13 novembre 2013

Gravity

Dans les tout premiers instants de la projection de ce fameux Gravity dont on nous a tant rebattu les oreilles, on a presque envie d'y croire. Et ce malgré George Clooney, qui lasse immédiatement avec son personnage d'astronaute gouailleur qui assure, toujours le bon mot, l'anecdote qu'il faut, la FM branchée en permanence dans le casque. Mais quelque chose semble se passer juste après la catastrophe, quand Sandra Bullock dérive dans l'espace, sans rien contrôler, le souffle court, emportée malgré elle dans le noir et incapable d'y réagir, faute de prise sur quoi que ce soit, faute de contrôle sur son propre corps, propulsée dans une sorte de rien éternel. On a l'impression, un instant, de percevoir quelque chose de cette idée insupportable, de saisir des bribes de cette sensation de vertige absolu dans un espace sans repères autres que le point blanc de la bouée dont on s'éloigne inexorablement, vers une abolition des distances dès que ce point unique aura disparu. Les fameux plans-séquences (devant lesquels on ne ressent pas nécessairement l'urgence de crier au génie) participent de ce sentiment d'un mouvement inarrêtable dans un espace sans bornes. Mais Cuaron casse cette bulle de temps pure, où tout n'est qu'espace et où l'espace se résume à un corps tournoyant dans le noir. Le cinéaste offre bien trop vite une solution à son personnage et vient tout gâcher. Malheureusement, ce qui est vrai pour cette scène est vrai pour tout le film.




Alfonso Cuaron semble non seulement préférer l'épate à l'intelligence, mais en oublie même de réfléchir tant soit peu à ce qu'il filme, pour n'en tirer au final que le strict minimum. On ne compte plus les scènes au potentiel énorme, sur le papier, qui tombent lourdement à plat (un comble pour un film en relief, blague téléstar) sur l'écran. Cuaron prend le temps d'écrire sur l'image, dès les premières secondes du film, que rien ne peut porter le son dans l'espace, rappelant à notre bon souvenir le gigantesque Alien de Ridley Scott et son célèbre "Dans l'espace, personne ne vous entend crier". Mais il ne respecte pour ainsi dire jamais ce beau silence dont Sandra Bullock fait l'éloge lors d'une conversation avec Clooney. Même dans ces scènes où le réalisateur quitte ses personnages un instant, comme lorsque Stone (Bullock) s'énerve dans le Soyouz à court de carburant : Cuaron sort soudain de l'engin et fait un travelling (si on peut dire) arrière pour isoler la figure de son personnage en colère, minuscule dans le hublot du vaisseau. On aurait pu s'attendre au silence dans cette scène, venu renforcer l'impression de solitude et d'impuissance. Mais non, le micro du personnage reste en permanence branché sur les hauts-parleurs.




Le dispositif narratif du film, qui décide de rester dans l'espace avec deux personnages, puis très vite avec plus qu'un, permettait également de se fier aux mécanismes naturels d'identification du spectateur, qui, n'ayant que Sandra Bullock à l'image, être humain en proie aux pires difficultés et mettant tout en œuvre pour en réchapper par instinct de survie, allait forcément se projeter en elle immédiatement et sans la moindre difficulté. Mais voilà que, sans crier gare, le personnage se met à déballer sa vie, devenant une femme seule et triste, qui a perdu sa fille de quatre ans et va tous les jours mécaniquement au travail pour s'oublier. Ce personnage, auquel nous nous étions par la force des choses si fortement identifiés, est soudain sur-caractérisé et s'éloigne d'autant plus de nous qu'un bloc de psychologisme hollywoodien à deux balles déboule en plein cœur d'un film pseudo-sensoriel, rendant le tout pathos à souhait et profondément indigeste. Sans parler de tout l'arrière-plan religieux que sous-tend la dépression du personnage en deuil.




La dernière partie du film est à ce titre totalement lourdingue, et achève de plomber l’œuvre toute entière. Il y a notamment cette scène assez insupportable où Sandra Bullock, après une légère tentative de suicide, accepte son destin, décide de foncer (elle n'a pas vraiment le choix vu que son soyouz est entré dans l'atmosphère et commence à flamber en tombant comme une pierre vers l'océan), expose à haute voix les deux issues possibles (la vie ou la mort, bravo), et se motive en remuant la tête, tel un boxeur approchant du ring pour son ultime combat, avant d'enfiler son casque et d'entrer dans le dernier round, prête à vivre comme à mourir, mais avec panache s'il vous plaît. Et elle y va de ses petites répliques qui tâchent, reprenant le gimmick comique du personnage de Clooney ("Je la sens mal cette mission…") ou y allant de sa propre formule-choc pas du tout cliché : "Dans tous les cas, ça aura été une sacrée virée !". Tout cela, ajouté à une scène légèrement antérieure où l'inconscient de Sandra Bullock lui dicte de ne pas renoncer (à moins de croire au dialogue avec les morts, piste possible étant donné que Cuaron nous place aussi tout un interminable monologue de la jeune femme priant le fantôme de Clooney de faire des baisers au fantôme de sa fille…), est d'une lourdeur terrible.




Cuaron nous donne une énième leçon de vie hollywoodienne en bonne et due forme : il faut vivre, se battre, il ne faut pas abandonner ni se couper du monde par confort, ne pas renoncer par faiblesse ou par facilité, il ne faut jamais lâcher, il faut vaincre. Philosophie de comptoir qui se double d'une dissertation pénible sur la gravité, évidemment. Dans un film où elle n'existe jamais, du moins pendant plus ou moins 80 minutes, elle est pourtant cruciale puisque la fille du personnage de Sandra Bullock en est morte (une chute idiote dans la cour de récréation), et surgit enfin quand l'héroïne trouve son salut, de retour sur terre, en renouant avec cette pesanteur espérée, qu'elle réapprend à dompter, se relevant, se remettant debout dans une sale illustration du fameux mythe du "christian reborn" si cher aux américains. Encore une scène où Cuaron, au lieu de jouer sur le retour du son, sur les bruits de ce corps lourd de fatigue prenant appui sur le sable, s'agrippant à la matière pour la maîtriser, fout tout en l'air en nous balançant des chœurs infâmes, une musique parfaitement grossière où des gens crient comme des malades, façon Walt Disney dans Le Roi Lion. Et la symbolique est lourde à mourir (sans parler de la laideur de la chose) quand Cuaron termine son film par ce plan en contreplongée sur Sandra Bullock qui se redresse, dans une pauvre imagerie publicitaire glorifiant l'humain magnifique et décrétant l'avènement hasardeux d'une sorte de new age crétin.




