17 mai 2014

Même la pluie

Y'a des choses à dire sur ce film, mais d'autres les ont dites sans doute et surtout nous n'avons aucune envie de rentrer là-dedans. On vous rappelle qu'on fait ça pour le plaisir. Autre petit plaisir de nos vies : noter les films que nous voyons. Ça coûte pas cher, c'est pas trop long, c'est fugace mais c'est notre petite récompense quand on tient du début à la fin. Plusieurs questions se posent en effet : faut-il avoir vu le film jusqu'au bout sans faire avance rapide et sans se barrer pour être légitime dans sa notation ? A partir de quand peut-on estimer avoir "vu" un film et pouvoir le noter ? Un Bezançon se note très vite, un Coppola un peu moins. Autant de questions que nous balayons d'un revers de main, parce que nous n'avons de compte à rendre à personne, et il nous arrive même d'anticiper en notant un film avant de l'avoir vu. C'est nos notes !


Devant le combo, Gael Garcia Bernal est aussi sceptique que les autochtones qui l'entourent. Nul doute que sa propre note baisse d'un ou deux points à ce moment-là.

Il y a deux écoles. Nous estimons qu'il y a deux grandes écoles en matière de notation. Soit on part de 0 et on rajoute des points, ce qui signifie qu'avant de voir le film ta soirée était merdique, puisque tu pars de rien ; soit tu pars de 5 et tu soustrais au fur et à mesure : considère alors que tu passes une soirée de rêve et que t'es bien dans ton froc. Avouons-le tout de suite, nous avons fondé un troisième courant de pensée qui consiste à débuter à 2,5 (précisons que nous notons nos films sur 5, pour info), et à naviguer sur les étoiles qui se colorent ou s'éteignent (sur les sites très bien faits uniquement) selon qu'on va vers 5 ou qu'on revient vers 0, fonction de l'humeur et de ce que donne le film dans sa continuité. Des films partis de 2,5 sont montés jusqu'à 3 pour redescendre à 1,5, d'autres ont suivi le parcours inverse. Les possibilités sont infinies. Concernant Même la pluie, on l'a lancé un soir de pluie et de folie, on était d'excellente humeur, et on a décidé de se baser sur la deuxième école en partant de 5, mais on a quand même fini à 2, pour les 2 idées que contient le film.


Même la pluie de Iciar Bollain avec Luis Tosar et Gael Garcia Bernal (2011)

3 commentaires:

  1. Il vous faudrait une sorte de plug-in intégré à la télé ou à VLC, qui serait sous la vidéo, en permanence. Ce serait une barre comptant 5, 10 ou 20 étoiles, et les étoiles seraient soit vides soit pleines.Tandis que vous matez, avec la télécommande ou la souris, vous pouvez agiter le curseur et remplir ou vider les étoiles. Votre expérience cinématographique serait décuplée par ce temps réel. Le mieux, évidemment, serait que les acteurs et faiseurs du film sachent, en temps réel, l'évolution du curseur étoilé, et que le film change, fonction de votre plaisir.
    Ca a déjà été fait, ça, en fait : https://www.youtube.com/watch?v=6d27K-nxi48

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  2. Ludo, des "énigmes de Ludo"17 mai 2014 à 18:33

    "on a décidé de se baser sur la deuxième école en partant de 5, mais on a quand même fini à 2, pour les 2 idées que contient le film"
    C'est pas logique ! Votre raisonnement indique que vous ne pouviez arriver à 2 qu'en partant de zéro !

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