31 août 2014

Date limite

Portes ouvertes à Joe G., ex-rédac chef du webzine musical C'est Entendu, qui a subi dans son intégralité et de son plein gré ce film et qui a éprouvé le besoin d'en parler, pour notre plus grand plaisir :

J'ai maté ça comme on mate passer un autobus qu'on ne prendra jamais. Tanqué comme jamais, aucune envie de voyager ni avant ni pendant ni après, j'ai regardé ce movie comme on mange un petit charolais de chez Macdalle : on n'en attend rien, on ne trouve pas ça très bon mais on ne s'en plaint pas. C'est l'histoire de deux gros gros tocards, et évidemment c'est un buddy movie en plus d'être un road movie de mes deux. Deux quoi ? Deux gros connards ensemble, et forcément ça devient des amis de toujours, l'ennemi de mon ennemi est mon ami, et l'ennemi ici, c'est le spectateur, alias "homme de bonne volonté", parce qu'aucune femme ne peut s'encaisser ce film, m'est avis, à moins d'avoir de sérieux problèmes psycho-lesbiens ou au contraire d'avoir envie de forniquer Robert Downey Jr. au point d'encaisser chaque merde dans laquelle il tourne, dans les deux cas, les meufs en question sont un peu just'. C'est l'histoire d'un architecte arrogant et limite nervous breakdown qui va pas tarder à être papa et qui, de retour de Kansas City, Texas, est en passe de prendre l'avion pour rentrer à L.A. et voir sa femme se faire césarienner. Un gros connard, ce mec. Évidemment il tombe dès l'aéroport sur un gros lard super con (Zach Galifiananiasalakis) qui vient de paumer son reup et qui part à Hollywood pour devenir acteur. Lui il est sujet à la narcolepsie, à la connerie, à des oublis et à son toutou chéri. Un gros connard, lui aussi.




Évidemment, il va arriver au premier un gros paquet d'emmerdes à cause du second, et ils vont devoir rouler jusqu'à L.A. pour arriver à temps et assister à l'accouchement. C'est en gros pas mal inspiré de Planes, Trains and Automobiles (Un ticket pour deux, ndlr) de John Hughes (avec Steve Martin et John Candy) qui était une chouette comédie sachant que les deux personnages étaient des mecs attendrissants, gaffeurs mais sympas. Ce faux remake est évidemment l'occasion de booster l'original façon Holly"mate-mes-rouston"Wood avec cascades en tous genres, coups de feu, drogues, etc. C'est très très con et là où la morale du film de Hughes était un truc du genre "il fait des conneries mais c'est parce qu'il va vraiment mal, accepte-le dans ta famille toi qui es heureux", là on voit surtout un gros relent de pitié dans le personnage de Downey JR lorsqu'il accepte de revoir Galifientes à la fin, sur le thème "il est laid, con et je le hais, mais il m'a sauvé in extremis de la situation pourrave dans laquelle il m'avait foutu, il a pas un mauvais fond même si c'est un gros enculé et que je vaux mille fois mieux que lui". Les scènes où Downey tabasse son "ami", le traite de connard ou crache à la gueule de son chien sont particulièrement éloquentes.




C'est, in fine, l'histoire de deux merdes humaines, l'une qui fait pitié, l'autre capable d'en éprouver un peu malgré son pédant complexe de supériorité, l'histoire de deux gros amerloques de mes deux. Mes deux quoi ? Mes deux centimes. J'ai maté le film sans broncher, ça se mate.


Date limite de Todd Philips avec Robert Downey Jr. et Zach Galifianakis (2010)

7 commentaires:

  1. Sa va c'est qu'un film t'es pas content tu regarde pas gros co*****

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  2. J'ai adoré. Me suis marré. Je pense que tu es un abrutit. Et ça aussi ça me fait marrer. Tes articles contre les grosses productions américaines sont tous les mêmes. Inutiles de les lire jusqu'au bout. Tu aime montrer que tu sais te servir d'un becherelle et que le langue de moliere n'a aucun secret pour toi. Tu es narcissique au possible et aigris de tout. Je plaint ton entourage, femme et enfants si tu en as mais surtout tes toilettes qui doivent encaisser les tonnes de m#@$e que tu n'as pas réussi à étaler sur tes articles

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    1. C'est bien dit tout ça, c'est dommage qu'il y ait tant de fautes. Mais ça reste bien dit.

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    2. @ Esther : You must be kidding.

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    3. "Bien dit"... Ce qu'il faut pas lire. J'ai rarement lu un texte aussi laid que ce pénible commentaire d'Anonyme du 1er septembre 2014 à 9h29.

      Une idée, comme ça : et si les vrais narcissiques, ce n'étaient pas plutôt les armées de tocards qui viennent chaque semaine se donner en - triste - spectacle dans les commentaires de ce blog ? Ces tocards qui mettent tellement leur propre personne sur un piédestal que lorsqu'un petit blog d'anonymes affiche une opinion différente de la leur, au lieu de tourner les talons comme on fait normalement quand on ne se sent pas chez soi et qu'on est bien élevé, se sentent obligés de venir insulter les tauliers, chier sur leur race et celles de leurs proches, et ce, c'est une quasi constante, sans jamais prendre la défense de leur film de merde chéri : pour quoi faire ? "Je suis le meilleur, j'aime ce film donc j'ai gagné et toi petit blogueur puceau/haineux/élitiste/chauve tu as perdu"

      Ce ne sont pas les articles d'Il a osé qui font perdre foi en l'humanité, mais bel et bien les vôtres, Esther, Anonyme et (malheureusement) tant d'autres.

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  3. C'est beau cette ouverture d'esprit. Et de bon goût.
    Un commentaire exhaustif quoi.
    Molière, femmes et enfants, WC et merdes étalées... J'aurais pas fait le lien naturellement mais à te lire, c'est effectivement limpide.
    Merci pour cet apport scatologique de premier ordre.
    Un bescherelle, juste de temps en temps... Ou un dico tout simple... Allez juste un prospectus publicitaire, ce serait déjà ça...

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  4. Lol. Comme dis plus haut, mais en plus simple et direct: valent tchi tes articles ma nine! Race de narvalo le gadjo qui ferdav cette foul. J'kiff ce film. Sur ma darone, j'moutrav de rire sur mon futal

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