Beaucoup de critiques ont comparé le film à 2001 l'Odyssée de l'espace. Le film fait tout pour ça, avec cette fin qui fait écho à l'ouverture du chef-d’œuvre de Kubrick (les singes découvrent l'usage de l'arme dans 2001, l'humain se (re)met sur ses deux pieds et réapprend à marcher ici), et avec ce plan poussif sur Sandra Bullock flottant dans la position du fœtus devant le giron du sas de la station-mère… Cuaron l'a voulu et Cuaron l'a eu. C'est pourtant grotesque tant les deux films, dans l'aspect et dans le propos, n'ont rien de commun. Kubrick et Cuaron ne jouent pas dans la même cour, loin s'en faut. C'est plutôt à Titanic qu'il faut comparer Gravity, poids-lourd du box office, film catastrophe à la pointe en termes techniques, donnant au spectateur à s'émerveiller d'un spectacle sur-dimensionné, à s'émouvoir d'un récit plein de suspense et de rebondissements, à s'identifier à des personnages simplistes accablés par un sentiment d'impuissance, car coulant et n'y pouvant rien, happés par l'immensité silencieuse sur fond de musique dramatique pompière et de sentiments bon marché, avec la farouche envie et la noble énergie de s'en sortir, quitte à ce que l'héroïne perde son héros chevaleresque prompt au sacrifice en route. Comme Titanic, Gravity peut légitimement être considéré comme un divertissement parfois efficace, mais il n'est strictement rien d'autre qu'un pur produit hollywoodien contemporain avec les quelques qualités (l'once de vague vertige sensoriel du début, parfois une certaine peur pour le personnage) et tous les défauts de la chose.




La part ultra hollywoodienne du film pèse donc aussi sur son scénario, et c'est un nouveau gâchis dans la mesure où la part réaliste de Gravity, dans sa première partie (c'est l'un des arguments de l'opération, ce prétendu réalisme chevronné de la reconstitution de la vie dans l'espace), qui passe aussi par la part de vraisemblance du personnage de Sandra Bullock au début du film, paniquée, au bord de l'asphyxie (toutes choses qui participent à notre croyance dans le récit et donc au suspense de certaines scènes), disparaît ensuite du fait d'un abus de péripéties invraisemblables, dont la liste serait trop fastidieuse à dresser. Si bien qu'on peut aussi se plaindre du film si, sans même le penser tel une œuvre majeure dans le genre de 2001 l'Odyssée de l'espace (on est loin aussi de la dimension parfaitement visionnaire du film de Kubrick), on le considère comme le simple blockbuster à suspense qu'il est. Si l'on prend aussi en compte que la 3D du film, assez porteuse dans les premières scènes, devient aussi ridicule que ringarde avec la grosse larme de Sandra Bullock qui flotte sous nos yeux pendant deux minutes à bord du Soyouz, et que le bijou de Cuaron perdra la déjà maigre épaisseur de ses meilleures scènes en 2D et sur un plus petit écran (tel un exact tour de Grand Huit, une sensation de vertige et puis s'en va), il n'y a vraiment pas de quoi s'extasier ni de quoi faire de Gravity le film du siècle.


Gravity d'Alfonso Cuaron avec Sandra Bullock et George Clooney (2013)

74 commentaires:

  1. Je n'ai toujours pas vu ce film (et je n'irai pas le voir), j'avais une impression de déjà-vu en repensant à Inception et ses critiques dithyrambiques à sa sortie.

    RépondreSupprimer
  2. Dans l'espace les larmes ne tombent pas : http://www.youtube.com/watch?v=P36xhtpw0Lg

    RépondreSupprimer
  3. Réponses
    1. Pourquoi tu dis "super critique" alors que t'as pas encore vu le film?

      Supprimer
  4. Plutôt d'accord, le film est une déception et s'attache à n'être qu'un conventionnel film d'action, n'utilisant pas ses ressources. Autre problème : Le personnage de Bullock affirme aimer le silence dans l'espace, mais au moment même où elle déclare cela, la musique orchestrale prend le pas dans la piste sonore, en totale contradiction avec son propos ! Comme si Cuaron se refusait à nous faire vivre totalement l'expérience et à nous "rassurer" par des artifices hollywoodiens.
    Il vaut mieux revoir le film de Kubrick ou encore l'expérience originale du premier segment du film d'animation Memories, "Magnetic Rose", qui se passe aussi dans l'espace.

    RépondreSupprimer
  5. Solide critique!
    J'ai vu le film en UltraAVX et c'était comme le futuroscope en chialé plus beau. Heureusement c'était en anglais (que je ne comprends pas parfaitement) et j'étais tellement scotché sur l'image que je faisais un peu abstraction des dialogues. La bande son m'a fait penser à Ben Frost ce qui est plutôt une bonne nouvelle et puis il y a eu cette fin qui était clairement une mauvaise nouvelle.

    RépondreSupprimer
  6. C'est tellement typique des blogueurs. Critiquer point par point jusqu'à en faire dégueuler tout ce qu'ils ont noté. Ta vie doit être d'un ennui et d'une solitude tellement pauvre pour ne jamais te laisser aller. Laisser pisser.
    J'ai été voir Gravity au cinéma en 3D et j'ai ressenti des choses en étant assis devant cet écran géant ... comme 90% des gens qui l'ont vus ... et ne tiennent pas de blog (au graphisme de merde).
    Pour faire avancer le débat, je dirais qu'on a pas le droit de parler sans créer.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vois mal ce qui te permet de pérorer sur ce que doit être ma vie. Et quitte à donner dans la fiction sur mon dos, essaie de le faire correctement ("une solitude tellement pauvre"..., je suis sûr que tu peux faire de meilleures phrases).

      Quant à "faire avancer le débat" avec des arguments aussi sublimes que "on a pas le droit de parler sans créer", ça va être difficile, je le crains. D'ailleurs te rends-tu compte que tu parles, ci-dessus, toi-même ? Que tu donnes un avis favorable sur le film (le mien est défavorable, désolé, cela te semble apparemment insupportable, rassure-toi vous êtes des millions à avoir adoré ce film, 90% comme tu le dis si bien en avançant cet autre sublime argument de la majorité) ? Mais as-tu pensé à créer quelque chose avant de pouvoir te permettre de "parler" ? Oh, attends, je te rassure tout de suite, tu n'y es pas contraint. Je suis sûr qu'il t'est arrivé tout un tas de fois dans ta vie bien remplie et richement entourée (moi aussi j'essaie d'imaginer ton existence et de faire des phrases bizarres !) de "parler", d'exprimer un point de vue, sur un repas, sur un film, sur un appartement, sans avoir d'abord pris le temps d'être cuisinier, cinéaste ou architecte. Ou alors je voudrais te rencontrer, vraiment.

      Bon, et à part ça, tu as donc ressenti "des choses" devant cet écran géant, mais développe donc, ce sera plus intéressant !

      Supprimer
    2. Donc en fait si j'ai bien résumé : on a pas le droit de critiquer point par point un film qui nous laisse de marbre et on a une vie de merde si on ne "se laisse pas aller" devant une oeuvre que l'on aime pas ? J'ai bon ? C'est original comme point de vue.

      Supprimer
    3. On a le droit de parler Julien, on a créé le graphisme de ce blog ! Et tout à l'heure, à table, j'ai créé deux bouts de bois de même taille à partir d'un cure-dent.

      Supprimer
    4. Haaaa de l'interaction ! C'est bon ça !

