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22 août 2017

John Wick 2

La suite des aventures de John Wick ravira ceux qui avaient déjà été séduits par le premier chapitre et donnera peut-être envie aux autres de programmer une séance de rattrapage. Ce nouveau volet répond à la règle simple de certaines séquelles : bigger, louder, faster, stronger. Dès l'introduction, nous avons ainsi droit à une poursuite en voiture puis à quelques bagarres provoquées par l'inarrêttable John Wick, désireux de récupérer sa bagnole chez un malfrat, quitte à la ramener à la maison complètement défigurée. D'emblée, on entre dans le bain. Mais cette introduction un peu forcée n'est guère un aperçu fidèle de ce que nous réserve la suite, bien plus amusante. John Wick se retrouve de nouveau contraint à reprendre du service, il doit honorer un ultime contrat et se rendre à Rome pour éliminer une ponte du crime qui n'est autre que la sœur de son commanditaire, ce dernier veut ainsi se garantir une place de choix parmi la confrérie d'assassins internationaux sur laquelle cette suite lève encore un peu plus le voile.




John Wick 2 est peut-être le film qui s'apparente le plus à un de ces jeux vidéo dont le héros doit flinguer tous les ennemis qui se présentent massivement à lui. Keanu Reeves doit avoir 20 lignes de dialogue grand maximum mais un "body count" affolant. Son travail consiste uniquement à avoir l'air classe, à manier ses armes comme un pro et à enchaîner les acrobaties dans des chorégraphies toujours très lisibles et proposant parfois des idées sympathiques (il faut voir l'usage que peut faire John Wick d'un simple crayon à papier ou sa façon très pro de maintenir un rival au sol pour mieux appréhender les suivants...). On suit l'évolution de notre personnage à travers différents niveaux, des catacombes de Rome jusqu'à un musée d'art contemporain new-yorkais et, à chaque fois, ces lieux sont plus ou moins propices à des idées visuelles qui font plaisir à voir. J'ai particulièrement apprécié le final au musée où Keanu Reeves progresse dans un palais des glaces aux couleurs flashy du plus bel effet et doit anticiper les mouvements de ses ennemis, malgré les trompes l’œil et autres pièges. Chad Stahelski, désormais seul derrière la caméra puisque son acolyte David Leitch était occupé à filmer Atomic Blonde, n'a rien perdu de son savoir-faire.




En dehors de ça, cette suite continue à merveille le développement patient de cet univers fait d'assassins, de contrats, de hiérarchies et de règles que l'on découvre progressivement, ce qui était déjà l'un des points fors du premier film. Chad Stahelski offre aussi quelques cadeaux à ses spectateurs, comme mettre en scène les retrouvailles de Keanu Reeves et Laurence Fishburne. Ce dernier est particulièrement décontracté dans la peau d'un seigneur du crime du monde souterrain, grimé en quasi clodo, murmurant aux oreilles des pigeons sur les toits new-yorkais. Cela faisait un bail qu'on ne l'avait pas vu aussi cool à l'écran. Les deux acteurs, réunis pour la première fois depuis les Matrix, semblent diffuser une joie communicative de se retrouver, ce qui tombe à pic dans ce film éminemment ludique. Il y a d'autres tronches que l'on est heureux de retrouver, à commencer par Ian McShane, parfait dans le rôle du patron, aussi flegmatique que charismatique, du Continental, l'hôtel des assassins, ou John Leguizamo, le garagiste attitré de John Wick, habitué à retaper les épaves que son client lui ramène, mais aussi Lance Reddick, concierge impassible de l'hôtel, et Franco Nero, tenant des lieux à Rome.




Bien entendu, il faut vraiment avoir envie de s'envoyer un film comme ça pour ne pas abandonner d'entrée de jeu et jurer que l'on a affaire à une débilité totale. Or non, John Wick 2 est, dans son genre, une franche réussite, rythmée par quelques trouvailles réellement louables. Et, à condition d'avoir envie de ça, c'est un très bon moment garanti. En ce qui me concerne, j'avais choisi le soir idéal : Fête de la Musique, gros ramdam autour de chez moi, aucune envie de mettre un pied dehors, mais plutôt de m'enfermer avec un John Wick à cran pour un film qui pétarade comme il faut. C'était parfait. Cette suite est même clairement au-dessus du premier, ce qui est assez rare pour être relevé. On pourra seulement regretter que le mignon petit beagle du 1 ait été remplacé par un sage bulldog noir, assorti aux costards de son maître. Mais ce n'est qu'une question de goûts car, en fin de compte, j'aime tous les chiens. Et je n'aime pas tous les films d'action, loin de là, celui-ci est simplement dans le haut du panier.


