1 juin 2013

Désirs humains

Tourné un an après l'excellent Règlement de comptes avec le même duo d'acteurs, Human Desire, film assez mineur du grand Fritz Lang, est une très lointaine adaptation de La Bête humaine de Zola, ou plutôt un très libre remake de son adaptation par Jean Renoir. A ceci près que la bête s'est mutée en froide machine. Lantier, l'homme aux pulsions sexuelles meurtrières héritées d'un patrimoine génétique baigné dans l'alcool à brûler, incarné chez Renoir par le puissant Gabin, noir de suie, ruisselant de sueur et chevauchant (avec Carette) sa Lison, locomotive monstrueuse, créature hurlante de métal, de feu et de fumée, cède la place chez Lang au Sergent Jeff Warren, de retour de Corée, sous les traits d'un Glenn Ford gringalet, tout clean et tout sourire, assis comme un pape dans la cabine confortable d'une imposante machine automatique qui avance seule et laisse à peine deviner à travers de minuscules hublots haut perchés les rails sur lesquels elle glisse.




La scène d'introduction du film est l'une des plus efficaces du film, avec ce plan large en plongée où la locomotive tourne sur elle-même, arrimée à une plate-forme mobile. La faute à un effet d'optique, on ne sait pas immédiatement si ce mouvement vient de la caméra ou de la plateforme soutenant le mastodonte de fer endormi, véritable dinosaure inerte, manipulé sans effort. Mais c'est bien le seul plan du film qui daigne jouer de la figure mythique du train, quitte à la démythifier, et qui parvienne à lui donner un semblant d'intérêt. La locomotive n'a cependant pas de quoi se plaindre quand on sait que Glenn Ford n'aura pas la même chance... Le film tout entier en subit les conséquences, perdant un peu de son âme et progressant en pilote automatique, avec un Lang en pantoufles aux manettes, enfoncé dans son fauteuil comme Edward G. Robinson au début de La Femme au portrait, rêvant peut-être son film au lieu de le tourner.




Mais Fritz Lang, même en pantoufles, reste Fritz Lang, et le film vaut somme toute le détour. Ne serait-ce que pour voir, malgré tout, et malgré le peu de cas que le cinéaste fait de lui, Glenn Ford, minaudant avec ce sourire ravageur qui le rend assez irrésistible (et il fallait bien ça !). Les acteurs sont à leur place, même si l'alchimie n'est pas toujours idéale entre eux, notamment entre Glenn et Gloria Grahame. L'actrice, au physique atypique pour ne pas dire irritant, et au jeu ici malaisé, correspond idéalement (et à priori mieux que Rita Hayworth, que Lang envisageait d'abord dans le rôle) au personnage de demi-chienne (renoirienne ? Lang a aussi remaké La Chienne dans La Rue Rouge, avec plus de bonheur) que lui réserve le récit. Demi-clebs seulement parce que la chienne est ici moins coupable que victime. Poussée à un adultère longuement consommé avec son propre parrain par nul autre que son rustre de mari (encore une fois, on aurait mal cru à un couple formé par cette montage de barbaque qu'était Broderick Crawford et la majestueuse Rita…), Vicky ment sans cesse (le jeu faux de Golden Grahame y ajoute) et calcule ses idylles par intérêt ; mais elle le fait pour échapper à sa condition et à l'ennui croulant de sa vie, symboliquement enclose au milieu des rails, partagée entre une cage à oiseaux et un poste de télévision, comme cela a déjà été analysé. Lang en fait finalement la sainte de son film quand l'amant de Vicky, le sergent Warren, déçu par ses mensonges, l'abandonne à un triste sort. Vicky voit son statut de victime innocente s'accomplir dans un des wagons du train que fait semblant de conduire un Glenn Ford de nouveau souriant et détaché, pilotant son corbillard sur rails sans les mains.