      C'est tellement agréable de lire des gens qui ne parlent pas de la même façon dans la vraie vie.
      Donc en gros ça aboie, ça a le droit d'aboyer et ça explique pourquoi on doit aboyer.
      Mais en fait non. L'exemple concret de l'arrière plan de ce blog (teinte gris pompes funèbres) est typique. J'ai le droit de dire dire que ton avis est merdique parce que tes goûts sont à chier.

      Auguste, si tu restes "de marbre" devant Gravity au cine en 3D, j'aimerai savoir ce qui t'as déjà fait vibrer ... et ne me sors pas "Vol au dessus d'un de coucou", tu serais hors sujet.

      Rémi la plume, "ces choses" que j'ai ressenti (et les quelques 3 autres millions de spectateurs apparemment) sont cet impression de mouvement, de profondeur. De voir enfin quelquechose de différent. Un truc qui te rappelle le futuroscope.

      Mais merci pour vos commentaires. Je pensais y avoir été fort dans le troll ... (toujours un peu d'ironie).

      J'aurais du conclure hier que ça ne sert à rien de démonter quelquechose d'artistique (au sens propre et au sens figuré), si on ne s'est pas soi même posé les questions du pourquoi c'est réalisé ainsi.
      Désolé pour la syntaxe bordélique, j'écris comme je pense.
      Et cette conclusion aurait été en effet bien mieux interprété que le "je dirais qu'on a pas le droit de parler sans créer" qui a réveiller tout les vieux loups.

      Supprimer
    5. Accusé Julien T., levez-vous14 novembre 2013 à 15:24

      "Désolé pour la syntaxe bordélique, j'écris comme je pense".
      Ceci ne fait aucun doute.

      "Un truc qui te rappelle le futuroscope". Tu viens de fusiller ton film chéri à bout portant en une phrase, bien joué.

      Quelques questions :
      - Quand on exprime un avis construit bien que contraire au tien sur un film, aboie-t-on forcément ? Bel esprit...
      - Si l'arrière-plan de ce blog était bleu, vert ou rouge, jugerais-tu le goût de l'auteur de l'article beaucoup plus sûr et prendrais-tu son avis plus au sérieux ? Te focalises-tu toujours sur le décor d'une pièce ou la couleur du crépi quand quelqu'un essaie de débattre avec toi ?
      - Te rétractes-tu toujours aussi rapidement derrière les remparts du troll et de l'ironie quand on te fait remarquer que tes propos, déballés avec un sérieux de pape, sont idiots ?
      - N'as-tu pas l'impression que cet article, avec lequel tu as parfaitement le droit d'être en désaccord par ailleurs, essaie de se poser les questions de "pourquoi c'est réalisé ainsi" ? En tout cas davantage que toi et ton "truc qui rappelle le futuroscope" ?

      Je pourrais faire comme toi et terminer sur : "ne réponds pas sérieusement à toutes ces questions, tu serais hors-sujet", mais je te dirai plutôt que tu n'y es pas forcé, tout simplement parce qu'on se fout absolument de tout ce que tu as pris le temps d'écrire jusqu'ici, et je crains que ce soit incurable.

      Supprimer
    6. Caaaaaaalme toi mon grand. T'es dans le jeu, faut jouer mais respecter l'adversaire.

      Mon film chéri ? J'ai précisé que j'avais aimé ce film pour les sensations qu'il m'a procuré. Je n'ai jamais parlé du scénario ou de tout autre aspect. Mais passons.

      "Tenir un blog aujourd'hui." est ma réponse à ta question concernant l'aboiement.

      Tu t'y connais en ciné mais utilises l'espace web pour t'exprimer. Le minimum que tu puisses faire c'est enjoliver ton support.

      Apparemment t'as pas bien saisi ce que "mon allié dans cette bataille" a précisé. C'est plus un ras le bol général. Envers les blogueurs qui se tripotent en lisant les avis positifs sur leurs posts. A quoi te sers ton espace s'il y a que des gens d'accord avec toi ?
      "Oui mais on veut des arguments bla bla bla"
      T'es loin toi.
      Il n'y a pas d'argument. Il n'y a que cette sensation devant ce film en 3D. De beau. De différent. Et rien que pour ça, tu devrais fermer les yeux sur le reste. Oui moi aussi les blagues de George m'ont dérangés et Sandra était un peu chelou des fois ... mais c'est comme ça. Et c'est bien mieux que si ça avait été Carey Mulligan et Denzel Washington. On peut tjrs avoir mieux et tjrs avoir moins bien ... alors qu'est ce qui te pousse à vouloir donner ton putain d'avis ?
      Trois geeks qui se demandent quoi télécharger ce soir ?
      Tes 500 likes sur facebook ?

      Supprimer
    7. Tu as tout dit. Ce qui peut pousser quiconque à donner son avis (positif ou négatif, mais argumenté) sur ce film ou sur un autre, sur un blog ou n'importe où ailleurs, c'est tous les gens comme toi qui ressentent un truc digne du futuroscope, leur bide qui sursaute et fait trois tours, trouvent ça beau et ferment les yeux sur tout le reste, se contentent du strict minimum, s'appuient sur la politique du pire ("on pourrait avoir tellement mieux mais tant pis"), encensent par millions des films indigents ou hideux ou parfois (je ne parle pas forcément que de Gravity) dangereux, juste parce qu'ils ont adoré faire un tour de roller coaster sans se poser la moindre question, en somme qui payent, "ferment les yeux" et se contentent de "c'est beau".

      Mais ce serait tellement plus beau un monde sans critique, un monde où on irait voir les films sans jamais discuter de ce qu'ils nous ont montré ensuite, sans renvoyer la balle, un monde où on consommerait sans broncher. Ou plutôt un monde plein de critiques mais unanimes, qui n'iraient que dans un sens, le tien (assez commun, certes). Ce serait sans doute parfait.

      Supprimer
    8. Je rêve où tu paraphrase sur des merdes idéalistes ?

      J'ai un esprit critique aussi bonhomme. Mais j'ai des amis avec qui les partager.

      Il y a des choses à dire sur ce film mais de là à sortir sa plume et se taper un bloc pareil, faut pas avoir grand chose à foutre excusez-moi. Mais chacun son hobby c'est vrai.

      Je vous trouve sympa dans le fond mais tellement ailleurs, prêt à en découdre.

      Gravity n'est pas dangereux pour l'industrie cinématographique et si tu commences avec des phrases contre la société de consommation, tu n'élèveras pas l'image que j'ai des blogs en général, hélas.

      Mais c'était distrayant quand même.

      Bonne fin d'après midi messieurs.

      Supprimer
    9. Julien T, arrête illico avec ce ton à la con de grand frère narquois. Tu maîtrises les rouages de l'Internet, grand bien te fasse, je suppose que tu dois donc aussi maîtriser les boutons "nouvel onglet" ou encore "fermer la page". D'autant qu'à part insulter à peu près tout le monde ici, tu n'as pas tellement profité de l'espace de discussion qui t'a été trop gentiment offert pour parler du film - à part pour dire que c'est un rollercoaster, donc-on-critique-pas.

      La prochaine fois n'hésite pas à t'abstenir.

      Supprimer
    10. Je n'ai insulté personne directement Josette.

