29 avril 2013

Stoker

Notre collaborateur Paul-Emile Geoffroy est allé voir le nouveau film de Park-Chan Wook en avant-première accompagné d'Emilie B., et tous deux ont cordialement détesté la chose. Ils nous font part de leur sentiment sur cette œuvre et des pensées qu'elle a occasionnées :

Ce film, qui nous fut présenté par un agent de promotion en roues libres lors de son avant-première parisienne comme un OCNI (Objet Cinématographique Non Indentifié, sic), ce film, en dépit des désirs des responsables de son marketing, nous l'avons parfaitement identifié. Il ne s'agit certes pas d'une fabrication "absurde et belle", comme on voudrait nous en persuader. Tout spectacle cinématographique est une représentation et toute représentation donne à voir une interprétation. Lorsque le film est une oeuvre conjointe, comme c'est le cas ici (Park-Chan Wook à la technique, Wentworth Miller à la rédaction et au financement, le trio Goode-Wasikowska-Kidman à la rhétorique des corps), il peut s'agir d'un mélange d'interprétations. C'est le résultat de ce mélange que l'on voudrait occulter avec des mots-masques comme "absurde", "spectacle" ou "non identifié". C'est pourtant le résultat de ce mélange que nous avons vu et que nous ressentons le devoir de dénoncer.




Ce film est une œuvre totalitaire de propagande immorale. En apparence, l'intention de ses faiseurs et de ses vendeurs est de masquer cet état de fait, tant il est vrai que les démoconsocraties modernes ne sont pas encore tout à fait à l'aise avec l'idée d'acheter du dogme. Pourtant, le scénario écrit par Wentworth Miller (le jeune tatoué de la série Prison Break) semble dévier de cette prudente trajectoire puisqu'il s'affirme comme une très lisible profession de foi.

Il s'agit là de propagande puisque le scénario de Stoker fait la promotion, dénuée de toute critique, d'une opinion politique particulière, et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de l'opinion selon laquelle aucune morale n'est valable lorsque le sur-être dépasse l'homme.

Cette amoralité pourrait cependant être défendue. Un auteur usant de dialectique et de critique, un auteur proposant le jugement serait sans doute en mesure de tirer son épingle de ce jeu dangereux, en s'inspirant de La Corde de Hitchcock, par exemple. Tristement, l'amoralité de Stoker ne se traduit que par la représentation d'une implacable immoralité de ses personnages. Le scénario fait ainsi l'étalage de l'inceste, du mensonge, de la tromperie, du meurtre, du viol, de l'envie, du mépris, de la jalousie et soyons clairs : du vice sous toutes ses formes et tous ses aspects.

Dans la mesure où toutes lesdites horreurs (espérons que nous nous accorderons sur cette qualification, et dans le cas contraire, permettez-nous de nous inquiéter de vous, chers lecteurs) nous sont assénées sans aucune critique , avec pour seule explication les premiers mots de Mia Wasikowska "je suis comme ça", nous avons choisi de juger dangereux et criminel un tel film.




L'art du storytelling de Wentworth Miller, dont il faut pour dénicher l'inspiration ne pas chercher à remonter plus loin que la série Dexter, est lui-même dénué de toute nuance ou de toute réflexion, c'est une écriture bête. Non seulement parce qu'elle commet des bêtises, des erreurs en jouant ainsi avec la morale (ces "bêtises"-là ne sont d'ailleurs pas des impairs aisés à excuser), mais aussi parce qu'elle ne propose rien du point de vue scénaristique. Que l'on cite Hitchcock pour vendre ce film est un comble. Entendre évoquer le maitre du suspense et se trouver devant un film à l'intrigue aussi prévisible serait déjà suffisant pour s'en prendre violemment aux publicitaires à l'origine de la remarque, mais on en viendrait ensuite à leur pardonner leur faute, car ce n'est sans doute point de méchanceté qu'elle fut issue, mais d'ignorance, puisque les pauvres gens qui vendent Stoker n'ont en réalité pas dû voir le moindre film de Sir Alfred. Comment en effet citer Hitchcock, dont les films étaient en bonne partie des réflexions morales, quand on se réfère à un film aussi dogmatique dans son immoralité ?

Ainsi croise-t-on une Nicole Kidman refaite à neuf, eugénique, vantant son éducation haut-de-gamme avec ironie (la seule et unique trace d'ironie de tout le film). Son personnage est prêt à oublier la mort de son mari dès le lendemain de l'enterrement, et à tomber dans les bras du frère du défunt. Cette femme, et c'est là le drame, représente la normalité. Elle est le relais du spectateur, en tant qu'elle est elle-même spectatrice du jeu des deux sur-êtres qui tournent autour d'elle et dont elle ne partage ni l'omnipotence ni la connaissance de soi. De là cette légère touche d'ironie, qui voudrait nous rappeler au monde réel et à un début (avorté) de critique mais qui sonne si faux dans la bouche de cette femme, elle-même proprement immorale et laide, même face aux deux monstres que sont sa fille et son beau-frère.




Eux, dotés de talents supersensoriels (une ouïe, une vision et un toucher magnifiés par des années d'apprentissage de maitrise de soi), sont montrés indépendants à toute technique voire incapables de toute bêtise. Ils sont dits extrêmement intelligents (India est la meilleure élève du lycée, Charlie a prévu tout le scénario depuis 18 ans) et doués de tous les dons imaginables. Ils savent disparaitre et apparaitre n'importe où, n'ont peur de rien, jouent du piano comme des maîtres, cuisinent comme des maîtres, s'habillent avec le meilleur goût, étalent leur culture européenne (le shérif ne connaissant pas Verdi, il méritera sans doute de mourir comme un chien, comme un être inférieur) et tuent avec une simple ceinture de cuir. On nous donne à voir des modèles de perfection, magnifiés par une mise en scène et des acteurs apologiaques et séduisants. Le film nous dessine leur portrait et nous sourit. Ils sont, ils le disent, "du même sang", c'est une affaire de sang, il faut avoir leur sang pour être comme eux, parfaits. Et ces êtres parfaits n'ont que faire des lois, que faire de la morale, que faire d'autrui en fait. Leur perfection ne fait-elle pas d'eux des dieux ? Tuer sans sourciller un membre de leur propre famille ne leur posera pas problème car ni les tables de la loi ni l'empathie ne sont dignes d'eux. Seule leur propre jouissance l'est.

Voici le modèle humain présenté sans fard ni échappatoire dans le film de Park Chan-Wook et Wentworth Miller. Un modèle sinon raciste du moins aryen, dogmatique et immoral. Oh cette idée selon laquelle l'amélioration du logiciel humain vaut tous les sacrifices et toutes nos admirations n'est pas restreinte au scénario de Stoker, c'est certain. Des navets peut-être moins dangereux mais tout aussi séduisants se sont déjà parés de cette fascination pour le sur-être (on pense notamment à Limitless) et il est certain que Stoker ne sort pas de nulle part et ne fait qu'aggraver une tendance inquiétante.




Ce film s'inscrit par ailleurs dans une actualité morbide, il est l'oeuvre d'une industrie de la déshumanisation. Il fait acte d'objet supplémentaire sur la longue chaine de montage produisant la prolétarisation des personnes.

