8 mars 2009

Burn After Reading

Le dernier film des frères Coen, chroniqué par notre bienveillant frère ainé, Alex. Une chronique sans pitié et expéditive. Les mots sont simples mais ils sont choisis avec soin, de manière à permettre au lecteur d'apprécier à sa juste valeur le point de vue de notre chroniqueur exceptionnel. Un chroniqueur qui n'a pas la langue dans sa poche, comme vous le constaterez en parcourant de votre œil fébrile les lignes ci-dessous. Son expérience, liée à son grand âge, ses connaissances pointues en matière de cinéma sauront vous émouvoir et vous faire comprendre que quand Alex prend la parole, c'est rarement pour raconter des conneries.




Voici, telle quelle, sans aucune modification, la chronique d'Alex :

"J'ai vu Burn After Reading. Je m'en souviens plus. Si, je me souviens m'être bien marré, d'avoir passé un bon moment mais je ne saurais en dire plus. Je ne sais même plus quand c'était tellement je suis décalqué, mais ce dont je suis sûr c'est qu'il faisait beau. Peut-être pas finalement, comme c'était l'hiver... On a eu un hiver pourri à Paris, trois fois de la neige. Jamais vu ça en dix ans de Paris. Un vrai pari. El niño, mon cul !
Burn After Reading, c'était mon premier cinoche depuis l'arrivée de l'envahisseur. Avant ça, bien avant, j'avais subi Sex and the City the movie, un supplice.
Ce film m'a réconcilié avec les frères Coen. Vu mon grand âge, leur dernier film que j'avais vu au cinoche, c'était Ladykillers, une belle daube. Normal, y a Tom Hanks dedans. Malgré mon Alzheimer galopant, je dois dire qu'il me reste quelques bons souvenirs, quelques bonnes images de Burn After Reading. Le machouillage de chewing-gum de Brad Pitt et sa tête d'ahuri, les expressions faciales de George Clooney, l’irascible John Malkovitch et le clou du spectacle, ce passage d'anthologie où George Clooney dévoile son invention à Frances McDormand... Cette scène résume à mon sens, tout le cinéma des frères Coen. On se retrouve en terrain connu ! Avec les losers de Fargo, de Sang Contre Sang, de O'Brother. Certes, cet opus n'égalera jamais leur chef-d'œuvre The Big Lebowski qui représente la quintessence de leur art, mais, à travers quelques scènes, ils parviennent à se rapprocher de cette perfection. "



Reprenez vos mouchoirs, séchez vos larmes.


Burn After Reading de Joel et Ethan Coen avec George Clooney, Brad Pitt, John Malkovich et Frances McDormand (2008)

21 commentaires:

  1. Jolie chronique d'un invité de marque, arrachée sur le terrain, reporter Poulpard! Ceci dit, il se peut qu'Alex ne se fasse pas que des amis, notamment en la personne de Rémi, en s'en prenant de cette façon à Tom Hanks, acteur qu'il apprécie beaucoup. Je n'imaginais pas non plus que le terme "chef d'oeuvre" et le titre "Big Lebowski" seraient un jour accolés sur ces pages, mais c'est bien de surprendre aussi. Merci à vous deux.

    RépondreSupprimer
  2. "Le machouillage de chewing-gum de Brad Pitt et sa tête d'ahuri, les expressions faciales de George Clooney, l'irrascible John Malkovitch (...)", je crois que ce bout de phrase est très révélateur de ce qu'est réellement Burn After Reading, c'est à dire un simple prétexte pour que des acteurs se donnent en spectacle, comme la plupart des films des frères Coen. C'est assez triste.

    RépondreSupprimer
  3. Je ne l'ai pas vu mais je l'adore !

    RépondreSupprimer
  4. J'en ai vu une heure, avec mon camarade de chambrée, et c'était une des pires heures de mes vingt deux années de vie. C'était immensément chiant, ça ne commençait jamais, ça n'était pas drôle, pas "décalé", pas "pince sans rire", pas "trop déjanté", c'était à chier. Un gros déballage du comique à la Coen, du pain béni pour des acteurs en quête d'une rupture de ton oscarisable et déjà culte, un humour d'outre-mer, d'outre tombe, d'outre manche, un humour collé au sol.

    RépondreSupprimer
  5. J'ai aimé les expressions pleines de fuck utilisées par Osbourne Cox.

    RépondreSupprimer
  6. Tout d'abord, sachez qu'Alex est heureux de voir que sa chronique suscite autant de commentaires aussi spontanés et constructifs. Car c'est bien de cela qu'il s'agit.
    Nonobstant cette satisfaction personnelle, une question cruciale vient de venir à Alex, et celle-ci est adressée à Rémi :
    "Comment un mec qui dit aimer le cinéma peut-il abhorrer John Boorman ?"

