12 octobre 2014

Gone Girl

Même si j'essaierai de dévoiler le moins possible de l'intrigue particulièrement retorse du nouvel opus de David Fincher, je conseille d'emblée de passer leur chemin à ceux qui comptent le voir bientôt et désirent se réserver un maximum de surprises. Pour ma part, j'ignorais totalement où le cinéaste allait me mener et c'était très bien comme ça, cela m'a permis de passer un chouette moment. Je savais simplement que Ben Affleck allait se retrouver dans la tourmente suite à la mystérieuse disparition de sa femme, incarnée par Rosamund Pike. C'est tout. Et c'est bien tout ce que nous dépeint tranquillement la première partie du film durant laquelle Ben Affleck, mari infidèle que toutes les preuves accablent, se retrouve progressivement pris dans l'étau. Une première partie prenant son temps, un peu longue, mais nécessaire pour nous faire mordre à l'hameçon avant que la mécanique perverse ne se mette en marche...




Je diviserai en effet ce long métrage (2h25 au compteur) en deux grandes parties, légèrement déséquilibrées mais bien distinctes : le début, autrement dit la première partie, assez courte mais qui paraît longue, puis tout le reste, c'est-à-dire la deuxième partie, nettement plus longue mais qui paraît courte, dont je situe le début, le commencement, à partir du moment où la disparue refait surface. C'est là que le film prend une nouvelle tournure, une autre dimension, que sa construction s'alambique, se disjoint, tout en restant parfaitement limpide et cohérente. Il y a pourtant bien un moment charnière délicat où David Fincher joue avec le feu et où j'ai failli perdre pied. Ce passage durant lequel Rosamund Pike, en voix off, nous éclaire considérablement le script et change radicalement notre perception des événements passés. C'est bien l'un des seuls moments où notre as de la caméra tombe un peu dans la facilité, à coups de monologues et de flashbacks explicatifs, procédés assez maladroits mais bien pratiques pour se dépêtrer d'une scénario tordu au possible.




Gone Girl trouve ensuite son agréable rythme de croisière et réussit à surprendre très régulièrement, gardant toujours un léger temps d'avance sur nous. On se laisse ainsi manipuler et prendre au jeu avec un plaisir évident. Deux personnages évoluent alors en parallèle, l'un, en solitaire, lancé dans sa folie effrayante et entièrement calculée, l'autre, très entouré, guidé par sa volonté tenace et tout aussi réfléchie de se défendre coûte que coûte. Deux trajectoires qui parviennent à intéresser tout autant. On rigole même à l'occasion, surtout dans la dernière partie (car oui, on pourrait aussi scinder tout ça en trois, avec un ultime chapitre correspondant au retour au bercail de la disparue...), où le grotesque de la situation paraît totalement assumé. On nage alors en plein délire, comme lors de cette scène d'interrogatoire improvisé à l'hôpital, dominée par l'actrice fraîchement réapparue, intouchable, sur son nuage. 




David Fincher s'amuse et nous avec lui. Il délaisse les effets de style outranciers et souvent agaçants de ses précédents films pour une mise en scène élégante et fluide, ne se lâchant que le temps d'une scène de meurtre particulièrement gore et graphique, bien de son cru, qui intervient dans ce qui pourrait être considéré comme une sous-partie au sein de la deuxième partie (dans le cadre de ma théorie des deux grandes parties uniques). Le générique d'ouverture, d'une sobriété et d'une simplicité rares pour un Fincher, annonce bien le style. La bande originale signée par l'habituel duo Trent Reznor et Atticus Ross ne gâche rien à la fête, elle contribue grandement à donner au film son atmosphère détachée de la réalité, aérienne, survolant des bulles déconnectées de notre monde, habitées par des égos improbables. Le savoir-faire de David Fincher permet de nous faire avaler un scénario compliqué, écrit par un malade complet sans doute très malheureux en ménage. Gone Girl trouve également son salut dans une ironie et un cynisme sous-jacents qui permettent d'accepter le comportement et le caractère tout à fait invraisemblables de personnages empêtrés dans leurs nombreuses contradictions, leur narcissisme sans limite et leur désir souverain de sauver les apparences, car il n'y a bien que ça qui compte désormais, les apparences. 