Comme tout instrument de cette machinerie (laquelle tend ces dernières années vers des proportions gulliveriennes), Stoker ne se contente pas de montrer la fin de la personne humaine, il est aussi dans son être-propre un acte déshumanisant. Ergo sa présentation promotionnelle abrutissante qui n'est rien d'autre que la même entreprise de marketing utilisée depuis des années pour vendre un produit par les mots sans en rien dire, une méthode dont le grand âge n'appelle ni respect ni retenue et dont la critique n'est jamais obsolète. Les acteurs de l'objet-film en sont ses spectateurs, ceux-là mêmes que l'on rend bêtes en leur pré-mâchant la pensée à grands coups d'adjectifs. Parmi eux, ceux qui devraient être au rang des premiers critiques de l'objet-film, c'est-à-dire précisément les blogueurs et autres journalistes culturels invités lors des avant-premières promotionnelles, ceux-là sont ciblés et mitraillés avec une violence redoublée par les artisans de la prolétarisation : on leur offre la séance, on les bombarde de bande-annonces, de textes sans substance résumant film, projet et "accomplissements", on leur donne les mots qui leur serviront à écrire leurs papiers et on ne manque pas de leur projeter un bonus (le vidéo-clip d'une chanson présente sur la bande-originale, sur des images de la réalisation d'une affiche pour le film, finalement jamais parue, sic) avant-même que le film ne démarre. Plus encore qu'au bas-public, on met à bas les remparts de la critique en écrivant directement dans l'esprit des "spécialistes" ce qu'ils devront penser du film : voilà une "fable absurde" d'une "sauvage beauté" magistralement mise en œuvre par "celui qui vous a apporté Old Boy".

C'est ainsi que l'on espère retirer aux acteurs du film-objet tout choix.




Quant aux acteurs de l’œuvre filmique, leur rôle n'est pas moins dénué de sens. Qu'il s'agisse de l'unique expression faciale de Matthew Goode (le sourire en coin du vainqueur), chantre du mannequinat hollywoodien, de l'immobilité du visage recréé de Nicole Kidman (qui ressemble de plus en plus à Lana Del Rey) ou de l'apprentissage par Mia Wasikowska de l'apathie (même la suicidaire Lydia interprétée par Winona Ryder dans Beetlejuice, ou la fantomatique Mercredi de la Famille Adams véhiculaient un plus large panel d'émotions), tout est fait pour n'imposer qu'une seule et unique impression sur le spectateur, celle d'un détachement du réel, d'un divertissement, d'une diversion. On fait du spectateur une larve en lui offrant comme modèles des larves, substituts d'humanité, simulacres de personnes et même pas individus, des caractères dénués de tempérament : un mannequin, une poupée de cire et dans le rôle principal de ce "conte" iniatique, le jeune sur-être en apprentissage de son inhumanité, prêt à séduire le spectateur dans son non-acte de jugement, et donc à l'inspirer à n'être pas.




Jugerons-nous la création visuelle de Park Chan-Wook ? Ce serait une question vite résolue tant le "savoir-faire" et la "maîtrise" délivrés par le réalisateur s'apparentent moins à de l'art qu'à une démonstration technique. Les effets spéciaux pullulent avec ostentation (et parcimonie car le "goût" l'impose) et ne servent à rien, du très éprouvant générique à l'apparition récurrente et futile d'une araignée. Comme lorsque Charlie et India jouent un quatre-mains au piano, il ne s'agit que pour celui qui fait de jouir de son faire, en exposant à tous l'étendue de son savoir(-faire). C'est exactement le même sentiment que nous évoque l'anecdote symbolique et lourde des souliers offerts par l'oncle, finalement échangés contre une paire de Louboutin de 20cm de haut en peau de crocodile, placement de produit aussi fortuit que le sont les intérieurs de la maison, les décors extérieurs et autres vêtements tous du meilleur goût, rappelant un catalogue de tendances (un concours fut d'ailleurs organisé par Fox Searchlight sur Pinterest pour récompenser ceux qui réussiraient le mieux à retranscrire l'"ambiance" du film"). Jamais ne croyons-nous à la tangibilité de cette maison ou de cette famille trop lisse, trop propre (même quand elle se salit et c'est monnaie courante). Cet amoncellement de clichés et de "bon goût" participe de l'étouffement qu'exerce le film sur le spectateur et que la mise en scène très plate et les dialogues attendus ne soutiennent même pas au point d'en faire une oeuvre dite "maîtrisée".

Il n'y a rien à sauver de Stoker mais ce n'est pas un film "oubliable", au contraire. Il faut nous en souvenir et nous souvenir de notre humanité. Il nous faut combattre de tels films et surtout ne pas les laisser faire sans proposer un dévoilement sinon de leurs intentions au moins de leurs erreurs. Nous pouvons encore croire Stoker l'oeuvre commune d'une bande de faiseurs trop divertis de la réalité pour mériter l'opprobre mais alors nous n'excuserons leur ignorance qu'au prix d'une prise de conscience par eux et par tous du danger que représente la multiplication de telles catastrophes culturelles, de tels monuments bâtis par bêtise à la gloire de l'immoral et du vice. Il est indispensable que la dialectique ne disparaisse jamais au cinéma, ni nulle part ailleurs, tout comme il est essentiel que jamais nous autres spectateurs ne nous laissions départir de notre jugement.


Stoker de Park-Chan Wook avec Mia Wasikowska, Nicole Kidman et Harmony Korine (2013)

80 commentaires:

  1. Ce gros enculé de Sade est passé par là, on dirait.

    Merci de m'avoir dissuadé de voir ce film, quelques critiques positives m'en avait donné envie.

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  2. Je trouve Stoker bien plus dangereux que Justine ou les 120 journées, cependant, parce qu'à l'inverse du discours du Marquis, celui des faiseurs de Stoker n'est pas vraiment sincère sur ses objectifs, et donc trompeur vis à vis du public. Il y a par ailleurs un tel déchaînement de vice chez Sade qu'on en atteint presque une sorte d'humour (en tout cas, il me fait rire dans son hubris) alors qu'ici pas un sourire n'est envisageable.

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    1. Qu'en est-il de la diégèse du film? Est_il au contraire plutôt favorable au mimesis ? De ce fait, y a t-il finalement une diégèse ou un mimesis? J'attends avec impatience votre développement.

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    2. Pardonnez-moi de n'y point répondre mais il me semble ne pas trouver le sens de votre question, cher Justin.

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    3. Peu me chaut. Votre français n'est pas si fleuri que cela, malgré les apparences, trompeuses.

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    4. T'as réussi à l'avoir en lui posant une question avec deux mots (que tu crois) compliqués, "diégèse" et "mimésis". T'es trop balèze. Ta question est juste bidon, même répétée deux fois avec usage redondant des mêmes termes ahurissants.

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    5. Lisa Frémont, voui voui, Justin...30 avril 2013 à 01:26

      Justin est juste-un farceur. Si vous z'avez pas compris la galéjade et le clin de l'oeil, hé beh z'êtes de sacrés gros balourds diégético-mimétiques, tous.

      @à Justin : merci qui ?

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    6. Drum bleu foncé30 avril 2013 à 10:29

      On se marre encore ! :D

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    7. OMar craint les SCorpions depuis qu'il en vit un sur le Porc de SaBine.
      OSCar craint les Morpions depuis qu'il en vit un sur le Bord de sa Pine.