      Et comme pour vous qui êtes lassés des films sur-médiatisés et ressentez le besoin de l'exprimer, j'ai moi aussi eu besoin de ne pas m'abstenir de fermer ma gueule et de le dire.

      Donc je vous retourne exactement la même conclusion.
      "La prochaine fois n'hésite pas à t'abstenir."

      Supprimer
  7. Excellente critique, c'est vrai qu'ils nous les brisent dans ce film à ne jamais laisser nos oreilles tranquilles, ce qui est un comble quand le personnage de Clooney parle du silence de l'espace et qu'on nous assène des violons de merde toutes les deux minutes. Sans compter ces saletés d'effets de montée sonore qui viennent nous niquer les tympans histoire de nous mettre dans une position de fébrilité, d'anxiété, et renforcer la pseudo-impression que nous laisse cette énorme esbroufe (mon cœur a fait un bond, so exciting !)
    (quelle est d'ailleurs cette nouvelle mode débile de terminer le film par le titre qui apparaît à la fin avec un gros "baaam" in your face ? C'est au cas où on a oublié ce qu'on était venu voir ?)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est typique de Nolan, aussi, le coup du titre qui apparaît triomphalement au générique final.

      Supprimer
  8. "Pour faire avancer le débat, je dirais qu'on a pas le droit de parler sans créer."

    Phrase de l'année !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je crois même qu'on tient là le commentaire le plus con de l'année, dans sa globalité...

      Supprimer
    2. C'est l'éternel argument des gogos : "si t'es pas cap' de faire aussi bien, ferme-là !". Argument que j'ai déjà lu quelque part sur ce blog, et un peu partout en général sur le net.

      A quoi je réponds: "quand tu seras capable de faire des articles aussi chiadés, tu me rappelles".

      Et le "graphisme" du blog, j'en ai rien à foutre. Je préfère une présentation sobre avec des articles bien torchés que l'inverse (typique d'internet).

      Bon, je donnerai mon avis sur ce film (dont la promo insensée m'a cassé les oreilles pendant trois semaines) quand je l'aurai vu le fichier .avi sur mon ordinateur portable.

      Supprimer
    3. Oh oui, ça doit être la 784ème fois qu'on nous le sort !

      Supprimer
    4. Ça fait plaisir à voir tout ça.

      Kaz, "Bon, je donnerai mon avis sur ce film (dont la promo insensée m'a cassé les oreilles pendant trois semaines) quand je l'aurai vu le fichier .avi sur mon ordinateur portable. "

      Nous ne pourrons jamais, jamais, jamais être d'accord.

      Supprimer
  9. Ce qu'il y a de pire sur ce blog, quand même, ce sont tous ces fanboys et leurs posts ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai détesté Snowpiercer et Gravity, l'ai dit, et plusieurs de mes 'amis' m'ont également sorti un discours étrangement ressemblant à celui de Julien T. C'est limite criminel d'avoir trouvé ce film mauvais, de ne pas avoir été transporté. on passe pour des connards hautains hermétiques au plaisir.
      triste, non? cette manie, d'apposer un jugement, quand bien même on ne demande rien.


      Supprimer
    2. C'est pas question d'être fan ou pas. Simplement quand on confronte l'article (qu'on soit d'accord ou non avec ses conclusions, c'est un article qui prend le temps du détail et de l'argumentation) avec le commentaire de Julien T., qui ne fait qu'attaquer personnellement l'auteur (dont il ne sait rien) sans nous dire quoi que ce soit de son propre goût pour le film (à part qu'il a "ressenti des choses comme 90% des gens"), et qui conclut par un phrase toute faite de la pire espèce, on peut s'offusquer un peu...

      Supprimer
  10. Humbert,

    Je ne veux répondre qu'à Julien T. Lequel a bien raison.
    Afin d'ajouter un petit caillou à son commentaire, j'ajouterai qu'il ne faut pas oublier ce qu'on a été : des gosses. L'oublier, c'est prendre de l'âge en demeurant irrémédiablement fat et prétentieux. En un mot, con.
    La vie m'a appris à éviter des les salons où le ridicule s'ébroue au milieu des petits fours surgelés. Et tu as raison. Ce remugle envahit la plupart des blogs (je me demande d'ailleurs ce que je fous là). Ceci pour dire, puisque j'ai un peu de temps devant moi, que j'ai vu Gravity. J'en ai été ravi. Sans la moindre honte ( il ne manquerait plus que ça). Je dirai que j'ai pensé au premier film en 3D que j'ai vu. J'avais 13 ans. Dedieu, la claque ! Et bien, j'ai exulté autant avant hier. Plus, même. Pense; Sandra Bullock en 3D ! N'en fallait pas plus au gosse que j'étais ce jour là.
    "Pour faire avancer le débat, il faut créer", dis-tu ? Tu y vas fort ! N'oublie pas que sur un blog, il est rare de trouver des créateurs. L'être n'est pas donné à tout le monde, sois lucide. Un blog est comme beaucoup de salons où l'on pérore dans l'espoir d'être entendu, au milieu d'un tas de culs distraits.

    Reste comme tu est, Lucien.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La première phrase annonce la couleur : "Je ne veux répondre qu'à Julien T. Lequel a bien raison". Ne surtout pas s'adresser à ceux qui ne sont pas d'accord avec toi et qui pourraient te contredire ou attendre un développement, des arguments, un point de vue, pas seulement des insultes de type "vieux cons fats et prétentieux".

      Note que je ne considère pas comme arguments les profondément débiles "vous avez perdu votre âme d'enfant", "vous avez honte de prendre du plaisir", "vous êtes des discoureurs de salons", jugements de valeur, attaques ad hominem et autres procès d'intention faciles et minables qui te détournent du débat et ne te grandissent pas. Ton seul argument, et le mot est faible face à la puissance de la chose, étant : "Sandra Bullock en 3D, la claque !". Merci pour ta contribution. Rassure-toi, tu as bien été "entendu".

      Supprimer
    2. Son seul argument me parle, tout de même...

      Supprimer
    3. Merci à toi.
      On a été des gosses. C'est exactement ce que j'ai oublié de mentionner en jetant mon poison.

      Merci.

      Stavros semble s'exercer pour le barreau.

      Supprimer
  11. Incroyable, ces gens qui ne se rendent pas compte que quand on dit du bien d'une oeuvre, on la critique. Qui ira demander à un auteur de papier dithyrambique de rendre des comptes sur ses propres créations? Combien de cinéastes sont-ils capables d'écrire convenablement une critique? Pourquoi ces idiots ne saisissent-ils pas qu'il n'y a point d'éloge flatteur sans liberté de blâmer, et que donc, si je sors un film qu'il est interdit de critiquer, j'aurai du mal à savoir s'il est bon.

    BREF, ce magnifique parterre de crétin défendent ainsi bien mal le film, au point de le transformer en une sorte d'objet sacré que la piété interdit de questionner, et je ramasse par terre le flambeau d'une défense convenable, sceptre décidément trop lourd pour d'aussi maigres esprits, et je décide de défendre Gravity, car j'ai aimé.