Et quand je parle de personnages invraisemblables, je fais bien sûr surtout allusion à celui campé par la blonde Rosamund Pike qui entre directement au Panthéon des plus grandes timbrées jamais filmées. L'actrice, qui n'avait jusqu'alors pas prouvé grand chose et s'était le plus souvent contentée de promener sa beauté lisse et glacée devant la caméra, est vraiment remarquable dans ce rôle impossible qu'elle participe à teinter d'un humour mordant par ses expressions chafouines et son charme ambivalent. Un personnage qui risque de longtemps lui coller à la peau... Car s'il y a bien une image qui reste en mémoire, c'est celle de son regard indéchiffrable, à la fois doux, menaçant, fragile et supérieur. Troublant. Quant à l'inénarrable Ben Affleck, dont on pouvait légitimement se demander s'il était à même de porter un tel projet, l'inertie terrible qu'il dégage dans la première partie agace d'abord, avant de totalement faire sens avec son personnage de léger tocard, d'homme piégé, dépassé par les événements et, finalement, infantilisé, prisonnier, coincé. Flasque, nonchalant, indécis, atone, comme à son habitude, l'acteur, qui dit s'être inspiré du cas Michael Peterson, assure malgré tout, son jeu ne donne pas l'impression d'être très travaillé tant son aura naturel est parfaitement exploité. Ben Affleck apparaît idéalement choisi et trouve peut-être son plus grand rôle. Big up !




Sans rentrer dans une analyse approfondie du regard que porte notre ami Fincher sur l'amour, le mariage, les médias, ou que sais-je, sans resituer précisément le film dans sa filmographie pour mieux en souligner les nombreux liens et récurrences thématiques (je tiens tout de même à reconnaître que j'ai été sensible à la présence, en guise de clin d’œil réconciliateur, du fameux chat roux d'Alien, que le réalisateur avait injustement évincé de sa suite par pure insolence juvénile, provoquant la colère des fans), je dirai simplement que Gone Girl est un thriller haut de gamme, jubilatoire, maîtrisé et bien fichu, comme on en voit, hélas, trop rarement. Il s'agit sans doute du meilleur film de son auteur. A vrai dire, l'un des seuls qui m'ait pas foutu à cran !


Gone Girl de David Fincher avec Ben Affleck, Rosamund Pike, Kim Dickens, Carrie Coon, Neil Patrick Harris, Tyler Perry et Patrick Fugit (2014)

38 commentaires:

  1. En accord avec tes deux phrases d'introduction (les plaintes récentes de Vincent ont été entendues !), je n'ai fait pour l'instant que survoler ton texte, mais cela a suffi à me donner envie de voir ce nouveau film de David Fincher. Et dans mon cas, cela relève de la gageure absolue !

    Toutefois, une crainte subsiste (comme quoi on peut « s'poiler » non seulement une intrigue, mais aussi une esthétique) : la teinte jaune-vert-gris qui semble dominer le film. Décidément, que ce soit chez Huston ('Reflets dans un œil d'or'), Melville ('L'Armée des ombres'), Tarkovski ('Nostalghia'), Eastwood ('Mystic River'), Lars von Trier ('Element of Crime') ou Jean-Pierre Jeunet (tous ses films), j'ai beaucoup de mal avec cette façon d'appauvrir visuellement l'ensemble d'un film en plaquant dessus un effet chromatique uniforme (et souvent un effet chromatique déprimant, d'ailleurs, lorgnant vers le glauque, l'incolore, le grisâtre, le sépia, etc.). Dès que cela devient prégnant, je perçois cela comme une facilité formelle. Mais peut-être n'est-ce pas aussi systématique dans le film de Fincher ? (Quoique je crois me rappeler que ce procédé envahissait déjà certains de ses films antérieurs, comme 'Seven', par exemple.)