Au-delà des acteurs (tout de même bien peu mis en avant par Lang, et œuvrant au service de personnages assez faibles), il faut voir le film pour vérifier quelque chose. Dans la scène où le sergent Jeff, commandé par Vicky, s'apprête à tuer le mari de cette dernière, saoul comme un cochon, au milieu des rails et en pleine nuit. Lang, qui excelle toujours à construire l'espace par la mise en scène, et notamment dans les scènes de nuit à la gare, filme ses deux acteurs de dos, l'un poursuivant l'autre qui titube, en vue d'ensemble et en légère plongée, le plan de l'image étant perpendiculaire à celui des rails. Au moment où Glenn Ford est censé passer à l'acte, un train défile entre les personnages et la caméra, nous dissimulant l'action : a-t-elle eu lieu ou non ? Une chose est sûre (ou pas, en fait), c'est qu'à l'instant précis où le train arrive, et jusqu'à la coupure scandant la fin de la séquence quelques secondes plus tard, l'image noir et blanc se teinte d'un étrange et presque imperceptible filtre vert (plus ou moins perceptible selon les lecteurs, particulièrement peu remarquable sur les captures ci-dessous, par conséquent d'une grande inutilité, mais très net sur mon écran de télévision).





Je n'ai trouvé nulle part mention de cette irruption surprenante d'un semblant de couleur (en tout cas d'une altération de la teinte de l'image) dans le film de Lang, pas même chez l'illustre Bernard Eisenchitz dans Fritz Lang au travail. Cette facétie du cinéaste passe-t-elle inaperçue ? N'intéresse-t-elle pas les commentateurs de l’œuvre ? Ou bien n'existe-t-elle tout simplement pas ? Serait-ce un simple défaut de pellicule ? Une erreur de copie dans l'édition DVD du film chez Wild Side, ou sur l'exemplaire précis qui m'est passé entre les mains ? Que ce défaut surgisse sur une scène comme celle-là et s'y trouve si précisément et si idéalement placé relèverait d'une heureuse coïncidence qui donne envie de miser sur un oubli, volontaire ou non, des commentateurs du film. A moins qu'il ne s'agisse que de cet assombrissement de l'image qui précède et succède toujours aux fondus enchaînés dans les vieux films ? Toujours est-il que la séquence, qui détermine un basculement dans la conscience de Jeff Warren (ce fond verdâtre serait celui de la pourriture et de la corruption, sauf que le personnage ne tue ici sa maîtresse au lieu du mari qu'indirectement), est belle et fait gagner au film cette puissance dramatique dont il manque par ailleurs. Le surgissement inopiné de la couleur, ou à tout le moins l'altération involontaire de la pellicule, même presque invisible, déplace l'attention du spectateur (pour peu qu'il remarque ce drôle d'effet) et marque un déplacement narratif : le meurtre du mari, qui devait libérer la femme, n'a pas lieu et la condamne. Si cette scène a été tournée telle quelle, et si l'effet a été recherché, cela mérite qu'on en parle, sinon, c'est un petit miracle hasardeux qui méritait qu'on en parle aussi.


Désirs humains de Fritz Lang avec Glenn Ford, Gloria Grahame et Broderick Crawford (1954)

15 commentaires:

  1. "Règlement de comptes" est davantage qu'un excellent film. C'est carrément un des meilleurs films noirs de la période classique. Peloton de tête même. Ford et Grahame y sont, à mon sens, encore plus bouleversants que dans Human Desires.
    Je n'ai pas souvenir d'un verdissement de l'image dans cette scène de Désirs Humains. Je précise que je l'ai vu deux fois au cinéma (il y a longtemps, c'est vrai, mais un truc pareil, ça se remarque et on s'en souvient). Puis une autre fois sur un enregistrement maison du Cinéma de minuit de Brion. Nothing green.
    Coïncidence surprenante, en effet. Mais, je pense, coïncidence tout de même...

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    1. Dans ce cas probablement oui. Merci pour ta réponse !