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    8. Da Real Josette K30 avril 2013 à 18:51

      Bâtard d'usurpateur !

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  3. Kidman a l'air déchainé pour la promo du film:
    http://ist2-1.filesor.com/pimpandhost.com/1/_/_/_/1/1/r/V/7/1rV7I/Nicole%20Kidman.gif

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  4. Après avoir lu cette critique, je ne souhaite pas aller voirce film. Je ne souhaite pas non plus aller au cinéma avant au moins 7 ans.

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  5. Je suis déçu de l’attitude de Matuidi, qui est quand même en équipe de France

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  6. Je sens qu'il est mauvais et que je ne vais pas aimer et pourtant ta critique me donne bizarrement envie d'aller voir Stoker au cinéma, alors que j'y aurais même pas songé sans ça.

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    1. Tant mieux ! Comme je ne cesse de le répéter c'est un mauvais film qu'il est cependant très intéressant de voir pour en discuter, pour qu'une discussion existe. Parce qu'il est très représentatif (même si bien plus exagéré) de tendances actuelles qu'il nous connaître et que je pense devoir être combattues. On ne se bat pas sans avoir au préalable vu contre qui.

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  7. allez voir le film je vous en prie ceux qui se fient à cette consternante critique, faites vous votre propre opinion.
    je fais court, ma longue intervention s'est perdue dans les méandres du net, mais j'y reviendrais bientôt.
    Florent B.

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  8. Mais il y a de l'humour je trouve dans ce film ! Certes noir, mais un humour quand même, distillé. Et puis qu'un tel déferlement d'immoralité (faut pas pousser non plus, c’est pas A Serbian film) puisse gêner, choquer ou que sais-je encore, soit, après tout chacun ses convictions, chacun ses opinions, mais alors ce n'est pas le premier film a s'en gargariser quand d'autres l'ont portée avant au pinacle sans qu'on y redise. L'initiation au Mal et la fin de l'innocence a toujours trouvé preneur, et Stoker parle avant tout d’une jeune fille qui s’éveille (puisque Sade s’est invité dans le débat, India est une parfaite petite sœur de Justine, Juliette ou Eugénie).

    On pourra même penser que tout se passe dans sa tête, qu’India fantasme tout cela, l’arrachement à la mère tyrannique (l’araignée), le père disparu (possible inceste ?), les premiers émois. Le film n’est absolument pas immoral, il est libre, vivant, virevoltant. C’est l’exploration de la psyché d’une jeune fille en passe de s’émanciper. Pourquoi y voir forcément un parangon de . Un peu confus, je sais, mais je réagis à chaud à cet (excellent) article qui me hérisse le poil, à moi ardent défenseur de ce film qui m’a subjugué (mais je suis un grand amoral dans l’âme !).

    PS : Hitchcock ne se retrouve pas dans le fond du film, mais dans sa forme. Park Chan-wook a simplement emprunté plusieurs de ses références visuelles (escalier, animaux empaillés, et jusqu’au physique aseptisé et propre sur lui de Goode qui ressemble beaucoup à Perkins, je trouve…).

    PS 2 : Je suis blogueur ciné invité, mais on m’a royalement foutu la paix sur ce film. D’ailleurs en règle générale, je refuse toujours de faire de la pub sur mon blog, même pour des films que j’ai aimé (aucune b-a, aucun concours, rien). Je ne suis pas une vitrine, je ne suis pas Allociné, je parle juste de cinéma.

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    1. Il n'est pas question de combattre ceux qui voudraient s'intéresser (au cinéma ou ailleurs) à l'initiation du mal et à la fin de l'innocence. Il s'agit de combattre ceux qui voudraient ce faisant oublier toute dimension dialectique à leur propos. Je le répète nous ne critiquons pas l'amoralisme de Stoker mais bien le dogmatisme de son immoralité.

      Comment peux-tu écrire que "le film n'est absolument pas immoral" ? Je veux bien entendre ton interprétation (un brin tirée par les cheveux) selon laquelle tout ce qui se passe à l'écran serait issu de la psyché d'une jeune fille traumatisée, mais il n'en reste pas moins que ce qui est présenté, tout du long, va à l'encontre de la morale (et par là, je n'entends rien de proprement judéo-chrétien, je ne parle que de la convention sociale en cours dans notre pays à notre époque, ce qui transparait de nos lois, de nos coutumes, de nos jurisprudences et de notre éducation scolaire) : tous les vices qui sont énoncés dans l'article. Si tu considères lesdits vices comme moraux, je te serais très reconnaissant de m'expliquer ton raisonnement, parce que je suis loin d'en saisir la teneur.

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  9. bravo pour cette réponse courtoise qui reprend des points que j'avais développé dans mon texte perdu.
    je ne comprends pas trop ce que vient faire ce pauvre Hitch dans cette histoire, il aurait été plus judicieux de parler du réalisateur du film, Park Chan-wook, son nom n'est cité que deux fois, ce qui est un comble tant le film lui ressemble.
    c'est un peu la moindre des chose de parler du principal faiseur du film et non pas de Wentworth Miller et de citer Dexter (non mais franchement).
    oui le film présente un propos immoral, et alors? encore faut il définir ce qu'est l'immoralité ce que vous ne faite JAMAIS, mélanger immoral et amoral au passage.
    le sujet est la naissance d'un monstre, "to become an adult is to become free", la sortie d'une chrysalide. réclamer un jugement, un doit pointé, je ne comprends pas, mais pas du tout en quoi c'est nécessaire.
    je conseille à ceux qui ont lu cet article d'aller voir le film, de se faire LEUR avis, et de ne pas suivre aveuglément un avis qui mélange un peu tout.
    que vient faire là dedans cette critique du milieu journalistique cinéma?
    modestement j'ai fait une critique ici (cinecdoche.com), autre avis, autre regard.

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    1. Auriez-vous préféré que notre critique soit écrite par vous ? Cela n'étant pas le cas, je vous remercie de bien vouloir nous accorder de citer Alfred Hitchcock (puisqu'il fut cité comme une comparaison évidente en terme de suspense lors de la présentation du film en avant-première par les promoteurs) et de ne pas nous étaler sur Park Chan-Wook dont le travail esthétique nous a paru somme toute médiocre. Il vous aurait peut-être semblé plus agréable de voir ici une énième critique en forme de lien hypertexte vers la filmographie de Chan-Wook, nous avons trouvé nous plus agréable et plus utile de ne pas nous attarder sur l'aspect "personnel" du film. C'est, de toute manière, une chose que nous n'aimons pas beaucoup (et encore moins lorsqu'il ne s'agit pas d'un très grand metteur en scène aux longs cours, car alors nous ne voyons pas l'intérêt de comparer deux films aussi proches) et si c'est la moindre des choses, préférons-lui des choses plus grandes !

      Je me permets de vous rappeler puisque vous nous demandez pourquoi nous n'avons pas défini les termes "immoral" et "amoral" qu'il existe en ligne ou sur du papier des dictionnaires très pertinents qui, je crois, pourront se charger à notre place de vous indiquer le sens de ces termes très récurrents dans la pratique de la langue française. La moindre des choses, de la part d'un lecteur, c'est de parler la langue, ou du moins de faire l'effort de se renseigner.

