26 octobre 2016

Audrey Rose

Audrey Rose est peut-être loin d'être le film le plus recommandable de la si longue et hétéroclite filmographie de Robert Wise mais il est, à coup sûr, l'un des plus étranges. Il ne s'agit pas non plus d'une pépite oubliée du cinéma fantastique des années 70 et, à sa sortie, il semble avoir souffert d'être dans l'ombre de L'Exorciste, ce qui est somme toute logique, même si les deux films ont finalement très peu à voir. Découvert aujourd'hui, et sorti de ce contexte défavorable, Audrey Rose est pourtant une vraie curiosité qui mérite amplement le détour. Après s'être essayé à pratiquement tous les domaines, Bob Wise signe ici une œuvre apparaissant longtemps inclassable, naviguant et hésitant entre les genres, prenant des bifurcations inattendues, et dont il faut attendre la dernière scène pour être fixé et la ranger définitivement dans la catégorie du drame familial qui tache et cloue même sur place par la franchise de son fin mot.




Audrey Rose est constitué de deux parties bien distinctes. La première, plus conventionnelle, est illuminée par le talent d'Anthony Hopkins, un acteur dont je n'ai guère l'habitude de dire beaucoup de bien, mais qui est ici irréprochable dans un rôle pourtant compliqué. Nous devons en effet absolument croire en ce père en détresse, persuadé d'avoir trouvé en la petite Ivy, une new-yorkaise de 11 ans, la réincarnation de sa fille, Audrey Rose, décédée dans un tragique accident de voiture (scène d'ouverture glaçante). La précision du jeu de l'acteur, conjuguée à la maîtrise du cinéaste, nous permettent d'accepter ce scénario qui aurait pu, entre d'autres mains, aboutir à un insupportable mélo hollywoodien. Bien qu'il soit difficile à cerner, il se dégage du film une sincérité rare qui maintient alerte et finit par emporter l'adhésion. Audrey Rose est portée par la conviction sans faille d'un cinéaste bien décidé à donner vie au scénario étonnant écrit par Frank De Felitta, fidèlement adapté de son propre livre et de son vécu personnel.




Dans cette première partie, les scènes de crise, où la pauvre gamine revit en cauchemar la mort de son ancêtre, s'enchaînent et s'avèrent toutes assez efficaces, surtout la première, alors que le ridicule tend à chaque fois les bras au réalisateur. C'est dans ces moments-là que l'on reconnaît le savoir-faire de Robert Wise et que l'on peut également penser au classique de William Friedkin sorti 4 ans plus tôt. Cette fillette de bonne famille, s'agitant sur son lit en proie à des souffrances inconsolables et bientôt appelée à subir quelques tests pour déterminer l'origine de son mal (surtout une longue séance d'hypnose, qui clôt quasiment le film, et donne lieu à une scène tendue et très réussie), rappelle inévitablement la petite Reagan possédée. Mais Robert Wise parvient néanmoins à maintenir ses distances et la relation entre les deux films est en réalité très mince et ponctuelle, presque accidentelle. En outre, jamais Audrey Rose n'entre dans l'horreur et seulement par deux fois nous sommes à la lisière du fantastique, mais jamais nous n'y pénétrons véritablement. C'est une porte qui semble s'ouvrir toute seule comme dans un bon vieux film de maison hantée jusqu'à ce que l'on se rende compte que c'est encore la gamine qui fait une nouvelle crise de somnambulisme. C'est une tasse de thé qui paraît se renverser d'elle-même quand Hopkins évoque la mort de sa fille, mais qui nous est montrée de façon tout à fait anodine, comme un pur accident, et l'on finit par penser qu'il s'agissait d'une simple maladresse du personnage meurtri et emporté par son récit.




