 'Chromosome 3', si je me souviens bien. Encore que : comme je l'ai déjà dit quelque part sur ce site, les fantasmes autour de l'enfantement donnant lieu à des films d'horreur réalisés par des hommes, cela a fait florès dans les années 1970 (à partir du 'Bébé de Rosemary'), et c'était quand même un peu facile.

      (Oui, je sais, pas 'Existenz' : 'eXistenZ' ! Mais avoir ainsi participé à cette mode, après 'Se7en', des titres écrits de façon faussement inventive n'est pas non plus à mettre au crédit de Cronenberg — ou de ses publicitaires...)

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    4. On se rejoint totalement sur le cas Cronenberg.

      Chromosome 3 a quelques petits moments effrayants, qui sortent un peu de l'ordinaire, mais ils sont noyés dans un ensemble immensément chiant et parfois très laid...

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  2. Eh bien, ça donne pas envie !
    Je crois que j'aurai lu et maté Crash avant que me revienne l'idée de peut-être mater ce film.

    Marion Cotillard méritait le Prix d'Interprétation environ 1 000 000 000 de fois plus que Julianne Moore (environ).

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  3. Vulgaire ?
    Je trouve ce film d'une austérité glacée fort élégante au contraire.
    Julianne Moore y est assez formidable.
    Cusak -dont je ne suis pas fan habituellement- réussit à être une réelle incarnation de l'horreur.
    Cet Evan Bird est remarquable d'étrangeté et finalement poignant.
    Une galerie de monstres, oui, qui met mal à l'aise, oui aussi, mais dans une mise en scène intelligente, distanciées, sans effets (peu de mouvements d'appareil, découpage limpide) sauf peut-être dans de subtils contrepoints (on montre une chose, on la filme comme son contraire). Excellent scénario de Bruce Wagner, ses dialogues sont drôles, bouleversants, font vomir, foutent les boules, re-font rire, re-bouleversent. Moi, ça me va, j'en veux plus souvent du boulot comme ça.
    Bref, cette œuvre est tout , tout, sauf vulgaire.
    Les mecs, vous avez dépassé le stade du "montrer des chiottes, la merde, le pet, c'est pas beau" , non ? Les contes de fées en sont pleins...
    En outre, malgré toute mon affection pour Aldrich, son "Grand couteau" et sa "Lylah Clare" sont tout de même ce qu'il a fait de plus ennuyeux pour l'un, de plus soporifique pour l'autre !...
    Et, non, Marion Cotillard ne mérite aucun prix... ou alors celui de...

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    1. Vulgaire : Qui est sans aucune élévation, qui est ordinaire, prosaïque, bas, commun. Qui manque de délicatesse, qui fait preuve de grossièreté. Qui est quelconque, ne dépasse pas le niveau moyen.

      Il me semble qu'on peut faire un film glacé, dans une mise en scène distanciée, et faire un film tout ce qu'il y a de plus vulgaire. C'est ce qu'a magistralement réussi Cronenberg. Et ça ne se limite pas à un pet, ce pet, ou plutôt cette série de pets, c'est un symbole, d'une lourdeur infinie. Ils sont là uniquement pour véhiculer une idée, éculée au possible, et niaise de surcroît.

      Sur les acteurs, inutile de débattre. Quant aux dialogues, je n'aurais jamais soupçonné qu'ils puissent faire rire ou bouleverser (et à plusieurs reprises) quiconque. Mais tu es la preuve vivante du contraire.

      Quant à Aldrich, nous pensions plutôt à "Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?", l'un de ses plus grands films, dont le sujet est immédiatement relié au personnage de Julianne Moore dans Maps to the Stars.

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    2. Lisa Fremont5 juin 2014 16:39

      Le film n'est pas glacé. Au contraire. C'est cette austérité, qu'il manie avec élégance, qui l'est (disais-je).
      Oui, il montre la vulgarité à son comble, et exactement avec toutes les définitions que tu dégaines ci-dessus. Tous les personnages, leurs aspirations, leurs pulsions etc, sont des abîmes de vulgarité, je suis d'accord.
      Mais le film, lui, ne l'est jamais. Absolument jamais.

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  4. Quid de History of violence?

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    1. http://ilaose.blogspot.com/2008/02/history-of-violence.html

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    2. Hamsterjovial5 juin 2014 20:44

      Cela me rappelle que quand j'avais lu ce texte sur 'L'hystérie de la violence' (le préquel du film de Cronenberg sur Freud), je n'étais pas du tout parvenu à savoir si, en fin de compte, tu aimais le film ou non... (L'équivoque était peut-être délibérée !)