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    1. Rassure-toi, le film n'est pas dans ces teintes-là, cela m'aurait gêné aussi. J'ai mis un petit moment à sélectionner les images mais il faut croire que ça n'a pas suffit à me faire choisir les bonnes ! :(

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    2. Don't worry, tes choix ne sont pas en cause ! Cf. ma réponse à Konrad, ci-dessous.

      Et pour citer deux autres films dans lesquels la simplification chromatique est exaspérante, qui me sont revenus après coup : 'Gladiator' et 'Traffic'.

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    3. En plus, Blogger aussi relooke parfois les images uploadées quand celles-ci sont jugées trop sombre. C'est ici le cas de l'avant-dernière image, bien plus sombre normalement, rendue jaunâtre par l'éclaircissement automatique cher à Blogger et assez difficilement compréhensible...

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  2. Bon film, bien mené par Fincher, à voir ! Quand à la teinte sépia, c'est un artéfact des photos, ce n'est pas comme ça dans le film, il est filmé en couleurs naturelles.

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    1. Me voilà rassuré, merci !

      C'est idiot, ce « relookage  » des photos : cela donne une image tout de même assez fausse du film...

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  3. Il est si bon que ça le nouveau Fincher?

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    1. Oui! Et pour situer mon approbation, j'ai pas aimé Zodiac (long et chiant) ni Benji Button (long et chiant), j'ai toléré Panic Room (sans prétention, aussitôt vu aussitôt oublié) et Millenium (un peu long et un peu chiant quand même), j'ai bien aimé Seven et Fight Club (j'étais ado, je ne renie pas!), et aussi Alien3 même si on a jamais vu le vrai directors cut de Fincher.

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    2. Ah d'accord. Zodiac est un bon film tout comme the social network.

      Personne n'a l'avis du conseil des 10 des cahiers?

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    3. Ah oui j'avais oublié Social Network, et j'ai trouvé que c'était la plus grosse merde du monde !

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    4. T'es dur Konrad :)

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    5. Oui je suis peut-être trop dur. C'est quand même mieux que les Transformers. Mais ça reste long et chiant (mais moins que Transformers 4).

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  4. "Gone Girl trouve également son salut dans une ironie et un cynisme sous-jacents qui permettent d'accepter le comportement et le caractère tout à fait invraisemblables de personnages empêtrés dans leurs nombreuses contradictions, leur narcissisme sans limite et leur désir souverain de sauver les apparences, car il n'y a bien que ça qui compte désormais, les apparences. "
    Il aurait fallu arrêter là cette critique et sabrer la dernière sous-partie qui est en trop, afin que tout un chacun puisse en savourer le vrai sel.

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  5. Se réveiller et lire une bonne critique d'un film de Fincher sur ce blog, c'est comme ouvrir le Figaro et trouver 4 pages élogieuses sur Aymeric Caron, lire une hagiographie d'Eric Zemmour sur Mediapart etc...
    Ca fait peur, ca irrite, ca remet en cause toutes les croyances puis on se dit "pourquoi pas" tandis qu'un frisson glacé nous parcourt le dos...

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  6. J'ai tenu une heure.
    David Fincher m'ennuie.
    Tout le temps. Panic room, Seven, Social network, Zodiac, bla bla bla...
    En plus j'avais lu le Gillian Flynn. Mais Gillian Flynn est bien meilleur écrivain que Fincher n'est cinéaste.
    Cut. Terminé pour moi. Plus jamais David Fincher.

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    1. Sortie de la salle au bout d'une heure ? Rude !
      Il m'ennuie aussi généralement, mais là il a su me choper. Même si, au bout d'une heure, je devais être encore dans l'expectative...

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    2. Quoi qu'on en dise et malgré son (très) faible Fight Club , les derniers Fincher sont assez honnêtes. Je n'ai pas vu son Millenium mais Zodiac est un bon film malgré tout et The social Network est loin d'être mauvais avec un Jesse Eisenberg époustouflant dans le rôle de Zuckerberg.