Le talent d'Anthony Hopkins, alors assez jeune et presque bel homme, s'exprime tout particulièrement dans deux scènes parmi lesquelles celle précédemment évoquée, où l'acteur captive et saisit par le débit de sa voix, son intonation et ses mots délicatement posés, très calculés, mais donnant parfaitement vie à un récit destiné à agiter l'imagination. Un mauvais réalisateur aurait peut-être choisi d'illustrer ce long monologue par un montage parallèle lourdingue, Robert Wise sait que le génie de son acteur suffit et il a bien raison de miser tout sur lui. La deuxième scène où Anthony Hopkins impressionne est celle, toujours dans la première heure, où il implore l'aide de la mère d'Ivy, pour que celle-ci lui permette de passer du temps avec sa fille, et c'est cette fois-ci dans ses postures, ses regards et ses mimiques subtiles, encore une fois très travaillés, que l'acteur nous fascine.




La seconde partie du film est la plus étonnante. Audrey Rose devient une sorte de réflexion sur la réincarnation et prend les allures d'un film de procès comme les américains savent en faire. Anthony Hopkins, au banc des accusés, est alors relégué au second plan, mais le film ne perd pas pour autant de son intérêt et continue d'intriguer. Sa force, sa singularité tient justement dans ce choix du réalisme à tout prix, dans sa prise de parti osée, quitte à parfois flirter maladroitement avec le documentaire sur l'hindouisme par l'intermédiaire de ces quelques images peut-être un peu superflues nous montrant les pratiques indiennes. On regarde donc tout ça avec les sourcils légèrement relevés, ne s'attendant pas à les hausser encore davantage à la toute fin, qui laisse vraiment sur le cul. Il serait totalement impensable qu'un tel film se termine comme ça aujourd'hui. De par son audace et sa singularité, Audrey Rose appartient bel et bien à la folle décennie du cinéma américain. 


Audrey Rose de Robert Wise avec Marsha Mason, Anthony Hopkins, Susan Swift et John Beck (1977)

21 octobre 2016

La Nuit des maléfices

Découvert grâce au cycle "Rencontre avec le diable" d'Arte, le très méconnu La Nuit des maléfices (encore visible, gratuitement, sur Arte Cinéma) pourrait faire un programme original pour la prochaine soirée d'Halloween. Film de 1971, sorti par un mini-studio que l'on pourrait qualifier de petit cousin de la Hammer, The Blood on Satan's Claw (en anglais) est un film de genre intéressant dont l'action se situe au XVIIIème siècle, dans un paysage rural d'Angleterre. En labourant son champ, un jeune homme, Ralph (Barry Andrews), déterre l'étrange cadavre d'une créature non-identifiable. Il en fait immédiatement part au juge du Comté (Patrick Wymark) mais ce dernier n'y prête pas attention. Peu à peu, les événements sordides se multiplient dans la petite bourgade, notamment chez les jeunes gens du coin : les jeunes filles se retrouvent couvertes de morceaux de peau brune poilue, une dame disparaît, une chasse aux sorcières anarchique se déploie et des groupes de jeunes gens se mettent à en massacrer d'autres, dirigés par l'une d'entre eux, la blonde Angel Blake (Linda Hayden), dont les sourcils se sont étrangement développés et qui n'est pas sans évoquer la diabolique Emmanuelle Seigner de Polanski (celle de Lune de fiel, de La Neuvième porte ou aussi bien de La Vénue à la fourrure) depuis qu'elle a trouvé une griffe dans le sillon d'un champ.




Le film n'est pas parfait, il faut le dire au risque de l'envoyer au casse-pipe. Avec ses rites sacrificiels ordonnés par toute une communauté de sorcières et de sorciers en l'honneur du Diable, La Nuit des maléfices peut évoquer The Wicker Man, autre film de genre anglais signé Robin Hardy et sorti deux ans plus tard, et les deux œuvres ont ceci en commun, me semble-t-il, qu'elles bénéficient d'un charme discret qui peut facilement s'évanouir ou échapper si le spectateur s'en est laissé dire monts et merveilles avant de les découvrir. Parmi les petits défauts de La Nuit des maléfices, on peut regretter l'absence de personnages forts. Les plus marquants sont au final Angel, la sorcière blonde séductrice aux gigantesques sourcils noirs, qui doit trop au charme de son interprète, et le juge, qui peut vaguement agacer en tant que citadin nanti et érudit venu éradiquer l'épidémie sévissant chez les petits paysans dévorés par le culte. Il y a aussi le prédicateur (Anthony Ainley), qui résiste non sans mal aux avances libidineuses de la très jeune et ensorcelante Angel, mais il ne joue qu'un rôle secondaire.