      Nous ne mélangeons jamais immoral et amoral, nous parlons d'un film présentant des personnages amoraux (c'est-à-dire : en dehors de la morale), ce qui n'est pas un problème (si seulement on prend le temps de discuter leur choix de se placer hors de la société, ce qui n'est pas fait dans Stoker). Nous parlons aussi de l'immoralité de ces personnages (c'est-à-dire le fait qu'ils aillent contre la morale, contre la société, en tuant, par exemple) qui nous est présentée ici, et ça ne serait encore une fois pas un problème si ça n'était pas fait de façon dogmatique, sans la moindre dialectique, sans la moindre critique.

      Je vous remercie de nous expliquer le sujet du film en citant l'une des phrases d'accroche promotionnelles qui l'entourent, cela étaye notre propos.

      Par contre, je vous remercie pour ce que vous dites ensuite en conseillant à chacun d'aller voir le film pour se faire son propre avis, c'est exactement ce que nous proposons nous aussi. Contrairement au film lui-même, qui ne propose pas le jugement du spectateur (et en cela la mécanique médiatique participe à un écrasement de la volonté critique de chacun, d'où le fait que nous en parlions), nous encourageons ce jugement. Nous ne comptons empêcher personne de se faire sa propre idée du film. Ce que nous voulons c'est empêcher le spectateur d'oublier l'acte de juger.

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  10. Je crois que je ne reviendrai plus jamais sur ce blog. C'est dommage car j'aime souvent le ton de vos articles, mais celui-ci c'est une honte, je ne comprends pas que vous l'ayez publié.

    un habitué...

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  11. sur ce dernier point, en effet, nous nous rejoignons, et ce n'était pas du tout une attaque, mais je pense que sur cela au moins nous nous sommes compris.
    pour le reste par contre, ce n'est pas la question de connaitre la langue, c'est de ne pas la dévoyer, dialectique en est un autre exemple, mais qu'importe.
    un film n'a pas à faire forcément une critique sur lui même, ça, pour la peine, c'est une vision dogmatique de ce que doit ou ne doit pas proposer une oeuvre cinématographique.
    ensuite, la phrase que je citais est dans le film, l'introduction, des mots en voix off prononcés par Mia Wasikowska et plante d'emblée le sujet. ce n'est donc pas un gimmick promotionnel mais une clé de compréhension.
    pour Park Chan-wook je ne dis pas qu'il faille refaire sa filmo, je dis que vous ne le citez presque jamais, comme s'il n'était pas l'auteur du film, comme s'il était mineur dans tout ça, alors qu'il est, à mon avis, central dans le processus.
    Stoker n'est pas un film à suspense, ce n'est pas un thriller, mais un parcours initiatique, d'une noirceur atroce, mais je suis de ces personnes qui aiment être dérangées au cinéma, qui aiment à être bousculé, pas brosser dans le sens du poil ou d'une quelconque "morale" dont, je l'admets volontiers, je me moque éperdument. c'est pour moi un acte courageux que d'assumer cette immoralité, ce propos radical et jusqu’au-boutiste qui vous rebute tant.
    au fait, j'ai écrit ma propre critique, je n'ai donc aucun besoin d'écrire la votre.

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    1. En quoi avons-nous dévoyé la langue, j'aimerais bien que tu nous l'expliques ! Il est aisé de lancer des phrases en l'air mais la dialectique, justement, consiste aussi à faire voir à l'autre ses erreurs en lui montrant ses contradictions par le raisonnement. Tu ne nous montres rien, tu ne fais que laisser entendre, c'est un peu court !

      J'ajoute encore une fois que nous n'avons jamais écrit qu'il fallait à tout objet filmique une "morale". Nous ne pensons pas le moins du monde qu'un film se doive accompagner d'une morale, ni même d'une métacritique, à vrai dire. Nous pensons par contre que lorsque l'objet filmique impose un dogme immoral sans proposer aucun contrepont, et lorsqu'en prime, la promotion s'investit autant à abrutir le spectateur en lui imposant une opinion, alors le cinéma devient dangereux.

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  12. n'est on pas sensé être un être de raison et doué d'esprit critique quand on affronte un film? j'ai détesté Spring Breakers, expérience très désagréable, mais je suis assez grand pour ne pas me laisser berner par la promotion hideuse et débilitante qui a été faite autour.
    idem pour Stoker, que, certes, j'ai vu bien avant sa sortie, ce qui permet de rester en dehors de ce type de matraquage, que soi dit en passant, je dénonce aussi.
    je ne pense pas que le film impose quoi que ce soit, il propose un parcours atypique et terrifiant, et cette immoralité est pour moi fascinante. ce n'est pas aux films d'éduquer, le travail se doit d'être fait en amont. faire porter tout le poids de cette responsabilité sur les épaules des cinéastes est selon moi une erreur et décharge les vrais responsables de leur devoir.
    la réponse est dans l'éducation encore et toujours.
    condamner les films radicaux comme Stoker c'est, à mon humble avis, passer à coté des vrais enjeux, et accessoirement du film, virtuose dans sa structure.
    en passant il y a un contrepoint que vous n'avez pas évoqué, celui du père décédé. c'est certes subtil, et c'est tant mieux, mais présent. et cela rejoint ma problématique sur l'éducation.
    le père tente toute sa vie de préserver sa fille, de contenir ce démon qu'il reconnaît en elle par mimétisme de ce frère enfermé. son échec est le début de l'histoire, ses efforts sont racontés en flash back, mais prouve d'une lutte réelle contre la naissance du monstre que deviendra India.

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    1. Quant au père, je ne suis pas d'accord avec cette opinion : le père n'a pas selon moi essayé de préserver sa fille, au contraire. Il l'a entrainée, il l'a préparée à la rencontre de son oncle. Il savait que son frère reviendrait et il connaissait les lettres que ce dernier envoyait à India, ce qui fait qu'il pouvait prévoir l'attraction malsaine qui finirait par amener ce fou dangereux à vouloir se rapprocher d'elle. Il a donc préparé sa fille à être aussi "douée" que son oncle, afin qu'elle ne soit pas battue par lui (qui est plutôt instable) et qu'elle le batte à son propre jeu, au risque de faire de sa fille, pour son bien (pour la préserver) un monstre supplémentaire. Tout cela participe selon moi de l'immoralité du film.

      Outre que nous ne partageons aucune appréciation du film en lui-même, que vous l'aurez compris nous ne trouvons pas du tout virtuose, il ne s'agit (encore une fois) à aucun moment pour nous de critiquer les "films radicaux". Ce n'est absolument pas ce que nous faisons.

      Nous apprécions de nombreux films "radicaux", là n'est pas le problème. Un film peut être radical tout en laissant poindre un début de dialectique, par l'intermède d'un personnage-relais, d'une ambigüité, etc. Si le cinéaste ne fait pas ce travail-là, alors selon vous il devrait être fait par "les vrais responsables" ? Mais qui sont-ils ? Et si eux ne le font pas ce travail (d'éducation à l'image et à la représentation), cela doit-il signifier que les cinéastes en sont eux aussi dédouanés ? Ne serait-ce pas là un dangereux laisser-faire de la part de ces artistes, dont le travail en est un de la culture ? La culture se bâtit sur les représentations et si ceux qui bâtissent les représentations ne construisent pas une culture viable (j'entends par là une culture où la multiplicité des voix et des choix est unifiée par une convention commune), alors comment ne pas les en blâmer ? L'éducation, dont vous parlez, ce n'est pas seulement celle des parents, ou celle de l'école, c'est aussi celle de la culture.

