3 juin 2008

Deux soeurs pour un roi (The Other Boleyn Girl)

Je vous vois vous ramener d'ici. N'allez pas chercher la signification de "Boleyn" dans votre dico franglais/spanish, ne vous faîtes pas avoir comme je me suis fait avoir. Boleyn c'est le nom des deux sœurs dont l'histoire nous est contée ici, et qui ont fait partie des 8 femmes - si mes souvenirs sont exacts - qu'Henry VIII a décapitées parce qu'elles ne savaient pas lui donner un fils, un héritier pour la couronne d'Angleterre. Alors je ne suis plus tout à fait certain du déroulement exact des décapitations orchestrées par ce Roi un peu nerveux qu'était Henry VIII (Eric Bana), mais peu importe.

Dans le film, la première femme du Roi, Catherine, est écartée faute de savoir pondre un mâle. Quand il apprend ça, un certain Thomas Boleyn décide de se faire adorer du Roi et pour ce de lui offrir sa cadette, Anne (Natalie Portman), une fille de caractère qui semble déjà lutter pour la cause des femmes mais qui ne rechigne apparemment pas à l'idée d'être offerte à son souverain, lequel va malheureusement lui préférer sa sœur aînée, pourtant déjà mariée à un noble : Mary (Scarlett Johansson). Faut dire qu'il n'est pas tout à fait con sur ce coup-là étant donné que lors d'une ballade à cheval, la jeune Anne (Natalie Portman, je récapitule) a un peu bêtement entraîné le Roi à sa suite le long d'un chemin sinueux que le canasson royal n'aura pas bien appréhendé, se ruinant dans le fossé, et propulsant le Roi, un bras déjà dans le plâtre et un pied coincé dans l'étrier, par-dessus bord, sur un talus rocailleux. A son réveil, défiguré, quand il voit la jeune Mary (Scarlett Johansson), certes aussi jolie qu'une allumette de jambon fumé et déjà mariée mais un peu moins passionnée par les hippodromes que sa sœur lui apporter son casse-dalle au pieu, Henry VIII (Eric Banane) ne se laisse pas abattre et annonce que c'est finalement la sœur aînée qu'il veut pour femme.



C'est là le point de départ de ce film de radasses en jupons, intolérablement larmoyant. Eric Bana, plus proche que jamais physiquement de Pascal Elbé, n'est que l'ombre de lui-même, en supposant qu'il ait déjà incarné son propre corps à l'écran dans un autre film. Cet acteur est un candélabre, il tient les bougies et s'en contente. C'est une prouesse en un sens que d'être de tous les plans sans n'être jamais cité au générique du film. Du reste il n'est pas le seul comédien qui fasse pâlir de détresse dans cette œuvre. L'inqualifiable Scarlett Johansson, piètre comédienne s'il en est, ici plus affirmée dans son insondable laideur que jamais, est à la limite d'être hors-champs dans toutes ses scènes tant le cinéaste aimerait qu'elle n'y soit pas. Et nous donc ! Même avec une épaule bord cadre, elle continue d'étaler ses immenses joues à l'image, d'imposer son complexe bouche/nez intransigeant (aucun des deux éléments de son disgracieux et sur-jambonneux visage ne sachant céder du terrain à l'autre), et de voir ses yeux s'écarter à la mesure du 16/9. Assurément cette fille-là n'a pas la même vision que nous autres : elle doit pouvoir admirer ses oreilles et son nez en même temps dans son immense champ de vision cinémascopique d'écrevisse blanchâtre. Même Natalie Portman (qui, aussi jolie soit-elle, enchaîne inéluctablement les films de merde) en vient à nous épuiser à force de tirades comme lues au prompteur et à force de grandes eaux sans fin (quand elle pleure et que son visage subit les ravages des chutes du Niagara l'actrice devient aussi craignos qu'elle peut être belle dans son état normal, à sec).



Voici la description d'une scène importante du film, pour vous en toucher deux mots plus précisément et vous donner le sentiment de sa qualité : Mary (Scarlett Johansson) n'ayant à son tour su donner qu'une fille au Roi d'Angleterre, celui-ci se retourne vers Anne (Natalie Portman), celle que le père des deux sœurs lui avait d'abord destinée, au détriment d'une mère (Kristin Scott Thomas, enlaidie à qui mieux mieux... a-t-elle jamais été belle ? Mon père répondrait à cette question la fleur au fusil) qui seule avait vu dans ces manigances se tramer une merde noire sans pareille pour la famille Bowling tout entière. Ainsi, après moult querelles, et prenant les choses en main, le Roi se décide à sodomiser Anne (véridique). Résulte de ce coït bestial et sadique la gestation d'un enfant. Lequel enfant naîtra prématuré, ou plutôt ne naîtra pas, il est en effet mort-né. De là à savoir s'il est vraiment mort-né ou si c'est Anne elle-même qui l'a étouffé sous son coude jusqu'à ce que mort s'en suive, je n'en sais trop rien, n'ayant rien compris à la scène en question, filmée par-dessus la jambe. Mais mon bon sens me pousse à croire en la bonne nature de cette jeune femme, me condamne à placer des espoirs bienfondés dans l'humanité en général, me force à espérer que ce personnage sain d'esprit n'en est pas venu par je ne saurais trop quel dénouement psychologique abscons à décider de buter son gosse dès après les premières minutes de sa nouvelle vie d'être humain. Bref, il semble donc que l'enfant soit né prématurément et qu'il en soit mort. La jeune femme décide donc de faire un autre enfant, en cachant la naissance ET la mort du premier à son époux le Roi (de peur qu'il ne la décapuche comme il en a décalotté quelques unes avant elle), de sorte que ce dernier n'y verrait que du feu, faisant admettons peu de cas d'une gestation étonnamment longue de 18 mois. Or la jeune Anne, faute de mieux, décide que c'est à son frère de la mettre en cloque pour la tirer de cette panade. Voila qu'on frôlait l'inceste, qu'on flirtait avec le happening, qu'on enculait la morosité et la platitude d'une histoire chiante comme tout, qu'on s'apprêtait à taper dans le croustillant... Mais non, sachez que le grand frère n'en fera rien, faute de parvenir à choper la gaule devant sa sœur. Entre nous soit dit, sœur ou pas, quand il s'agit non seulement de Natalie Portman mais qu'en plus elle vous en supplie car il en va de sa vie, on ne réfléchit pas longtemps, on pense famille et on l'attrape à l'aise son "boner". Mais pas dans ce film. À la place, l'épouse du frère d'Anne, ayant surpris les machinations de son mari et de sa belle-sœur, s'en va tout raconter au Roi qui décapite tout le monde et retourne prestement chercher une salope capable de lui pondre un prince.