    RépondreSupprimer
  7. Echangez plutôt sur Rohmer ; Boorman c'était seulement le prétexte pour un statut facebook bidon.

    RépondreSupprimer
  8. J'ai le sentiment que ce frère aîné m'a déjà pris en grippe, sans me connaître, comme votre frère puiné, qui lui me connaît... Et ça m'attriste. Tandis que la grand-mère rêve de moi la nuit, deux de vos frères jouent aux fléchettes sur ma photo de profil facebook.

    RépondreSupprimer
  9. Sache, cher Rémi, que notre ainé ne t'a pas pris en grippe, bien au contraire. Il est seulement étonné de constater que tu ne portes pas John Boorman dans ton coeur. Mais tout ça, c'est une histoire de goût. Ne t'attriste plus, tu n'en as aucune raison, fais moi confiance.

    RépondreSupprimer
  10. "Je n'imaginais pas non plus que le terme "chef d'oeuvre" et le titre "Big Lebowski" seraient un jour accolés sur ces pages"

    Tu n'as aucun goût.

    "un simple prétexte pour que des acteurs se donnent en spectacle, comme la plupart des films des frères Coen."

    Tu es con comme un manche de poêle.

    RépondreSupprimer
  11. Les anonymes sont de plus en plus vulgaires de nos jours.

    RépondreSupprimer
  12. Cher Anonyme, libre à toi de nous faire partager tout l'amour que tu portes aux oeuvres des frères Coen dans un futur message un peu plus poli, car ce ne sont pas tes remarques sans intérêts qui me feront réfléchir une seconde de plus à ce que j'en pense.

    RépondreSupprimer
  13. Ahhh,
    Je suis ces chroniques en diagonale. Cette fois je ne peux pas passer sans faire un commentaire sur mon complet accord avec Alex.
    J'ai vu ce bon film, j'ai bien rigolé (Brad semble avoir 25 ans) mais ça ne m'a pas marqué plus que ça.
    Je bénis leur chef d'œuvre "the Big Lebowski" comme l'atteste la présence du DVD original dans mes mûrs. Je garde donc mes commentaires au chaud.

    PS : salut Totole et Fèl.

    RépondreSupprimer
  14. Je l'a vu, je ne l'aime plus !

    RépondreSupprimer
  15. TBL je l'ai vu j'étais jeune. Sur France 3. J'en ai vu 30 minutes, après j'avais école. Des mecs qui jouent au bowling. C'était giga marrant. Tellement marrant que ma mère a du me flinguer, d'une decharge de chevrotine, pour atténuer la douleur que je ressentais en riant à pleins poumons.
    Des frères normands (car il s'agit bien d'un pseudonyme, leur véritable nom étant Caen), j'ai vu deux films. Ces deux films m'ont pété un bras.

    Je suis manchot et je n'irai plus voir leurs films.

    RépondreSupprimer
  16. ils font des films à 4 paluches
    pour donner ca
    tsais ils font une vanne
    et l'autre dit "tu vas trop loin là"
    finalement ils font pas
    et le pire

    c'est dans nonon le pays n'est pas pour cette vieille personne, qui a pourtant joué dans quelques grands films, comme MIB 2 aka MIIB, le monologue de fin. En fait les deux frérots se sont mis à écrire chacun de leur coté une fin, et après ils ont mis en commun. Ils ont pris le premier mot de ethan, le deuxieme de joel, le troisieme de ethan...
    si y'a pas de musique dans ce film
    c'est parce que joel avait choisi billy joel comme OST, et que Ethan avait choisi Billy Joel mais en reverse, pour donner un cachet au film. En mélangeant ca a rien donné.
    L'idée de l'arme, c'est une nouvelle technique des frangins. C'est JoL qui lancait "ca pourrait etre un fusil", Eth anol répondait "Un fusil à pompe", jol "un fusil à pompe à vélo", ethanol "un fusil à pompe à vélo à roulettes", etc...

    RépondreSupprimer
  17. Ce film est complètement barré, ce qui est génial. On est loin d'attendre Clooney & Pitt, les deux playboys d'Hollywood dans ce registre, et pourtant ça fonctionne.

    RépondreSupprimer
  18. "leur dernier film que j'avais vu au cinoche, c'était Ladykillers, une belle daube. Normal, y a Tom Hanks dedans"

    Méchant ! J'aime bien Tom Hanks, moi. Même s'il a tendance à enchaîner les rôles insignifiants.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Contrairement à l'auteur de ces mots, on l'aime plutôt bien aussi :)

      Supprimer