      Règlement de comptes est plus qu'excellent en effet, et largement supérieur à Désirs Humains, notamment comme tu le dis parce que les personnages y sont beaucoup plus denses, fouillés et émouvants, et surtout celui de Glenn Ford (le film m'a particulièrement touché dans la peinture de sa relation de couple).

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    2. Ce film c'est quand même de la gnognotte comparé au Renoir. Gabin (qui n'a peut-être jamais été aussi bon, en tout cas jamais meilleur), la radieuse Simone Simon, la poésie et la mélancolie avec laquelle le Jeannot il emballe tout ça, Dio mio. À côté le Lang est quand même bien plat, Glenn Ford a l'air de s'emmerder, la Grahame est trop barbouillée, l'intrigue pédale dans la semoule, bof... C'est sûr qu'on est à des années-lumière de Règlement de Comptes, y a pas tof.
      Dis Frisilon, j'ai d'la bonne news pour toi. Je viens de m'envoyer quelques pelloches supplémentaires de ton chouchou Daves et guess what: me suis pris quelques baffes, surtout avec Spencer's Mountain qui est vraiment sublime dans le genre pastorale à 2 doigts de l'insupportable guimauve bibendum mais qui ne verse jamais-là dedans grâce à l'honnêteté désarmante du mec derrière tout ça. C'est beau, c'est grand. Et puis Fonda quoi. Et puis Maureen O'Hara. Il monte lentement mais sûrement les échelons de mon Palmarès le Dédé.
      LdF

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  2. Froselis Limonette21 juin 2013 à 23:19

    Ah ben, je viens seulement de te lire, le Fream ! Et comment qu'elle est belle la Montagne du Spencer (enfin des 7) ! Et Fonda, yep ! Immense!
    Ah mon cher dédé Daves... Tiens, je vais aller m'en voir un t'aleur !

    Pour en revenir à l' Humaine Bête d'Hollywood, mon cerveau me dit bien évidemment que le Renoir est mille volées au-dessus (ce début! Ce Gabin! Ce Carette! Cette Simone! Ce Renoir!).
    Mais mon cœur ne peut pas à cracher sur le Lang (osée c'te dernière formule) car, quand même, oui, Le Glenn, La Gloria-trop-barbouillée, le Broderick, le Lang implacable, je les aime tous grave !
    Mais, ok d'acc, personne n'égale jamais Renoir question remakes. Même Kurosawa, il s'est planté sur son hyper-chiant de Bas-fonds...

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  3. Les Bas-Frimes23 juin 2013 à 10:30

    Euh les Spencer ils sont 9, Froselis. Quoiqu'on en voit 11 sur c'te photo: http://3.bp.blogspot.com/-Na3OL_itOE4/Tb0C_oXJa2I/AAAAAAAALfk/SR8mRRSRfcQ/s1600/SpencersMountain.jpg C'est à y perdre son latin tout ça. Bref.
    Pour les remakes du grand Jeannot je t'avouerais quand même que La Rue Rouge me semble nettement supérieur à La Chienne mais ça doit être un cas isolé. L'original doit tout à Michel Simon (aka Dieu) mais pour le reste c'est pas le Pérou, j'ai l'impression que Renoir ne sait pas encore trop quoi faire de l'avènement du son. T'as des fulgurances, des moments sublimes (surtout dans la 1re partie) mais aussi pas mal de maladresses, des problèmes de rythme sur la fin... Tandis que Scarlet Street c'est du Lang de derrière les fagots. Plus noir tu meurs. La solitude et la peur ont jamais été aussi bien montrées que dans les dernières images, absolument tétanisantes. Oué oué j'hyperbolise un poil mais que veux-tu, il a le don de nous rendre comme ça le Fritz.
    LdF

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    1. Je ne l'ai pas revu depuis longtemps mais dans mon souvenir la fin de "La Chienne" est particulièrement magistrale dans sa mise en scène, non ?

      Par contre j'ai revu "La Rue rouge" tout récemment et c'est certes un sacré film. Je suis amoureux de Joan Bennett faut dire. Puis G. Robinson et Duryea c'est pas rien.