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    3. La réponse est donc "non" :)

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    4. Hamsterjovial5 juin 2014 20:53

      Merci, je vais enfin retrouver le sommeil ! :D

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  5. Moi j'apprécie beaucoup David Cronenberg. History of violence m'avait estomaqué et son Cosmopolis était jouissif, avec cependant un passage un peu long comme souvent dans ces oeuvres où il donne des explications plus littéraires sans aucun effet d'image. Mais c'est voulu. Après on aime ou on aime pas, mais ce n'est pas parce qu'il y a des passages dérangeants, que l'on qualifie souvent de ratés , qu'il faut tout de suite tirer sur le réalisateur. Surtout sur un cinéaste de sa trempe qui ose aller ou beaucoup d'autres ne se risqueront jamais.
    J'irai donc voir son dernier film pour pouvoir vous faire part d'un avis plus précis sur ce Maps to stars qui divise déjà, c'est bon signe.

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  6. Hmmm... Il me paraît plutôt en empathie avec les deux rejetons, moi. Le final est d'une tristesse et d'une beauté qui m'a en fait touché.. Je les kiffe, ces streumon.

    !ATTENTION SPOIL!

    Il faut dire que sur le moment, je les ai plutôt vus se défoncer la tronche à la fin que se dégommer. Et donc, une renaissance (une refondation?) - en faisant table rase, certes.

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    1. Gros gros spoil !

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    2. J'ai pas suffisamment prévenu?

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  7. Hamsterjovial7 juin 2014 15:45

    Ceci étant dit, je n'ai pas vu ce dernier film de David Cronenberg. J'ai arrêté après 'A History of Violence'. Mon argument-massue pour justifier ce type de désaffection, c'est : « La vie est trop courte ». Après 'Faux semblants' (très beau, dans mon souvenir), il y a eu six films au cours desquels, en les découvrant en salle, je me suis dit que j'aurais mieux fait d'aller boire un café avec des amis, d'aller faire un tour en vélo, de remplir une grille de mots croisés ou de m'accorder une bonne sieste réparatrice. Six films consécutifs, cela me suffisait. D'après ce que j'ai entendu ici et là, peut-être ai-je vaguement raté quelque chose en ne voyant pas 'Cosmopolis', mais rien d'indispensable non plus, suis-je prêt à parier. Rien qui devienne un morceau à part entière de mon existence, avec quoi j'aurais vécu par la suite affectivement, perceptivement, intellectuellement. Alors à quoi bon ? Pour pousser le systématisme auteuriste au bout de son absurdité ?

    La seule petite question que je me pose à propos de ce dernier opus de Cronenberg tient au fait que, si j'en crois Rémi, on y insiste sur la défécation. Or c'est également le cas dans 'Adieu au langage'. Le caca, dernière frontière cinématographique des auteurs panthéonisés ? (Car quoi qu'on pense de Godard, panthéonisé il l'est aussi, assez tristement.)

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    1. J'ai tenté de voir "Faux-semblants" y'a un petit bail. Je me suis horriblement ennuyé. Je n'ai même pas réussi à aller au bout. Mais je lui redonnerai sa chance un jour.

      Cosmopolis vaut quand même le coup d’œil, même si c'est loin d'être indispensable. Le reste, 'Les Promesses de l'ombre', 'A Dangerous Method' et 'Maps to the Stars", c'est "des films que c'est pas la peine" (comme disait Pialat à propos de la Nouvelle Vague). Je n'aime quasiment rien de Cronenberg, je tolère vaguement quelques films, je me fous de la plupart des autres, et pourtant je continue de me dire, à chaque fois qu'il sort un truc en salles, que ça peut être vachement bien et qu'il faut y aller voir. Sans doute le symptôme de la politique des auteurs oui. Sa pire influence sur ma vie, probablement.

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    2. Hamsterjovial7 juin 2014 18:57

      Nous ne nous connaissons que par web interposé, mais à la lecture de certains indices biographiques qui parsèment tes textes je crois comprendre que je suis plus âgé que toi. Du coup, sans vouloir faire de mon exemple un cas général, je peux tenter de te rassurer sur ce point : en ce qui me concerne, le volontarisme auteuriste s'est bien tempéré avec les années, au point de n'être plus du tout systématique. Cet outil critique inventé (dans le domaine cinématographique, en tout cas) dans les années 1950, ou plutôt qui a pris sa forme canonique dans les années en question, ne produit que très peu de choses intéressantes soixante ans plus tard, en termes d'intelligence du cinéma (alors qu'il est encore valable pour les cinéastes de l'époque en question). Pas rien, mais très peu de choses.