John Wick 2 de Chad Stahelski avec Keanu Reeves, Ian McShane, Riccardo Scamarcio, Common et Laurence Fishburne (2017)

6 juillet 2014

L'Empire des ombres

Retour à l'horreur pour Brad Anderson après Session 9. Comme toujours, on retrouve à l'affiche une tripotée d'acteurs en manque de reconnaissance mais bien décidés à relancer leur filmographie avec le petit film d'horreur "culte" qui va bien, et croyant sonner à la bonne porte chez le réalisateur de The Machinist. C'est oublier que Brad Anderson, livreur de pizzas de son état, est plutôt habitué à faire du porte-à-porte lui-même, et à ramener la marchandise en bonne et due forme, sans oublier la petite sauce piquante indispensable, celle qu'on finit par balancer dans la gamelle du chat, pour le voir réclamer une douche froide en miaulant à la mort. Sont allés sonner chez Brad : Hayden Christensen, le Raazad-gul de Star Wars (deuxième trilogie, première dans l'ordre chronologique, soit la première trilogie) ; Thandie Newton, le sosie de Marion Jones, l'athlète camée qui a définitivement arrêté sa carrière après être passée sous les 5 secondes au 100 mètres haies, départ arrêté ; John LeGuizamo, la fameuse tête brûlée, au sens propre, qui chante ses dialogues avec son accent de marriachi et son sombrero sur la tête et nous transporte dans les favellas de Rio de Janeiro dès qu'il ouvre la bouche. Soit un casting black-blanc-beur bien trouvé vu que l'idée était de réunir un panel de la race humaine confrontée à la peur ancestrale du noir, concrétisée ici par un phénomène paranormal flippant faisant disparaître tout être vivant happé par l'obscurité, y compris les chauves-souris et les mannes, espèces pourtant rodées à la pénombre.


Photo volée de Brad Anderson, après une dure journée de tournage.

Filez un script pareil à Carpenter (ou à n'importe quel grand cinéaste) et il vous chie des lingots d'or, jouant sur le hors-champ, sur la profondeur de champ, sur la profondeur du champ, sur le champ, le contrechamp, le champ-contrechamp, le tout en allant à Auchan (pour régaler son équipe technique de plats mitonnés aux petits oignons). Toute la grammaire la plus simple du cinéma y passerait, le b.a.ba au service de l'effroi et d'un concept minimaliste mais permettant toutes les expérimentations formelles de France et de Navarre. Quand il a lu le script, script qui pour ne rien gâcher était exceptionnellement écrit en noir sur fond noir, John LeGuizamo déclare s'être écrié "Hé carràmba !". Thandie Newton, renouant tout-à-trac avec le bonheur connu sur le tournage de Collision, aurait quant à elle tapé un sprint. Rien sur la réaction à chaud de Hayden Christensen, qui affirme en revanche ne pas savoir lire. Et pourtant le scénario tourne vite au banal et au grand guignol (c'est paradoxal mais vrai, dans le sens où l'on prend conscience que le type aux manettes est un grand guignol). Passées les premières séquences un peu étonnantes, dans lesquelles on voit le noir envahir l'image (et qui poussent le spectateur à ouvrir ses volets), on nage dans un énième film post-apo, post-nuke, peuplé par une bande de survivants malodorants, antipathiques au possible, qui se retrouvent dans une cave où, par hasard, l'ampoule tient bon, à jouer aux cartes et au billard pour tuer le temps, et à se demander comment trouver de la bouffe dans un Harlem plus que jamais plongé dans le black.


John Leguizamo tétanisé par sa peur des noirs dans un film limite.

