14 mai 2014

Grace de Monaco

Profitons de la sortie de ce film pour mettre en lumière un animal trop méconnu : l'axolotl ! Cet animal étrange fait partie des animaux ayant, nous citons, la capacité de passer toute leur vie à l'état larvaire sans jamais se métamorphoser en adulte, et donc de se reproduire à l'état larvaire. Mais plus encore, il est capable de régénérer des organes endommagés ou détruits. L'axolotl est non seulement capable de reconstituer par exemple un œil manquant, mais il peut aussi recréer certaines parties de son cerveau si elles ont été détruites. Sa tolérance aux greffes est également exceptionnelle. Objet d'étude privilégié des scientologues, il aurait permis à Tom Cruise de garder sa tronche de jeune con, tandis que Nicole Kidman, elle, est récemment retournée à l'état larvaire. Les deux ayant oublié qu'ils pouvaient régénérer leur cerveau.




Grace de Monaco d'Olivier Dahan avec Nicole Kidman, Frank Langella et Tim Roth (2014)

30 commentaires:

  1. Olivier Dahan il a été bon quand il a piégé Zizou !

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    1. Et aussi quand il a piégé DSK !

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  2. C'est vrai que Kidman (R.I.P. FFS) a de plus en plus une tête de poiscaille mais ce qui est surtout vrai que le gros maquereau Dahan nous casse les couilles à faire toujours plus de films à ne pas faire.

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  3. Merci pour la photo je ne connaissais pas cet animal , l'axolotl est une espèce magnifique , comme toutes les espèces excepter une..... Il est en voie de disparition comme les autres,
    Cet animal à l'air fascinant.
    Cali

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  4. Ce film n'a qu'un seul mérite : vous avoir fait écrire cette critique magique.

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  5. Une belle ligne de merde à ajouter aux filmos de Tim Roth et Frank Langella, qui étaient peut-être seulement intéressés à l'idée de passer quelques semaines sur la Côte d'Azur pour le "taff"...

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  6. La tête de l'axolotl n'aurait-elle pas, en outre, inspiré l'apparence des créatures à trois yeux, adoratrices du « Grappin », dans 'Toy Story' ? Importante question.

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  7. Pour ceux qui auraient oublié l'apparence en question :

    http://www.disney.fr/films/sites/default/files/Toy_story/characters/Aliens.jpg

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  8. y'a une collègue plus âgée qui m'a une fois traitée d'Axolotl. Grâce à cela, j'avais pu faire le pont entre cette petite bestiole et un pokémon tout mignon, le N°194, l'Axoloto, que je m'étais empressée de capturer. Que de souvenirs!

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    1. Ta collègue a un vocabulaire choisi... Quand tu mets des vêtements un peu bigarrés, elle te traite de stomatopoda ?

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  9. J'étais CERTAIN que vous alliez pondre ce genre de texte :-)

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  10. Retour en tweets sur un désastre :

    http://www.ecranlarge.com/films/news/940449-grace-de-monaco-le-scenariste-balance-sur-le-film-catastrophique-avec-nicole-kidman

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  11. Rétrospectivement, ils pourront raconter ce qu'ils veulent : même si l'on met de côté le manque d'intérêt qu'on peut avoir a priori pour les biopiques (et pour leur vogue infernale depuis quelques années, pas plus rassurante pour la santé de la fiction cinématographique que celle des adaptations, remakes, séquelles, préquelles, crossovaires et autres riboutes), on est en droit de considérer que, en l'occurrence, le ver était dans le fruit dès lors qu'ils ont choisi Olivier Dahan. Surtout s'ils l'ont fait sur la foi de 'La Môme', soit le plus horrifique de ce qui se fait dans le genre « Musée Grévin filmique ».


    (Il est quand même terrible de constater que la vie d'une artiste aussi bouleversante qu'Edith Piaf ait donné lieu à deux très mauvais films — 'Edith et Marcel' et 'La Môme'. À la limite, mieux vaut encore revoir le court moment qui lui est consacré dans ce film par ailleurs peu convaincant qu'est 'Trois places pour le 26', de Jacques Demy.)

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  12. Ah oui ? Le Lelouch est mauvais ?

    Au temps pour moi, la réponse est dans la question.

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  13. ... même si, comme je te l'ai écrit ailleurs, je serais moins systématique à propos de Lelouch depuis que j'ai vu 'Robert et Robert', et même 'Un autre homme, une autre chance' (malgré son titre très « Lelouch dans ce qu'il a de pire » et Francis Huster, mauvais comme à son habitude).


    Disons que désormais je lui laisse parfois un minime bénéfice du doute... 'Un autre film, une autre chance' !

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  14. A Cannes, il y avait l'affiche de son prochain film en immense sur la croisette. Le casting ? Dujardin et Zylberstein. Le titre ? "Un+Une".............

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  15. Je m'en souviens d'autant mieux que j'ai vu "Robert et Robert" sur tes conseils. J'avais pas passé un mauvais moment mais je n'en ai pour ainsi dire AUCUN souvenir (c'est pourtant pas si vieux).

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  16. Ça fait longtemps qu'on dit que Lelouch fait du Godard acceptable pour le grand public... Mais là, quarante-cinq ans après !