      J'aimerais bien que vous nous expliquiez, au passage, en quoi l'immoralité du film vous fascine. C'est un brin hors-sujet vis-à-vis de nos échanges, peut-être, mais ça m'intéresse vivement.

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    2. Je trouve cette critique excellente, bien que j'ai personnellement adoré. Peut-être faut-il avoir connu le vice pour aimer ce film. J'ai l'impression que le chemin pour devenir adulte est parsemé de choses que l'on choisit de considérer comme un vice ou non. Je pense que pour grandir, il y a des vices que l'on accepte et des vices que l'on rejette. Je pense que ce film parle de cette peur du vice et de son acceptation. Moi, en tous cas, c'est ce que m'a rappelé ce film. Ces choix que, à mon âge, je prends chaque jour : comment devenir l'adulte parfait que je rêverai d'être. Qu'est-ce que la perfection ? Est que l'homme est dissociable du vice ? Et au fond, qu'est-ce que le vice ? Dans le film, il s'agit de meurtre, d'inceste. Dans un autre contexte, un garçon homosexuel dans une famille très traditionnelle vivrait sa sexualité comme un vice aussi terrible que l'inceste ou le meurtre. Je pense que les héros remettent en question leur idée du vice. Pour le reste, je trouve la réalisation parfaite, et la scène du quatre mains est splendide. Bien sûr, il y a une forte dose de snobisme. Mais je ne parlerait pas de racisme, d'histoire de sang. Je parlerais d'égocentrisme. Voilà, mes impressions à chaud, après avoir vu le film. En tous cas, encore une fois, vous avez fait une excellente critique, je ne la rejette pas du tout, au contraire, j'y réfléchi .

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  13. Je ne lis rien, pas envie d'être spoilée, donc, juste, bandant, ou carrément pas?

    j'ai maintenant hâte de le voir pour pouvoir lire le texte xD

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  14. encore faut il adhérer à votre vision du film, ce qui vous l'aurez compris, n'est pas mon cas. le personnage du père, j'insiste, est un contre point. j'en prends preuve tout le flash back sur l'enfance commune des deux frères. c'est certes manichéen, mais l'un semble la face sombre de l'autre.
    India cite son père quand il est question de leur partie de chasse, "il faut parfois faire quelque chose de mal pour prévenir un mal encore plus grand".
    s'il l'entraine à la chasse, pour moi, ce n'est pas pour la préparer à l'oncle, mais pour prévenir sa part sombre. le jeu de Mulroney va, pour moi, en ce sens.
    je ne comprends toujours pas cette volonté d'un dogme de la "dialectique" nécessaire. le ruban blanc d'haneke, par exemple, en était dépourvu, et il n'était pas moins fascinant dans sa présentation du mal.
    cette histoire de totalitarisme de la fiction m'a toujours dérangé, car il dédouane, encore une fois, le spectateur de son libre arbitre.
    si je trouve fascinant ce parcours initiatique, c'est tout d'abord parce qu'il va jusqu'au bout de sa démarche, sans jamais succomber aux diktats hollywoodiens (il est quand surprenant de finir le film de cette façon pour un premier film "américain").
    ensuite parce qu'il montre comment peut naître un authentique monstre, caché derrière les traits d'une belle jeune femme. ce qui m'a frappé c'est justement cette déshumanisation des deux acteurs principaux : ils sont tels deux grands fauves, des prédateurs effrayants.
    je ne pense pas que l'oncle soit là pour attaquer India, mais plutôt pour être son guide, son pygmallion la révélant comme femme, comme adulte (la scène des talons remplaçant les chaussures d'enfants est éloquente à ce sujet).
    quand il a remplit son rôle, il meurt, n'ayant plus rien à apporter.
    c'est un diamant noir, mais un diamant malgré tout.

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    1. Je n'ai toujours pas vu "Stoker", mais j'ai vu "Le Ruban blanc", film à thèse, assénant son discours unilatéral et insuffisant avec aplomb, certitude et autorité. Mauvais film en somme, à mon avis. Notre critique ici :

      http://ilaose.blogspot.com/2011/05/le-ruban-blanc.html

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    2. Vous nous expliquez en quoi vous trouvez fascinant le parcours initiatique, certes, mais vous avez écrit "cette immoralité est pour moi fascinante", et c'est cela que j'aurais aimé vous voir défendre.

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    3. Sur la figure du père, je rejoins l'avis de P.E. Geoffroy. On voit le père entraîner la gamine pendant 18 ans à chasser, à devenir une meurtrière, et à la fin elle abat l'oncle (puis le flic) avec son fusil de chasse, ce qui boucle la boucle et corrobore la thèse selon laquelle le père est moins là pour la détourner de ses démons (en l'entraînant au tir pendant dix-huit piges ??? Si c'est le cas, c'est un aveu de débilité supplémentaire de la part du scénario) que pour la préparer à affronter l'oncle quitte à devenir comme lui voire à le surpasser. Aucun contrepoint, donc.

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  15. Pourquoi "Stoker" au fait ? Référence à Bram ?

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    1. Les producteurs ont forcé le mec de Prison Break à mettre ce titre parce qu'ils le détestaient. Entre eux, ils l'appelaient "C'tocard !" et c'est devenu au fil du tournage "Stoker".

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  16. parce que je trouve fascinant ce renversement total des codes qui s'assume de bout en bout. j'ai beau connaître les tendances de Park chan-wook aux récits immoraux, je suis resté bouche bée qu'il aille si loin avec cette histoire. j'ai trouvé cela très courageux et mise en scène avec virtuosité.
    et pourtant tout ceci est très éloigné de moi, plus enclin aux belles choses et au romantisme échevelé.

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  17. Article et discussion intéressants.

    N'ayant pas vu Stoker mais ayant détesté Old Boy, j'ai une question pour Florent B : pourquoi as-tu détesté Spring Breakers, qui contient pour moi tout ce qui manque au cinéma de Park Chan-Wook (acuité, humour, mélancolie, tendresse pour les personnages...) dans sa représentation stylisée et distanciée (pour ne pas dire gratuite dans ses effets) de la violence ?

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  18. parce que Korine, de son propre aveu, dit que c'est avant tout une expérience sensorielle qui est sensée te retourner le cerveau tel un trip opiacé.
    le souci c'est que son expérience m'a profondément déplu, les effets clipesques m'ont foutu une sacrée migraine, et j'ai du mal avec ce type de cinéma poseur qui ne raconte rien mais veut juste te "défoncer la tête", ce qui pour moi ne veut rien dire du tout.
    je ne suis pas le bon public pour ce genre de choses.