    Préambule trop long, j'en ai conscience. En ce qui me concerne, je te trouve rude avec l'ensemble du film. Le personnage de Clooney, irritant au possible, me semble parfaitement conscient d'être casse couille, c'est un conglomérat de tous les rôles de Clooney, de tous ces tics d'acteurs, accolés de façon grossière et évidemment artificielle, et dont on se débarrasse sans ménagement au bout de 15min, ce que j'ai vu comme une sorte de sacrifice de la lourdeur bécasse de l'Hollywood, au profit d'autre chose (un film aux objectifs totalement épurés, sans méchants, sans personnages, sans dialogue, long monologue d'une heure prononcé par quelqu'un persuadée que personne ne l'écoute, réfugiée dans la rengaine des rapports officiels comme pour se rassurer, et imitant un CHIEN - personne n'a dit mot sur ce passage casse-gueule et réussi, Sandra Bullock aboyant! )

    Evidemment, la première impression de solitude immense et de panique est trop courte, sans doute que Cuaron a manqué d'audace, et le film donne régulièrement cette sensation de Coïtus Interruptus très désagréable, néanmoins, c'est déjà une bonne branlette, dont on aurait aimé qu'elle ose aller plus loin dans l'effrayant silence éternel de ces espaces infinis, comme il a manqué d'audace en refusant de créer un personnage-Tintin, vide et sans histoire apparente sur lequel tous se peuvent projeter. Sur ce point, je le défendrai: Tintin fonctionne parce qu'il est confronté en permanence au plein du monde. Vouloir mettre en vis-à-vis une page blanche avec un espace vide, le duel aurait peut-être manqué d'enjeu. L'histoire collée à cette pauvre Stone est certes d'une banalité effarante, mais m'est avis qu'il fallait singularisé cette femme seule, au risque de n'en faire qu'un vilain "personnage hollywoodien" raté. L'inverse eût peut-être été pire.
    (A SUIVRE)

    Hectolitres d'amour.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis désormais drôlement intrigué par cette scène où Bullock imite un iench. Des détails ?

      Supprimer
    2. Crois-moi, c'est pas indispensable :)

      Supprimer
  12. SUITE

    J'ai tout de même été touché par cette illustration filée de l'incapacité qu'elle a à capter, appréhender, comprendre l'espace, le monde, l'environnement, les objets et sa propre pensée sans que celle-ci lui échappe en permanence. Le besoin de préhension des choses, les esprits qui flottent, arrimés à plus rien et n'ayant plus possibilité de reposer les pieds sur la terre ferme de leurs propres idées (je vous invite tous à relire la formidable scène de l'ivresse spatiale d'Haddock dans "Objectif Lune", qui dépeint tout cela tout de même bien mieux que Cuaron), cette idée vague d'une forme de dépression, cela m'a plu.
    Le bonheur qu'elle a à saisir le sable à la fin, ressenti par tous sans qu'elle n'ait à parler ou à changer d'expression de visage, pallie le ratage total du film sur la question du son. Apparemment Cuaron a cru qu'il fallait choisir entre faire un film sur la pesanteur des choses ou un film sur le silence. Cet idiot, et là je te rejoins, n'a pas compris que l'un n'allait pas sans l'autre. Pour moi le vrai défaut du film. Ces tics hollywoodiens, à la limite, on s'en fout. Le classicisme hollywoodien d'un film n'a jamais empêché que celui-ci soit grand, et ce reproche pouvant être fait à à peu près tous les films sortis depuis 100 ans aux USA, je le considère comme caduque et non-avenant!
    Quant à savoir si c'est plus Titanic que 2001, je pense qu'on se peut contenter de ne pas chercher à l'associer à des films préexistants. Il reste nettement plus audacieux que Titanic, mélo simplissime cousu de fil blanc sur le canevas terne de Roméo et Juliette, sans aucune inventivité, et à des années lumières de l'ambition de 2001, qu'il ne cherche pas du tout, m'est avis, à atteindre, tant dans le discours que dans la forme. N'en ayant pas l'envie ni l'ambition, mais simplement en faisant quelques références (lourdaudes, peut-être, mais j'ai aimé), la comparaison avec 2001 me paraît fastoche, puisque évidemment à la défaveur de Gravity. Aussi futé que comparer une pièce de théâtre contemporaine parlant d'amour impossible avec Roméo & Juliette, argument d'autorité flemmard!

    Hectolitres d'amour cela dit, et continue comme ça, c'est toujours un plaisir.

    (par ailleurs, cette critique étant plus calme et moins bidonnante/bidonnée que les autres papiers défavorables de ce blog, je l'ai nettement préférée)

    RépondreSupprimer
  13. D'abord merci de prendre le temps de défendre le film convenablement (les énergumènes ci-dessus ne l'ont pas mal fait, ils ne l'ont tout simplement pas fait).

    A propos du personnage de Clooney nous sommes d'accord. C'est un précipité de Clooney tout entier, mais même sur un quart d'heure, je trouve ça bien, bien lourd. Ejecter Clooney (peut-être Cuaron a-t-il cru faire un "coup" à la Hitchcock façon Psychose ? J'espère pour lui que non, mais passons) sans le rendre aussi gonflant suffisait. Quant aux raisons de cette éjection prématurée, je pense qu'elles tiennent surtout à l'idée de tuer l'homme (sûr de lui et protecteur, clichés) pour garder la femme (fragile et têtue, clichés) et ainsi renverser (pauvrement mais ne soyons pas trop vaches) la vapeur des films catastrophes habituellement plutôt phallo-centrés.

    Ne fantasmons pas le film en oeuvre expérimentale conceptuelle. Quand tu dis "sans personnages", il me semble que c'est faux, Ryan Stone (Sandra Bullock, elle a un nom d'homme mais c'est bel et bien une femme, on aura pigé la volonté farouche de Cuaron de renverser les rôles et de déjouer les attentes sur la question sexiste !) est un parfait personnage, avec son lot psychologique à la noix très précisément défini. "Sans dialogues", idem, on est loin du silence à ce niveau-là aussi. Quand Bullock ne dialogue pas avec les morts (et quels dialogues…), ou avec le dernier philippin survivant et son chien (avouons que ne pas sombrer dans le ridicule avec cette scène est une prouesse, qui me ferait presque revoir à la hausse le talent d'actrice de Sandra Bullock - sous-entendu pas celui de Cuaron), elle monologue sans cesse (et de façon peu vraisemblable m'est avis, mais à la limite c'est secondaire). On est donc loin de cette "autre chose" qui serait le contraire de l'Hollywood de Clooney : Gravity reste un gros film catastrophe spectaculaire à effets spéciaux avec violons pompiers, psychologismes éhontés, progression du récit par paliers (ou "niveaux" de jeu vidéo...), sur-dramatisation scénaristique et happy end vulgaire à la clé.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un second Oscar pour Bullock ? C'est dans les tuyaux !