Ultime et seule surprise de cet Empire des ombres : le dernier plan, qui nous montre, dans un monde définitivement vidé de toute vie, un pont sur lequel une main maladroite a tagué "Josué wuz here". Cette scène, dépourvue d'explications, qui tombe comme un cheveu sec et cassant sur une soupe de merde, a cependant l'effet pervers d'amener les spectateurs les plus curieux, ou du moins ceux qui refusent de rester comme des cons après une heure et demi passée à maudire le frère de Sonny Anderson, le festival de Gerardmer et le cinéma tout entier, à taper "Josué wuz here" sur google (après avoir fait un arrêt sur image pour déchiffrer ce tag maléfique). Cette phrase rappelle directement l'un des plus grands mystères irrésolus de la vie et de l'histoire humaine, en l'occurrence la disparition de la 13ème colonie de pionniers quaker wasps partis à la découverte du nouveau monde. Le chiffre 13 portant malheur, la colonie était mal barrée d'office et se volatilisa sans crier "gare !", du jour au lendemain. Aucun cadavre ne fut retrouvé, aucune trace de combat, de catastrophe, aucune télé allumée sur Ruquier qui expliquerait une fugue collective, aucun google-image resté tanqué sur le décolleté de Laury Thilleman pour justifier qu'on abandonne tout vêtement et qu'on aille se foutre à l'eau en groupe. Bref, pas l'ombre d'une explication ou du moindre indice. Seule demeura l'écorce d'un arbre où quelqu'un avait griffonné, on vous le donne en mille, et Brad Anderson s'en est souvenu au moment opportun : "Josué wuz here"... Cet événement reste et restera un phénomène inexpliqué, dont l'énigme aura alimenté des tonnes de mémoires, de thèses, de pages web, de critiques ciné et de documentaires, ainsi qu'un beau film en bois signé Bradley Michigan Anderson. Le cinéaste a toujours réussi à sauter la haie de la diffusion salles, sauf pour ce film, sorti directement en dvd après un accueil glacial à Gerardmer, où Brad Anderson, juge et parti puisqu'il était à la fois en compétition et membre du jury, déclare avoir passé deux semaines "calfeutré dans une chambre d'hôtel". A la fin du festoche, n'ayant aucune nouvelle du cinéaste, les organisateurs ont forcé la porte de sa chambre pour découvrir qu'il s'était volatilisé. Griffonné sur le miroir de la salle de bain avec un rouge-à-lèvres, on pouvait lire : "Brad Anderson wuz here".


L'Empire des ombres de Brad Anderson avec Hayden Christensen, Thandie Newton et John Leguizamo (2011)

12 juin 2008

Phénomènes

C'est un des premiers films que je vais voir à la fois à reculons et en cavalant. À reculons parce que j'avais vu les deux derniers films de Manoj Nellyatyu Shyamalan, et en cavalant parce qu'il restait deux minutes à mon chrono avant le début de la séance. Dès les premières minutes, avec l'appui de la musique si caractéristique de James Newton Howard, on sait que Manoj est revenu à ses amours d'antan, c'est à dire à un cinéma franchement ancré dans son genre, très simple et très codé, qui sait regarder dans son dos tout en gardant les mains sur le guidon, même si du coup il a les pieds dans les rayons. En d'autres termes moins cyclistes, Shyamalan tâche de placer son film dans la lignée des œuvres classiques du cinéma fantastique des années 50 et 60 en n'omettant pas de mettre au goût du jour les paraboles politiques indispensables au genre pour se concentrer sur une préoccupation bien d'aujourd'hui : l'écologie.