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    1. Oui enfin le film est bien plus qu'un "trip" et Korine le sait très bien en dépit de ce qu'il peut dire dans certaines interviews pour avoir la paix. En revanche je peux entendre que les effets du film rebutent. Ce que je ne comprends pas c'est que dans le même temps on puisse kiffer Old Boy, qui est lui rempli jusqu'à la gueule d'effets gratuits et poseurs (et dénués de la poésie que finissent par atteindre ceux de Spring Breakers, m'est avis).
      Simon.

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    2. trouver de la poésie dans Springbreakers là c'est moi qui ai du mal à comprendre. je suis très critique envers Old Boy, ça ne m'empêche pas de préférer ce film au machin de Korine.

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    3. Korine fait le constat du dérèglement voire de la "maladie" de la jeunesse et de la société américaine en général, en filmant des scènes orgiaques et débridées avec des procédés visuels très marqués, qui personnellement ne me gênent pas (je trouve même l'image du film globalement très belle) d'autant que dans le même temps, il regarde ses personnages et ses actrices avec tendresse. Son regard est critique mais aussi mélancolique et empathique, il semble quand même croire en ces jeunes gens que le film ne juge pas. Ce qui donne force et émotion à des scènes qui pourraient n'être que satiriques, comme celles où James Franco fait visiter sa maison avec ses guns ou joue Britney Spears au piano au bord de la piscine. C'est cette justesse de regard qui fait à mon avis défaut à quelqu'un comme Park Chan-Wook dont le seul but est d'impressionner ou de choquer le chaland.
      Simon.

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    4. pure subjectivité pour cette supposée "justesse" du regard. ces jeunes filles pour moi il les violente, met en scène des scènes orgiaques certes, mais grotesques, comme si on avait besoin de lui pour savoir ce qu'est le Spring break et faire un "constat" sur la jeunesse. fait mille fois mieux par le passé de Rebel without a cause à Elephant.
      pour ce qui est de choquer le chaland je crois qu'il est bien difficile de dépasser Korine. le reste pour moi c'est de la sur interprétation, voir ce qui n'existe pas au milieu de ces effets clipesques qui donnent la nausée.

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  19. EMILIEN BATRACLANCHIEN DE TOULOUSE2 mai 2013 à 18:07

    Bon, tous ces débats n'ont pas lieu d'être. Le discours sur la morale d'un film est sans intérêt, chacun y plaquant la sienne.

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    1. Emilien je vous serais reconnaissant de bien vouloir nous expliquer en quoi chacun plaquerait sa morale sur chaque film. Je vous souhaite bien du courage pour soutenir cette thèse avec des arguments. Les faits présentés dans Stoker sont, de facto, immoraux, à moins que vous ne considériez inceste, tromperies, mensonges, meurtre et tout le reste comme strictement moral, auquel Toulouse doit faire partie d'une bulle sociétale hors de la France, où la vie doit être beaucoup plus libre et dangereuse.

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  20. Un film "immoral", "amoral" (faudrait choisir, ce n'est pas la même chose), "dangereux", "raciste", "aryen", "dogmatique", "anti-prolétaire" ?
    N'en jetez plus !
    Ouvrez une chapelle pour prêcher l'ordre, la loi et la morale et arrêtez d'aller au cinéma.

    Une bonne virée au château de Silling vous ferais le plus grand bien.

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    1. Vous devriez relire la critique où il n'est jamais question d'anti-prolétarisation mais bien du contraire et où certes deux mots présentent des ressemblances homophoniques s'y trouvent, sans pour autant s'y mêler. Amoral et immoral sont deux choses différentes, et il suffit de lire la critique en n'y voyant pas comme préjugé une erreur sur les termes.

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  21. Honnêtement, c'est un film oubliable. Je l'ai vu ce soir et je me suis souvenue de cet article, que j'ai relu, et il y a effectivement un fond d'immoralité mais d'ici à appeler les gens à se rappeler de leur humanité, faut pas pousser non plus. On est bien trop assommés par ce film un brin chiant et longuet, dont la lenteur ne sert pas le message, pour se soucier des personnages- de ce qu'ils pensent, disent, ou font. Je suis donc bien déçue et pas la peine d'en faire une telle histoire. Les gens qui étaient assis devant moi étaient bien moins patients et n'ont apparemment rien compris, se sont emmerdés et sont partis avant la fin (qui se fait attendre, je dois bien l'admettre). Demain matin, j'aurai tout oublié.

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  22. Film aussi médiocre que raté. Park Chan-Wook nous dit, pour résumer, que le mal, le crime, sont inscrits dans les gênes et qu'il n'y a rien à faire contre ça, à part devenir adulte et libre pour accomplir sa destinée ; idée complètement conne, très maigre en prime, et, le plus grave, dont Park Chan-Wook ne fait rien. Son film est très lourdement esthétisant, voire carrément poseur, et s'enfonce dans un abysse de vanité affligeant.

    Je ne sauve qu'une idée sur 1h30 de film, celle du tourniquet, quand Wasikowska tourne étrangement dans l'image, au milieu du bois. C'est bien le seul moment où il se passe quelque chose d'à peu près intéressant dans l'image, tout le reste n'étant qu'une somme d'effets gratuits, superflus et souvent ridicules. Le générique d'ouverture est déjà une épreuve. Et la suite est à l'avenant, avec quelques séquences particulièrement désastreuses (celle du piano à quatre mains a failli avoir ma peau, celle de la douche hitchcockienne n'est pas mal non plus dans le genre misérable).

    Mais surtout, quel ennui ! Ca faisait un bail que je ne m'étais pas ennuyé à ce point devant un film. Il ne se passe rien là-dedans, c'est long à mourir (et pourtant assez court), jamais intéressant (ni dans la forme, ni dans le fond), les personnages sont creux au possible, les acteurs pas meilleurs (Matthew Goode, avec son sourire de trépané, remporte la palme), et le propos, donc, absolument crétin, pour le peu de place qu'il tienne.

    Sans parler de la scène finale, où India est si cool dans sa belle bagnole, avec sa parure de mode détaillée comme dans une pub à la con (chemisier de maman, lunettes de papa, chaussures à talons de tonton, ceinture en bois), tandis qu'elle bute un flic avec le sourire, enfin parvenue au comble de son devenir femme. Que c'est mauvais... Et si Chan-Wook a le relatif bon goût d'éviter le gore, il tombe définitivement dans le travers de l'esthétisme publicitaire écœurant avec ce dernier plan sur des fleurs blanches idéalement recouvertes de sang rouge, qui veut peut-être nous dire que la psychose est un épanouissement et que le meurtre est beau. Encore faut-il aller au bout du film et avoir le courage de s'y intéresser une minute de plus, quand on constate la nullité totale, la vacuité profonde de l'ensemble de ce très triste film.

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  23. Je suis d'accord avec Basile. Pas de quoi fouetter un chat, si ce n'est pour la nullité absolue de ce film, comme le dit également Rémi. C'est d'un ennui mortel, c'est moche et bête, ni plus ni moins.