      Supprimer

  14. Sur le personnage-tintin difficile à maintenir vis-à-vis d'un espace vide, je ne suis pas d'accord, et toute la première partie du film (malheureusement trop courte), avant que l'héroïne ne se mette à dégueuler sa vie, tient parfaitement. Je suis prêt à parier que nous nous intéresserions de la même façon (sinon plus) à ses péripéties sans apprendre que sa fille de quatre ans est tombée d'un toboggan. C'est là qu'est le personnage hollywoodien raté, pas dans l'hypothétique page blanche néanmoins pleine d'affects et propice à l'identification du spectateur que Cuaron nous refuse.

    Que l'on ressente le bonheur qu'éprouve le personnage, à la fin du film, en agrippant une poignée de sable, est bien la moindre des choses quand on l'a vue flotter dans le vide pendant des plombes, surtout que Cuaron, dans toute sa finesse, met l'événement au premier plan de l'image (ce qui se tiendrait parfaitement s'il jouait aussi sur le son, or désolé d'insister mais en ne le faisant pas et en noyant la chose sous les vocalises d'une chorale horripilante, il ruine absolument tout et se contente du strict minimum).

    Difficile pour moi de me foutre des tics hollywoodiens, de la laideur de ce dernier plan, de cette musique à tout rompre, de tout ce qui fait du film un objet si lourd et sinon laid du moins si éloigné de toute la beauté qu'il avait à portée de main et qu'il néglige. Je n'ai par ailleurs jamais dit ou pensé que le classicisme hollywoodien empêchait la grandeur d'un film, jamais. Le sort m'en garde. Et l'âge d'or alors ? Loin de moi cette sombre idée. Mais il y a classicisme et académisme, d'une part, et il y a surtout classicisme et vulgarité, d'autre part, et ce que fait Cuaron à la fin de son film, ce plan en contreplongée et cette énorme musique de merde (appelons un chat un chat), ce n'est pas à proprement parler classique, c'est vulgaire (et hideux).

    Difficile aussi de ne pas comparer le film à 2001 quand Cuaron nous fait des appels du pied pathétiques pour faire dialoguer son petit film avec le chef-d'oeuvre de Kubrick. Mais à vrai dire la comparaison s'arrête au fait que les deux films se passent dans l'espace et qu'ils sont d'envergure inversement proportionnelle.

    RépondreSupprimer
  15. En plus d'avoir rendu fou les critiques et le public, Gravity a été couvert de compliments par de nombreux cinéastes :
    http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Gravity-un-choc-pour-James-Cameron-Darren-Aronofsky-Edgar-Wright-Jon-Favreau-3866613
    (Et cet article de Première est très loin d'en faire le recensement exact.)

    Est-ce que ça ne vous fait pas froid dans le dos, sachant que nombreux sont ceux qui parlent de modèle, d'exemple à suivre ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Fatche ! De bon matin j'aurais pas du lire tout ça.

      Supprimer
    2. Idem. Et Première qui donne une fois de plus dans la pure promo décomplexée...

      Supprimer
  16. Bonjour,

    Sans être d'accord avec ce que dit Julien T (la logique du "tu sais pas faire, parles pas" s'arrête quand, constatant que vos murs ne sont pas droits, le maçon vous tend la truelle en vous demandant si vous pouvez faire mieux), j'ai parfois l'impression que vous regardez les films avec un coté froid et désenchanté. Mais parfois, vous vous passionnez pour des films comme Take Shelter (que j'ai trouvé magnifique). Bref, j'ai parfois du mal à vous suivre, mais c'est tant mieux, ça fait réflechir.

    Le point du film sur lequel je voudrais rebondir c'est sur le background du personnage de Bullock, point souvent reproché par les détracteurs du film. Elle a perdu sa fillette de 4 ans, c'est nul et larmoyant ? pas d'accord ! Examinons les cas de figure:

    Elle a une famille nombreuse qui l'attend pour Thanks Giving ? Non.
    Elle a un mec qu'elle veut absolument retrouver ? encore un personnage feminin qui vit par les hommes, légèrement sexiste
    Elle est seule, n'a pas de famille, pas un mec, pas une soeur, que dalle ? On aurait du mal à voir pourquoi.
    Au final, c'est une femme qui a perdu ce qu'elle avait, s'est enfermé dans son taf (ce qui explique qu'on finisse par l'envoyer dans l'espace, faut vraiment beaucoup travailler), mais se retrouve confrontée à un dilemme quand il s'agit de vraiment se battre pour rentrer, et en même temps ça la déprime de mourir dans l'oubli.

    Selon moi, vous avez résumé les deux approches. D'un coté une approche cynique (pas une insulte) qui préfère un personnage vide et qui préférerait le voir mourir. De l'autre une approche plus survivaliste, qui aura nécessairement besoin d'un personnage plus détaillé. Les deux se défendent mais ne pourront, je crois, pas s'accorder.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ai pas dit que je préférais un personnage vide dans l'absolu (j'aime, puisque tu en parles, les personnages tout sauf vides de Jeff Nichols), j'ai simplement dit que ce film pouvait se permettre un tel personnage de par son dispositif, qu'il aurait dû en profiter et qu'il aurait ainsi évité de tomber dans un pathos trop lourd. Je n'ai pas dit non plus que je préférais voir le personnage mourir, j'ai dit que l'imagerie qui accompagne sa survie (ou plutôt à sa renaissance) est regrettable et achève de gâcher le film.

      Je ne demande qu'à être "enchanté" par les films que je vais voir :)

      Supprimer
  17. Je vous trouve un peu injuste à propos de la comparaison avec 2001, parce que vous dites vous-même que la comparaison n'est pas pertinente mais vous exploitez tout de même le fait que le public fait cette comparaison (à tort) pour bien préciser que le film n'atteint pas le cheville de celui de celui de Kubrick. Not cool... (d'autant plus que si je me souviens bien, dans 2001 aussi on entend le souffle des astronautes à travers la radio de leur casque, sauf évidemment quand Dave rentre périeusement dans le vaisseau sans sa combinaison ; mais il n'y a pas de son non plus dans Gravity lorsque Clooney rentre dans le Soyuz (avec en plus cet effet super qui est la réapparition progressive du son avec celle de l'oxygène, que j'ai beaucoup aimé)).

    Ensuite, pour ce qui est de la psychologie "lourdingue" de Ryan (sa fille tombée, etc), personnellement je n'ai pas particulièrement été rebuté par l'installation d'un tel background chez le personnage, mais je trouve que le scénario l'amène de manière assez maladroite, en l'occurrence brutalement dans la continuité dialoguée pendant que Ryan et Clooney rejoignent l'ISS. D'où ma question : auriez-vous trouvé cette "psychologie" tout aussi lourdingue si toutefois le scénario nous la faisait apprendre de manière plus subtile ou indirecte ?

    Pour ce qui est des monologues de Ryan, vous les analysez immédiatement comme porteurs d'une symbolique / idéologie, et vous semblez trouver que c'est un peu osé de faire passer des morales en bonne et due forme directement dans des répliques d'un personnage seul, mais ne pensez-vous pas que ce type de répliques sont rendues crédibles dès le premier niveau de lecture par le fait que Ryan vit une situation de fort stress, situations durant lesquels n'importe qui est susceptible de délirer un peu et de se parler à lui-même pour se motiver ?