À grand renfort de sujets d'actualité, comme la disparition des abeilles qui faisait encore la une du NouvelObs.com la semaine dernière, ou le terrorisme devenu le mobile envisagé en priorité en cas de grands accidents aux États-Unis (Shyamalan utilise d'ailleurs à souhait toute l'imagerie du 11 septembre), M. Nellyattu nous raconte ici comment la nature, les arbres, l'herbe, les buissons et consorts, vont changer biologiquement pour se venger du mal que leur font les hommes. Et très tôt dans le film, une fois écartée l'hypothèse chère aux protagonistes et finalement si pratique de la perfide attaque terroriste, on saura de quoi il retourne : la nature réagit et pousse les hommes au suicide en guise de représailles. À noter la volonté pour M. Night de se débarrasser de sa vieille habitude du misérable twist final au profit d'un simple soubresaut ultime du type "c'est pas vraiment fini !", ce qui cependant ne l'empêchera pas de rater complètement la fin de son film, suivez mon doigt qui pointe d'un air vengeur les cinq dernières minutes du film dont on se serait très bien passé. Conjuguant une terreur invisible et purement fantastique, issue d'un élément banal du quotidien et ayant pour aboutissement une mort toujours hors-champ provoquée par le bruissement du vent dans les feuilles (éléments fondateurs du récit directement inspirés des Oiseaux d'Hitchcock), à la barbarie sanglante digne d'un Sam Peckinpah orchestrée à travers d'obscurs volets clos par des Américains typés du sud armés jusqu'aux dents et protégeant la sacro-sainte propriété privée en ouvrant le feu à bout portant sur la jeunesse de leur pays, Shyamalan...



Wow wow wow. Vous y avez cru ? Vous avez cru à un grand film ? Vous avez cru à une critique organisée, intelligente, bien ficelée, avec un plan, des sous-parties, une réflexion et un cheminement de pensée ? Vous y avez vraiment cru ? Non, soyons sérieux. C'est une critique à l'image du film. Une annonce de plan mais pas l'ombre d'un développement. Y'a bien une introduction mais y'a pas de grands chapitres. Vous trouverez bien des mots mais ils n'auront aucun sens mis bout à bout. Trouvez la majuscule mais cherchez encore le point final. Neyallitu Shyamalan, qui était encore chez moi hier soir pour faire un piccolo foot devant Pays-bas/Italie et qui a fini rétamé sur le canapé, ça reste un pote, un type pour qui j'ai une grande sympathie, vous l'aurez constaté, j'ai essayé de faire deux chapitres qui se tiennent, mais ça reste une embuscade, au fond ça reste un type qui a des défauts, comme tout le monde. Son film, comme cette critique, part d'une idée audacieuse, fait montre d'un certain courage, d'une grande ambition, y'a comme un grand potentiel là-dedans, mais derrière y'a rien de concret, des occasions ratées, des rencontres manquées, des lapins posés à des rendez-vous fixés. C'est pas un film de merde, c'est un film complètement raté, qui aurait pu mais qui n'a pas... Tout ce qu'on est persuadé de voir venir à l'écran n'y est pas. Tout ce que Shyamalan installe, il l'oublie et passe à la suite. En clair, on n'a rien de ce qu'on est en droit d'attendre. Et au final on se dit que c'est pas plus mal, qu'il évite les poncifs et autres passages obligés. Mais après coup, on se rend compte qu'en fait y'a rien du tout à l'image sinon un message de paix, d'amour, de gentillesse, un message pour le tri des déchets. Ce film ce sera mon screensaver et rien d'autre.