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    3. Lisa Fremont9 juin 2014 10:02

      "La vie est trop courte". J'approuve.
      C'est également mon Argument-Massue. Je l'ai, au reste, employé ici même il y a quelques temps...!
      Non seulement je ne vais pas voir plein de films, mais je sors sans problème d'une salle où le film projeté m'ennuie (je connais un tas de gens qui ne parviennent pas à quitter une salle)
      Je précise que je n'ai aucun pass illimité, que je paie mes places plein pot. Du mérite, hein?
      J'ai également des a priori défavorables bien arrêtés sur des réalisateurs dont je n'ai jamais vu le moindre film.
      Et même... des a priori très favorables sur des réalisateurs dont je sais que je n'irai pourtant pas voir les films.
      Le volontarisme auteuriste, j'ai dû l'éprouver six mois, lors de ma 1ere année de fac. J'ai vite arrêté.
      Ou plutôt, mon volontarisme auteuriste à moi, c'était d'aller voir des comédies musicales, des westerns et des films noirs à une époque où les copains découvraient Angelopoulos, Vera Chytilova, Raoul Ruiz, Le graphique de Boscop, ou des films philippins, et me considéraient avec pitié d'aimer ce qu'ils appelaient "mes petits mickeys distrayants du dimanche après-midi" en parlant de Walsh, Wilder, Ford, Minnelli etc.

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    4. Hamsterjovial9 juin 2014 11:23

      Je suis Hamsterjovial, et j'approuve ce message !

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  8. Tu parles de la "politique des auteurs" en tant que "défense systématique du cinéaste reconnu comme seul auteur de son film" ? Ou de la notion même d'auteur, qui ne serait plus valable pour les cinéastes d'aujourd'hui, au point qu'il ne serait plus pertinent, par exemple, de se lancer à l'heure actuelle dans une étude d'auteur ?

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    1. Hamsterjovial7 juin 2014 23:55

      Mon dieu, j'ai moi-même ouvert les vannes d'une question tellement vaste et complexe que je n'aurai ni le temps ni le courage de la traiter dans l'immédiat comme il se devrait ! En outre, même si je sais bien que je suis le spécialiste des commentaires à rallonge, ce serait en l'occurence vraiment trop indigeste pour les éventuels lecteurs. Je me paie donc le culot de vous proposer la chose suivante, à Félix et à toi : plutôt que de répondre à cette question de l'auteur sous forme d'un commentaire interminable, je pourrai le faire, dès que j'en trouverai le temps, sous celle d'un texte à proprement parler, qui serait ma deuxième contribution au site après le texte sur 'Un jour sans fin'... Mais je comprendrais très bien qu'un tel développement théorique ne trouve pas forcément sa place, à vos yeux, au milieu des critiques de films !

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    2. Si t'arrives à développer tout ça autour d'un film (même d'un film prétexte, et même pour en fait parler de plein d'autres films), ça peut passer niquel ! Sinon on trouvera bien une solution :)

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    3. J'aurais répondu pa-reil !

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    4. Hamsterjovial8 juin 2014 00:17

      Je pourrais essayer de le faire à partir de 'Midnight Run', que je viens de revoir avec un très grand plaisir... Je vais y réfléchir !

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    5. Pour reprendre une réplique d'un film que Félix et moi aimons beaucoup : "On signe où ? Sur ton cul ?" :D

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    6. Hamsterjovial8 juin 2014 00:26

      En gros, vous me proposez de signer un poster !

      Ne le prenez pas mal, mais je préférerais un contrat en trois exemplaires, avec intéressement aux ventes à l'international...

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    7. Midnight Run, je l'ai découvert y'a un an ou deux avec la fleur au fusil, l'envie de me marrer à bloc, de passer un pur moment... et j'avais été assez déçu. :D
      Mais j'ai hâte de te lire, Hamster !

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    8. Hamsterjovial8 juin 2014 00:36

      Thanks ! :)

      And good night...

      (Au fait, cela vient d'où, la réplique ci-dessus ?)

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    9. 'Dumb & Dumber'. Et la réponse attendue était "Tu signes et tu l'embrasses !", mais c'est pas grave :)

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    10. Hamsterjovial8 juin 2014 10:16

      Dans 'Dumb & Dumber', je me rappelle d'un échange de répliques entre les deux potes stupides, quelque chose comme :
      — La première fois que j'ai vu cette fille, j'ai retrouvé mon cœur d'enfant. Je me suis dit : « Si je la tringle, c'est le bonheur. »
      — C'est bien une réflexion d'enfant.

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    11. Très envie de le revoir du coup !

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