28 novembre 2012

Looper

Rassurez-vous, je ne m'oblige pas à aller au cinéma ni à écrire quelques lignes sur les films que je regarde dans le seul but de me positionner à contre-courant des buzz. J'allais voir Looper la fleur au fusil, avec l'envie et même le réel besoin d'être rassuré par un film américain à budget, pourrait-on dire, "moyen", mais apparemment riche en ambitions, et proposant peut-être une alternative aux grosses machines débiles que Hollywood produit à la chaîne actuellement qui sont calibrées pour les adolescents. J'avais également l'espoir de revoir un acteur pour lequel je garderai toujours un peu d'affection, Bruce Willis, dans un film de qualité, démentant la règle actuelle désolante qui veut que toutes les stars du passé ne tournent plus que dans des daubes infâmes. Et puis j'aime la science-fiction, et je voulais tout simplement passer du bon temps devant ce divertissement intelligent et trépidant que m'avaient promis 99% des critiques. Par dessus le marché, j'avais plutôt apprécié Brick, premier long-métrage de Rian Johnson, un polar en milieu estudiantin dont je me souviens surtout d'une très chouette scène de course-poursuite à pieds dans les couloirs d'un campus. Le pitch de son nouveau film a également su éveiller ma curiosité et même quand je le relis en diagonale sur Wikipédia pour me rafraîchir la mémoire, je continue de ressentir son potentiel.


Mathieu Valbuena et Morgan Amalfitano à la sortie de la Commanderie...

Je vais essayer de faire court, car ce serait trop pénible autrement (si vous voulez lire un résumé très complet du film qui met en avant ses moindres incohérences, je vous conseille cet article d'un odieux connard) : nous sommes aux USA, en 2044, le pays est ravagé par la crise et les inégalités se sont encore creusées tandis qu'une étrange mutation est apparue sur près de 10% de l'espèce humaine, qui jouit désormais d'un pouvoir tout à fait inutile de télékinésie. Nous suivons les mésaventures de Joe (Joseph Gordon-Levitt), un "looper" : son boulot consiste à éliminer froidement les individus que la mafia envoie dans le passé depuis l'an de grâce 2074, date à laquelle les voyages temporels ont donc été inventés mais sont immédiatement passés sous le contrôle des organisations criminelles qui dominent la société. Le quotidien de Joe est fait de sorties en boîte entre loopers, de prises de drogue d'un nouveau genre et de slaloms ridicules dans les ruelles de la ville au volant de sa lamborghini rouge. Bref, tout va bien pour lui jusqu'au jour où il doit "boucler la boucle", c'est-à-dire éliminer son double du futur (Bruce Willis). Cette action marque habituellement la fin du contrat d'un looper mais elle confirme ici les dires d'un ami de Joe (Paul Dano), confronté au même problème la veille au soir, et qui a pu comprendre par la bouche de son vieux double qu'un dangereux malade se faisant surnommer le Maître des Pluies avait pris le contrôle de toutes les mafias du futur et s'amusait à boucler toutes les boucles. Revenu dans le passé, Bruce Willis n'a qu'une seule idée en tête : massacrer le Maître des Pluies, même si ce dernier est encore vissé au téton de sa mère. Pour sauver sa peau, Joseph Gordon-Levitt n'a quant à lui qu'une seule option : éliminer Bruce Willis avant que Jeff Daniels (qui gère les loopers) ne voit rouge et ne décide de gérer la situation de manière radicale. 


4 heures de maquillage chaque jour de tournage...