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  17. Pour le coup (contrairement à ce que je disais du 3ème 'Men in Black' dont j'ai tout oublié, alors qu'il est tout de même censé impressionner), je pense que ce n'est pas forcément le signe d'un ratage : c'est un film tellement évanescent, quasi onirique (mais d'un onirisme assez peu commun me semble-t-il, dans le champ du cinéma), qu'il n'est pas anormal qu'il glisse ainsi sur la mémoire...

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  18. Nick Longhetti28 mai 2015 à 12:06

    Le biopic c'est très casse gueule surtout si le réalisateur n'est pas très bon. Pour répondre à Hamsterjovial , Lelouch a énormément la côte à l'étranger.

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  19. Notre petite digression à propos de Lelouch m'a amené à aller regarder sa filmographie sur Wikipedia, et je me suis rendu compte d'un phénomène qui m'avait échappé jusqu'alors, à savoir la récurrence des points de suspension dans ses titres : '... pour un maillot jaune', 'Il y a des jours... et des lunes', 'Tout ça... pour ça !', 'And now... Ladies and gentlemen'. À moins que cela ne devienne la composante d'un style singulier (comme dans certains livres de Marguerite Duras, chez qui cela rejoint l'élocution de l'auteur), les points de suspension constituent une facilité de l'expression écrite. Moi-même, je me reproche souvent après coup les trop nombreuses fois où j'y ai recours dans les commentaires de 'Il a osé', mais il ne s'agit que de commentaires : comment peut-on abuser d'une telle facilité dans des titres d'œuvres ?

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  20. Ils existent, et ils veulent souvent dire quelque chose, et même en dire LONG ! Alors pourquoi s'en priver ?
    Après effectivement, de l'utiliser sans arrêt pour ses titres de films c'est étrange, mais je n'irais pas appeler les points de suspensions "Une facilité de l'expression écrite"...

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  21. Ben justement : cela peut être une facilité quand, par leur emploi, on sous-entend qu'on pourrait en dire beaucoup plus qu'on n'en dit effectivement, alors que parfois, on n'a en réalité rien de plus à dire !


    Disons que c'est comme les italiques et les guillemets (ou les points d'exclamation multiples) : mieux vaut ne pas en « abuser » !!!!....


    (Je viens de découvrir que Disqs permettait l'italique. Le gras aussi ? Ah oui, le gras aussi !)

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  22. Oui, et à la limite j'aurais préféré qu'ils fassent plutôt appel à lui qu'à Dolan. Un Lelouch et une Kidman sur le retour pour une bio de Grace Kelly, cela aurait au moins pu donner un ratage intéressant. Enfin je dis cela, mais je ne suis tout de même pas sûr du tout que je m'y serais intéressé (ici, trois points de suspension !)

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  23. Eh bien non en fait, une fois en ligne les mise en forme de type italique ou gras disparaissent, c'est pas malin.

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  24. Assez d'accord avec Vin. Ils sont insupportables quand ils sont utilisés abusivement et sans raison, comme n'importe quel signe de ponctuation disons visible. Mais ils n'ont rien, en eux-mêmes, d'une facilité, donc pas de raison de s'en priver quand on y a recours avec parcimonie.

    (Et en matière de points de suspension comme matériau d'un style singulier, Duras, certes, mais Céline se place là).

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  25. Disons la chose autrement : pour moi, littérairement parlant, il n'y a rien de plus beau qu'une écriture qui, tout en se passant autant que possible de tout signe de ponctuation ou de toute mise en forme voyante (mais sans que cela ne devienne ostensible, évidemment), parvient à atteindre une très haute intensité d'expression. Par excellence : Diderot. Ou encore Henry James, Bernanos, Scott Fitzgerald, Karen Blixen. (Je sens qu'on va me sortir des contre-exemples pris chez ces auteurs ! Mais ce que j'évoque là, ce n'est pas un systématisme volontariste ; surtout pas.)


    En ce qui concerne Céline et les points de suspension : oui, bien sûr !


    Moi-même, j'abuse d'une forme écrite qu'on trouve beaucoup chez Proust, si mon souvenir ne me trompe pas, mais assez peu ailleurs : la parenthèse non pas intégrée à une phrase, mais qui en constitue une par elle-même, avec majuscule après l'ouverture de ladite parenthèse et point final avant sa fermeture (cf. la fin du premier paragraphe du présent commentaire). J'aime beaucoup cela, mais je l'aimerais peut-être un peu moins si l'on en voyait partout — je veux bien être taxé de snobisme. Cela porte peut-être un nom, mais point ne le connais... (C'est malin, maintenant j'y regarde à deux fois avant d'employer des points de suspension !)

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  26. Et puis encore (et après promis j'arrête d'emmerder le monde) : imaginons un écrivain qui, par exemple, use avec une grande parcimonie du point d'exclamation ; eh bien lorsqu'il l'utilisera, ledit point sera susceptible d'avoir un effet aussi fracassant que, disons, un très gros plan chez John Ford (celui de John Wayne dans le retour en arrière fulgurant de 'L'Homme tranquille', ou, encore plus serré, du visage du même acteur avant l'attaque du campement indien vers la fin de 'La Prisonnière du désert'). Mais en disant cela, j'ai soudain l'impression d'enfoncer des portes ouvertes : celles des vertus du classicisme, en gros, quelque intérêt qu'on puisse porter par ailleurs à d'autre styles plus voyants.

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