Pour terminer, un mot sur Justin Chadwick, qui a réalisé ce film. Ce type-là, non content d'avoir filmé des costumes criants de fausseté, tout droit sortis du pressing, avec les moyens d'un président et sans les mains, ce type-là s'est privé des filtres habituels pour donner à son film cette couleur jaune qu'il briguait tant, au lieu de ça il s'est contenté de longuement pisser sur ses milliers de mètres de pellicule pour leur conférer ce hâle jaunâtre immonde. Si vous n'aimez pas le jaune et ses différentes teintes les plus rances, passez votre route, ce film pisseux aura votre peau.


Deux sœurs pour un Roi (The Other Boleyn Girl) de Justin Chadwick avec Natalie Portman, Scarlett Johansson et Eric Bana (2008)

13 commentaires:

  1. "Lors d'une ballade à cheval, la jeune Anne a un peu bêtement entraîné le Roi à sa suite le long d'un chemin sinueux que le canasson royal n'aura pas bien appréhendé, se ruinant la gueule dans le fossé, et propulsant le Roi, un bras déjà dans le plâtre et un pied coincé dans l'étrier, par-dessus bord, sur un talus rocailleux."


    Il avait un joli nom, mon con de guide: Natali.

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  2. Comme d'habitude ce sont les frangins respectifs des rédacteurs qui usent des commentaires les plus enthousiastes mais aussi les plus justes. Sachez qu'un certain Glue3 lit visite régulièrement ce blog et je l'encourage à poster ses commentaires.
    Pour en revenir à "The Other Boleyn Girl", j'ai bien envie de le mater, surtout à cause de l'une de ses interprètes.

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  3. Eric Bana c'est le sosie ricain de Pascal Elbé, et c'est pas un compliment, ni pour un ni pour l'autre.

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  4. Perso je le trouve méga beau. J'avoue. J'ai un faible pour Eric Banane. Je l'avoue ! Je suis pèd' pour Bana :(


    Y'a un petit truc avec Elbé ouais, disons qu'Elbé est le BananaSplitz du gros gros miséreux.

    http://static1.purepeople.com/articles/3/12/51/3/@/58285-pascal-elbe-637x0-1.jpg

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  5. History Teacher10 août 2011 à 12:57

    Il faut aussi dire que ce film est historiquement complètement faux.

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  6. haha ^^ si Natalie Portman avait pu être présente en sa compagnie sur les photos ç'aurait pas été plus mal! ;-)

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  7. Je n'ai jamais vu ce film (oui, je sais, ce n'est pas grave). Ce qui l'est, c'est qu'on m'a dit "ce film est tout à fait pour toi". Qu'ai-je fait pour qu'on pense que je puisse aimer ce film ?

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  8. C'est ça... "jambonneux". Le terme sied fort à miss Johansson.
    Je ne sais pas si c'est bon signe ou non, mais après avoir lu cette critique, j'ai (quand même) envie de voir le film. Histoire de vérifier si c'est aussi pourri qu'on le dit...

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  9. arf, ça me gêne de dire ça, mais je trouve que les propos durs sur le physique de Scarlett Johansson ne sont pas acceptables. Je ne suis pas du tout fan de cette actrice, pas du tout accro à son physique, je trouve juste que ton article dévie trop à ce moment-là. D'habitude tu me fais bien marrer, mais là je trouve qu'il y a un truc qui tourne pas rond. Le film est sans doute merdique et mérite sans doute d'être descendu, mais je crois que tu peux remplir ta mission sans dire qu'une actrice est laide sans raison. Moi je trouve que Natalie Portman n'est pas très belle, que Scarlett Johansson est plus mignonne avec ses bonnes joues, mais franchement on s'en fout...c'est pas très important. A la prochaine avec plaisir ;-)

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  10. c'est vrai qu'on ne comprend pas cet acharnement... ce n'est pas vraiment comique et c'est tellement éloigné de la réalité. mystère...

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