      J'imagine qu'il fallait une voix discordante. Il faut être dans le bashing objectif . La subjectivité au cinéma n'est pas une solution. Ce serait bien de nous détailler Lisa en quoi ce film t'ennuie. Je ne suis pas un fada de Fincher mais j'aimerais comprendre. Même Felix a aimé ( Rémi l'a vu ?)... Je précise que je n'ai pas encore vu ce film...

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    3. Nick Longhetti > Pas encore vu. Peut-être ce soir.....

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    4. Je suis allé voir les critiques négatives sur allociné et elles sont assez crédibles... Bon Florence Maillard des Cahiers n'a pas aimé... il me manque l'avis du conseil des 10 pour me faire une idée. L'argument du "faut le voir une deuxième fois pour comprendre l'escroquerie" est assez juste , pas simplement pour ce film précis. On attend ton avis Rémi :)

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    5. Juliette Boniche19 octobre 2014 à 15:48

      Tu dis avoir apprécié tous ses précédents films, même les pires, et on te sent dubitatif au possible pour celui-ci. Étrange. Pourtant tu peux l'attendre assez sereinement, je pense. Rémi, c'est beauuuuucoup moins sûr. Je serais étonnée qu'il l'apprécie.

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    6. Bon alors Rémi t'en penses quoi de ce film , tu ne l'as toujours pas vu? Pas glorieux le conseil des 10 des Cahiers...

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    7. Non, pas vu. J'ai maté "Le Gaucher" d'Arthur Penn à la place. Guilty as charged.

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    8. Je privilégie du Fritz Lang période US en ce moment ( très bon) . Je comprends il faut miser sur les valeurs sures. Pas encore vu non plus par contre The African Queen de John Huston est un très bon film... Quelque chose d'unique se propage de ce film.

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    9. Excellent oui, vu une seule fois, il y a bien longtemps, mais j'en garde un sacré souvenir.

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  7. Oui c'est bien dit tout ça, les acteurs sont excellents. Pour moi le film est une comédie, à 100%. Je suis étonné que pas grand monde ne partage mon avis, mais l'utilisation, oui, d'un Ben Affleck ahuri m'a fait beaucoup rire (son sourire d'abruti sur la photo, génial), quelques détails ( ce raccord entre un baiser et un test ADN ), me font penser que Fincher ne prend pas du tout ça au sérieux. C'est grâce à cette légèreté je trouve que "la Finche" (comme je l'appelle affectueusement) réussit son film.
    Ce comique qui avance d'abord masqué, puis qui se révèle avant d'exploser dans le grotesque ( la scène de violence dont tu parles, conclue par une grimace ridicule de Neil Patrick Harris et un recoiffage de Rosamund Pike ), c'est vraiment bien joué.
    Je suis sûr que j'ai raté plein de détails (les mocassins à gland de "Barney", legendary) qui sont disséminés un peu partout comme les indices d'un jeu de piste nous aiguillant peu à peu vers la vraie nature du film.
    Je trouve que la rythmique du montage, très Fincherienne, est vraiment très à propos ici. En fait la Finche est un réalisateur de comédie, voilà.

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    1. Bien vu ! C'est vrai que je me suis souvent marré devant ce film. Et c'est bien cette légèreté qui le rend d'autant plus agréable :)

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    2. Pas faux. J'ai lu plusieurs articles qui allaient dans ce sens-là (à savoir : le film est une comédie), notamment sur Vodkaster. Je serais curieux de revoir le film avec ce regard-là. Car, au-delà de l'ironie dont je parle dans la critique, j'y ai aussi apprécié pas mal d'éléments directement comiques (il faut par exemple voir le personnage incarné par Rosamund Pike glavioter dans le verre de sa voisine, sautiller de joie très satisfaite d'elle-même, ou faire son cinéma lors de l'interrogatoire à l'hosto - sûrement la meilleure scène du film, pour moi). Il y a une légèreté, un côté ludique, qui participe grandement au charme du film, oui, et qui me semble assez salvateur pour Fincher, lui convenir très bien.