Photo de tournage d'une séquence de rite satanique.

Ceci étant dit, parlons plutôt des qualités du film. A commencer par la simplicité avec laquelle il égraine les éléments du récit et nous plonge sans heurt dans une ambiance gothique finement élaborée. Mais aussi et surtout la mise en scène de Piers Haggard, envoûtante dans les séquences violentes ou érotiques de rites sataniques. Le plus bizarre étant que ces cérémonies laissent apparaître parmi les enfants ou adolescents quelques vieillards isolés... La dernière est particulièrement réussie, avec la danse lascive d'une sorcière face à la dernière victime avant le réveil du Diable et, à l'autre bout de la scène, ces étonnants ralentis et arrêts sur image. Le film est par ailleurs ponctué de beaux effets de profondeur de champ, qui peuvent rappeler le travail d'un autre anglais, Jack Clayton, sur un autre film d'épouvante, Les Innocents, sorti en 61. 






Ces plans permettent au cinéaste de clôturer l'espace, par exemple dans une forme géométrique qui rappelle une disposition triangulaire rituelle de cérémonie occulte (cf. le 1er photogramme ci-dessus, tiré de la scène où Angel, à gauche, découvre la griffe du diable). Le procédé intervient également pour distribuer les personnages dans la profondeur afin de mieux séparer les contaminés des innocents, qui ne voient pas ce qui se joue face à eux (2ème photogramme). La profondeur de champ sert aussi à mettre en valeur certains membres du corps de tous ces jeunes gens qui, rongés par une maladie de peau diabolique ou directement amputés, s'apprêtent à donner (leur) corps au Malin. Surgissant du cadre, les pieds ou les mains des victimes sont comme détachés du reste de leur corps et attirés par celui qui ne demande qu'à s'incarner. Par exemple dans ce plan où Ralph cherche le cadavre qu'il a découvert au début du film, débout dans un champ : au premier plan se détachent les bottes de Ralph (qui bientôt se blessera précisément au tibia sous l'influence d'un corbeau de mauvais augure), tandis que derrière lui apparaît le juge circonspect. Ou encore ces nombreux plans qui nous montrent la jambe et le pied d'une jeune fille envoûtée que le médecin du village tente de libérer de sa peau infernale. Autant d'élégances de mise en scène qui font aussi la saveur de ce petit film fantastique à découvrir.


La Nuit des maléfices de Piers Haggard avec Patrick Wymark, Linda Hayden, Barry Andrews, Wendy Padbury et Anthony Ainley (1971)

19 octobre 2016

Free State of Jones

Les affiches, celle ci-à gauche ou d'autres, sont à l'image du film : une belle fellation prodiguée à un Matthew McConaughey consentant, qui s'en donne à cœur joie avec son accent sudiste à couper à la hallebarde. Le début du film, pourtant, n'est pas trop mal : je parle des 4 minutes où l'on voit une bataille opposant nordistes et sudistes, et où les soldats sont pâles comme des morts, semblent se chier littéralement dessus en marchant vers les balles ennemies. Il y a quelque chose de frappant dans ces visages livides, dans l'attitude hébétée des hommes aux corps sans force, ce n'est peut-être pas grand chose mais c'est déjà quelque chose. Puis, après ça, on comprend vite qu'en réalité le film prendra le contrepied parfait de ces images : nous auront simplement droit à un festival McConaughey, dans un rôle de super-héros sans peur et sans reproche prêt à tous les sacrifices pour sauver la veuve et l'orphelin, le genre de personnage dont on se demande comment on peut encore les écrire et les interpréter sérieusement.