Voilà donc grosso modo le point de départ de l'intrigue et de votre mal de crâne. Si vous pensez à Terminator, c'est normal, c'est l'une des références affichées de Rian Johnson. Mais il n'y a pas qu'elle, et son film apparaît rapidement comme un salmigondis de plus en plus infect échouant à trouver une identité propre malgré quelques idées intéressantes, perdues ici ou là, qui rendent cet échec d'autant plus regrettable. Si j'ai assez longtemps su mettre mes griefs de côtés pour continuer à considérer le spectacle comme plutôt convenable, il y a eu un moment où je n'ai plus du tout pu, où je suis arrivé à saturation face à la tournure définitivement moisie que prenait le film. Je situerai ce moment fatidique à cette séquence terrible où l'on nous présente en une série de vignettes abominables ce qu'a été la vie de Joe jusqu'à ce qu'il soit envoyé dans le passé pour être éliminé par lui-même, un douloureux flashback durant lequel notre ridicule héros finit par prendre les traits de Bruce Willis. Ce passage-là est tellement grotesque que l'on se demande sérieusement si c'est du second degré ou non. Nous y voyons notamment Gordon-Levitt affublé d'une tignasse digne de Nicolas Cage poursuivre son métier de tueur à gages dans les rues de Shangaï où il zigouille à tout-va, le sourire jusqu'aux oreilles, en sortant fièrement la tronche de sa bagnole, une main laissée sur le volant, l'autre tendant un flingue immense. On se rappelle alors qu'il est décidément difficile de prendre du plaisir à suivre les aventures d'un type qui apparaît clairement comme un pur enfoiré. Les films dont s'inspire Rian Johnson ont souvent des héros charismatiques, malins, sympathiques, mais pas toujours clean, auxquels on aime forcément s'identifier. Rian Johnson est brillamment parvenu à me rendre son Joe totalement antipathique. Dans la même séquence, nous voyons aussi Joe, devenu Bruce Willis, tomber amoureux d'une chinoise croisée dans un bar, lui adresser un regard de merlan frit (l'acteur ne se prend clairement pas au sérieux, en ce qui le concerne ça ne fait aucun doute !), prendre un vent, pour finalement réussir à la séduire, passer ses vieilles années avec elle, se désintoxiquer grâce à ses soins, etc., dans une série d'images que l'on jurerait sorties d'un sketch des nuls (pas les Nuls, feue la bande à Chabat et Carette, juste des nuls lambda).


...pour ça !

Puis il faut dire que la première chose qui choque à la vue de Looper, c'est évidemment la tronche enfarinée de Joseph Gordon-Levitt. Comment, là encore, se passionner pour les déboires d'une telle ignominie ? Pour qu'il ressemble à Bruce Willis, qui joue donc le même personnage âgé d'une trentaine d'années de plus, l'acteur a été affublé d'un maquillage tragique : des lentilles de contact bleues, des sourcils bruns étonnamment épais à l'expression idiote et, surtout, une prothèse nasale ridicule pour le doter d'un nez busqué d'une laideur sans nom. On croit voir un personnage issu d'un jeu vidéo, un ersatz de Max Payne aux contours taillés à la serpe, trop nettement dessinés pour être tout à fait réels. On jurerait voir le premier film dont le héros est campé par sa statue de cire du Musée Grévin. Joseph Gordon-Levitt ne m'est d'ordinaire pas spécialement antipathique, et j'étais plutôt content de voir qu'un gars au physique que l'on pourrait qualifier de "normal", c'est-à-dire pas une montagne de muscles surmontée d'une tête de trisomique inexpressive à la Chris Hermsworth, incarne le héros d'un film d'action américain. Mais tout ce maquillage rend l'acteur proprement hideux et, plus triste encore, on a nettement l'impression que son jeu en ressort très limité. Quand Bruce Willis apparaît enfin à l'écran, il a immédiatement l'air plus à l'aise, moins figé que son double de 30 ans son cadet. Lors d'un face-à-face pitoyable qui ne provoque même pas l'ombre du vertige qu'une telle situation pourrait réussir à faire naître chez le spectateur, celui-ci peut simplement constater que l'effet recherché par le maquillage s'avère terriblement contre-productif. Avec toutes ces prothèses, Joseph Gordon-Levitt ne ressemble pas davantage à Bruce Willis, bien au contraire ! On ne voit que le maquillage et l'effort de ressemblance de l'acteur. Le public de ce genre de films est pourtant tout à fait prêt à croire qu'un même personnage peut être joué par deux acteurs différents, même s'ils ne se ressemblent pas. On a déjà vu ça cent  fois dans des films autrement plus réussis. On y croirait sans maquillage et on n'y croit plus du tout avec. C'est encore plus dommage pour un film qui prétend justement ne pas prendre ses spectateurs pour des imbéciles...


L'actrice en bois s'en prend à cette pauvre souche pendant des scènes interminables. Véridique !