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    3. Oui, la lecture de l'article sur vodkaster a sûrement influencé ma vision du film.
      Ah oui le glaviot, génial : c'est inattendu et ça donne un peu de corps à son personnage, plus joueuse que machiavélique en fait. Enfin, bien timbrée quand même :-)

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  8. Un très bon thriller, à la fois intriguant, jubilatoire et terrible. Rosamund Pike que je trouvais jusqu'alors assez fade y est tout bonnement exceptionnelle.

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  9. Grand film !
    Trent peut déjà libérer une place sur l'étagère pour son deuxième Oscar!
    J'ai pensé tout pareil que Felix sans avoir lu la critique, de la prestation géniale de Rosamund Pikes, du rôle sur mesure pour Ben Affleck, de la sobriété du film, les pièges dans lesquels il n'est pas tombé, et donc de Trent <3
    J'suis enthousiaste!

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  10. Film super
    2h30 de bonheur pour moi

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  11. Josette K Da Spoil Androïd14 décembre 2014 à 14:18

    Mille ans après vous, je me suis tapé Gone Girl. Mon verdict : ça paaaasse. Ni top, ni flop.

    C'est tellement gros comme histoire qu'on finit par ne plus tellement prêter attention aux deux personnages principaux, pour lesquels on n'a au final aucune empathie et on se fout bien de savoir ce qui va leur arriver après le film. On ne comprend rien à ce qu'ils font : pourquoi Affleck se comporte ainsi (en mode "R.A.B. j'suis dans un épisode de Hooker") quand sa femme disparait, même au bout de 3 jours, alors qu'il se doute bien que ça jouera contre lui ? Pourquoi, quand il découvre les achats faits avec ses cartes bancaires, ne le dit-il pas à la police ? Pourquoi tarde-t-il autant à retourner chez son père ? Pourquoi ne comprend il pas que le mot de passe de sécurité a été changé ? etc etc... Et comme si ça ne suffisait pas, dans son plan Amy a quand même une veine de malade, y'a plein de trucs qu'elle ne pouvait pas anticiper qui se passent pile au bon moment (les découvertes de la police, la conne qui invective Affleck quand il parle à la foule et parvient enfin à ne plus passer pour le méchant). Donc ouais, ça se mate, mais c'est plus souvent incohérent que complexe. Dans le genre, je me demande si Zodiac n'est pas mieux foutu dans le genre... (ouais je l'avais trouvé pas mal malgré la présence pénible du toujours hideux RDJ)

    Les seuls moments vraiment cools sont ceux avec l'avocat bien kiffant, et quelques bonnes idées comme le personnage de Patrick Neil Harris, premier boyfriend d'Amy qui a l'air d'être un sacré psychopathe lui aussi, alors qu'on s'attendait à ce qu'il soit comme les deux suivants une victime totale (bon au final c'en est une...). La B.O. est excellente (pas du tout pensé à Twin Peaks par contre...).

    (et au final il l'a bien poussée en bas des escaliers + trompée avec la même technique de drague ? On dirait quand même bien que ce sont ces éléments là qui ont déclenché la "colère" d'Amy)

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  12. Patrick Neil Harris, acteur pour lequel je n'ai à titre personnel aucune sorte de sympathie (mais je crois que je suis un peu seul sur ce coup) va commencer à sérieusement faire pitié s'il trouve pas un moyen quelconque de sortir de son éternel rôle de séducteur plein aux as et tiré à quatre épingles. Après avoir incarné ça pendant les 37 saisons de How I Met Your Mother, on le retrouve prisonnier du même carcan dans Albert à l'ouest et chez Finchier... Dur.

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  13. Au milieu des incohérences soulignées par Josette K Da Spoil Androïd (je croyais que les bots ne pouvaient pas poster ?), j'apprécie la stratégie de survie à tout prix du personnage incarné par Rosamund Pike, qui se sort des fâcheux faux pas dans lesquels son désir légitime de vengeance diabolique l'a entrainée, en prenant appui sur "ce qui est là, ici et maintenant", faisant preuve au passage d'une résilience qui fait plaisir à voir.

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