Attention : tiré d'une histoire vraie. McConaughey prête sa belle gueule au chevalier blanc Newton Knight, le sublime et gentil infermier blancas de peau et humaniste qui fit sécession parmi les sécessionnistes et monta une armée dissidente campée dans les marais pour affronter le camp confédéré que Knight et ses hommes venaient de déserter, avec l'aide de quelques anciens esclaves (qui tomberont forcément tous amoureux de lui, et de l'un de ces mille coïts Homme-mecs-meuf dans l'eau saumâtre du Mississippi naîtra un enfant métisse, pratique pour remplacer le premier fils de Knight, dont il n'a plus rien eu à foutre un beau jour, sans raison). C'est triste parce que le récit est, à de rares moments, coupé pour laisser place à un tribunal de 1985 mettant en cause le descendant de notre saint homme (le fameux métisse, accusé de n'être pas blanc), et le contraste, sans transition, entre les deux époques a quelque chose de vaguement original, en tout cas la première fois qu'il a lieu, surgissant sans crier gare, mais là aussi, la première bonne impression s'estompe, et le film est en définitive très plat. Il est même parfois plus plat que plat, quand il ne va pas pile poil là où on l'attendait : alors que la plus grande ville prise par l'armée des déserteurs est sur le point d'être attaquée par un général sudiste et 1000 hommes, et tandis que l'on s'attend au moment de bravoure du film (la grande bataille sacrificielle et héroïque finale, façon Glory), il s'avère qu'elle n'est pas filmée. Grande ellipse et on retrouve nos glandus quelques mois plus tard, qui disent qu'ils ont gagné (on se demande bien comment) et doivent affronter une Amérique réunifiée mais toujours aussi raciste. C'est le grand sujet du film, traité bon an mal an par une équipe trop obnubilée par sa vedette (ce problème n'est pas sans rappeler la triste apparition de Brad Pitt dans 12 years a slave, mais le phénomène est ici généralisé à tout un film), au point de reléguer les actrices et acteurs noirs ainsi que l'ambition de réaliser un film pas trop naze au second plan.


Free State of Jones de Gary Ross avec Mathew McConaughey, Keri Russell, Gugu Mbatha-Raw et Mahershala Ali (2016)

13 octobre 2016

The Lost Skeleton of Cadavra

Amateurs de films Grindhouse, passez votre chemin. Réalisé en 2001, The Lost Skeleton of Cadavra est une parodie respectueuse du cinéma de science-fiction et d'horreur des années 50, un pastiche sans prétention de films tels que Planète Interdite, Le Jour où la Terre s'arrêta, Les Soucoupes volantes attaquent et La Nuit de tous les mystères. On est ici beaucoup plus proche, dans l'esprit, de films comme OSS 117 ou Tucker & Dale vs Evil que des daubes sans âme estampillées Grindhouse encouragées par le sinistre duo Robert Rodriguez - Quentin Tarantino. The Lost Skeleton of Cadavra est écrit, produit, interprété et réalisé par Larry Blamire, un amoureux du cinéma bis et de ces classiques de la SF, qui, peut-être par trop grand respect pour le genre, ne pousse pas toujours la caricature assez loin. Son film, qui nous raconte l'histoire assez farfelue de quelques personnages ahuris à la recherche d'une météorite aux pouvoirs magiques, se suit sans déplaisir mais aurait gagné à être plus insolent, plus drôle encore.