Le film est pourtant, de toute évidence, le fruit d'un cerveau imbécile, et je vais à présent vous en apporter la preuve irréfutable en vous parlant non d'une de ses incohérences, mais d'un simple fait de jeu, comme on dirait en foot, que certainement personne d'autre n'aura pris soin de relever (et je n'en suis pas fier). L'affligeante Emily Blunt joue une sorte d'agricultrice céréalière (c'est déjà très crédible) qui vit dans une grande baraque perdue au milieu d'un champ de cannes aux côtés d'un gosse paranormal (le pire élément du film, pourtant au cœur de l'intrigue - vous aurez deviné qu'il s'agit du Maître des Pluies, ceci n'est pas un spoiler étant donné que tout cerveau un peu alerte l'aura deviné dès la première apparition du chiard à l'écran). Joseph Gordon-Levitt finit par rôder autour de cette baraque et, d'abord défiante vis-à-vis de lui, Blunt l'accueille d'un coup de fusil inoffensif (du gros sel remplaçant la poudre), avant de se rendre compte qu'il est plutôt sympatoche. La scène suivante nous montre donc Blunt en train de soigner l'épaule de Levitt, avec tout ce qu'il faut comme détergents, bandages, mercurochrome et autres antiseptiques. L'actrice prononce alors la réplique fatale, elle lui sort mot pour mot : "On est à la ferme, ça pourrait vite s'infecter" (en VO : "We are at the farm, it could infect very quick"). On tient là un dialogue de pur citadin méprisable, profondément bête et ignare, placé dans la bouche d'un personnage supposé campagnard et amoureux des champs. Nos personnages évoluent dans un futur où les villes sont des sortes de déchetteries à ciel ouvert, et c'est donc dans un bled coupé du monde, au milieu d'un champ de maïs parfaitement bio, que la blessure de l'autre enflure aura forcément le plus de chance de s'infecter. Pourquoi ? La ferme, c'est sale ? A la nature, préférez la crasse des bas-fonds urbains ? Expliquez-moi la logique ! Si un chien errant amical avait la chic idée de venir lécher gracieusement la plaie du héros, serait-il injustement chassé d'un coup de bâton ? C'est pourtant la langue râpeuse et bienfaitrice d'un chien errant efflanqué qui a sauvé mon ami le Tank d'une terrible infection du pied gauche au Vietnam !


Bruce Willis ne prend pas toujours son rôle très au sérieux et cette pose ridicule le montre clairement.

Dans ses interviews, Rian Johnson cite souvent Christopher Nolan comme un exemple de cinéaste qui a su produire d'excellents films et conserver son identité dans le système actuel des studios hollywoodiens. En lisant ça, d'abord on rit jaune, puis on se dit que Looper rappelle effectivement les films de sieur Nolan, souvent faits de pitchs avenants, de quelques bribes d'idées au potentiel assez fort, mais totalement fusillées, voire retournées contre elles-mêmes, par l'incapable aux commandes du désastre. Remarquons tout de même que Looper est un peu moins lourdingue qu'un Nolan lambda et, volontairement ou non (c'est la grande question, en ce qui me concerne, et c'est celle qui m'a justement poussé à lire une ou deux interviews), Rian Johnson nous amène régulièrement à nous interroger sur le sérieux de son film, sur son humour, voulu ou fortuit. C'est ce qui, à mon sens, représente bien le seul intérêt de ce film.
Un film qui m'a davantage rappelé ceux que Nicolas Cage tourne à la chaîne depuis quelques années que ces classiques de la science-fiction dont on le présente pourtant comme un digne héritier. Un film ma foi assez étrange, tour à tour grotesque, absurde, ridicule, laid et crétin, à des milliers de kilomètres, en tout cas, de ce que la majorité des critiques m'avait laissé espérer.


Looper de Rian Johnson avec Joseph Gordon-Levitt, Bruce Willis, Emily Blunt, Paul Dano, Jeff Daniels et un gosse hideux auquel je prédis le plus sombre avenir possible (2012)

40 commentaires:

  1. Bien vu l'alpagage des enculés de citadins ! Je ne verrai pas ce film que tu as très bien démonté.

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  2. Quelques idées intéressantes dans un océan de fange, de boue, de médiocrité. Des idées intéressantes qui ne le sont pas tant que ça vu que dès qu'on aborde le thème du voyage temporel ces idées doivent surgir.
    La mise en scène est, avec l'interprétation, catastrophique. Le pire concernant les dialogues explicatifs mis ça et là pour réussir à expliquer un futur dénouement laborieux d'un bout d'intrigue.
    Le pompon est peut-être le petit débile qui interprète l'enfant. Déjà il est censé avoir 10 ans (et en fait 5 à 7) et il a une tête qui donne envie d'adhérer aux thèses eugénistes.

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  3. J'adore les images et les légendes, qui suffisent à clouer le film au sol ! Je suis bien content de l'avoir loopé au ciné (fallait la faire).

