22 août 2008

Time After Time

Il y a quelques temps je vous parlais de La Machine à Explorer le Temps, l'excellente adaptation cinématographique signée George Pal du célèbre roman d'H.G. Wells. Je vais à présent vous parler de Time After Time, que vous connaissez peut-être sous le titre C'était Demain, en version française. C'est un film mettant également en scène la fameuse machine mais aussi l'écrivain lui-même, que je voulais voir depuis longtemps du fait de son emballante idée de départ. Jugez du peu : H.G. Wells poursuit Jack l'Éventreur à travers le temps après que celui-ci ait utilisé la machine à voyager dans le temps du célèbre romancier pour échapper à la police de son époque. De l'histoire du film, je ne connaissais donc que ça, et ça me semblait prometteur. A ma plus grande joie, j'ai enfin pu découvrir ce film après-demain. C'est mon cousin que je suis allé voir le mois prochain qui a bien voulu me le prêter. Je lui rendrai la semaine dernière, il est censé venir. Bref.




En réalité, il n'y a pas vraiment de "poursuite à travers le temps" entre Jack l'Eventreur et H.G. Wells, d'une part parce que le film se déroule entièrement en 1979 et d'autre part parce que Jack et Herbert sont des potes de longue date et entretiennent des relations très cordiales. Herbert George a évidemment été un brin déçu d'apprendre que son meilleur copain n'était autre que le premier serial killer de l'Histoire et qu'il lui avait emprunté sa machine sans lui demander son autorisation afin de fuir la police ; mais malgré cela, il ne peut oublier tous les chouettes moments qu'ils ont passé ensemble autour d'une tasse de thé ou d'un jeu d'échec quand il ignorait encore sa triste identité. Du coup, il n'y aura jamais de confrontations viriles entre les deux personnages et c'est tant mieux. Leurs faces à faces ressembleront plutôt à des conversations argumentées entre deux gentlemen, Jack expliquant à Wells qu'il se sent très bien dans une époque qui a l'air de lui ressembler et qu'il compte bien y rester, et Wells essayant de convaincre Jack que sa place est derrière les barreaux. Le film sera donc assez pépère et prendra même très souvent les allures d'une comédie où deux individus du passé découvrent les nouveautés de notre époque, et il est intéressant d'analyser les différents comportements de nos deux protagonistes une fois qu'ils ont tous les deux attéris en 79, à San Francisco (la machine ayant été déplacée dans un musée consacré à Wells).




Fraîchement téléporté de 1893 à 1979, Jacky l'Eventreur n'a qu'une idée en tête : remettre à jour son accoutrement démodé, qui lui vaut moqueries et jets de pierre dans les ruelles de la ville. En faisant du shopping, il tombe sous le charme d'un ustensile original : une banane (vous savez, ce genre de poche accrochée à une ceinture qu'on s'attache d'habitude à la taille). Jacky Chan est ultra fan. Il voit là-dedans un accessoire de travail idéal pour le serial killer qu'il est, puisqu'il peut y ranger son coutelas et autres bistouris, objets indispensables pour éviscérer proprement une tepu. Pour Jackie, ça ne fait aucun doute : la banane est la plus géniale invention du 20ième siècle et il lui aura fallu seulement quelques minutes pour la repérer. Après avoir perdu quelques pièces de collection pour se l'offrir, on voit Jack arpenter les rues en pentes de la ville californienne avec un grand sourire sur les lèvres. Il tient sa banane fièrement, comme s'il s'agissait là du prolongement de son organe reproducteur.




Quant à H.G. Wells, ses envies sont plus terre-à-terre une fois débarqué dans le futur. Visiblement peu intéressé à l'idée de visiter le musée qui lui est entièrement dédié et où il pourrait apprendre une masse d'informations ahurissantes sur son avenir, il préfère quitter rapidement les lieux pour mieux s'orienter vers le fast-food le plus proche. Après avoir troqué sa montre gourmet contre un BigMac maousse et ainsi apaisé sa faim, il ne manque qu'une seule chose pour faire d'H.G. Wells version 1979 un homme pleinement heureux : une tacade d'un siècle sa cadette. C'est en demandant poliment à une passante où est le boxon le plus proche que Wells fait la rencontre tant désirée : une meuf très attirée par son look old school très british et qui, en tant que femme moderne totalement libérée, se montre très entreprenante à son égard. Elle l'invite chez elle et, bien sûr, il ne refuse pas. En discutant un peu avec la dame avant d'entamer les choses sérieuses, Wells apprend qu'il a, entre autres, loupé deux guerres mondiales. Pour satisfaire sa curiosité, la femme lui tend alors une encyclopédie Universalis traitant brièvement du sujet mais Herbert George répond du tac o tac "Non non, franchement, je préfère autant tirer ma crampe tout de suite." H.G. est arrivé là en time machine et compte bien utiliser sa boner machine. Rassurant de constater qu'un écrivain comme H.G. Wells reste avant tout un homme, voire même un animal guidé par son mastard, dans une telle situation. Après avoir soulagé ses testicules centenaires et fait le bonheur d'ume femme dont il pourrait être l'arrière-arrière-arrière grand père et qui ne tardera pas à tomber amoureuse de lui, Wells aura tôt fait de retrouver Jack l'Eventreur et de l'envoyer ballader dans l'infini à l'aide de sa machine à explorer le temps.




Au bout du compte, Time after Time est un film plutôt agréable à suivre, surtout grâce au couple d'acteurs attachant que forment Malcom McDowell (le taré d'Orange Mécanique), très à l'aise dans la peau d'H.G. Wells, et la très jolie Mary Steenburger, qu'on avait déjà vu tomber amoureuse d'un voyageur dans le temps dans Retour vers le futur 3. On pourra toutefois regretter que le personnage de Jack l'Eventreur soit si transparent.

La dernière scène du film c'est H.G. Wells qui retourne au Mcdalle avec sa nouvelle femme. Il commande deux menus maxi best of. A emporter, en 1893.


Time After Time (C'était demain) de Nicholas Meyer avec Malcolm McDowell, Mary Steenburger et David Warner (1979)

4 commentaires:

  1. I cant beleive anyone who likes this movie would not comment on this article. I think they must just be totally pussy. If your reading this now, you're obviously not pussy because here you are n all, unless you actually came here earlier and were all like "ohh nah im not gonna write anything, its not that great.." cause id be like "ohh man thats so pussy..." ! It is that great and your just timid, weak, wussy, frigid and fraidy cat that you dont fucking love this kick ass movie....

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  2. J'ai longtemps attribué ce film à Nicholas Roeg, et je serais extrêmement curieux de le revoir. Sans parler de la malédiction de Malcolm McDowell, qui n'a tourné avec aucun des frères Anderson.

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