Les personnages en présence sont autant de caricatures de ceux que l'on croise généralement dans ces vieux films de genre : du pseudo-scientifique éclairé, campé par Blamire himself, désireux de faire la plus grande découverte de l'histoire de l'humanité, au couple d'extraterrestres pacifiste et perché, aux mœurs étranges et finalement très humaines, sans oublier un ridicule bonhomme obnubilé par l'idée de dominer le monde, ce qui passe par la résurrection d'un vieux squelette assez loquace perdu dans une grotte. Larry Blamire se moque gentiment et adroitement de l'inertie terrible des héros de ces films, il reproduit leurs dialogues absurdes et les situations parfois grotesques qu'ils mettent en scène, tout en brocardant intelligemment le rôle proéminent systématiquement accordé aux hommes et la triste place faite aux femmes.




En tant qu'acteur, Larry Blamire sait faire preuve d'un vrai talent comique qui rappelle un peu par moments celui d'un Will Ferrell, en moins exubérant, dans sa façon de débiter très sérieusement des conneries plus grosses que lui. Il prouve également qu'il n'a pas peur du ridicule, lors des scènes les plus réussies de son film, où toute la petite bande s'en donne véritablement à cœur joie. Lors de ces moments en particulier, on a un peu l'impression de voir le film qu'une bande de potes auraient tourné rapidement pendant les vacances, une petite chose sympathique faite avec trois sous mais beaucoup de cœur. Parfois marrant, la plupart du temps agréable, The Lost Skeleton of Cadavra est un tout petit film attachant, un hommage sincère et modeste au cinéma de genre des années 50. Une œuvre que je conseillerai seulement à un public peu exigent et amoureux, comme son auteur, de ces vieilles séries b au charme suranné.


The Lost Skeleton of Cadavra de Larry Blamire avec Larry Blamire, Fray Masterson, Brian Howe, Susan McConnell et Jennifer Blaire (2001)

7 octobre 2016

Café Society

Le énième passager de la filmographie Allen... Bon ça se regarde, mais ce n'est vraiment pas intéressant. Il s'agit d'un vaudeville à la noix : Kristen Stewart, guère à l'honneur, trouve un rôle très mal écrit sur lequel il est bien difficile de projeter quoi que ce soit : Vonnie, de son prénom, la jeune secrétaire d'un grand producteur de cinéma hollywoodien, est tiraillée entre ledit producteur (Steve Carell, totalement éteint), et un jeune juif new-yorkais, neveu dudit producteur (Jesse Eisenberg, qui n'a pas à se forcer beaucoup pour parvenir à parler aussi vite que Woody himself), fraîchement débarqué sur la côte ouest pour obtenir de son tonton Scefo quelques faveurs : un job de grouillot. Le problème, c'est que si l'on cerne assez rapidement les deux hommes de l'histoire, le producteur fou amoureux de sa secrétaire mais incapable de quitter sa femme et son neveu fou amoureux itou de la jolie Vonnie, il est plus difficile en revanche de bien comprendre le personnage féminin : ni vraiment vénale, ni vraiment sentimentale... Elle n'est finalement rien, sans intérêt, comme le film.




Sans intérêt mais suffisamment prenant pour qu'on aille au bout, car Woody, à défaut de livrer une mise en scène digne de ce nom ou d'éviter les gros clichetons et les lumières ultra artificielles fort à propos mais bien balourdes, a encore un vague sens du rythme. Sauf que c'est là que survient l'autre grand problème du projet : le cinéaste mélomane bien bigleux se fait un plaisir de rythmer son long métrage en foutant de la musique partout. Et quand je dis partout, c'est partout. Il n'est pas une seconde de ce film qui ne laisse entendre en fond un morceau de jazz endiablé avec clarinette de jobastre et clavecin survolté de rigueur. C'est constant, et franchement épuisant. Pourtant Dieu sait que je suis un grand fan de jazz (mot qu'il faut prononcer "yazz", et surtout pas "djazz", contrairement à une idée reçue, et contrairement au nom de famille de Michel Jonasz, grand yazziste devant l'éternel, qu'il faut quant à lui prononcer "Djonass", ou à la rigueur "Yonaz").


Café Society de Woody Allen avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart et Steve Carell (2016)