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  4. Tiens c'est marrant, je l'ai vue hier avec les même attentes que toi et ... ba j'ai pris beaucoup de plaisir.
    L'univers est bien fichu, on ne se prend pas trop la tête avec la théorie des voyages dans le temps qui sont souvent matière à polémique, c'est bourré de petits détails.
    Et contrairement à toi j'ai apprécié Joseph et son "look" effectivement très "comics" mais ça colle bien (et comme je ne me souviens pas trop de ses autres films à la limite osef).
    Bon Ok on sent que Bruce n'est pas à fond et que le budget n'est pas énorme. Mais ça lui donne un ptit charme à ce Looper.
    Emily ,'est pas trop mal mais c'est surtout le gamin qui est dingue je trouve !
    Bref j'ai passé un bon moment a regarder un film qui a réussi à me surprendre. Et ça c'est agréable.

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  5. La blague des nuls :D

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  6. De toute façon des bons films avec voyage dans le temps ça n'existe pas. Vu que les voyages dans le temps ne peuvent pas exister il y aura toujours un méchant goof scénaristique à un moment donné qui te fera décrocher du film, genre "Mais attends si ce qui s'est passé dans Retour vers le futur 3 s'est donc déjà passé dans le 2 et le 1 y'a une putain d'embrouille !".

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    1. Le vrai goof scénaristique de Retour vers le futur c'est pas celui-là. C'est plutôt le fait qu'à l'époque du far west les aïeuls de Marty ont, côté féminin, la tronche de sa propre mère de 1985, et côté masculin, la tronche de Marty lui-même. C'est comme si mes arrières-arrières-arrières-grands-parents maternels avaient les visages de ma mère et de moi-même...

      Mais c'est le genre de goof qui reste marrant à voir dans un film léger comme Retour vers le futur. On a d'ailleurs tendance à laisser pisser les goofs inévitables des films de voyage dans le temps, sauf devant Looper, où on a semble-t-il le mors aux dents.

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    2. Et de manière générale, les trois "Retour vers le Futur" forment un divertissement de meilleure qualité qu'à peu près tous les films de ce genre sortis depuis. Et ils ne se prenaient pas trop au sérieux.

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    3. connard lambada du web29 novembre 2012 à 13:49

      Je plussoie !!!!

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    4. Retour vers le futur, les 3, je les trouve d'un chiant... j'ai l'impression d'être prise pour une débile, à chaque souffle, chaque parole prononcée... et pourtant j'ai essayé..

      par contre, joli point de vue sur Looper!les images sont terriblement bien choisies.
      la bourde la plus immense du film étant (spoil) la fin, même en se tuant, Joseph n'aurait pas pu faire disparaître Brucie....du moins, c'est ainsi que je 'comprends' les aléas des voyages dans le temps..

      à oublier, donc.

      (mais effectivement moins lourdingue que n'importe quel Nola, merci (l) )

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  7. ca devrait vous plaire: http://youtu.be/qncm0hTPriE

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    1. Pas mal :)
      Ça vient de me rappeler que cette idée du gamin dont on devine qu'il va pouvoir enfin grandir sans devenir un sociopathe notamment parce que sa maman a hérité d'un camion rempli de lingots d'or, quelle connerie encore...

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  8. lol la 1ère image... mais c'est trop trop ça !!! ^^

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  9. C'est normal que la troisième image s'appelle "jenniferlovehewitt.jpg" ?

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    1. Oui, et je te félicite d'avoir repéré ça ! C'est une sorte de blague pourrie avec le patronyme de l'acteur principal que je n'ai pas pu faire dans l'article, j'en ai donc fait le nom de cette image......

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    2. On voit surtout le freak qui a une alerte google "jenniferlovehewitt"... Depuis Souviens toi l'été dernier...

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    3. @ Vincent : je ne crois pas avoir vu un seul film de Jennifer love Hewwitt de ma vie. Par contre, j'aime bien fouiller le blog. Je te suggère de jeter un oeil à une des photos de "la guerre est déclarée", la troisième je crois.

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    4. Néanmoins ça permet de regarder que les auteurs sont méga inspirés pour la plupart des tofs: "la guerre.jpg", "laguerrere.jpg", "laguerrerere.jpg" etc... Quelle bande de freaks, mettre un 1,2, 3 derrière c'est pas possible? Savent pas se servir de la touche shift peut-être... C'est le truc avec la flèche vers le haut! Faut appuyer en même temps dessus, et en même temps sur le chiffre! Essayez...

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  10. En parlant de budget moyen et de paradoxes temporels, j'ai vu Un coup de tonnerre de Peter Hyams l'autre jour sur la TNT. Niveau idées scénaristiques tordues, ça envoie du lourd, je vous le recommande si vous êtes fans de "what if" sur l'évolution, de dinosaures numériques sous Windows 95 et de films ratés qui avaient du potentiel.