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  4. Rose-Li Frometon23 juin 2013 à 15:01

    Ah Non ! Hon, hon, hon, hon, hon.... Pas dak.
    La Chienne c'est mille mètres au-dessus de La Rue ! Pas foto, ah nan nan nan nan nan!

    Oui, les Spencer, pardon, d'puis dix ans que je les z'ai vus, j'en ai perdu 2 en route...

    T'as vu la 'La Bataille de la Villa Fiorita' avec Maureen O. et Rossano Bra. de DD ?? Pas un film de guerre malgré les apparences, mais une bluette comme le DD sait les faire. Bien de chez Bien.

    Total dak : Michel Simon c'est Dieu, yes, version mécréant, 'videmment.
    J'aimerais bien revoir 'La Maison' du Gérard Brach de Roman Po. avec la Patti d'Arbanville de youssouf-Cat-Stevens.
    Ainsi que 'Blanche' de Borow-chique.
    Ces films sont de lointains souvenirs zéloignés et dispersés... Mais impression du génie Simonien toujours bien présente, debout et inattaquable.

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  5. Walerian Frimowczyk23 juin 2013 à 21:28

    @Rémi: la fin de La Chienne m'a un peu déçu mais c'est sans doute parce que j'ai vu La Rue Rouge avant. Je m'attendais pas à ce happy ending, du coup ça m'a un peu refroidi.

    @Frometon: taratata, La Rue Rouge c'est le suprême de poulet, La Chienne c'est au mieux le poulet à la broche. J'ai pas pour habitude de tenir les remakes en plus haute estime que leurs aînés mais là, je suis convaincu que le Lang est plus abouti sur tous les plans (excepté l'interprétation on va dire, Robinson est excellent mais Simon, un Dieu mécréant, vala quoi).
    Tu sais que ça fait des lustres que je me casse l'arrière-train à dégotter La Bataille de la Villa Fiorita ! Dans le genre obscur il se pose là celui-ci. Mais je ne désespère pas, bien au contraire.
    Pas vu les deux œuvres simoniesques que tu mentionnes. Mais la période des 30's est à elle seule fabuleuse. Il te transcende des trucs un peu plan-plan comme Quai des Brumes (pas mauvais hein, mais bon Carné c'était pas Renoir) ou même dans les 50's des Guitry qui seraient pas forcément mirobolants sans sa présence (La Poison, Vie d'un Honnête Homme). Ah ouais le Michel... y en avait pas deux des comme lui.
    LdF

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    1. Enfoui dans mon souvenir je vois un plan qui descend depuis la fenêtre du lieu du crime vers la rue, quelque chose d'assez impressionnant...

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    2. Fragola Lemons24 juin 2013 à 01:41

      Bravo le Rémi ! Tu te souviens au poil ! Le plan du crime (qu'on ne voit pas, sauf erreur) est MA-GIS-TRRRRAL ! la fenêtre ouverte, oui, la caméra qui se balade du dedans au-dehors, puis re-dedans, avec la musique dans la rue, pendant que l'autre il étrangle cette chienne... Renversant! Pétrifiant.
      Alors d'accord Joan Bennett. Et d'accord le si génialement veule Dan Duryea. Mais, quand même, Lang, s'il est excellentissime... il est pas aussi génial ni inspiré de cette folie glaçante qu'a le Jeannot. Sur ce film, du moins. S'agit pas de généraliser.
      J'ai fantasmé ou bien l'appart de Joan Bennet est décoré de bouquets de fleurs phalliques que Fritz filme à l'envi... ?

      La Fiorita est passée sur le câble y a 3 ou 4 ans (l'ai DVD-ifié illico), ça repassera sûrement. Même Rossano, il y est impecc. Je dis ça... mais il est bien , aussi, dans le David Lean à Venise. C'est de bon ton de lui taper dessus à brazzi raccourcis, mais faut reconnaître qu'il est souvent meilleur que l'idée qu'il donne.
      Et, ouais, le Simon, il est épatant ce grand homme-là.