    Enfin, je vous trouve à nouveau un peu injuste à propos de la forme soi-disant hollywoodienne vers laquelle le film évolue. Premièrement parce que c'est tout de même dommage de classer systématiquement la morale de ne pas perdre espoir dans la catégorie hollywoodienne, alors qu'une telle idée est finalement assez louable et peut être défendue de manière tout à fait honorable. Deuxièmement, parce que contrairement à ce qui se dit dans les commentaires plus haut et amorcés par votre critique, je ne trouve pas du tout que Gravity soit un film d'action hollywoodien conventionnel. D'une part la mise en scène est un tantinet (euphémisme) plus réfléchie et impressionnante que le standard hollywoodien. D'autre part il y a clairement quelque chose dans la narration qui le rend plus spécial que le standard hollywoodien : le quasi-temps réel, le vide spatial, le nombre très réduit de personnage et notamment l'absence de "méchant", la femme qui s'en sort toute seule, etc. Bref, "hollywoodien" est un peu méchant quand même (considérant ce qu'est Hollywood aujourd'hui), et à vrai dire j'étais plutôt étonné du succès qu'a eu le film auprès du grand public.

    Quoi qu'il en soit, c'est toujours un grand plaisir de vous lire :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Encore une fois je parle de "2001" parce que Cuaron l'attend, l'espère et le réclame presque avec ses références pataudes au film de Kubrick. Si cela te paraît injuste, tu es dans le paradoxe toi aussi puisque tu contribues à cette comparaison, et l'entérines, en parlant de l'usage du son dans "2001", film qui, me semble-t-il, a été suffisamment commenté, de toutes parts, pour qu'il soit inutile de revenir sur ses nombreuses qualités formelles et "intellectuelles" (à côté desquelles Gravity fait donc bien pâle figure).

      Probable en effet que la dimension psychologique du personnage de Sandra Bullock eût paru moins lourde exposée autrement, mais c'est évidemment vrai de tout ce que je reproche au film.

      Possible ensuite que dans une telle situation de stress, l'être humain se parle à lui-même. Probable même. J'imagine que le délire en question serait simplement moins organisé, moins logique et peut-être moins balourd que les monologues successivement placés dans la bouche de l'héroïne, mais on peut ne pas être d'accord. Dans tous les cas, et Aristote l'a dit, le vrai n'est pas vraisemblable. On peut donc légitimement trouver un certain nombre de répliques de cette chère Ryan Stone assez déplorables, encore que ce ne soit pas le fond de ma critique.

      Quant à la part hollywoodienne du film, nous sommes d'accord pour dire que Gravity est un peu au-dessus de la mêlée du cinéma à grand spectacle issu des studios ces temps-ci (type Pacific Rim, pour prendre un autre film de SF récent). C'est évident. Et rien que pour les qualités que je trouve au film dans sa toute première partie, ce dernier vole clairement en rase-motte au-dessus d'un océan de fèces. Mais c'est justement là que sa part trop hollywoodienne, et le film reste très hollywoodien (temps-réel, certes, mais avec suite de péripéties de plus en plus terribles qui constituent autant de paliers à dépasser pour s'en sortir, vide spatial, soit, mais jamais suffisamment vide, ou alors pas bien longtemps, absence de méchant, d'accord, mais ce n'est pas la première fois qu'une catastrophe naturelle constitue un méchant universel au cinéma, et c'est le cas dans plusieurs navets parmi les plus hollywoodiens qui soient, etc.), maintient le film au ras des pâquerettes alors qu'il aurait pu s'élever nettement au-dessus de sa condition. Le problème tient justement au fait que la mise en scène de Cuaron, certes "impressionnante" par moments (encore qu'il faudrait revoir la notion de plan-séquence, notamment, quand le plan n'est rempli qu'en post-production, mais c'est un tout autre débat), oublie d'être aussi réfléchie qu'on aurait pu l'espérer.

      Supprimer
  18. Je n'ai pas dit que tu préférais les personnages vides dans l'absolu non plus ! Mon argument était que de manière générale, les gens que j'ai vu qui n'étaient pas satisfaits par le film avaient tendance à regretter que les personnages ne soient pas épurés et que le film ne soit pas globalement plus sombre ou plus sobre. Avis que je respecte même si je ne le partage pas :)

    RépondreSupprimer
  19. Toujours dans le thème du vide sidéral, on pourra se consoler en allant voir ça : http://www.avoir-alire.com/IMG/jpg/doutes_2013.jpg.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Le Doutage" de Mylénie de Gouinalou.

      Supprimer
  20. Julien T., si tu as des exemples de blogs ou sites de critiques ciné dont tu trouves le design réussi, n'hésite pas à nous les partager. :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu viens de mettre le doigt sur un point important.

      Parfois un bon vieux Tumblr vaut mieux qu'un essai raté de design "par défaut".
      L'habit ne fait pas le moine, certes, mais la rétine subit tellement sur le web, qu'un petit détail peut parfois faire la différence.
      Un blog je suppose (peut être mal) que c'est comme cet agenda scolaire dans lequel on fait des petits dessins, on a des petits mots, etc. et qu'on personnalise, jusqu'à en être fier ... ou apparemment pas.

      Supprimer
    2. Pour toi John, j'ai trouvé, le blog et le ton positif : http://anotherwhiskyformisterbukowski.com/2013/11/15/inside-llewyn-davis/

      Supprimer
    3. Pas fan du design...

      Supprimer
  21. Gravity rides everything

    RépondreSupprimer
  22. A little bit of Monica in my life
    A little bit of Sandra all I need
    A little bit of Rachida in the sun
    A little bit of with you all right !

    RépondreSupprimer
  23. Julien T et son superbe "pff, franchement, si vous avez que ça à foutre d'écrire sur des blogs votre opinion, votre vie est naze!". J'attends impatiemment "Pfff, si vous avez que ça à branler d'écrire des essais sur l'art, si vous aimez en général écrire une pensée sur votre passion, votre vie doit être triste", le très espéré "tous les journalistes culturels sont des abrutis sans amis, sans amours, obligés d'aller voir les putes pour avoir de l'affection" et enfin le sublime "Bazin devait être un grand connard débile pour écrire sur le cinéma, d'ailleurs, t'as vu le design de son livre?!"

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut Dan, tu transformes complètement ce que j'ai dis. Tu as l'air attaché aux mots, alors prends soin de noter ceux qui sont utilisés.
      Je ne critique pas le fait de publier sur un blog.
      Je critique l'avis toujours contestataire. Ce besoin immortel de dire "oui mais non tu vois." Ces gens qui ont toujours quelquechose un truc qui ne leur plaît pas et qui ont besoin de l'exprimer. Les éternels insatisfaits.
      C'est tout ça.
      Et le fait d'aller dans ce sens jusqu'à publier un pamphlet aussi important pour détruire un film moyen mais très distrayant et graphiquement magnifique, alors là oui, c'est ce que j'ai dis "il ne faut pas avoir grand chose d'autre à foutre."

      Supprimer
  24. Rémi, tu te fourres le doigt dans l'œil jusqu'au coude.