Manoj garde le mérite d'avoir un potentiel de départ, aussi inexploité soit-il. Il a le mérite de porter la responsabilité de son film sur ses seules épaules puisqu'il l'a écrit, produit et bien sûr réalisé. Il a le mérite aussi d'oser réaliser un film dans la lignée des œuvres dont il s'inspire sans en être un vulgaire pastiche, et d'oser mettre en scène un scénario désarmant de naïveté, du genre qui depuis Les Oiseaux ou Duel ne dépasse normalement plus le stade du brouillon. Avec le postulat de filmer des suicides spontanés et de créer la terreur à partir d'un courant d'air, Nellyattu (natif de Pondicherry) a la volonté et l'honorable prétention de faire des images. En l'occurrence, pas de veine, ça ne fonctionne pas toujours, et surtout pas quand on filme un long métrage en 2008 comme on filmait un épisode des Envahisseurs pour la télé y'a 40 ans. En effet, soucieux d'épurer son style entre trois ou quatre ralentis de mauvais goût, Shyamalan n'a gardé que l'ossature, le moignon de sa mise en scène. C'est idem pour le scénario du reste, les idées de départ sont bonnes mais à l'arrivée elles sont mal ou pas du tout exploitées. Par exemple il rend les personnages amorphes et inhumains, incapables de communiquer ou d'exprimer quoi que ce soit à partir de l'instant où ils ont inhalé la toxine dégagée par les plantes tueuses, si bien que lorsque les personnages se suicident ils ne sont déjà plus humains, ils se tuent machinalement sans exprimer la moindre douleur, ce sont des morts qui se tuent, et du même coup on n'éprouve pas la moindre compassion pour ces morts suicidés, ces "morts en permission" comme disait Lénine. L'idée, servie entre parenthèses par des acteurs un peu à côté de la plaque mis au service de personnages toujours en décalage, ne tient pas vraiment debout : les plantes sont supposées détraquer un truc dans le cerveau qui nous retient d'accomplir des actions nocives pour nous-mêmes, sauf qu'au lieu de ça les gens s'immobilisent et cherchent à se tuer. Or, alors qu'ils ont perdu toute réactivité, transformés en corps sans vie, ils sont néanmoins capables d'organiser leur mort de façon très réfléchie : un tel qui se tire une balle dans la tête, tel autre qui va provoquer des tigres pour qu'ils le dévorent, ou, cerise sur le gâteau, ce type qui allume une tondeuse et va se coucher sur son trajet pour se faire ratiboiser le scalp. Tout cela n'a aucun sens et confine malheureusement au risible. Difficile de savoir comment Shyamalan aurait pu trouver une meilleure idée allant dans ce sens tout en restant original. Le cinéaste a dû se poser cette même question et il n'est manifestement pas ressorti vainqueur de ce débat avec lui-même. Idem quand il a fallu finir le film, Shyamalan choisissant de célébrer l'amour de son couple vedette dans une marche de l'un vers l'autre bravant le vent empoisonné... Tout est ainsi inachevé, hormis les deux globes oculaires fantasmagoriques de Zooey Deschanel, qui contiennent la galaxie d'Orion toute entière, celle que Will Smith cherchait pendant des heures dans MIB et MIIB. Un mot sur Marky Marc Wahlberg : présent. Y'a pas à dire il est là, il a taffé, il a pointé. Il est au générique de début et on le retrouve pour celui de la fin, il s'est pas barré entre-temps. On notera la présence de John Leguizamo (en Français dans le texte "Jean le Légumineux") dans un excellent supporting role de prof de mathématiques et de gymnastique, bougrement intelligent et putain de bon en sport.



À la sortie de la salle on ne peut que se réjouir de savoir que Manoj M. Night Shyamalan continue son petit bonhomme de chemin, et on est plutôt satisfait qu'il soit seul au volant de son véhicule infernal, dont lui seul dicte la route. On ne sait pas où il va, on sait seulement quand il s'arrêtera, à l'âge de 80 ou 83 balais, l'espérance de vie moyenne d'un natif de Pondicherry né en 1970.

À noter que The Happening (Phenomenon en Français), est le nouveau porte-drapeau de cette vague moderne de films en -ing, comme The Changeling de Clint Eastwood, The Shining de Stanley Kubrick, Lord of the Ring de Peter Jackson, The Fellowship of the Ring de Peter Jacskon aussi, The Return of the King également de Peter Jackson, The Thing de John Carpenter, Trainspotting de Danny "The Dog" Boyle, ou The Lion King de Walter "Don Bluth" Disney.



En conclusion on pourra dire que non content d'avoir filmé des petits hommes verts dans Signs, Shyamalan est désormais devenu lui-même un vert, nul doute qu'il votera Dominique Voynet plutôt que Barak O'Bama aux prochaines élections Américaines, même s'il aura bien du mal à la trouver sur la liste électorale des 46ème présidentielles qui auront lieu sur le sol Américain dans les prochains mois. Shyamalan s'accapare aux États-Unis le rôle de Nic' Hulot en espérant mettre son petit grain de sel dans les programmes électoraux. Son grenelle de l'environnement à lui c'est son script. Marcus Wahlberg, qui avait ouvertement soutenu Bush en jouant dans Les Rois du désert, se retrouve bien dans la merde.


Phénomènes de M. Night Shyamalan avec Mark Wahlberg, Zooey Deschanel et John Leguizamo (2008)