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  24. Votre article est superbement bien écrit et éclaire le film (que je viens de voir) d'une lumière si crue qu'elle en montre tous les défauts qui m'ont tant gêné lors de son visionnage.
    D'accord sur l'immoralité profonde du film, érigée en dogme qui fait fi de toute humanité et surtout , c'est là le plus grave, parée d'atours esthétiques qui rendent fascinante cette inhumanité aux yeux des spectateurs peu soucieux d'embellir leur réalité mais au contraire attirés par la perspective d'enlaidir leur âme.
    Peu de rapport entre les deux mais j'ai pensé au Holy Motors de Leos Carax qui m'a aussi profondément déplu et déçu car je suis un amateur de ses premiers films mais ne peut accepter que la critique 'spécialisée' érige ce dernier en oeuvre d'art suprême alors qu'il s'agit pour moi d'une mystifdication, tout comme celui de Park-Chan Wook.

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  25. Bravo a l'auteur ! se film est une honte.

    "Ce film s'inscrit par ailleurs dans une actualité morbide, il est l'oeuvre d'une industrie de la déshumanisation. Il fait acte d'objet supplémentaire sur la longue chaine de montage produisant la prolétarisation des personnes."

    se coté la du cinéma commence a m'etre insupportable. On pourrait aller plus loin et faire la corrélation avec les penchants féministe gynocentrique de tous ces films

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  26. Très belle critique, qui m'a éclairé sur ce film qui pourtant m'avait relativement plu... Contrairement à tout le monde, je trouve que le principal intérêt du film tient en ses qualités esthétiques. L'ensemble est superbe, mais desservi par un propos sans profondeur et dangereux. Effectivement, l' esthétisation de la violence devient dérangeante, car elle ne fait que nous inviter à la considérer comme quelque chose de beau, ce qui à mon sens est une idée très dangereuse. J'ai particulièrement été estomaqué par la scène finale qui n'apporte absolument RIEN au film, si ce n'est la confirmation de sa vanité.

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    1. c'est là la beauté de la chose . Rendre les pires sévices magnifique et poétiques :)

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  27. Je trouve que cette critique film est très pompeuse surtout, tu utilises des mots bien trop compliqués pour exprimer ton jugement, et du coup je suis certain que plein de personnes, comme moi, ne comprennent pas ta critique. J'ai l'impression que tu déguises une pensée fragile derrière des mots "savants" qui réduisent le champ de tes lecteurs. C'est schtroumpfement chiant.

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    1. Je ne suis absolument pas d'accord ! Au contraire, je trouve intéressant, pour une fois, d'avoir quelqu'un qui sait dire autre chose que "j'ai trouvé ça naze", et qui sait développer sa pensée avec un tant soit peu de verve. C'est dommage pour toi si tu passe à côté du sens de la critique, car elle est bien plus profonde et réfléchie que la plupart des critiques que l'on peut lire sur le net...

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  28. J'attendais une sorte de thriller au moins captivant, mais putain, on est loin du compte... Quel film hideux...

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  29. Vous êtes totalement cinglé et parano sur ce site hahaha !

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  30. William Ferré2 mai 2014 à 04:30

    Votre critique m'a exaspéré, à la fois dans le fond et dans la forme. Vous semblez vous faire une idée du cinéma bien-pensante et bien plate, en recherchant des thèses et des dissertations philosophiques là où le cinéaste - qui est bien le réalisateur, et pas le scénariste ou les acteurs, puisqu'ils travaillent pour lui et son film, c'est dommage de l'oublier dans notre pays - ne fait que raconter une histoire, sans forcément exposer une argumentation et une analyse d'un sujet. En l'occurence, l'histoire qu'il raconte ressemble plutôt à un conte moderne, avec des personnages certes loin d'être réalistes - de par le décor, les costumes, les expressions, leurs actions - mais cela fait partie de l'esthétique de Park-Chan Wook, au cinéma fortement néogothique. Ses films sont pleins d'emphase, il est fasciné par l'inceste, le meurtre et la vengeance, mais ce sont des thématiques fortes et qui méritent que l'on s'y attarde, sans nécessairement porter de jugement dessus - ce qui ne signifie pas que l'on cautionne ou que l'on condamne, simplement, on met en scène pour montrer, par-delà l'horreur primaire de l'idée, la beauté dérangeante qu'y trouve l'œil de l'artiste, et c'est là toute l'essence de son travail.
    Lorsque je regarde une rue la nuit, je ne la trouve pas forcément belle. Lorsque c'est Refn qui me la montre, je la trouve belle à travers son regard. Il en va de même pour la violence chez Wook. Est-ce que l'on va aussi juger dangereux les Fleurs du Mal ? L'art n'a pas pour vocation de disserter ou d'éduquer, mais simplement de transmettre. Ici, on nous transmet la vision esthétisée d'une adolescence pleine d'emphase et de métaphores, comme les figures de style d'un poème. La multitude de baskets avec leurs boîtes ouvertes sur le lit n'est pas un plan narratif ou documentaire, Wook ne filme pas juste des chaussures ou un lit, on s'en contrefout. Ce qui est représenté à l'image n'est pas nécessairement vrai, et pas besoin d'utiliser l'imaginaire fantasmé du personnage ou tout autre stratagème scénaristique pour justifier ça. Il suffit juste d'arrêter de se prendre la tête, de chercher une causalité ou un réalisme, et d'apprécier le spectacle, sans se masturber sur la thèse défendue par le film ou l'absence d'antithèse bien conforme aux modalités classiques de la dissertation philosophique. On parle de cinéma, là, d'un art, pas d'un essai ou d'un papier pour un journal de recherche. Nul besoin de sortir le point Godwin à la moitié de la critique.

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    1. Hamsterjovial2 mai 2014 à 15:20

      C'est bien joli tout cela, mais ce qui change complètement la donne, c'est que la fascination pour 'les fleurs du mal' (je fais ici du titre de Baudelaire une notion générale, par commodité) ne me semble recevable, et artistiquement intéressante, que lorsqu'elle n'est pas une affaire gagnée d'avance. D'une manière ou d'une autre, Le Caravage, Baudelaire, Flaubert, Verlaine, Poe, Van Gogh ou Lautréamont ont payé au prix fort cette fascination : vies brisées, écourtées, procès, prison. Rien de commode ni de confortable dans leur œuvre, qui se confondait avec leur vie. Chez les Park-Chan Wook, Tarantino (considéré comme le cinéaste coolissime, ultra panthéonisé de son vivant), Winding Refn, et autres Eli Roth, le dégoûtant et l'ultra-violent sont au contraire devenus des gages de succès et de réussite. Et ne vous en déplaise, cela se voit à l'écran : nul besoin d'être bégueule ou pisse-froid pour avoir l'impression d'assister à des enchaînements de complaisances et de facilités devant les films de ces cinéastes, toutes choses que vous ne trouverez pas, pour en rester au cinéma, dans les films de Buñuel, de Jean Genet, de Jean Vigo, de Pasolini (quoique...), de Carmelo Bene ou de Kenneth Anger (bien que je n'apprécie pas spécialement les films de ce dernier), qui malgré leur âge gardent une bien plus grande capacité de scandale, de spasmes, de crainte et de tremblement

      Le génie très particulier de Hitchcock aura peut-être été de filmer des abîmes d'horreur et de captiver un très large public sans pour autant tomber dans la complaisance — en se tenant au bord, tout au bord de celle-ci. Obscène, oui, complaisant, non. Remarquez d'ailleurs que dès qu'on parle un peu longuement d'Hitchcock, il y a toujours quelqu'un pour finir par dire avec un air sentencieux que tout de même, il devait être sacrément taré. Oui, d'une folie passionnante, et qui aura beaucoup donné à l'humanité. En revanche, personne ne tient pour fous les Refn et consort.

