2 octobre 2018

Les Incorruptibles

Incroyable mais vrai : je n'avais jamais vu ce film, qui est pourtant un "gros morceau", et je l'ai seulement découvert il y a quelques jours. Je suis dans une période "film de gangsters", j'enchaîne les films de gangsters, qu'ils aient été réalisés par des gangsters ou qu'ils mettent en scène des gangsters. J'ai maté tous les Mocky et même quelques matchs de foot d'équipes entraînées par Rolland Courbis (le Marseille-Montpellier de 98 est entré dans l'Histoire). Les Incorruptibles appartient aux deux catégories à la fois puisque le gros Brian De Palma, le roi des petites combines, est à la barre. Je dois cependant vous avouer que je suis un tantinet déçu. J'ai trouvé ça pas mal... mais c'est tout ! Le film a un peu vieilli. On dit ça de ces films dont les dvds ne tiennent pas le coup, attirent plus la poussière que les autres. C'est généralement une histoire de placement dans la dvdthèque, tout en bas de l'étagère, près des godasses et des chaussettes sales, ou tout en haut, avec les araignées. La musique de Morricone aussi a pris du plomb dans l'aile, et Dieu sait que j'aime Ennio (un type délicieux). Je suis un fan du bonhomme, mais il flirte plus d'une fois avec le mauvais goût, peut-être très peu inspiré par les images de son compatriote... 

Le cas Kevin Costner pose également question. Pourtant je l'aime aussi, littéralement, puisque je le considère comme mon premier amour (j'étais gosse et il avait une classe d'enfer dans les années 90-94). Il m'a ici fait une très drôle d'impression : dans quelques scènes il me paraît un peu mauvais, sa voix dérape sur certaines répliques, on dirait qu'il ne sait pas quoi faire de ses paluches (ce qui est vrai de l'acteur comme de l'homme, d'où les nombreuses mains au cul sur tapis rouge : il n'est pas obsédé sexuel, loin de là, il ne sait juste pas où foutre ses pattes alors il les plaque contre les culs). Bref, Costner manque d'assurance là-dedans, c'est criant. Comme si De Palma pouvait le virer d'une seconde à l'autre. Mais d'un autre côté ça colle parfois pas trop mal à son rôle de flic ripoux et ça l'éloigne des clichés. Une prestation surprenante et intrigante en tout cas, qui est l'un des trucs qui m'a le plus captivé dans cet assez mauvais film. On se situe toutefois dans le haut du panier de la filmographie de De Palma. Sean Connery y est cool aussi, mais ça, c'est inhérent à sa personne, De Palma y est pour que dalle.

Pas un mot sur Robert De Niro, que je n'ai tout simplement pas reconnu.

Nb. Je me suis toujours demandé si le nom du fameux webzine Les Inrockuptibles était dû à ce film, ou si c'était pas l'inverse. Qui de l'œuf ou de la poule... Bref, le genre d'énigme qu'on ne résoudra jamais.


Les Incorruptibles de Brian De Palma avec Kevin Costner, Robert De Niro et Sean Connery (1987)

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