    RépondreSupprimer
  25. Merci pour cet article.
    Typiquement le genre du film qui va disparaître dans quelques années, quand on se rendra compte à quel point il a été surcoté. Ça en dit long sur la qualité du cinéma actuel, on se contente vraiment de pas grand chose.
    Petite remarque sur le plan-séquence d'ouverture : pour que ce genre de plan prenne sens, il faut soigner le cut, c'est-à-dire la sortie de plan qui justifie toute la continuité mise en place, comme par exemple l'explosion de la bombe dans l'ouverture de La Soif du mal. Et ici, Cuaron termine sur plan-séquence par... un banal changement d'axe. Tout ça pour ça. Juste pour nous montrer qu'il les a comme des melons, en bon mégalo qui se regarde filmer. "hé regardez les mecs comme je vous en mets plein la vue, ça vous épate, hein...". Effectivement, avec sa paire de couilles sur le nez, difficile de voir autre chose.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Parfaitement d'accord pour dire que ce film sera complètement oublié d'ici peu, et sur La soif du mal.

      Supprimer
    2. N'empêche tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'à l'épaule.

      Supprimer
  26. Un des problèmes de Gravity, que je ne trouve ni déshonorant ni particulièrement inspiré, c'est qu'il y va en fin de compte de la survie d'un unique personnage, ce qui, à mes yeux, en réduit considérablement l'intérêt. C'est le genre d'histoire qui impressionne à bon compte : voir par exemple Seul au monde, de Zemeckis. Comme si parvenir à organiser un récit autour de la survie d'un personnage solitaire était un gage de réussite narrative. C'est oublier que dans le Robinson Crusoe de Defoe, modèle originel de ce type de récit, le personnage éponyme rencontrait Vendredi ! Eût-il conservé un autre personnage aux côtés de celui interprété par Sandra Bullock au lieu de l'envoyer ad patres au bout d'un quart d'heure, Cuaron aurait (peut-être) gagné en complexité ce qu'il aurait perdu en virtuosité narrative apparente (et seulement apparente).

    Par ailleurs, rien à carrer du fait que le fond de ce blog soit gris, caca d'oie ou rose à pois verts. Tant qu'il reste frais...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je me réponds à moi-même pour signaler qu'on nous refait le coup du récit à base de survie d'un unique personnage avec 'All Is Lost'. Décidément ! (C'est peut-être bien, hein, il faut voir, mais c'est tout de même symptomatique.)

      Supprimer
  27. Ce court-métrage signé Jonas Cuaron (fils d'Alfonso et co-scénariste de Gravity) complète, parait-il, Gravity :
    http://www.youtube.com/watch?v=fo2j5ziXtws

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "appauvrit (encore)" Gravity serait plus juste. Si le frère se fout aussi au cinoche on n'est pas sortis...

      Supprimer
    2. Arf désolé, c'est bien son fils Jonas, pas son reu-frè. My bad dsl tkt, my fault.

      Supprimer
  28. Je suis rarement d'accord avec les critiques de Il a osé, mais tiens je suis bien content d ene pas être le seul à avoir immédiatement pensé au Roi Lion dans la dernière (grotesque) scène. Ca me rassure sur mon état mental. :) Et pour le reste, c'est exactement ça, 20 premières minutes fantastiques, des scènes d'actions assez bluffantes pendant la premiere moitié du film, puis ça tourne en survivor à la psychologie lourdingue (ah, le trauma originel….) et aussi réaliste qu'un épisode d'Inspecteur Gadget (j'aime beaucoup comment elle arrive à faire démarrer la capsule chinoise, même Sophie sur son livre-ordinateur n'aurait pas fait plus simpliste que de tripoter trois gros boutons lumineux à peu près au pif). Reste que le cul de Sandra Bullock en minishort et en 3D, c'est cool.

    RépondreSupprimer
  29. C'est quand même un peu triste, de la part des Cahiers du cinéma, d'avoir écrit un article (d'autant plus ridicule) sur le soi-disant retour en force de la SF en s'appuyant tout particulièrement sur ce film qui n'en est pas vraiment (de la SF)...

    RépondreSupprimer
  30. Bon dieu, moi aussi j'ai vachement pensé à Titanic! Ce qui veut tout dire : du divertissement virtuose... Un peu plus poussé que la moyenne, malgré une symbolique lourdingue. Et en même temps, ayant vu Titanic pour la première fois en 3D lors de sa ressortie l'an dernier, j'avais trouvé que c'était super, mais ça, parce que j'ai toujours été fasciné par ces grosses machines qui placent le spectacle avant tout le reste (et c'est ce qui gâte et alourdit la symbolique, à mon avis : si on veux toucher le plus grand nombre de gens, mieux vaut ne pas trop verser dans l'abscons ou dans la nuance), en y asservissant une mise en scène pour le coup virtuose (dans le cas Titanic comme celui de Gravity)...

    RépondreSupprimer
  31. LOL : http://shangols.canalblog.com/archives/2013/12/29/28781093.html

    RépondreSupprimer
  32. J'ai vu Gravity deux fois. Le saviez-vous ? Je l'ai vu deux fois ! Une première fois, sérieusement, avec tout de même une personne assez récalcitrante à mes côtés et très remontée (sans que je comprenne véritablement pourquoi !) ; et une seconde fois en compagnie de mon très enthousiaste paternel, mais moins sérieusement, car je n'ai pas maintenu mon regard jusqu'au bout en direction du téléviseur (je l'avoue !). Conclusion : la plus grande qualité du film, c'est sa concision : IMDb indique 90 minutes tout rond, mais c'est bien vers 1h23 qu'on en voit la fin, et ce fut à chaque fois un pur bonheur (d'être à chaque fois surpris que la fin survienne avant la durée annoncée, car j'avais les deux fois le regard pas loin de l'affichage de mon lecteur divx) ! Sa durée, donc, et le tout début, qui est quand même assez réussi et que j'ai rematé sans peine. A part ça... rien ne justifie tout ce tohu-bohu !...

    Mais je l'ai vu deux fois et putain, je voulais le dire ! Y'a sans doute des gros gros fans qui l'ont juste vu une petite fois au cinéma et en sont ressortis tout retournés, en étant impatient de le revoir. Et moi, hop, vu et revu, deux fois vu, sans effort, comme ça, peinard, sans même le vouloir, et je m'en taaaaaaaape.
    Hey ! Je l'ai vu 2 fois ! :D

    RépondreSupprimer
  33. Vu les critiques je m'attendais à autre chose (9.1 sur rotten...), mais ce n'est qu'un blockbuster. Il est vrai qu'il est préférable de voir ce film au cinéma parce que c'est de l'esbroufe technique pure et simple qu'on apprécie bien moins sur petit écran... Un film à passer dans un planétarium rien de plus.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On a pu comparer ce film à 2001, comme le dit Rémi, ça ne m'étonne guère. C'est en fait tout l'inverse de 2001, même en ce qui concerne la réception du film. Espérons que la logique se poursuive et que l'on considère ce film comme à sa juste valeur dans les années à venir.

      Supprimer
    2. Pour moi ça ne fait aucun doute.

      Supprimer