      Par ailleurs, arrêtons avec le point Godwin : censé dénoncer un systématisme, il est lui-même devenu une critique prête à l'emploi. (À une autre époque, l'expression « consensus mou » était elle-même devenue consensuelle.)

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    2. CQFD. Merci Hamsterjovial !

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    3. Hamsterjovial2 mai 2014 à 16:21

      De rien : si la « catharsis » est une purification, on a désormais besoin de lieux où l'on peut se purifier des films qui sont supposés être « cathartiques ». Une catharsis au carré, en quelque sorte... (À leur époque, je n'aurais pas dit cela des bons films fantastiques de Tobe Hooper, de Carpenter, de Cronenberg ou de De Palma qui, aussi remuants fussent-ils, recèlaient une capacité à se sublimer, in fine — sans devenir pour autant « rassurants ». Disons qu'on y trouvait encore un peu de sens de la dialectique, pour reprendre le propos de Paul-Emile Geoffroy.)

      Pour moi, 'Il a osé' est (entre autres choses !) un de ces lieux.

      À la réflexion, je crois que le dernier film allant très loin dans le malaisant, la violence et l'horrifique, et que je n'ai trouvé ni complaisant ni facile, c'était le premier 'Jeeper creeper', et cela remonte tout de même à une quinzaine d'années. Mais j'ai dû rater pas mal de choses...

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  31. Le monde ne change pas, il y aura toujours des personnes pour dénigrer le travail d'autrui par pur plaisir ou simplement parce qu’il ne correspond pas à sa norme. Stoker est un beau film, de ces films rares qui marquent les spectateurs non pas par leur complaisance dans la violence (ce qui n'est d'ailleurs pas le cas de Stoker) mais pour leur ambiance et leur capacité à s'extraire de l'océan de films dénués d’intérêt dont on nous gave.
    La critique proposée ici est mauvaise, elle se base sur des idées non fondées et ne présente qu'une vision naïve, péjorative et peu objective de l’œuvre. En imposant sa vision biaisée et par ce fait en dissuadant les autres d'aller voir ce film, l'auteur fait preuve d'un totalitarisme culturel. Il est d'autant plus exaspérant de voir que certaines personnes se sont laissé influencer par cette critique aussi pauvre sur le fond que la forme. La critique négative est certainement agréable à écrire, mais en la lisant on ne peut que se rendre compte du ridicule de ceux qui l'écrive, eux-même incapable de produire quoi que ce soit de beau.

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    1. Il a osé = SS !

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    2. « Mais une fascination diabolique gît dans tout vacarme cadencé. Heyst ne prit pas la fuite incontinent, comme on aurait pu s'y attendre. Il resta, stupéfait, de se voir encore là, car rien ne répugnait davantage à ses goûts, n'était plus douloureux à ses sens, et pour ainsi dire plus contraire à son génie, que cette exhibition brutale. L'orchestre de Zangiacomo ne faisait pas de la musique, il meurtrissait simplement le silence, avec une vulgaire, une féroce énergie. On avait la sensation d'assister à un acte de violence, et cette impression était si forte qu'il semblait prodigieux de voir les gens, paisiblement assis sur leurs chaises, vider leur verre avec tant de calme, sans donner aucun signe de détresse, de révolte ou de peur. Heyst détourna son regard de cette collective impassibilité. »

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    3. Le totalitarisme culturel, c'est quand on donne son avis, donc, et qu'il ne correspond pas au tien ? Tocard !
      Au passage, la prochaine fois que tu croises une "critique objective" de quoi que ce soit, merci de la faire tourner par ici ! On serait très intéressé de lire ça. Personne n'a jamais lu ça dans toute l'histoire de l'humanité, donc si tu croises ça, fais tourner, ça peut être intéressant, ça serait un moment historique !

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    4. Comment un type qui ne supporte pas qu'on donne son avis sur un film à partir du moment où il est contraire au sien, et qui réclame par la négative des critiques uniquement "mélioratives" et "objectives", peut-il taxer autrui de totalitarisme culturel ? On marche sur la tronche.

      Mais on pige mieux quand, à la fin du commentaire, se profile le fantôme du bon vieux "Vous critiquez un film alors que vous ne savez pas en faire". On a juste affaire à de la bêtise brute.

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  32. J'avoue avoir bien kiffé Land Stoker à l'époque, sur Megadrive...

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  33. Tout à fait d'accord avec William Ferré.
    C'est vous qui faites votre saleté de propagande à vouloir moraliser des oeuvres. Vous n'êtes pas Dieu et désolé de vous décevoir mais la nature humaine a des recoins parfois bien sombres et puis le fait de les mettre en lumière à l'écran est finalement une plus belle preuve de sagesse que vouloir les cacher.
    Tout ce barratin pour ça, c'était détestable.

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    1. Abraham Lincoln, chasseur de connards7 juin 2014 à 13:38

      Mais mec si t'as envie de buter ton prochain, mais fais-toi plaise ! Si c'est dans ta nature humaine ! Mais ne viens pas m'emmerder ensuite quand on te foutra en cabane. Taré !

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    2. « Désolé de vous décevoir mais la nature humaine a des recoins parfois bien sombres et puis le fait de les mettre en lumière à l'écran est finalement une plus belle preuve de sagesse que vouloir les cacher. »

      « La critique négative est certainement agréable à écrire, mais en la lisant on ne peut que se rendre compte du ridicule de ceux qui l'écrive, eux-même incapable de produire quoi que ce soit de beau. »

      Monsieur Gustave Flaubert est demandé de toute urgence pour mettre à jour son 'Dictionnaire des idées reçues', version cinéma.

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  34. Je ne comprends pourquoi l'auteur de cette critique n'arrive pas à admettre que son texte est dénué d'intérêt, voire même mauvais, il faut le dire! Il s'est raté ici, il se ratera encore qu'il n'en doute pas. Rien ne l'empêche de reprendre son texte et de l'améliorer par un travail d'édition qui sera le bienvenu.

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    1. Par contre à partir d'un certain moment, ferme ta gueule, à tout jamais.

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    2. J'aime bien la politique de ce blog, qui est de censurer la plupart des commentaires négatifs faits sur les articles, mais qui se fait un plaisir de publier les commentaires insultants répondants aux rares commentaires négatifs qui arrivent à passer les mailles du filet de la censure.

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    3. Quelques commentaires négatifs ne sont pas validés, c'est vrai. Quand ils sont redondants et se contentent de quelque lapidaire "Article de merde" ou autres insultes en tout genre. Dieu merci ce n'est pas une majorité de commentaires, et tous ceux qui sont négatifs mais (à peine) plus originaux, plus argumentés, plus construits ou plus polis, sont validés. On a déjà beaucoup à faire en répondant à des commentaires indigents ou tout simplement idiots comme ceux que vous avez contribué à poster ci-dessus, cher anonyme. Et puis on fait encore ce qu'on veut. Par exemple valider le commentaire du zonard ci-dessus, qui non seulement n'est pas vraiment insultant mais s'avère en prime d'une assez remarquable pertinence.

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    4. Surtout quand on sait que c'est toi-même le "zonard !" ;)

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