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    3. Fragola Lemons24 juin 2013 à 01:49

      Oh mais... mais... mais...
      Le suprême de poulet c'est souvent sec sans la sauce.
      Alors qu'à la broche, un jeune gallinacé fermier rôti doré juste comme il faut... Miam.

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    4. Georges de la Frimardière24 juin 2013 à 09:13

      La Chienne contient en effet quelques travellings pas piqués des hannetons mais faute de bonne mémoire je ne saurais dire à quels moments du film ils interviennent exactement. Il y a beaucoup de films de la fin des 20's et du début des 30's qui ont des mouvements d'appareil virtuoses comme ceux de Leni, Fejos ou Mamoulian. Les expérimentations des chefs-op étaient souvent géniales et on dirait que la mobilité de la caméra (à Hollywood du moins) s'est un peu perdue après l'instauration du code Hays.
      LdF

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    5. Gallinafrime rôti doré24 juin 2013 à 09:53

      Oh oh oh oh mais attendez un peu là... Stop stop stop. C'est pas de la fin que vous causez, la scène de meurtre a lieu bien avant ! D'ailleurs ça me revient, ce travelling-là c'est vrai qu'il déchire sa race.
      La Fiorita j'essaierai de la choper lors d'une prochaine diffusion sur le käbeul. À moins d'une éventuelle sortie DVDesque entre temps... faut croiser les doigts.
      Le coup des fleurs phalliques je m'en souviens pas, j'avoue. Le visionnage commence à dater. Mais tu m'intrigues. Je vais tâcher de me le remater c'te semaine.
      Pour le poulet je fais amende honorable, c'est vrai qu'une broche bien apprêtée ça peut bien valoir un suprême sans la sauce. Soit. Reprenons alors plutôt l'exemple des fraises des bois (Scarlet Street) versus les fraises tagada (La Chienne). Mouahahaha !
      LdF

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  6. Elinas de la Frémontière25 juin 2013 à 00:07

    Les fraises des bois peuvent contenir des, hum, des, enfin, tu vois... les renards i' s'oublient dessus, et alors t'as le foie hyper malade, après, si tu les as pas bien lavées. Alors que les fraises Tagada, emballées sous blister, chimiques, nickel!

    Non, on n'a pas dit que c'était à la fin, enfin il semble pas. Mais c'est vrai qu'il déchire grave l'occipital ce travelling! En plus, il paraît tellement bizarre, tellement osé, tellement "où c'est qu'il nous embarque comme ça?", que tu le graves grave (dans l'occipital ou ailleurs, d'ailleurs, au choix).
    Quant aux fleurs phalliques, le Fritz il insiste drôlement dessus, toujours dans le cadre, sur la table basse, au milieu de la pièce... Ouais, peut-être que c'est moi ( mais ça m'étonnerait pas de lui, ceci dit!)
    PS: Subtil, ton Georges de la Frimardière! ça me rappelle que j'avais eu un mal fou, il y a vingt ans, à dénicher bouquin.

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  7. Ben c'est l'ami Rémi qui a parlé d'une fin magistralement mise en scène me semble. Enfin qu'importe, on a tous vu le même travelling grandiose qui a lieu pendant la scène du crime, c'est l'essentiel.
    Pour les fleurs membrum virīle je veux bien te croire, c'est peut-être aussi moi qui ai zappé tout le truc en bon fat que je suis.
    Il a pas l'air super connu ce Monsieur de la Frimardière mais je viens de lire qu'il a été pas mal adapté à l'époque du muet, notamment avec son personnage du Bouif que je ne connais ni d'Ève ni d'Adam.
    PS: à ta place je ferais gaffe aux ouvriers des usines Haribo qui les emballent, les Tagada. Sait-on jamais ce qu'ils fabriquent dans leur coin. Des fois.
    LdF

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