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  11. C'était costaud de dire ça "Joseph Gordon-Levitt ne m'est d'ordinaire pas spécialement antipathique" après son rôle dans le dernier Batman...

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  12. J'en sors juste. Outre des longueurs, et le maquillage un peu spécial, mais qui ne m'a pas dérangé outre mesure sachant que l'acteur se débrouille pas trop trop mal, c'est que j'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire. Y a des trucs pas crédibles, des acteurs qui n'y sont pas, et je pense surtout à mon ptit bruce... Je lui garde toute mon affection (quand-même, bruce ^^ !) merde mon gars... T'étais pas obligé !
    Dernière chose : la scène de la découpe du paul dano du futur : atroce et complètement inutile.
    Tchüss !

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  13. C'est dommage que Joseph Gordon-Levitt soit enlaidi pour ressembler à Monsieur Willis, il est tellement mieux au naturel. Et Paul Dano est marrant, il finit toujours en mauvaise posture avec sa gueule de chien battu.

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  14. Enfin des mots sur ce film Nullissimme!! ça fait du bien!!!!

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  15. Bonjour,
    "Le film est pourtant, de toute évidence, le fruit d'un cerveau imbécile" : bon bah votre chronique est malheureusement d'une platitude confondante; "Looper", sans être un chef-d'oeuvre, est l'une des bonnes surprises de cette fin d'année. Traiter par le mépris un authentique film de SF (et c'est si rare dans le ciné américain actuel destiné à des adolescents sans culture ciné ou littéraire) me semble totalement gratuit. "Looper" est pourtant l'héritier direct de "l'Armée des 12 singes", alliant action et moments de séreinité avant la tempête. Et ose des scènes longues, pour apporter de la poésie au récit. Le réalisateur nous épargne même la happy end, privilégiant l'intrigue et d'ultimes rebondissements. Bref, un peu d'honnêteté s'impose pour parler de cet excellent film !

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    1. Victor, t'as craqué ton slip ou quoi mec? Excellent film ? T'as pas vu combien il est drôlement stupide ?§ Come on man, sois un peu honnête !

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  16. Réponses
    1. Déjà faite mille fois mais ça fonctionne toujours. 95% du temps ça marche tout le temps. Comme Marco.

      Marco ?

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  17. Je te trouve un peu sévère : ça reste une vision futuriste interessante.

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  18. Vous me paraissez plus sympathique que d'autres blogueurs de synéma. C'est-à-dire, peut-être me comprendrez-vous sans difficulté si je viens ici et que j'ai l'air un peu vénimeux. Nous pourrions même engager le dialogue si vous êtes assez large d'esprit. J'ai juste lu le premier paragraphe où vous essayez de vous dédouaner de votre prolixité sur les films. Mais vous écrivez pour vos amis? Par exemple, je suis venu ici parce que je n'ai plus accès à internet que de manière très intermittente, pour savoir si vous parliez d'un film sorti récemment en dvd et qu'on verra dans trois mille ans en France. Je pense à that's my boy, le genre de film sur lequel je me précipite quand j'ai internet. Parce qu'on ne va pas se mentir, le cinéma, c'est bien, ça passe le temps, etc. On peut s'amuser à comparer les mérites de holy motors et du dernier adam sandler, et il se trouvera toujours quelqu'un pour citer rivette dand la conversation (en bien ou en mal- mais un type que je tends à éviter depuis lors quand même). Mais ce que je voulais savoir, c'est, ce blog vous procure-t-il vraiment une telle satisfaction? Jusqu'à quel âge ça durera? Qu'en pensent vos copines? Je veux dire, au bout d'un moment on s'en fout du cinéma à proprement parler, non?

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  19. Au moment où Emilie Blunt soigne Joseph G-L, ne soigne-t-elle pas son épaule gauche alors qu'elle lui a tiré au côté droit de l'épaule voire au centre du torse? ça aussi j'ai trouvé ça bizarre mais bon c'est un détail.

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  20. Vue cette merde (il y a quelques mois). Ouais, une merde. La scène du vieux qui perd ses membres un à un est sûrement la pire que j'ai vu dans un film. Et j'ai tenu jusqu'au bout (de la scène ET du film). La prochaine fois que je vois une scène de ce genre dans un film, ça part à la poubelle illico.

    "Le film est pourtant, de toute évidence, le fruit d'un cerveau imbécile"

    Ah ouais, je confirme.

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